Publié dans Littérature Française

Trancher d’Amélie Cordonnier – Rentrée littéraire 2018

Amélie Cordonnier - Trancher. Le mot de l’éditeur ;  » Des pages et des pages de notes. Tu as noirci des centaines de lignes de ses mots à lui. Pour garder une trace, tenter de les désamorcer, avec le pathétique espoir qu’ils aillent s’incruster ailleurs qu’en toi. » Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence, des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté: il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d’avoir décidé pour son anniversaire. D’une plume alerte et imagée, Amélie Cordonnier met en scène une femme dans la tourmente et nous livre le roman d’un amour ravagé par les mots » 

 » Et si tu as peur, pourquoi tu restes ? Parce que tu es la « boxeuse amoureuse » d’Arthur H.. Celle qui danse quand elle s’approche du ring, esquive les coups. Absorbe tout. Encaisse les uppercuts sans jamais cesser de danser. Celle pour qui tomber ce n’est rien, puisqu’elle se relève, un sourire sur les lèvres. Tu es une boxeuse amoureuse. Qui l’aime. Quand même. Y croit encore. (p131)

Le livre commence par une scène pourtant très douce sur un quotidien familial ; il est 10 heures du matin, le soleil pénêtre par les baies vitrées, la narratrice et ses enfants sont installés à leur grande table de ferme, un truc massif, brut, solide et qui a du vécu, une table réconfortante quoi. Diverses affaires sont éparpillés ; gomme, crayons, cahiers, ect. La petite Romane dessine, Vadim, l’ainé, fait ses devoirs, tandis que leur maman déguste une tasse de thé. Le moment est doux, calme, serein. C’est l’image d’une famille ordinaire. Mais l’arrivée du père, Aurélien, dans cette scène idyllique change toute la donne. Alors qu’il met la musique à fond la jeune femme râle gentiment, baisse le son, en expliquant qu’ils ont besoin de calme pour travailler. Alors la phrase terrible, glaçante, menaçante déboule dans la cuisine et dans la tiédeur du moment ;  » Je suis chez moi, quand même, alors ferme ta gueule une bonne fois pour toutes, connasse, si tu veux pas que je la réduise en miettes. »(p15).

Le ton est donné, nous voilà entrant dans une histoire de brutalité conjugale, même si la violence restera verbale (il y aura tout de même un geste violent à un moment donné) mais non moins terrible. Aurélien ce jour là n’en est pas à son coup d’essai et la jeune femme replonge instantanément dans un maelstrom de souvenirs, de tourments et de violence.  Il y a sept ans la jeune femme était tombée en dépression pour les mêmes raisons ; la violence verbale d’Aurélien.  » Les gens disent qu’ils l’ont échappé belle. Mais quand tu repenses à ce qui s’est passé il y a sept ans, tu as plutôt le sentiment de l’avoir échappé moche »(p21). A ce moment là il avait suivi une thérapie et depuis sept ans Aurélien n’avait plus prononcé d’injures ni de mots méprisants. Malheureusement Aurélien a fini par retomber  dans ses travers et la jeune femme sait qu’elle ne tiendra plus une seconde fois. Qu’elle ne veut plus tenir, ni supporter. Elle sait qu’elle doit trancher. Et cela rapidement si elle ne veut pas y laisser son mental, son énergie. Elle se doit de préserver ses enfants surtout. A ce propos il y a d’ailleurs une scène très forte et bouleversante où l’on voit le petit garçon avoir une réaction violente avec sa sœur. L’enfance est en effet un déclenchant certain pour la vie future.

 » Que tout cela se reproduise, voilà ce qui te terrorise. Que cela se transmette de père en fils et s’incruste comme une tache indélébile. Quand Vadim dérape comme ce soir, cela te broie. Tu te dis que ça y est, c’est foutu, tout est perdu. Cet être que tu chéris plus que tout au monde, que tu as porté et que tu t’efforces d’élever, plus haut que les étoiles, à son tour il va maltraiter sa femme. Ses mots à lui aussi seront des rasoirs sous sa peau à elle et entailleront sa chair. Non ! Tu préfèrerais en mourir. Mais il paraît que le plus terrible avec la violence, c’est qu’on en hérite malgré soi. » (p102)

C’est un roman qui, forcément, prend aux tripes. Forcément émouvant. La jeune femme souffre beaucoup parce qu’elle est prise entre deux feux si je puis dire. Son homme elle l’aime, elle aime leur vie de famille à tous les quatre,  celle qu’ils mènent en dehors des insultes, parce que le plus difficile est qu’en dehors de ses crises Aurélien est un homme attentionné  » il assure qu’il t’aime tant. Peut-être. Mais si mal. « (p79) Parce que voilà les insultes elles sont là. Elle sait donc qu’elle ne peut plus lutter et qu’elle ne supporte plus la violence et le mépris d’Aurélien. Elle sait qu’elle ne tiendra pas. Pour survivre elle doit fuir, elle doit penser à ces enfants aussi. Quel avenir auront-ils s’ils ont tous les jours devant les yeux, l’exemple de l’attitude de ce père envers leur mère. Comment pourraient-ils se construire une vie saine avec une enfance pareille. C’est très dur d’être témoin de sa détresse et de sa déchirure. L’amour est encore là mais le quotidien qu’elle vit avec Aurélien est juste insupportable et vraiment douloureux. Aurélien a vraiment deux versants, celui d’un homme amoureux, tendre et qui veut son bonheur, mais il en a un autre, sombre, effrayant d’un homme qui dit des mots terribles, des mots qui font mal, des mots qui brisent. Un livre qui fait naitre beaucoup de questions, entre autres et la plus importante peut-être ; est ce vraiment de l’amour quand la situation est aussi douloureuse ? Quand un homme est incapable de retenir des penchants aussi dévastateurs, aussi violents et brutaux ?

Les mots de l’autrice sont forts, impossible de ne être touché. La violence verbale peut-être tout autant dévastatrice qu’une autre. Les mots peuvent toucher aussi fort que des coups, même si, bien sûr, ceux ci sont évidemment bien pire, mais on tomberait là dans un tout autre sujet. Un très beau roman, vraiment, dont il serait dommage que vous passiez à côté.

 » Quand on a pas le choix on prend sur soi. On fait avec et on finit par s’habituer. On s’habitue à tout. A perdre, à souffrir, à manquer. Tu le sais. (p120)

Un autre roman sur ce blog dans un sujet ressemblant ; « Cette nuit là » d’Isabelle Minière (clic). Et je prépare le billet de « Baines » qui reste très proche aussi.

Lu par Agathe, Joëlle, Au fil des livres,

Lu pour le challenge 1% rentrée littéraire 2018 d’Hérisson 1/6   

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Publié dans Lecture jeunesse, Littérature Française

La pyramide des besoins humains de Caroline Solé

 » Les nuits suivantes, en cherchant les étoiles dans le ciel je pense parfois, beaucoup, mais pas passionnément, à reprendre un train et à rentrer à la maison. Seulement, je sais bien que ce n’est pas chez moi, là-bas. En soufflant dans mes mains pour me réchauffer, je m’accroche à cette idée qu’un jour, je me sentirai chez moi quelque part. Cet espoir me fera tenir jusqu’à ce que je trouve un bon carton. » (p16)

Un jour, Christopher 15 ans, a pris le « gnon » de trop. Alors il prend le train pour nulle part et partout. Que lui importe la destination, pourvu que ce soit loin de chez lui. Ce train l’emmène  à Berwick Street, à Chinatown. Christopher vit désormais dans la rue, il habite sur un carton. Il n’est pas seul pour autant ; il y a d’abord Jimmy, un vendeur de hot-dog à ses heures, qui le prend sous son aile  ; « il va devenir le meilleur des potes, le meilleur du meilleur qu’on peut avoir quand on touche le fond. Pas le bon camarade qui vous prête sa gomme et joue avec vous au foot dans la résidence, celui qui salue poliment maman à travers la fenêtre, non, Jimmy, c’est le genre de compagnon à vous tirer d’un carton au milieu de la nuit, subitement, pour éviter qu’une bouteille vienne se fracasser sur votre crâne. Un ami qui vous offre à manger alors qu’il fait des tas avec des pièces et que même ses dix tas ne valent pas le prix d’un repas. » (p18) Et il y a aussi Scratch-Scratch et puis Suzie. Un jour il s’inscrit à un jeu sur internet « la pyramide des besoins humains » qui est inspiré de la théorie d’un psy ; Abraham Maslow. Cela l’entraine, bien malgré lui, dans une spirale surprenante. Le voilà qui gagne une par une les différents niveaux  avec un nombre incroyable de votes pour lui.

Ce roman m’a ému énormément et bien plus pour le constat navrant de tous ses jeunes qui finissent dans les rues (pour moi c’est plus de cela dont il est vraiment question dans ce roman) plutôt que celui du pouvoir aspirant des médias, de ces jeux (de plus en plus monstrueux qui utilisent les êtres pour des raisons d’argent et de contrôle). Pour moi c’était une lecture douloureuse qui met le doigt sur, non pas sur les différentes raisons qui peuvent emmener une personne dans la rue, mais plutôt sur les différents strates et parcours qui font qu’on y arrive un jour.

 » C’est une forme de respect ; puisque tu te retrouve sur ce carton mouillé, je ne te ferai pas l’affront de te demander pourquoi. Forcément qu’il y a eu une catastrophe; Personne ne dort dans le froid et l’insécurité par choix. » (p91)

Christopher est un révolté (et cela sans doute bien avant de finir sur son carton) un garçon qui ne trouve pas d’intérêt réel à être intégré dans la société, avec tous ces travers qu’il lui attribue. Pour lui il n’y a pas vraiment d’échappatoire, même si sa famille lui manque parfois ; son petit frère surtout et même ce père qui le battait, il n’a pas envie de retourner dans le rang, ce qui pour lui signifierait perdre sa liberté ; pouvoir continuer à penser librement, garder sa propre personnalité, ne pas se laisser embobiner par des penseurs de bazar, c’est cela pour lui la liberté  » Pouvoir choisir précisément le mot qui sort de sa bouche, lui donner une teinte particulière, unique, qui reflète vraiment notre âme à un moment donné, c’est pourtant, selon moi, le plus grande des libertés. (p79). Dès lors on se demande comment tout cela peut-il bien finir, quel avenir pour un jeune homme qui vit dans les marges ?!

 » Les gars en marge, comme moi, ils vivent sur le bas-côté, car quelque chose a débordé. Malgré le joli cahier aux lignes tracées, le stylo a dérapé, il a filé dans la marge. Il y avait trop à écrire, un trop-plein qu’il fallait sortir. Et maintenant, on vit dans la rue. On a oublié la douceur d’un oreiller, d’une caresse, on ne parvient plus à dormir. » (p82)

Christopher n’est pas dupe,  il (sur)vit alors même que ses besoins les plus élémentaires sont vraiment réduit à leur plus stricte minimum. C’est bien preuve que les théories de ce fameux Marlow sont caduc.

 » Retourner vivre avec ma famille, je n’en ai aucune envie. Le lit douillet, le rôti, la télé, j’en ai soupé. On m’a gavé comme une oie dans son enclos. Et il ne manquerait plus que je fasse semblant, moi aussi, d’aimer cette existence où je dois allumer un écran pour assister à un événement trépidant et me sentir vivant. » (p117)

Il y a aussi ces passages très émouvants, ceux de ses souvenirs de vie à la campagne et des instants heureux qu’il passait avec son petit frère.

 » Mais, quand je sortais du lotissement, il suffisait de quelques enjambées pour rejoindre le saule pleurer près de la mare, les nénuphars et les grenouilles. Du vert olive sur l’eau, vert émeraude dans les vallées, vert amande en pigment dans le ciel. Les chevaux aux robes poétiques m’ouvraient l’appétit : bai, alezan, chocolat, crème, café au lait… Et surtout, un frangin à mes trousses qu’il fallait porter dans les champs boueux, soulever dans les airs pour cueillir le goûter et divertir les jours de chagrin. Je faisais le clown en classe car depuis toujours, mettre un nez rouge sur mon visage permettait de faire diversion. Quand, à la maison, le temps virait à l’orage, on s’éclipsait jusqu’à la mare, on se baignait dans un paysage bucolique qui changeait de couleurs chaque saison et dont les teintes chaudes me réchauffent encore le coeur.  » (p74)

A la fin du bouquin (que je n’aurais pas voulu autrement) on en vient à la conclusion que ce Christopher est vraiment un gars bien. C’est un pur qui ne se résout pas à vivre une vie aseptisée, un pur qui espère bien plus et bien mieux de la vie qu’un quotidien maussade, qui refuse aussi d’être écrasé par la nécessité de consommer encore et encore et d’être réduit à une marchandise monnayable par ceux qui tirent les ficelles. Evidemment, on en vient à espérer qu’il aura la vie qu’il estimera être la meilleure pour lui. Cette lecture est un vrai et un grand coup de coeur !

 » A Chinatown, je me lave au lavabo dans les toilettes publiques. Dans le miroir embué, je me revois asperger mon frangin d’eau de pluie dormante dans les nénuphars. On riait aux éclats en s’éclaboussant. Je me demande à quel moment j’ai bu la tasse » (p75)

« …/… des fissures, j’en vois partout, chez les paumés comme chez les passants » (p70)

Lu par Nadael, NouketteJérôme, Leiloona, Bladelor

Ce roman fait parti de mes lectures d’été (clic)

Ecole des loisirs (clic)

Collection Médium

Octobre 2016

Publié dans Lecture addictive, Littérature étrangère

Sleeping beauties de Stephen et Owen King

Stephen King et Owen King - Sleeping beauties. Le mot de l’éditeur ; « Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses. Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes. A Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie.  Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ? « 

Comme je le disais lors de mon dernier bilan Sleeping Beauties n’était pas du tout une lecture prévue et c’est tout à fait par hasard qu’il est arrivé dans ma PAL, j’avais bien d’autres projets lectures mais je me suis installée dans mon transat (c’est d’ailleurs une lecture que j’ai faite entièrement dans mon jardin, a l’ombre de mon noisetier), j’ai lu les premières pages et je me suis retrouvée très vite à ne plus pouvoir le lâcher. Entre le King et moi c’est tout de même une histoire d’amour qui dure depuis mon adolescence, à cette époque je l’ai énormément lu, et d’ailleurs je ne le lisais pas je le dévorais… Je me rappelle en particulier un dimanche d’hiver où j’ai lu en une longue après midi en une fois « Carrie ». Le problème c’est que le grand King (oui je l’appelle comme ça ;0) est très fort pour vous envelopper dans un espèce de brouillard dense et très inquiétant, une atmosphère glaciale, parfois même malsaine mais vous êtes incapable de vous détacher de son univers, l’a(uteur)nimal est très fort pour vous attraper dans ses filets et ne plus vouloir vous lâcher, un peu a l’image de. « Cujo » qui refermerait ses mâchoires sur votre bras sans vouloir à aucun moment desserrer sa prise. La seule différence c’est qu’avec votre lecture vous êtes une victime (plus que) consentante. Vous l’avez compris King avait à ce moment là une certaine emprise sur moi. Après l’adolescence j’ai continué à le lire mais plus sporadiquement, je testais quelques nouvelles lectures, je faisais quelques relectures (et j’étais toujours aussi envoutée mais toujours aussi mal à l’aise après mes lectures).

Stephen King - Carrie.  Stephen King - Cujo.

Là aussi j’ai un souvenir très fort d’une après midi de lecture (je lisais Les tommyknockers) et je l’ai tout juste fini avant le retour de l' »homme » à la maison (mon mari cet astre, comme dirait Alix Girod de l’Ain) et j’ai l’ai supplié (ou presque ;0) de m’emmener faire un tour, d’aller nous promener, n’importe où, où même simplement d’aller boire un café à quelque part, qu’importe mais me sortir de cet état où m’avait mis le King, un espèce de mal être qui collait à la peau, une glue grise et déprimante dont je voulais absolument me débarrasser (si vous pensez que j’exagère carrément lisez les Tommyknockers et on en reparle). Je pense que celles (et ceux) qui lisent Stephen King me comprendront, tandis que les autres resteront sans doute débutatifs. Le King est fort, très fort et de plus il écrit fort bien, ce n’est pas seulement inlâchable et envoutant c’est aussi bien écrit, ce qui en fait un grand auteur à mon sens, mais il porte sans doute le poids du genre qu’il a choisi, c’est à dire le fantastique et la terreur, genre plutôt dédaigné par les critiques, ce qui a certainement empêché le King d’avoir quelques prix qu’il aurait bien mérité (mais ceci n’est qu’une parenthèse). Vous devez vous dire que cette introduction est bien longue mais j’avais envie de commencer par ça ; mon histoire personnelle avec cet auteur.

Stephen King - Les Tommyknockers.  Stephen King - Shining.

Pour celui ci il n’a pas écrit seul, c’est un roman à quatre mains qu’il a écrit avec son propre fils ; Owen King. Je ne sais pas si ce fils a déjà écrit quelque chose d’autre (est-ce vraiment important ?) mais j’ai bien l’impression que ce fils là apporte un certain adoucissement. J’aimerais bien avoir l’avis d’autres lectrices ou lecteurs mais j’ai, pour ma part, trouvé que ce titre là était bien plus soft, plus tempéré, bien moins gore et violent ou alors le King s’est un peu calmé, peut-être même, oserais je le dire il a peut-être acquis une certaine sérénité (bon, là peut être j’abuse un peu 😉
Je crois que ce King là peut être lu par tout le monde, il y a certes beaucoup de personnages mais personnellement je n’ai pas trouvé qu’on s’y perdait. Je préfère bien sûr quand le King reste plus dans l’intime, par exemple comme pour « Sac d’os » (beaucoup beaucoup aimé) ou « Shining » (mon préféré je crois, à mon sens un grand livre) et ce n’est certainement pas son meilleur mais tout de même je vous conseillerais de lui donner sa chance. Comme je le disais précédemment c’est inlâchable et vraiment on le dévore sans s’ennuyer une seule seconde. Je n’ai bien sûr pas tout aimé, comme par exemple la dernière partie qui tourne un peu au western, mais je ne regrette absolument pas le temps que j’ai passé dans ces huit cent pages et quelques.

J’ai adoré le personnage d’Evie, mystérieux, terrifiant même dans une des premières scènes du livre, mais tout à fait intéressant. D’ailleurs j’aurais peut-être aimé qu’elle ait beaucoup plus de place dans le roman, et que l’on ai un peu plus d’explication par rapport à elle. Tout reste beaucoup dans le flou et à mon sens, c’est un peu dommage.  J’ai vraiment trouvé que c’était une très belle idée que ce personnage féminin et (très) énigmatique. J’ai beaucoup aimé aussi le côté féministe du bouquin (je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’adore les hommes féministes ;0) même si je ne suis pas sûre (pas sûre du tout même) que la théorie inclue dans le roman soit très réelle et vérifiable, mais bon vous découvrirez tout ça par vous même, je ne peux guère en dire plus. J’ai oublié aussi de vous parler aussi de son côté très écologique et c’est aussi quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Il y a la présence très étrange d’un arbre somptueux, entre autres, qui ne ressemble à aucun autre. J’espère que mon billet ne vous paraîtra pas trop confus et fouillis, parce que j’aimerais vraiment vous donner envie de le lire. Ce n’est pas là son meilleur, la dernière partie et la fin n’étaient pas vraiment ce que j’attendais mais l’idée générale du livre et le sujet sont vraiment géniaux, et vraiment ; ça se dévore ;0)

Et comme il fait 828 pages il me permet très largement de participer au challenge pavé de l’été de Brize

Et ce roman fait parti de mes lectures estivales.

Publié dans Bilan du mois

Bilan lecture ; juin, juillet et août

I adore my Folio Society edition of Emma by Jane Austen.Source de la photo

Commençons simplement par les nouveautés, ça sera vite fait puisqu’il n’y en a que deux (l’avantage c’est que du coup ma PAL est bien descendue ;0) En fait si, j’ai lu pas mal de nouveautés durant ces trois mois d’été, mais ce sont beaucoup de BD (j’en parlerais quelques lignes plus bas). Bon revenons à nos moutons donc, 2 nouveautés ça fait ça ; Une ombre au tableau de l’autrice Myriam Chirousse dont j’avais adoré « Miel et vin », celui ci n’est pas du tout du même style. Il n’a rien d’historique et c’est plus intime, plus restreint aussi dans les personnages. J’ai beaucoup aimé, mais ce n’est pas pour autant un coup de coeur. L’autre est le dernier de Stephen King (qu’il a écrit avec son fils Owen King) Sleeping beauties (clic). Je n’avais pas l’intention de le lire (je suis fan du grand King comme je l’appelle mais voilà, je commence à avoir du mal à le lire, je suis devenue une vraie chochotte ;0) et puis il m’est tombé dans les mains (si, si je vous assure) et j’ai été rassurée, bien moins gore que d’habitude, on dirait bien que le King s’est adouci, il est bien plus soft dans celui ci. En tout cas je l’ai beaucoup apprécié, c’est très addictif (bon, ça c’est pas nouveau avec le King) et impossible à lacher !! Mais il faut que je vous en parle très vite parce que je l’ai lu pour le challenge de Brize, les pavés de l’été et… et bien j’ai encore quinze jours, même pas avant que le challenge ne prenne fin :0)

Ma relecture de ces trois mois est « Modèle vivant » de Carole Fives, dont le billet est déjà en ligne juste par là (clic), (en jeunesse) un coup de coeur pour mes deux lectures, c’est vraiment une lecture qui touche et dont les personnages vous restent en tête, à lire absolument ; « C’est beau, émouvant et on se sent très proche de Carole qui vit une intensité si singulière durant un très court laps de temps. Ces jours là sont comme une parenthèse hors du temps justement. C’est très fort et je garderais un souvenir puissant de cet été passé avec cette jeune fille » 

Mes lectures pour le mois anglais de Lou ; « Rendez vous au cupcake café » de Jenny Colgan (clic) ; une lecture savoureuse et une atmosphère toute douillette, un vrai plaisir de lecture ! Un polar ; « Le doute » de S.K. Tremayne (clic) ; un huis-clos, une île isolée, un climat rude et humide, « on s’y croirait oui ; sentir le vent, la somptuosité du décor, les montagnes, la mer et ses eaux sauvages et non domptées. Et puis il y a cette langue gaéliques si poétiques, si mystérieuse et chantante. Rien que pour ce voyage dans les Hébrides et sa magnificence je ne regrette pas d’avoir plongé dans cette lecture ! » J’ai lu aussi « Les filles au lion » de Jessie Burton mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire le billet. Une lecture qui m’a vraiment passionnée, j’ai adoré toute la partie sur Olive, une lecture que je vous conseille très fortement. Alors, tous les trois sortent donc de ma PAL ( J’ai lu aussi une BD pour le challenge Anglais, voir plus loin donc).

Autres romans sortis de ma PAL ; « La pyramide des besoins humains » de Caroline Solé (clic),en jeunesse également, une magnifique lecture, « Ce roman m’a ému énormément et bien plus pour le constat navrant de tous ses jeunes qui finissent dans les rues (pour moi c’est plus de cela dont il est vraiment question dans ce roman) plutôt que celui du pouvoir aspirant des médias, de ces jeux (de plus en plus monstrueux qui utilisent les êtres pour des raisons d’argent et de contrôle). » Encore en jeunesse, une lecture que j’avais hâte de faire (et que PetitDernier a adoré) bien sûr il s’agit du Petit Nicolas (qui ne connait pas le petit Nicolas ;0)  « Les vacances du Petit Nicolas » de Goscinny et Sempé  ; une vraie petite merveille avec des illustrations qui collent à point, et vraiment très très drôle, j’ai rigolé toute seule sur mon transat à plusieurs reprises. J’ai enfin sorti de ma PAL aussi ; « En avant route » d’Alix de Saint André que j’ai beaucoup aimé aussi, en retrouve beaucoup d’humour là aussi, c’est dépaysant (Alix de Saint André parle de ses chemins à Compostelle) et ce que j’ai préféré ce sont ses rencontres nombreuses et délicieuses avec des personn(es)ages très originals, à lire !

Pour finir les BD, j’en ai fait une consommation exceptionnelle durant ces trois mois, mais commençons d’abord par ma lecture pour le mois Anglais (dont je n’ai malheureusement pas eu le temps non plus de faire le billet) : « Literary Life » d’une autrice BD que j’adore, j’ai nommé Posy Simmonds (c’est le troisième ouvrage que je lis d’elle), un vrai petit délice caustique et mordant, une réussite encore une fois. Ce sont des petites scènes sur une page qui raconte la (vraie) vie des écrivains. J’ai adoré aussi « Melvile, le tome 1, l’histoire de Samuel Beauclair » de Romain Renard, une belle histoire qui ne s’est pas orienté comme je l’imaginais, et des illustrations tellement belles qu’elles sont à tomber, c’est vraiment, vraiment très esthétique ! J’ai enfin lu aussi « Une soeur » de Bastien Vivès, que j’ai aimé aussi mais sans plus. Ces trois là sortaient de ma PAL, venons en maintenant aux nouveautés ; « Les petites distances » de Camille Benyamina et Véro Cazot, une BD qui me faisait de l’oeil depuis un p’tit moment et j’ai beaucoup apprécié, un de mes personnages m’a particulièrement touché (et ça m’a un peu destabilisée aussi je dois dire) pour des raisons personnelles, mais je vous en dirais plus lors de mon billet (oui, je sais, j’ai du boulot mais cet été j’ai voulu profité et j’ai passé fort peu de temps sur le net). Ensuite il y a « L’homme gribouillé » de Serge Lehman et Frédéric Peeters ; des illustrations tout à fait à mon goût (j’apprécie énormément le noir et blanc en BD) et une histoire qui fait réellement peur, une réussite là aussi. Je l’ai  enfin achetée cet été, alors que je louchais dessus depuis déjà plusieurs étés ;  » Les beaux étés, le tome 1, Cap au Sud » de Zidrou et Jordi Lefebre, une vraie petite merveille aussi, de la douceur, de la tendresse mais la vraie vie aussi, sans édulcorants. C’est beau, c’est émouvant et je veux absolument lire les autres tomes :0) J’ai craqué aussi pour « Nos embellies » de Gwénola Morizur et Marie Duvoisin, après avoir été plus qu’alléchés par vos billets tentateurs je suis tombée par hasard dessus à ma librairie, je l’ai feuilleté et paf, j’étais cuite ;0) une vraie lecture douillette et moelleuse et qui fait beaucoup de bien.

Donc comme vous le voyiez je suis vraiment ravie de mes lectures nombreuses et variées, j’ai sorti pas mal de titres de ma PAL mais j’ai lu aussi des nouveautés, ce qui est un bon équilibre. Je suis moins contente de mon retard de billets lectures mais comme je le disais, cet été j’avais envie de profiter de mon jardin, de ma petite piscine et de mes proches ; lire ou écrire, il fallait choisir ;0) Belles lectures futures à tous et toutes !!!

Myriam Chirousse - Une ombre au tableau. Stephen King et Owen King - Sleeping beauties. Carole Fives et Rascal - Modèle vivant. Jenny Colgan - Rendez-vous au Cupcake Café. S-K Tremayne - Le doute. Jessie Burton et Jean Esch - Les filles au lion. Caroline Solé - La pyramide des besoins humains.  Sempé - Les vacances du Petit Nicolas. Alix de Saint-André - En avant, route !. Posy Simmonds - Literary Life - Scènes de la vie littéraire. Romain Renard - Melvile : L'histoire de Samuel Beauclair. Bastien Vivès - Une soeur.Véronique Cazot et Camille Benyamina - Les petites distances. Serge Lehman et Frederik Peeters - L'homme gribouillé.  Zidrou et Jordi Lafebre - Les beaux étés Tome 1 : Cap au Sud. Gwénola Morizur et Marie Duvoisin - Nos embellies.

Publié dans Humeurs

Septembre

Septembre… Septembre et ses deux rentrées… L’une d’ elle redoutée par les écoliers mais l’autre bien plus agréable pour toutes les LCA qui se reconnaitrons ;0) ; la rentrée littéraire. Les vitrines et les tables pleines à craquer chez nos libraires, les magazines à dévorer. Les envies et les idées lectures qui lentement se précisent (je parle là pour moi parce que certaines ont déjà bien commencés).

Mes lectures d’été sont pliés (mais pas oubliés), j’ai sorti des trucs sympas de ma PAL et puis des nouveautés, dont une que j’ai lu pour le challenge pavé de Brize, mais je vous parlerais de cela bien plus en détail dans les jours à venir.

Pour l’instant je suis entièrement dans le bonheur de participer aux deux challenges que j’adore suivre en automne, je parle de celui d’Hérisson sur la rentrée littéraire 2018 et celui de Hilde et de Lou,  d’Halloween, qui lentement se prépare.

Je vous donne donc rendez vous dans les jours à venir, il y aura là mon bilan lecture de l’été, mes envies littéraires pour cette rentrée, et tous vos billets tentateurs des dernières semaines. Et bien sûr des lectures…

Je vous embrasse, et à tous et toutes je souhaite une belle rentrée et de magnifiques lectures !!

 

Publié dans Mes dimanches en mots et en photos

Un dimanche en été

The most amazing place in the world

Quoi de meilleur que de se ressourcer dans la nature… le ciel, le soleil, la fraicheur d’un vent d’été, un vert tendre caressant le regard.

Et faire le plein d’énergie en touchant le bois rugueux d’un arbre à pleines mains, les pieds bien rivés dans la terre, l’herbe caressant les jambes.

Très bon dimanche à tous et toutes et rendez vous très vite pour une sélection de quelques unes de mes dernières tentations d’été chez mon libraire.

Je vous embrasse