Humeurs·Mes dimanches en mots et en photos·Musique

Papa

Cette année, et ceci pour la première fois, je ne pourrais pas te téléphoner ou passer chez vous pour te souhaiter une bonne fête des pères. Il y a toujours une première fois à tout et certaines sont plus douloureuses que d’autres. ..

Mais je vais le faire quand même ; Bonne fête des pères mon p’tit papa !!! Tout le reste se passe de mots, et c’est entre toi et moi…

Tu adorais Barbra Streisand alors voilà, tout simplement, pour toi… Je t’aime et je t’embrasse de tout mon cœur.

 

 

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Mes dimanches en mots et en photos·Petits morceaux d'écriture·Photos

Vivaldi dans les bois

Un matin, prendre la route, très tôt, alors que la brume de la nuit ne s’est pas encore dissipée. Rejoindre la maison des bois, retrouver avec bonheur sa solitude, sa quiétude. Ecouter de la musique, Vivaldi, s’envoler avec lui. Avoir emporté deux valises uniquement emplis de livres, en avoir rempli une autre, pour les affaires du quotidien. Trois valises, deux pour l’indispensable, une pour l’utile, mais savoir laquelle on préfèrerait perdre. Là bas, dès l’arrivée, allumer un feu, se faire un café que l’on dégustera devant le lac. Le finir tranquillement en arpentant la maison, respirer à pleins poumons le parfum du passé et des jours délicieux que l’on a passé ici. Se sentir bien, se sentir sereine. Retrouver le goût du bonheur… Perdre son pas dans le tapis de feuilles mortes, laisser le soleil lécher nos joues, lever son visage vers lui et fermer les yeux. Savourer ce moment sublime et inoubliable. Se sentir chez soi, se sentir neuve… Ne pas avoir peur de ces minutes, de ces heures qui nous attendent et que personne ne partagera. Aimer de plus en plus ces jours là, ces retraites que l’on s’offre de plus en plus souvent. Juste quelques jours volés au quotidien, à cette routine. Lorsqu’elle devient pesante penser immédiatement à la maison des bois et anticiper déjà le séjour prochain que l’on y fera. Tourner les pages du prochain livre qui se construira là. Faire des soupes d’automne pour se réchauffer le corps le soir, puisqu’il n’y aura personne de chair pour le faire. Retrouver le goût du manque… Se rappeler que la présence de l’être qui nous accompagne chaque jour de l’année est douce et tendre. Savourer le manque, le mâcher dans sa bouche, imaginer déjà l’attendrissement du premier regard lorsque je reviendrais. Mais savourer aussi la solitude tranquille de ces moments rien qu’à soi, que l’on vole au temps lui même. S’imaginer déjà dans les draps blancs de la petite chambre de la maison des bois, la petite chambre sous les combles. Vider les trois valises et déposer sur la petite étagère, juste à côté du lit, tous les livres emportés. En parcourir du regard tous les titres. Se régaler d’avance de toutes ces heures riches de ces voyages que l’on y fera. Rester bien ancrer dans la maison barque, mais voguer sur les vagues des pages, celles qui nous emportent toujours plus loin. Savoir cette chance que l’ on a d’avoir une telle passion pour les livres depuis toujours. Cette chance de s’échapper par là, de la dureté de certains jours, cette chance de pénétrer dans l’âme des « autres »,  ces « autres » naissant dans d’autres pays, vivant des expériences autres que les nôtres et reconnaître ainsi qu’ils sont fait de la même chair, nés de la même terre. Se sentir riche de cela…

L’or rouge, texte personnel non libre de droit (source des photos clic)

Je vous souhaite un bon dimanche et une belle journée, qu’elle soit ancrée dans les pages, dans les pas, ou dans les notes.

Mes dimanches en mots et en photos·Musique

Rêver…

Rêver de grands espaces, d’air frais et iodé, d’entendre encore et encore le ressac de la mer, les vagues se brisant sur les rochers, les autres lêchant doucement le sable de la plage… Et puis déguster des fraises, des garigettes celle dont rien que le nom déjà est un régal… Regarder le bleu du ciel et frissonner de bonheur à écouter le rire des enfants… Se promener pieds nus dans l’herbe mouillé et laisser passer les heures doucement… Espérer de toute son âme l’arrivée de l’été, vite, très vite, on en a soif !!

Pendant ce temps je lis peu, très peu  mais je lis quand même ; un thriller romantique pas trop mal mais loin d’être transcendant ;0) Mais c’est tout ce que je suis capable de lire pour l’instant, je vous laisse avec ce morceau (Mud Flow – The sense of Me) que j’adore, bon dimanche et bonne journée !!

Mes dimanches en mots et en photos·Petits morceaux d'écriture

L’escalier de l’aile ouest

Ce matin, très tôt, j’ai marché longtemps dans la lande. Le vent s’infiltrait dans mes cheveux, le froid m’engourdissait mais ce n’était pas désagréable. J’avais peut-être besoin de cette sensation là pour me sentir encore vivante. Je marchais pour me vider l’esprit, soulevant mes jupes pour voir le bout de mes chaussures pointues. J’avais l’impression que je devais suivre ces pointes là et qu’elles me mèneraient quelque part. Pourtant le chemin était resté sans surprise, sans but précis. Le ciel était couvert, les oiseaux me suivaient de leurs cris. Malgré tout il y avait eu cette rencontre brève mais intense, le regard digne de ce cerf majestueux.Sa beauté avait, durant quelques instants, écarté les ombres. Mais cela n’avait pas duré.

Je pensais au havre douillet qui m’attendait au château. Je savais que dans quelques instants je succomberais au besoin de faire demi-tour. Je ferais allumer un feu de bois dans ma chambre, m’allongerais entre les draps blancs. Leur fraicheur me ferait du bien, calmant le feu de mes joues rougies par ces émotions impossibles à vaincre. Avant cela je monterais l’escalier de l’aile ouest et j’oublierais quelques heures ce temps qui joue contre moi. Je m’enivrerais de l’odeur de papier, je m’enfoncerais avec délice dans le bruit des pages tournées et pendant quelques minutes la douleur s’apaisera. Les mots m’emporteront dans leurs danses et je me laisserais me guider.

C’est, précisément, ce qu’ils ont toujours fait…

L’or

Bon dimanche !!! (source des photos)

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« Là-bas, dans le Nord »

Source de la photo

 » C’est à Ketylin que se rend la lettre, à chacun de ses départs et chacun de ses retours. Là-bas dans le Nord près du cercle polaire, où survivent de rares villages grâce aux sovkhozes d’élevages de renards, c’est à Ketylin qu’elle va, une petite bourgade sibérienne agrippée à la rive gauche de l’Ob. D’abord une kyrielle de maisons de bois disséminées çà et là comme une sortie d’élèves dissipés, qui finissent par se regrouper et se ranger sagement pour écouter le maître. » (p45) Lena de Virginie Deloffre, Livre de poche 2013

Et je vous laisse avec cette chanson d’Adèle que j’écoute sans arrêt en ce moment ; Hello. Très bon dimanche à tous !!