Pause d’été…

  

Je me mets moi aussi en pause pour quelques jours, normalement vous devriez me revoir par ici mi-Août. Je ferais une pause complète d’au moins quinze jours, ce qui veut dire une coupure totale du net. De temps en temps ça fait du bien, et ça permet de faire repartir l’envie en plus fort ;0)

   

Passez un très bel été, profitez bien, nagez bien, reposez vous bien…

Et à bientôt !! (source des photos)

Le club de la petite librairie de Deborah Meyler

( Lecture du mot d’avril ) Le mot de l’éditeur : « Jeune femme brillante, Esme obtient une bourse à l’université de Columbia à New York. Dans cette ville où tout semble éphémère, elle tombe amoureuse de Mitchell. Tout va bien, jusqu’à ce qu’elle soit enceinte : là, Mitchell annonce qu’il la quitte. Déterminée à reprendre sa vie en main, Esme trouve un travail dans une petite librairie de quartier, tenue par George, son propriétaire excentrique et le taciturne Luke dont le rêve est de devenir guitariste. Au milieu des livres, la jeune femme trouve un réconfort bienvenu. Tout comme auprès des clients de la librairie qui deviennent des amis et des soutiens Et puis, un jour, Mitchell revient. Esme a-t-elle envie de lui accorder une seconde chance ? Le bonheur est-il à ce prix ? Un magnifique roman, une déclaration d’amour aux livres et à l’amitié. »

Vous vous en doutez mais le sujet avait tout pour m’attirer, forcément… Alors j’ai beaucoup aimé tous les passages se passant dans la librairie, tout ce petit monde travaillant dans la librairie aussi. Les personnages sont bien croqués, et attachants. Certains passages m’ont un peu étonnés, le style m’a déroutée et l’auteur parle de l’amour d’une façon très étrange. Je ne saurais pas expliquer précisément ce qui m’a déplu mais peut-être est-ce une certaine vulgarité, parfois, dans les propos qui m’ont heurtée.


Ce que je retiendrais surtout de cette lecture ;

* Ces comparaisons qui reviennent tout le temps, entre les moeurs des Anglais et des New Yorkais. C’est récurrent dans les pensées d’Esme.

* Les photos de Stella d’une « qualité élégiaque », mélancoliques et belles

«  – Mais toutes les photographies sont tristes parce qu’elles montrent quelque chose qui n’est plus, fait remarquer Stella. Elles attirent notre attention sur le fait que le temps passe, que rien ne dure. Mais qui n’est pas capable de le remarquer ? Je le remarque tous les jours, moi, avec ou sans mon appareil photo. Je me dis parfois que je ne fais rien d’autre que « remarquer ». Partout où je regarde. Chaque battement de paupières est une élégie. » (p186)

* Les remarques poétiques et compliqués de Luke guitariste et passionné de musique, mon personnage préféré ;

 » – Le parc est peut-être un tableau pour toi, dit Luke, mais pour moi il est plutôt comme la musique. Tout tourne autour du temps. Je crois qu’il me plaît parce qu’il change. Il change comme la musique. Il a des rythmes comme la musique…/… Le parc change aussi pour les gens. Ce sont des choses différentes pour des personnes différentes à des périodes différentes. Tu vois, pour les amoureux, pour les types qui marchent dans les Rambles, pour les joueurs de softball, pour les vendeurs de bière, pour les enfants, les touristes, les joggers… Ils se déplacent tous dans le parc, comme des notes de musique. Ils incarnent tous une note différente. Cela peut paraître dissonant, mais c’est harmonieux au contraire. » (p192)

* Les sans abris, bienvenus dans le magasin, George, le propriétaire de la librairie, toujours bienveillants envers eux. Ils ont leur propre place dans la vie de la librairie et elle est importante.

* Ce pamphlet contre am.zon et cie, immenses machines à broyer les petites librairies. La défense de ces mêmes petites librairies qui offrent des livres rares et d’occasions, et des conseils assortis de chaleur humaine.

* Les propos de Mitchell, insupportables pour nous qui aimons tant les livres ;

 » Il prend un ouvrage intitulé « La grève » d’Ayn Rand
– C’est un livre culte, un livre extraordinaire. Tu l’as lu ?
– Non
– Tu devrais. Il est très bien. Elle en a écrit un autre qui est bien aussi.
– D’accord, dis-je, tu pourrais me l’acheter.
Il regarde sur la page de garde.
– Il coûte huit dollars. Huit dollars pour un livre d’occasion abîmé. Je parie qu’on peut le trouver sur internet… gratuit.
Il le range à sa place.
– C’est grâce à ce genre de raisonnement que les gens n’écriront plus à l’avenir, dis-je
– Non, les gens écrivent pour satisfaire leur ego, pas pour l’argent.
– Nous avons une carte postale ici, une carte postale d’occasion bien sûr, avec la citation de John Ruskin, selon laquelle les gens préféreraient acheter un turbot plutôt qu’un livre.
– Moi aussi j’aime le turbot et je n’ai pas besoin d’acheter des livres. J’ai toute la bibliothèque de la New School ainsi que mon iPad. Pourquoi les gens continuent-ils à acheter des livres ? Les livres prennent de la place, c’est tout. Ils empiètent sur notre espace. » (p210)

* Le passage très émouvant où une certaine Mme Kasperek, vieille dame et grande lectrice, est obligé de se séparer de ses précieux livres parce qu’elle part dans une résidence médicalisée, maison de retraire, où il n’y aura pas de place pour ses livres. Un passage qui serre le coeur, impossible de ne pas imaginer la situation pour soi et d’en frémir.

 » – Je n’ai jamais aimé en emprunter à la bibliothèque. J’aimais les avoir chez moi, pour pouvoir relire des passages, quand j’en avais envie. J’aimais savoir qu’ils étaient à moi, qu’ils m’appartenaient. C’est important d’avoir Shakespeare, c’est important d’avoir… Churchill pour mieux comprendre la guerre. » (p 221)
 » – Ces livres…. Commence-t-elle
Puis elle s’interrompt. J’ai peur. Pour elle, pour moi dans des dizaines d’années, m’efforçant de rester digne devant ces deux étrangers qui emportent mes livres. Je vois la ligne droite qui l’emmène vers sa tombe, puis qui m’emmènera à mon tour vers la mienne.
– Je sais, madame, dit Luke
– Ils sont toute ma vie. Ces livres sont toute ma vie. » (p223)

Madame Kasperek qui connait les secrets de la confection d’un vrai thé, digne de ce nom ;

 » Je la regarde préparer minutieusement un vrai thé. Elle fait couler de l’eau fraîche d’abord. Toutes les veines bleues sont visibles sous la peau tendue de sa main pendant qu’elle remplit  la bouilloire. J’aime le fait que les Américains aient tous des bouilloires sur leurs cuisinières ; personne n’utilise de bouilloire électrique ici. On dirait que c’est en lien avec leur mode de vie pionnier. Qu’on se trouve dans un immeuble à New-York ou qu’on cherche à éloigner les coyotes de la prairie, on a besoin d’eau bouillante. Il faut donc une flamme. Elle réchauffe la théière et mesure quelques cuillères de thé.  » (p220)

* Cette phrase qui associe « la voie du chagrin » et l’amour ;

 » Quelle autre voie y a-t-il ? aimerais-je dire. Quelle autre voie compte dans la vie ? Aimer, c’est être vulnérable. Aimer c’est faire l’expérience du chagrin au centre même de l’amour. » p263)

La présence constante de la musique dans le roman ;

 » La musique, c’est comme la poésie. Elle peut vous permettre d’arrêter de penser. Elle peut aussi vous ouvrir. Je mets ma solitude, ma tristesse et mon bonheur dans la musique. Je joue ma « sonate au clair de lune » simplifiée pour les enfants comme si j’étais Alfred Brendel. Je joue comme un génie si on fait abstraction de toutes les fausses notes. » (p266)

* La dégustation d’un Smoothie couleur vert pomme ;

 » Elle revient avec deux smoothies vert vif de Whole Foods. J’en sirote un. J’ai l’impression de boire un jardin tout entier. » (p302)

Un moment, magique, où la neige envahit Broadway, passage qui ne me peut que me parler, admiratrice depuis toujours de cette beauté blanche.

 » Des flocons géants tombent sur la ville. Je sors du lit et m’approche de la fenêtre. Nous les regardons tomber, plus gros, plus rapides, plus nombreux qu’en Angleterre. A la maison, on les regarde tomber avec espoir, mais ils fondent sur le sol mouillé. Ici, ils restent. Il suffit de quelques minutes pour que nous nous retrouvions dans un monde tout blanc. Une lumière vive, aussi éclatante que de la porcelaine, emplit la pièce. » (p313)
 » La qualité intense du silence est trop précieuse. Il est difficile d’imaginer que quelque chose parvienne à arrêter les New-Yorkais et, pourtant, ils se sont arrêtés. La ville est recouverte d’un manteau blanc, et plus aucune règle ne s’applique. Je ne veux pas bouger, je ne veux pas qu’il y ait de temps. Je veux vivre dans un monde qui a toujours été recouverts de neige fraiche…/…
Je continue à regarder jusqu’à ce que la nuit tombe. J’ouvre la fenêtre et je sens les flocons fondre dans ma main tendue. Puis je me penche un peu. Broadway. Broadway sous une couche de neige toute fraîche. Il y a des moments où on prend conscience, que vivre, c’est douloureux non pas parce que c’est terrible, mais parce que c’est magnifique. » (p314)

Résultat des comptes ; des passages qui me restent en tête, une magie présente et indéniable. Une librairie et un personnel super sympathique. Mais l’histoire d’amour entre Esme et Mitchell vraiment déroutante et pas crédible à mon sens. Mais je me rends compte que j’ai finalement appréciés beaucoup de passages.

 Challenge le nez dans les livres de George

Couchée à plat ventre sur la roche chaude… Sylvia Plath

« Couchée à plat ventre sur la roche chaude, je laissais pendre mon bras sur le côté, caressant de la main les contours arrondis de la pierre bouillante sous le soleil, les ondulations lisses. Le rocher brûlant offrait un tel confort, rude et chaud, qu’on aurait dit un corps humain. La chaleur intense me brûlait à travers le tissu de mon maillot de bain, et irradiait tout mon corps ; mes seins, contre la pierre dure et plate, me faisaient mal. Il soufflait un vent moite et salé qui détrempait mes cheveux – à travers leur masse brillante, j’apercevais le scintillement bleu de l’océan. Le soleil s’infiltrait par chaque pore, comblait chacune des fibres douloureuses de mon corps, pour me plonger dans une quiétude dorée, rayonnante. Je m’étirais sur le rocher, corps tendu, puis relâché, sur cet autel ; j’avais l’impression d’être délicieusement violée par le soleil, remplie de chaleur intense par le dieu impersonnel et colossal de la nature. Sous moi, le corps de mon amant était chaud et pervers, la sensation de sa chair sculptée à nulle autre pareille ; ni douce ni malléable, ni trempée de sueur, mais sèche et dure, lisse, propre et pure. Et moi, noble, d’une blancheur d’ossements, j’avais été rejetée par l’océan, une fois lavée, baptisée et lustrée, entièrement asséchée par le soleil. Le corps de mon amant était comme les algues, tranchant, cassant, à l’odeur puissante ; comme la pierre, il était net et arrondi, incurvé, ovale ; comme le vent, âcre et salé – le corps de mon amant était ainsi. C’était un sacrifice orgiaque sur un autel de pierre et de soleil, et je me suis relevée luisante de siècles d’amour, purifiée et rassasiée par le feu dévorant de son désir fortuit et intemporel…/… »

Journal extrait,

Sylvia Plath,

Swanpscott – Eté 1951

Source photo

Encore un retour…

Plus d’ordi à nouveau depuis lundi, ce qui explique mon absence chez vous bien évidemment… Heureusement j’avais eu du nez et comme j’avais un peu l’intuition que ça allait finir comme ça j’avais programmé les trois derniers billets… L’ordi a donc fait un petit passage chez le spécialiste où il a eu droit à quelques nettoyages et quelques déprogrammations et nous l’avons récupéré samedi matin. J’ai donc pu passer un peu de temps chez vous depuis et j’étais bien contente, ça m’avait bien manqué ;0) Le voilà donc reparti pour un tour (et moi avec ;0) Le blog devrait donc récupérer un rythme normale dès lundi.

La deuxième bonne nouvelle c’est que ; enfin, oui, ça y est, les vacances scolaires sont là et Petitdernier peut enfin respirer (ma fille était en vacances depuis un mois déjà et Petitmoyen depuis une semaine, c’est donc le plus petit qui a travaillé le plus longtemps ;0) Nous voilà donc bien décidés à apprécier ces deux mois de liberté et de respiration qui s’annonce !!

Alors, pour profiter à fond de ces premiers jours d’été, de vacances, pour rêver à de belles aventures estivales et pour célébrer déjà un peu ce bel été qui se profile, voilà un petit festival de couleurs d’été avec de la musique que j’adore et qui célèbre si bien cette magnifique saison ;

 

Et des mots avec ce petit extrait de cette dernière lecture qui m’a emportée. Bien sûr la cueillette de champignons c’est pour l’automne mais l’extrait est si beau ;

 » Je m’éveillai très tôt et je partis pour la rivière avant que Cassis et Reine n’ouvrissent les yeux. C’était une de ses journées corallines et dorées du début d’octobre, l’air était frais et et piquant comme un alcool de cidre. A cinq heures du matin, le ciel clair était de cette couleur bleue lapis qui teinte seulement les plus belles journées d’automne. Il n’y en a que deux ou trois par an comme celles-là. Celle-ci en était une. Je chantonnais en vérifiant mes nasses. Les voiles de brume qui montaient des berges de la Loire renvoyaient ma voix en écho comme un défi. C’était la saison des champignons. Après avoir rapporté ma prise à la ferme et avoir nettoyé les poissons, je déjeunai de de pain et de fromage et partis à travers les bois à la cueillette de champignons. Je savais où les trouver. A la vérité, je le sais encore mais, à cette époque là, j’avais le nez pour ça. Je les découvrais à l’odeur, la craterelle grise et la girolle jaune à l’odeur d’abricot, le bolet brun et la psalliote des champs, le coprin chevelu, la tête-de-nègre et le pied-bleu. (p207)

Je vous souhaite à tous un bon dimanche et un BEL ETE !!!!

Petit rajout : Et ce billet est parfait pour participer à la radio des blogueurs de l’été de Leiloona radio des blogueurs

Source des photos et ici aussi

Vos billets les plus tentateurs du mois de juin !! –

Un rendez vous désormais incontournable par ici…

Littérature ; 

Un vent de cendres (qui m’avait déjà tenté chez Aifelle) chez Theoma

Cette main qui a pris la mienne chez Saxaoul

Le reste de sa vie chez Cathulu

Presque la mer chez le Carré jaune et Blablablamia

Vers l’autre été de Janet Frame chez Anis


Lectures jeunesse :

Lucie Vandervelde (auteur jeunesse) chez Za

Virginia Wolf chez Romanza (qui m’avait déjà tentée chez Za)

Recettes :

Cheesecake au citron, à la rhubarbe, aux framboises, aux groseilles… chez Syl

Et en divers :

L’ode à l’été chez Marielle et sa suite : Peintures pour fêter l’été

Cela fait moins que les mois derniers mais j’ai passé moins de temps sur le net…

Le rendez vous est donné pour le mois prochain. Très bonnes lectures à toutes et tous !! (source des photos)

Pour trouver toutes mes inspirations au fil de vos billets et du temps c’est juste par là.

Bilan du mois – Juin

Ma première lecture du mois de Juin est une lecture douce et romantique ; La maison d’hôtes, Retour à Cedar Cove de Debbie Macomber La maison d'hôtes. de Debbie MacomberEnsuite un petit peu de fantastique et de mystère avec Les chroniques de Harris Burdick de Chris Van Allsburg et collectif Les chroniques de Harris Burdick. de Chris Van Allsburg et Lemony Snicket Puis vient une lecture issu de ma PAL Noire (c’est à dire qui  traînait dans ma PAL depuis très longtemps ;0) Les cinq quartiers de l’orange de Joanne Harris . de Joanne Harris Et pour finir quelques lectures jeunesse ; Cerise Griotte de Benjamin Lacombe Cerise Griotte. de Benjamin Lacombe que j’avais envie de lire depuis très longtemps. Et Des canards trop bizarres de Cécile Castellucci et Sara Varon Des canards trop bizarres. de Cecil Castellucci et Sara Varon que j’ai adoré et d’ailleurs Petitdernier l’a déjà lu 2 fois. Et le dernier Le pouvoir du jaguar de Delphine Bournay Le pouvoir du jaguar. de Delphine Bournay excellent et vraiment très drôle… (source des photos) et là aussi

Et finalement, ce mois Anglais ??!!!

Tout d’abord, commençons par le commencement, un grand merci aux 3 organisatrices ; LouCryssilda et Titine. Leur organisation était sans failles, bravo à elles ;0) Donc au final, j’ai bien lu mes deux lectures comme je l’avais prévu, mais j’aurais bien  fait un peu de rab. ;0)

Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons Le Manoir de Tyneford. de Natasha Solomons

Les cinq quartiers de l’orange de Joanne Harris . de Joanne Harris

Je devais vous parler aussi de ma lecture de « L’arbre du père »  mais je n’ai pas eu le temps de le finir. Tout comme je n’ai pas eu le temps non plus de regarder encore une fois « Miss Potter ». J’avais prévu également de vous parler ce week end de « Sans âme » de Gail Carriger mais comme vous le savez j’ai rencontré quelques problèmes avec mon ordi et je ne l’ai récupéré que dimanche soir. Rendez vous donc au prochain mois Anglais !!!