Petite halte dans la quatrième dimension…

Aujourd’hui se voit l’apothéose du challenge d’Halloween, nous sommes le 31 octobre et le jour même d’Halloween…

J’ai choisi pour fêter cela un épisode (en deux partie) de la quatrième dimension, une série américaine en noir et blanc. Pour ma part je suis complètement fan de cette série. Avec mon homme nous en avons déjà regardé un paquet… La série original bien sûr, crée par Rod Serling, les épisodes date de 1959 à 1964. Et certains sont vraiment excellents… Celui ci se nomme « Etape dans une petite ville » et il fait partie de la 5ième saison. Mais je vous laisse regarder et être seul juge ;0)

 

 

Et, pour accompagner votre séance ciné, et parce que, sans cela ça ne serait pas aussi bien, quelques douceurs et autres sucreries :

Bonne écoute… et bon appétit ;0)

Challenge Halloween de Lou et Hilde bd du mercredi,challenge halloween,mélusine,halloween

D’autres billets pour cette belle fête d’Halloween : Asphodèle avec son Halloween doux et tendre , FondantOchocolat en musique, Syl version potiron gourmand, Hilde qui fait un compte rendu de toute sa journée Halloweenesque, Soukee nous parle d’un film que j’adore

Bonus : Je viens de le regarder et je ne résiste pas à l’envie de vous le faire découvrir lui aussi :

Toi le désir, tome 2, Eva Medusa d’Ana Mirallès et Antonio Segura

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Lors de ma première lecture je me rappelle déjà que ce tome là n’était pas mon préféré, loin de là… C’est toujours le cas. L’érotisme, d’agréable dans le premier tome bien que spécial,  devient malsain, voire totalement déviant. La magie devient très présente sur ce tome, étouffante. Eva Medusa (attention spoiler sur le premier tome) a donc quitté l’hacienda, elle a pris un bateau, un vapeur, sur le fleuve Amazone que le capitaine déteste. Il y a cette chaleur moite, qui le met à bout :

 » …/… cette maudite chaleur rendrait fou l’être le plus civilisé… comme je regrette… d’avoir quitté mon mississipi pour ce fleuve immonde… pour certains cette jungle c’est l’éden, pour moi c’est l’antichambre de l’enfer…/… »

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Eva Medusa est là, telle une araignée, tisse sa toile et manipule et ensorcèle les hommes. Elle les envoûte et fait d’eux ce qu’elle veut. Désormais la magie noire n’a plus de secrets pour elle et elle l’utilise sans aucun complexe, mais il y aura tout de même quelques petites choses qui se mettront en travers de sa route. Eva Medusa ne maîtrise pas tout, pas tous non plus…

OLYMPUS DIGITAL CAMERAParallèlement à tout cela nous suivons aussi le chemin de Gonzalo, le contremaitre de l’Hacienda. Celui ci est devenu une épave, il a pour seule obsession Eva Medusa, qui l’a abandonné à son sort d’homme envoûté.

 » …/… victime du changement de personnalité le plus radical que j’aie jamais vue… je le considérais comme un honnête homme et droit mais depuis la mort de son patron, il y a environ une semaine… et lorsque la seule héritière Freulein Maria, a pris le bateau pour Belem en le laissant diriger la Fazenda… il s’est saoulé à mort chaque nuit et chaque jour… »

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJe ne vous en dirais pas plus, à voir de découvrir le reste… J’ai déjà entamé le 3ième tome qui me plait bien plus que celui ci. A suivre donc !!

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Photos personnelles, non libre de droit, éditions Glénat, 1991

Ceci est ma participation au challenge Halloween de Lou et Hilde. et pour les mercredi BD fantastique de Mango

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Petite visite guidée dans la maison de l’indésirable…

 

 » Le hall était ravissant. Le sol en était de dalles de marbre rose et vert pâle disposées en échiquier. Les murs étaient recouverts de lambris de bois clair, dans lesquels se reflétait le chatoiement rouge du sol. Là, dominant tout, commençait le grand escalier d’ébène qui s’élevait en une élégante spirale carrée aux angles adoucis sur deux étages encore, sa rampe à boule en tête de serpent, bien cirée, l’accompagnant en une seule ligne ininterrompue. »

 

 » La cage de l’escalier devait aisément mesurer quatre mètres cinquante de largeur, sur une hauteur d’une vingtaine de mètres ; elle baignait dans une lumière douce, laiteuse, provenant d’une coupole de verre dépoli ménagée dans le toit, juste au centre » (p52 de L’indésirable de Sarah Waters)

 » Elle ouvrit la porte d’une pièce plongée dans la pénombre qui, après qu’elle se fut dirigée vers les fenêtres obturées de volets pour donner un peu de clarté, se révéla être une assez vaste bibliothèque, fort agréable. »

 

 » La plupart des rayonnages, toutefois, étaient recouverts de draps, et une partie du mobilier avait de toute évidence disparu : elle plongea la main dans une vitrine protégée par un fin grillage et en tira délicatement deux ou trois ouvrages, me disant que c’étaient les plus précieux de la maison, mais je voyais bien que la pièce n’était plus du tout ce qu’elle avait été, et il n’y avait plus de raison de s’y attarder. » (p97, L’indésirable)

 

 » La pièce était un grand salon octogonal d’environ douze mètres de diamètre. Les murs étaient couverts d’un papier jaune vif, et le sol de tapis verdâtres à motifs ; la cheminée était de marbre blanc, immaculé, et du centre du plafond lourdement mouluré pendait un grand lustre doré à pampilles de cristal. » (p101, L’indésirable)

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Maintenant j’ai quelques propositions pour quelques maisons hantés que ce soit en littérature ou au cinéma :

Un roman : L’indésirable de Sarah Waters, un grand coup de foudre et coup de coeur pour moi,dont les extraits ci-dessus sont issus : L'indésirable. de Sarah Waters

un autre roman : Lady Hunt d’Hélène Frappat, Lady Hunt. de Hélène Frappat,dont j’ai presque fini la lecture

Un roman jeunesse : La fiancée du fantôme de Malika Ferdjoukh La fiancée du fantôme. de Malika Ferdjoukh

Trois films : Les autres Les Autres, Dream House Dream House - Blu-Ray et le dernier, le plus effrayant, dont j’ai lu le livre aussi et adoré le film, tellement que je l’ai déjà vu plusieurs fois et que j’adorerais revoir encore une fois : Shining The Shining. de Stephen King

Ma participation pour la visite d’une maison hantée, challenge Halloween de  Lou et Hilde bd du mercredi,challenge halloween,mélusine,halloween

Source des photos 

Jack et la mécanique du coeur, film réalisé par Mathias Malzieu et Stéphane Berla

Je viens de faire une jolie découverte et je ne résiste pas à l’envie de vous la faire partager immédiatement. Me promenant sur un site de sortie cinéma voilà que je tombe sur ce titre là qui me rappelle tout de suite le très beau livre de Mathias Malzieu, je vais voir pour l’extrait pour constater, qu’effectivement c’est bien de lui qu’il est question. Le livre m’a laissé un très joli souvenir et du coup j’ai très envie de le relire. Je l’avais emprunté lors de ma lecture mais il est paru en poche depuis. C’est une histoire très spéciale, très étrange, qui pourrait être tiré un conte ou qui ferait une superbe légende. Jack est né le jour d’un très grand froid et son coeur est gelé, il est sauvé par une sage femme un peu spéciale, puisqu’elle lui fabrique un nouveau coeur ; une horloge. Le jeune garçon doit faire attention à ses émotions, qui pourraient être un grand danger pour son coeur fragile. Mais bien sûr il va, fatalement, tomber amoureux…

Les images du film sont d’une grande beauté, même si je m’étais imaginé le garçon autrement (forcément, notre imagination ne ressemble à aucune autre, elle est forcément personnel, ne correspond donc à aucune autre…) Il me semble avoir reconnu comme une des voix du film, celle de Grand Corps malade, que j’aime beaucoup…

Le film semble vraiment une réussite, d’un bel esthétisme, d’une belle qualité… Tout à fait le genre de film susceptible de me plaire à la folie. Et bien sûr, j’ai vraiment hâte de le voir.

Vous pouvez admirer la couverture du livre, qui, est une vraie merveille :  Un album avait été fait aussi, portant le même titre que le livre, chanté par Dyonysos (groupe dont le chanteur est Mathias Malzieu), une des chansons est en duo avec Olivia Ruiz, le clip est superbe (et Grand corps malade était déjà présent pour l’album)

Une écoute est disponible par ici.

Mais je vous ai fait assez attendre, voilà la bande annonce du film (et n’oubliez pas, il faudra attendre le 05 février 2014 !) :

Toi le venin, Eva Medusa Tome 1 d’Ana Mirallés et d’Antonio Segura

OLYMPUS DIGITAL CAMERA« Ne la regarde pas ! Baisse les yeux, ferme ton cœur, sinon Eva Medusa fera de toi l’esclave de ses désirs… » 

Voilà une BD (en 3 tomes) que j’ai lu lors de sa sortie en 1991, eh oui, ça date un peu. Mais j’en avais gardé un souvenir très fort. J’ai tout de suite pensé à relire ces BD quand je me suis inscrire au challenge Halloween. Une série idéale pour ça… Et quel bonheur de me replonger dans cette atmosphère étrange, envoûtante et totalement dépaysante. On croit respirer cet air poisseux d’une rivière en pleine jungle. Respirer cet air vicié issu de la magie noire. Il y a là un mélange de mythologie grecque avec la méduse, de magie noire, et de croyance en des dieux très anciens. Il y a une femme qui, de peur de perdre sa jeunesse et sa beauté, se tournera vers des forces obcures et deviendra une puissante prédatrice qui se joue des hommes.

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Il y a une innocente jeune fille, Maria, qui sera entraînée dans toute cette folie. Maria qui, après avoir passé toute son enfance dans un couvent, revient pour ses quatorze ans vers l’hacienda de son père, Don Fernando. Cet homme qui cache un douloureux secret dans une chapelle sacrée, ou personne n’a le droit de penêtrer, ni même d’en faire allusion. Il y a là une jeune femme enfermé, qui jure de se venger. Une femme devenu dévoreuse d’hommes,  et qui disparaît dans les flots, emportée par un serpent.

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Il y a Eva la méduse, qui est un piège pour les hommes. Alors qu’ils y ont goûté, ils ne peuvent plus faire l’amour à aucune femme, elle devient leur obsession. Il y a un homme aussi, qui va croire conjurer le sort.

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 » Vous prenez les mythes pour des contes puérils, vous les associez à d’anciennes religions… et vous ne comprenez pas… Les noirs ont rencontré les dieux quand vous vous balanciez encore dans les arbres… les habitants du paradis c’était nous… c’est une femme noire qui a connu le serpent… C’était une époque magique… les étoiles commençaient à briller dans le ciel, on ignorait le péché… et le serpent pour pousser la femme à la révolte, contre le créateur, lui a donné la plupart de ses dons en échange de sa trahison… le sexe le plus pur qu’on puisse imaginer… coucher avec elle, c’est éprouver une jouissance sans fin, éprouver un plaisir plus qu’humain… je suis la mémoire de ce que vous avez oublié… »

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Un vrai coup de coeur encore une fois !! La semaine prochaine je vous parlerais du tome 2 ;  » Toi le désir »

Photos personnelles, non libre de droit, éditions Glénat, 1991

Lu pour le challenge Halloween de Lou et Hilde. et pour les mercredi BD fantastique de Mango  bd du mercredi,challenge halloween,mélusine,halloween

Le braconnier – Sylvia Plath

« C’était un bastion de violence

Me bâillonnant de mes cheveux

Le vent dépenaillait ma voix, la mer

M’éblouissait, les vies des morts

Se déroulant dans sa lumière en huile

Je subissais la malveillance des ajoncs,

Leurs piquants noirs,

Le chrême onctueux de leurs fleurs de cierge,

Leur force efficace et leur beauté vraie

Mais forcenées comme un supplice…/…

Ce fut comme un effort, une hâte immobile,

Des mains serrées autour d’un bol de thé,

Un cercle obtus, brutal, sur le blanc de la porcelaine

C’est lui qu’elles attendaient, ces morts fragiles,

L’attendaient en fiancées, l’excitaient.

Et nous étions, lui, moi, liés aussi

Fils de fer tirés entre nous,

Piquets trop enfoncés pour pouvoir s’arracher,

Esprit comme un anneau

Coulissant soudain sur un long corps souple

Et la contraction m’étranglant d’un coup. « 

« Le braconnier », Sylvia Plath (extrait). « Ariel » recueil de poèmes 1960 – 1962

Les derniers vers disent si bien les liens de l’amour…

Bon dimanche à toutes et à tous !!

(Source des photos)

Read-a-thon « une journée particulière » octobre 2013 ; le bilan

Voilà encore un RAT terminé… Derrière moi… Réussi dans l’ivresse de ces quelques heures entièrement dédiées à la lecture… Certaines sont dubitatives et, alors même qu’elles sont de grandes lectrices, se demande quel peut bien être le plaisir de s’imposer de lire toute une journée. Et bien justement, on ne se l’impose pas, c’est un choix et un plaisir. Ce sont quelques heures entre parenthèses, des heures volées à la routine… Pour ma part c’est une journée tout à fait magique, qui me ramène en arrière et me rappelle ces journées de mon adolescence ou je passais tout un dimanche à lire, et rien que ça. Un RAT est une journée tout à fait particulière, et il ne serait pas tout à fait pareil s’il n’y avait pas les échanges avec celles, qui, comme nous, ont décidé de faire de cette journée une offrande total aux livres :0) Ces échanges rajoutent encore du sel et du piment… Bien sûr il y a cet instant étrange, ou vous venez de quitter un livre, pour tout de suite en ouvrir un autre. Instant un peu déstabilisant, puisque, venant de quitter tout un univers complètement personnel, et cela surtout si la magie a prise, si ça a parfaitement fonctionné entre vous et lui,…

Et là, vous entrez dans un autre, différent au possible, sans aucun palier, ni entre deux. Vous passez d’un monde à un autre et bien sûr, forcément, il y a ces premières pages ou vous êtes encore totalement en symbiose avec l’autre, à vous dire ; comment vais je m’intégrer dans celui ci ?? Et, si le livre vous plait et encore une fois, si ça fonctionne entre vous et lui, au bout d’une quinzaine de pages (pour moi, pour vous ça peut être moins ou plus) vous êtes tout à coup dans un autre univers et aussi à l’aise que dans le précédent… Et ça, c’est la magie du RAT. Je serais curieuse d’ailleurs de savoir si ça vous fait la même chose, si vous avez le même ressenti, j’aimerais que vous me disiez cela dans vos commentaires.

Mais voilà  le bilan, commençons par samedi :

* La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder – Littérature – 306 pages

* Fergus bonheur de Paul Stewart et Chris Riddell – Jeunesse – 214 pages

* Quelques minutes après minuit de Patrick Ness – Jeunesse – 152 pages (non terminé)

* Olympe de Gouges de Catel et Bocquet – BD – 155 pages (non terminé)

Total samedi : 827 pages pour 12 heures de lectures

La Petite maison dans la prairie Tome 1 : . de Laura Ingalls WilderOLYMPUS DIGITAL CAMERAQuelques minutes après minuit. de Patrick NessOlympe de gouges. de Muller Catel et José-Louis Bocquet

Dimanche :

* Quelques minutes après minuit, les 63 dernières pages

* Olympe de Gouges, les 119 pages suivantes (non terminé)

* Shutter Island de Dennis Lehane – Thriller – 152 pages (non terminé)

* Sacrée Kornebik de Nathalie Kuperman – Jeunesse – 70 pages

Total dimanche : 404 pages pour 9 heures de lectures

Shutter island. de Dennis LehaneSacrée Kornebik. de Nathalie Kuperman

Total du week end : 1231 pages pour 6 livres (dont 2 non terminés) et pour 21 heures (incluant les pauses évidemment).

Mon livre préféré : Je serais bien incapable de le dire vu qu’ils m’ont tous plu à leur façon, encore une fois j’ai bien choisi mes lectures ;0) Et donc, logiquement, pas de réponse à la question ; quel est celui que vous avez le moins aimé.

Un grand merci encore une fois aux organisatrices  KarineLou et Hilde. Les liens vers les autres bilans ici chez Karine mais vous les trouverez aussi chez Lou et Hilde.

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Source des photos ici et là