Ma photo du mois

Annette aux Roches, Raizeux, 1949, de Robert Doisneau

Cette fois ci il y aura, exceptionnellement, et une photo et un tableau du mois (à venir) pour ce mois de Juillet. Cette photo je l’adore, elle sent bon l’été et la chaleur… Elle sent bon l’enfance et les souvenirs… Elle sent bon la campagne, la fraîcheur des jeux d’eau, la joie de vivre et l’insouciance des premières années… Elle sent bon le bonheur tout simple, le bonheur douillet…

En Alsace c’est la canicule en ce moment, il fait chaud, chaud, chaud, chaud ;0) Et ça dure déjà depuis quelques jours…. Je serais bien la dernière à me plaindre de cela, cette année on se traîne un peu plus, mais tout de même, c’est bien agréable et ça ressemble vraiment à l’été quoi ;0)

Bon dimanche, oui mais aussi ;

Très bon mois de Juillet et bel été à tous et toutes !!!!!!!!!!!

Juste une photo…

Un peu paresseuse aujourd’hui je me contenterais de vous souhaiter un très bon dimanche et une bonne journée.

Aujourd’hui c’est journée farniente pour rattraper celle d’hier ; déménagement toute la journée jusqu’à neuf heures et demie le soir. Mes parents se sont installés dans plus petit, leur grande maison n’étant plus du tout adaptée pour eux. Je me suis endormie hier soir épuisée, mais rassurée aussi, je pense qu’ils seront bien… (source de la photo)

Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons

Le mot de l’éditeur : « Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l’exil. Tandis que sa famille attend un visa pour l’Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l’humiliation du racisme, du déclassement, l’inquiétude pour les siens, et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. 
Peu à peu Elise s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer… Mais la guerre gronde et le monde change. Elise aussi doit changer. C’est à Tyneford pourtant qu’elle apprendra qu’on peut vivre plus d’une vie et aimer plus d’une fois. Par l’auteur du délicieux Jack Rosenblum rêve en anglais. »

 » Les photos sont étranges : elles restent dans le présent, les sujets captés dans un moment qui ne reviendra jamais. Nous les prenons en prévision de l’avenir : alors que clique  l’obturateur, nous pensons aux futures versions de nos personnes se rappelant cet événement. » (p47)

S’il n’y avait pas eu les mots d »AifelleTheoma et Keisha je ne pense pas que je me serais penché sur cette lecture. Mais justement il y a eu leurs mots, leurs billets, pour me convaincre totalement. Cuné appelle cela ses lectures récompense (lu après une lecture plus difficile ou plus sérieuse), Aifelle ses « lectures récréations » et je trouve cela très juste. Une lecture bonheur, dont les pages se tournent toutes seules. Je l’ai lu avec délice et délectation. Elise est un personnage très sympathique, tout en fraîcheur, qui mélange à la fois confiance en soi et déstabilisation rapide par l’attitude de ceux qui l’entourent. Cette jeune fille déracinée, arrachée malgré elle de son pays natal (et cela pour son bien) apparait au début fragile et malheureuse. Mais au fil des pages on découvre une autre jeune fille, heureuse de vivre, qui montre des signes certains d’assurance. Elle a de la personnalité et n’a pas froid aux yeux.

La preuve en est avec cette scène qui est la première rencontre avec le fils du maître. C’est d’ailleurs une scène très drôle ; alors qu’elle est en colère et occupée à dire une flopée d’injures, profitant du bruit des vagues pour couvrir sa voix, Christopher fait sa rencontre. Sa tenue est plus que sommaire puisqu’elle est dans l’eau jusqu’aux genoux en petite culotte et pull. Mais elle s’en sort plutôt bien et ne se laisse pas démonter… J’ai beaucoup aimé aussi l’omniprésence de la mer. Elle s’y réfugie souvent lorsqu’elle a besoin de respirer. La beauté de la côte l’apaise et lui redonne cette énergie qu’elle perd un peu parfois. On pourrait presque sentir les embruns nous fouetter le visage…

 » Devant moi, la mer se brisait et écumait. L’eau claquait sur la grève, puis on entendait crisser les galets que les vagues, en refluant, entrechoquaient. » (p120)

 » La mer sombre semblait absorber toute la lumière du monde : comme suspendu au dessus de l’eau, le ciel était d’un gris menaçant. (p234)

Elise, qui est embauchée en tant que femme de chambre, doit apprendre à s’occuper des autres alors que jusqu’à présent on s’était toujours occupé d’elle. Elle apprend très vite qu’il est essentiel qu’elle soit invisible lors de l’accomplissement de ses tâches. Et puis il y a le manque de sa famille, la peur de la guerre et des dégâts qu’elle causera forcément… Le personnage principal à mon sens est ce manoir de Tynefort, il a une telle présence, il est si bien décrit que là aussi  on s’y croirait, il est, au même titre que la mer, indéniablement  la star du roman 

Et puis il y a aussi un petit goût de Rebecca de Daphné du Maurier avec ces premières pages qui forcément, nous y font songer… Il y a le dernier manuscrit de son père, qu’il cache dans un alto, et confie à Elise pour qu’elle l’emporte en Angleterre… Il y a la riche voix de mezzo-soprano de sa mère… Il y a une mémorable fête du maquereau auquel elle participe pour la première fois… Il y a une flambée, dans un énorme âtre de pierre, qui se transforme en veillée, on y boit du gin, on y danse sur les notes d’un vieux gramophone et ça se termine sur une très mauvaise nouvelle ; Hitler vient d’envahir la Tchécoslovaquie… Mais aussi des moments moins graves où l’on fait griller des tartines dans la cheminée du salon en écoutant le Nocturne en fa mineur de Chopin… Il y a Elise qui joue pendant
des heures, dans sa petite chambre sous les toits, du Vivaldi, Donizetti, Bing Crosby…

 » Je passai les jours suivants à jouer de l’alto ou à biner le potager avec le vieux Billy. Je désherbai les rangées de plants de laitue bien alignés, pilant des coquillages pour décourager les escargots ; je creusai des sillons pour y semer des betteraves et des blettes. De la sueur coulait de mon front et tombait sur la terre. Tout en travaillant, j’entendais l’étrange son de l’alto dans ma tête. Il emplissait mon esprit comme le bruit de la mer dans un rêve ; je bougeais, taillais, piochais, plantais à son rythme. Au crépuscule, je descendais à la plage et m’asseyais avec Burt sur des cassiers à homards, devant sa hutte. Le vieux pêcheur bourrait sa pipe et nous regardions la mer monter dans un silence convivial. L’eau envahissait la grève avec une implacable constance. A marée haute, elle battait les grands rochers plats au-delà de la chaumière, transformant la pierre gris pâle en une surface d’un noir luisant et la vase craquelée en velours vert. A marée basse, l’eau se retirait jusqu’à l’extrémité de la baie, les galets secs prenaient des teintes or,  jaune et rouille à la lumière du couchant. Je savais que quelque part, au loin, des plages résonnaient de coups de feu, de tirs d’obus, de hurlements d’hommes et de sirènes, mais ici à Worbarrow, les vagues léchaient le rivage et les seuls cris qu’on entendait étaient ceux des mouettes. » (p363)

Comme vous pouvez le constater, j’ai gardé des images très fortes de cette lecture… Ce roman m’a fait l’effet d’un charme et d’un ensorcellement certain.

Lu également par Aifelle et TheomaKeishaSous les galets et Syl. (source des photos)

Et ma première participation au mois Anglais  chez LouCryssilda et Titine.

Le challenge voisins voisine d’ A propos de livres ChallengeVoisinsVoisines pour le royaume uni Angleterre

Et le Challenge  Petit bac 2014 pour la catégorie « bâtiment ».pett bac 2014

Bonheurs d’été….

  Des livres, des tas de livres….

  Une baleine, un palmier, tout cela pour donner un peu de piment….

  De l’eau, de l’eau, de l’eau… Sous toutes ses formes… Une plage, un banc, des coussins, des couvertures pour se faire un coin bien douillet…

 Mer, lac, rivière…. Tout peut faire notre bonheur…

 Nager, nager, nager…. Et être divinement bien dans l’eau….

 Un endroit pour se poser, pour s’installer au  jardin, lire, déguster….

  Une prairie, des fleurs, du soleil… Du bonheur…

 Une forêt, des arbres pour trouver la fraîcheur quand il fait trop chaud….

  Un jardin encore, une terrasse pour profiter de l’été, être dehors et profiter de l’air d’été….

  Pour finir, un bel orage, une pluie bienfaisante pour rafraîchir et apaiser…. Et, enfin,  retrouver sa chambre, dans la petite maison de vacances, se reposer après les belles et chaudes journées d’été….

Source des photos, Source des photos

Délices des mers…

Je ne sais pas vous mais moi, en ce moment je ne rêve que de ça !!!! De l’eau, de l’eau, de l’eau…. Nager, nager, nager…..

Je rêve d’une mer sublime, d’une grande étendue d’eau. Je rêve de sel, d’iode et de vagues douces. Je rêve d’eau tiède, mais pas trop. Je rêve de perdre mon regard sur une immensité d’eau, je rêve d’y immerger mon corps, ma peau. Je rêve de cascades ruisselantes et de fraîcheur. Je rêve de thé glacé, de glaçons… Je rêve de salades de fruits, avec de la pastèque, du melon et des fraises…

Alors, à défaut de mer, ou de lac je me contente de ce que j’ai… C’est la canicule en Alsace, entre 36 et 37° cette après midi. Bien sûr j’en profite un max, on l’a assez attendue notre chaleur, notre soleil. Mais chez nous ça vient toujours tellement vite que ça épuise…  A la maison, on se traîne, on cherche l’ombre, le frais. Et j’ai fait hier ma première baignade dans notre petite piscine que nous venons de remettre (autoportante, donc se range chaque hiver). Pas d’étonnement mais vous me verrez moins chez vous pendant quelques jours. J’ai terminé mon billet sur « Les arbres voyagent la nuit », il sera publié demain. Bonne journée à tous !!

Source par là et par ici.