Littérature

Police d’Hugo Boris

Le mot de l’éditeur ;  » Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme. Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.  En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?  »

 » Elle s’était promis que sa vie ne changerait pas radicalement, qu’elle garderait du temps pour elle, ne se laisserait pas déborder. Sa mère, ses tantes, ses amies, peut-être, parce qu’elles avaient manqué de vigilance. Mais elle n’y avait pas coupé, elle non plus, sa vie avait été retourné comme un sac. »

Ce qui m’a attiré dans ce roman tout d’abord c’est ce huis-clos, en effet tout se passe (ou presque) dans une voiture de police. Ils sont trois pour reconduire un migrant à la frontière, via l’aéroport de Roissy Charles de Gaule. Mais c’est aussi un roman sur l’intime, Virginie est déstabilisée par l’acte qu’elle doit subir le lendemain (acte qu’elle a choisi) un avortement. Virginie est enceinte de son collègue Aristide mais il n’est pas son mari. Elle a pris cette décision mais ce n’est pas pour autant que cela  ne l’attriste pas, d’autant plus qu’Aristide vit très mal cet état de fait.

 » Il n’avait été qu’un homme pansement, une friandise, un tour de manège. Alors il était né à une douleur mystérieuse, sincère et profonde. Il s’était lassé de lui même, de son propre bruit, de ses plaisanteries usées, fatigué de lancer des Hola qué tal ? à tout va, de cette dissipation superflue de sève et d’énergie, pareil à un clown qui en aurait eu assez de chausser du 126, prisonnier de sa définition, de son inconsistance, épuisé d’être en représentation perpétuelle, sans fond ni réserve. »

Aristide qui apparaît au fil des pages bien plus sympathique que nous l’augurait les premières pages, il apparaît même très émouvant et bien plus fragile qu’il n’en a l’air (Aristide est du genre costaud ;0) Il y a aussi cette mission donné à Virginie et ses collègues (Aristide et Erik) qui font naitre des doutes et des sentiments mitigés, cet homme qu’ils doivent amener à l’aéroport est un homme en sursis. Elle sait pour avoir lu son dossier dans la voiture, et alors même que c’est interdit, que c’est la mort qui attend cet homme dans son pays. Toutes ses interrogations tournent sans relâche dans son esprit, elles lui mettent la tête à l’envers. Elle sait qu’elle ne peut pas se révolter et aller contre les ordres donnés. Mais elle sait aussi que c’est immoral de mettre cet homme dans cet avion en sachant ce qui l’attend là-bas.

Ce livre, j’avais vraiment envie de le lire après le billet d’Antigone (clic) (dont c’est un coup de cœur) tout m’attirait dans ce roman. Je l’ai lu en une journée (durant le dernier RAT) et je l’ai dévoré. Les pages se tournent toutes seules, il est difficile de se détacher de sa lecture et la fin m’a vraiment bouleversée. Pourtant quelques semaines après il ne m’en reste déjà pas grand chose. J’ai vraiment apprécié ma lecture sur le coup mais il ne m’a pas laissé une empreinte durable. J’aurais peut-être aimé que le personnage du migrant soit plus développé, que l’on entre dans ses pensées à lui aussi. Il me semble que ce personnage (qui est pourtant le centre du livre) est un peu laissé de côté. Le personnage de Virginie, celui d’Aristide, et même celui d’Erik même s’il est moins exploré,  sont bien représentés et restent attachants tout du long. Mais vraiment, il m’a manqué un petit quelque chose et surtout une présence plus forte du reconduit n’aurait pas été de refus. C’est un sujet qui me touche très fort, ce sort fait aux réfugiés en France (et ailleurs). cette inhumanité qui leur est apposée.

Bref, vous l’avez compris je suis un peu mitigée. Il n’empêche qu’il se lit très bien, la lecture est très agréable, et je me rends compte maintenant que je le relirais avec grand plaisir, à vous donc de vous faire votre propre idée.                                                                         #MRL16

Lu pour les matchs de la rentrée littéraire de Price Minister

Et pour le challenge de la rentrée littéraire chez Hérisson (clic)  ; 1/6

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Albums enfants

L’avie d’Isée de Claude Ponti

 Le mot de l’éditeur ;  » Le fabuleux destin d’Isée – Isée dort tranquillement dans son lit. Un livre posé contre sa bibliothèque se met soudain à grandir tandis que l’air d’Ah, vous dirai-je maman en sort. Alors, Isée entre dans les pages comme on passe une porte et se retrouve au beau milieu d’une forêt-ville à parcourir. Au cours de son périple, un monstre la met au défi de se transformer en « la chose la plus puissante du monde».
Sacré challenge ! Après réflexion et essais divers, Isée trouve une solution qui est à la fois une surprise, un clin d’œil, un pied de nez et un point d’orgue… »

 » Une maison n’a pas à être une maison monstre. Une maison, c’est fait pour abriter, protéger, tenir au chaud. Pas pour mordre ou détruire », pense Isée qui entre dans une maisonstre assoupie; »

Claudi Ponti ce sont des dessins totalement fantasmagoriques, étranges, fabuleux. Quel monde foisonnant, ça grouille d’inventivités, de détails. Chaque page, chaque illustration peut se regarder de longues minutes, il y a tant à voir, beaucoup à découvrir. Il y a ses jeux de mots très drôles, fantastiques et tellement originaux.

 » Isée entre dans le livre. Tadoramour, sa peluche chérie, la suit. Dans le livre, c’est une sorte d’autre côté, d’ailleurs autrement, connu et inconnu ; mystérieusement intéressant. »

J’ai adoré la fin et les derniers mots de cet album ou il est question de routes, de chemins, de passerelles, ect… Je n’en dis pas plus mais c’est une magnifique conclusion et une belle métaphore de la vie, en quelques mots tout est dit. Il me semble à moi aussi que la vie est un ensemble de chemins et de routes. Isée a une vie vaste qui l’attend, pleine de découvertes et de mondes et de routes à parcourir. Isée aura à vivre, à voir, à ressentir.

A part ça il y a des monstres qui font peur mais raisonnablement , des créatures étranges et bizarroïdes, des villes-arbres, des poissons à deux têtes (ect) C’est totalement inventif et gentiment fou.

Petit dernier l’a lu il y a déjà un p’tit moment, c’est vraiment un album a lire avec ses enfants, cela peut-être un échange magnifique ; et toi qu’as tu vu dans cette image que je n’ai pas vu ? Et partager cela avec lui. Si c’est un timide et qu’il a l’imagination silencieuse ou simplement qu’il n’a pas envie de la partager il le lira seul, ou le relira de son côté, c’est à mon avis un album qu’il ressortira souvent de sa bibliothèque tant il est riche. Claudi Ponti c’est un monde que nous connaissions déjà, plus petit il avait lu « Okilélé » et il l’adorait, le relisait souvent. C’est un auteur, à mon sens, incontournable pour les petits. Le format de l’album est un peu grand pour des petites mains je trouve, pas évident même de le tenir sur ses genoux, c’est vraiment un format géant mais c’est vraiment le seul bémol que je pourrais émettre.

Conclusion ; un magnifique album, un gros coup de cœur, il ferait d’ailleurs une excellente idée cadeau pour Noël ! Une autre lecture de Claude Ponti sur ce blog ; Okilélé (clic) et qui est aussi un coup de cœur.

L’avie d’Isée de Claude Ponti, de 5 à 7 ans

Ecole des loisirs, novembre 2013

Lu pour le challenge de Hérisson « Je lis aussi des albums 2016 » 5/10. Ainsi que pour le challenge d’Enna Petit bac 2016, dans la catégorie « prénom »

Défis lectures·Read-a-Thon

Rat a Week, Happy Halloween, suivi de ma deuxième semaine (et dernière semaine du RAT a week)

Semaine du lundi 31 octobre au samedi O5 novembre

Ce billet sera à suivre toute la semaine, il vous suffira de cliquer sur ma page de garde, sur la vignette portant ce logo de Chroniques littéraires.

Je vous redonne les explications donnés déjà lors de ma première semaine (clic) ;  J’avais réussi à sortir beaucoup de romans (d’une part de ma PAL, de l’autre des nouveautés) pour le dernier RAT a week organisé par Chroniques littéraires, et j’ai remarqué que c’est quelque chose qui me boostait bien, m’incitait à prendre plusieurs temps de lecture par jour. En général j’essayais de lire 3 X ; le matin, l’après-midi et en soirée. Je vais essayer de faire pareil cette fois encore, même si je ne suis pas sûre de pouvoir participer toutes les semaines jusqu’à la fin. Néanmoins ça devrait pouvoir se faire, et petite info pour celles qui se poserait des questions ; ces RAT a week n’ont rien à voir avec ceux qui ne durent qu’un week end, là il s’agit juste de lire plus que d’habitude. Après tout c’est juste un rythme de lecture que possède déjà plusieurs d’entre nous, je pense à Cuneipage, Cathulu, ou à Clara qui ont un rythme de lecture intense et cela toute l’année. Je n’y arrive pas au quotidien mais au moins, de temps en temps, je peux essayer d’y arriver ;0) Pour vous inscrire c’est chez Chroniques littéraires ( clic), il accompagne le RAT d’Halloween d’Hilde et Lou. Il vous suffit pour cela de lire au moins 500 pages pour la semaine que vous choisirez. Ah et dernière petite précision je me suis inscrite à la catégorie Mysterium ; on peut lire différents genres mais il faut au moins lire un roman qui fait peur, ou qui entre dans le challenge d’Halloween.

Lundi 31 octobre ; Lu uniquement le matin, mais chouette ; j’ai enfin fini « Un paquebot dans les arbres »  que j’ai énormément aimé. Un petit brouillon est déjà rédigé, reste plus qu’à peaufiner tout cela. Le billet devrait donc arriver très vite. Le total de ce lundi est donc ; 64 pages

Mardi 01 novembre ;  Aucune page de lue pour ce jour férié ! Total du mardi ; 0 pages

Mercredi 02 novembre ; Pas eu le temps de lire de la journée. Mais j’ai bon espoir de pouvoir lire un peu ce soir. Je vous dirais ça demain matin ;0) Et je continuerais ma deuxième lecture en cours ; Sacrées sorcières de Roald Dahl Roald Dahl - Sacrées sorcières. Le total pour ce mercredi est ; 38 pages de « Sacrées sorcières » et 43 pages de l’album « L’avie d’Isée » de Claude Ponti (que j’ai relu pour faire mon billet). Total ; 81 pages

Jeudi 03 novembre ; Pas eu le temps de lire ni ce matin ni cette après-midi mais, tout comme mercredi, j’espère pouvoir me consacrer à une ou deux heures de lecture ce soir. Le bilan total du jeudi ; 116 pages (et ma lecture de « Sacrées sorcières » est terminée ;0)

Vendredi 04 novembre ; Ce matin j’ai pris le temps de lire pendant mon petit déjeuner, résultat j’ai lu les 58 premières pages de Minnow de James E. McTeer II James McTeer II - Minnow. Je reviendrais ce soir vous dire si j’ai pu avancer encore. Le bilan total du vendredi est ; 58 pages, je n’ai finalement pas pu trouver un moment à moi dans la soirée pour continuer ma lecture.

Samedi 05 novembre ; Ce matin j’ai lu les 186 pages de « Remenber »  du premier tome d’un manga qui en contient 4 pour l’instant. L’histoire est vraiment terrible seulement voilà j’ai eu l’idée bête (😜) de lire l’extrait du roman (trouvé dans ma librairie) et franchement j’avais trop envie de voir si ces pauvres gamins allaient s’en sortir. La petite copine de mon fils (Grand moyen) avait toute la série et elle me les as  prêtés, et comme je n’avais pas envie de les garder trop longtemps et de la faire attendre j’ai donc commencé ça tout de suite. Conclusion le premier tome est fini et j’entamerais le deuxième tome ce soir ou demain. J’espère avoir l’occasion de lire un peu ce soir mais rien n’est moins sûr 😉 Je vous donne donc rendez-vous demain matin pour le bilan de cette semaine de lecture. Bon week end à tous !!