Mon tableau du mois ; Juin

John Sloane. Trouvé chez Marielle

Ces derniers jours mon actualité et mon plus grand plaisir reste ces heures passés dans le jardin. Les beaux jours vont et viennent mais depuis hier il fait beau, il fait chaud (très) et rien de plus agréable que de se promener dans notre jardin pour admirer nos arbustes en fleurs (notre chèvrefeuille a fait ses premières fleurs cette année et je ne me lasse pas de le regarder). Ces heures, passés dans le jardin, sur notre terrasse sont douces et pleines ; lectures, dégustation de thés glacés divers, barbecue. Bref, que c’est bon de voir arriver la belle saison et les délicieux jours d’été.

Bon mois de juin à tous !!

Derniers jours d’été…

    Profiter des derniers jours d’été, les apprécier, les déguster… S’étirer comme un chat dans cette belle lumière, derniers restes de la belle saison…

  Profiter de la douce tiédeur de son lit moelleux, sourire en s’apercevant que Roméo fait exactement pareil, se laisser vivre…

 Attraper en passant son chapeau de paille qui dormira bientôt dans un placard, se saisir de son livre en cours…

  Se préparer un café glacé, s’installer dans le hamac dans le jardin, respirer à fond ce petit vent chaud, qui disparaîtra bientôt, pour quelques mois…

 Prendre son vélo pour une grande promenade, parcourir la plage et les champs environnants… Admirer cette nature qui se bat pour ne pas abdiquer trop vite à l’automne…

 Installer une grande couverture dans l’herbe, avoir conscience que c’est sans doute le dernier repas que l’on prendra dehors. En apprécier d’autant plus ces moments délicieux. L’été était beau, l’été était doux… Les forces sont là, en nous… Que l’automne vienne, puis l’hiver… On est prêt.

Bon dimanche !!

Source des photos et Source des photos

Bonheurs d’été….

  Des livres, des tas de livres….

  Une baleine, un palmier, tout cela pour donner un peu de piment….

  De l’eau, de l’eau, de l’eau… Sous toutes ses formes… Une plage, un banc, des coussins, des couvertures pour se faire un coin bien douillet…

 Mer, lac, rivière…. Tout peut faire notre bonheur…

 Nager, nager, nager…. Et être divinement bien dans l’eau….

 Un endroit pour se poser, pour s’installer au  jardin, lire, déguster….

  Une prairie, des fleurs, du soleil… Du bonheur…

 Une forêt, des arbres pour trouver la fraîcheur quand il fait trop chaud….

  Un jardin encore, une terrasse pour profiter de l’été, être dehors et profiter de l’air d’été….

  Pour finir, un bel orage, une pluie bienfaisante pour rafraîchir et apaiser…. Et, enfin,  retrouver sa chambre, dans la petite maison de vacances, se reposer après les belles et chaudes journées d’été….

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Douce journée….

 Ressortir de l’armoire la petite robe d’été, endormie là depuis l’hiver…

 Herb Salt (by spinning around) De bonne heure le matin, faire un tour dans le jardin, cueillir quelques herbes parfumées pour la cuisine…

 Profiter du soleil enfin venu pour accrocher son linge en plein air pour qu’il sente bon le frais…

  Ressortir également les couvertures d’été, pour les étaler dans l’herbe, en prévision de la visite de quelques amis dans l’après-midi…

 Leur offrir à chacun un petit pot de miel, acheté dans la ferme d’à côté…

  Emplir sa cuisine de fleurs odorantes, pour le plaisir des yeux et des sens….

by rachelmarie.u  Rechercher dans sa bibliothèque ses vieux herbiers pour se remettre en mémoire quelques noms de fleurs et de plantes oubliées.

  Et pour faire passer le temps avant qu’ils n’arrivent, leur composer quelques petits bouquets qu’ils pourront ramener chez eux, et se remettre à son tableau, tout juste commencé hier…

Très bon dimanche…. Source des photos

Le langage secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh

 Editions presse de la cité et éditions poche Pocket  juin 2012. Le mot de l’éditeur :  » Ballottée depuis toujours de familles d’accueil en foyers, Victoria Jones est une écorchée vive que la vie n’a pas épargnée. Incapable d’exprimer ses sentiments à travers les mots, l’orpheline a appris à maîtriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses émotions extrêmes. A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d’aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu’à s’ouvrir au monde. Et à régler quelques comptes avec son passé… Vanessa Diffenbaugh est née à San Francisco. Diplômée de l’université de Stanford, elle a longtemps animé des ateliers d’écriture dans des quartiers défavorisés. Elle vit actuellement avec sa famille près de Boston. Le Langage secret des fleurs, son premier roman, est en cours de traduction dans vingt-sept pays. »

Je dois avouer que le premier critère qui m’a attiré vers ce livre est cette première couverture, en grand format. Et le sujet me semblait assez sympa pour quelques jours de vacances. Globalement j’ai assez apprécié ce livre, même si Victoria, m’a semblé être une adepte complète de l’adage « fuyons le bonheur de peur qu’il ne se sauve » !! En effet, chaque fois qu’une belle chose lui arrive, que ce soit une rencontre ou un évènement, elle fuit ou alors elle fait n’importe quoi. C’est une chose qui m’a vraiment agacé. Mais j’ai aimé ce côté un peu magique du roman, Victoria m’a fait un peu penser à Vianne de « Chocolat » (Joanne Harris). Alors que Vianne mettait de la magie dans les chocolats qu’elle créait et qui donnait du bonheur aux autres en y mettant des vertus magiques, Victoria est une petite fée dans la création des bouquets et des compositions florales qu’elle fait pour les clientes, et clients. Utilisant diverses propriétés des fleurs, qu’elle trouve dans ses dictionnaires de fleurs (inclus dans le roman, tout à la fin) elle crée des bouquets, sensés apporter à la personne demandeuse ce qu’elle recherche et ce qui manque à sa vie. Ainsi elle apporte du bonheur et des changements de vie plus que positif. J’ai vraiment aimé cet aspect du roman. De toute façon ça se lit très bien, une lecture facile, et qui emporte aisément. Vous découvrirez dans ce livre :  Des fleurs, des brassées de fleurs, des Ancolies, des Angéliques, des Bleuets, des Fleurs de cerisier, des Chardons, ect, ect…. Une jeune femme qui communique en offrant des fleurs et qui en fera son métier. Une orpheline dont le parcours est un peu caillouteux mais qui rencontrera une chance… Une chambre bleue toute petite mais qui servira de logement à Victoria :

 » Bleue comme la palette d’un peintre en plein océan, d’un bleu aussi scintillant qu’une étendue d’eau ensoleillée. La moquette à poils longs, on aurait dit de la fourrure blanche, paraissait vivante. Il y avait pas de fenêtre. La pièce était assez grande pour qu’on puisse s’y allonger, mais trop petite pour y installer un lit ou une commode, si tant est qu’on ai pu faire passer des meubles par la porte. » (p98).

  

Vous apprendrez aussi dans ce livre qu’un bouquet peut apporter l’amour et l’homme qu’on attend juste en achetant un bouquet adéquat, à condition qu’il soit fait par une magicienne avisée :

 » Je ramassai les roses et les lilas dans la réserve et passai du côté de la boutique. Devant la sortie, une femme aux épaules basses me tournait le dos, comme si elle s’apprêtait à partir. – « Je n’ai pas oublié », commençai-je. Elle me regarda arranger le lilas blanc autour des roses de manière à ce que le rouge ne soit plus visible. J’enroulai autour des tiges de longs brins de romarins, j’avais appris à la bibliothèque que cette herbe aromatique pouvait signifier fidélité en plus de souvenirs. Comme ils étaient frais et souples, les brins ne se cassèrent pas quand je les nouai. J’ajoutai un ruban blanc pour consolider ma composition et emballai le tout dans du papier kraft. – « Premiers émois, amour véritable et fidélité », énumérai-je en lui présentant les fleurs. Elle me tendit quarante dollars. Je rassemblai la monnaie à la caisse, mais quand je levai les yeux, je constatai qu’elle avait disparu. Je retournai au plan de travail où Renata m’accueillit avec un petit sourire. – « Qu’est ce que tu fabriques ? » –  » Je donne aux gens ce qu’ils veulent », répondis je…/… » (tous les passages entre guillemets sont de l’auteur)

En conclusion pas de coup de coeur mais une lecture très agréable, idéale pour une lecture dans un jardin !!