Une journée à Paris ??! Ben non une journée à Strasbourg ;0)

Hier la journée a été plus que réussie, nous avons passé la journée à Strasbourg, rendre une petite visite à Fille ainée. La journée était belle, un beau soleil, pas trop froid ni humide, bref une journée parfaite pour ce que nous avions prévu. Tout d’abord un petit passage à son appartement. Elle commence à être bien installée, une nouvelle housse de couette noire et blanche, un tapis rouge moelleux à souhait, des rideaux… Un joli petit confort. Son appartement est dans la vieille ville, dans le plus joli quartier de Strasbourg donc. Il faut juste s’habituer à l’animation intense et aux bruits qui vont avec ;0) Mais elle semble bien s’acclimater !! Nous avions dans nos bagages ce qu’elle désirait depuis longtemps ; un petit chaton pour lui tenir compagnie. Il a passé tout le trajet dans sa boite à chat et a été très sage, quelques miaulements au départ, pour finir par son installation en boule sur la couverture que je lui avais mise. Un amour… C’était donc le bonheur quand nous sommes arrivés ;0)

Peu après, une promenade dans la petite France, magnifique,    Nous avons même eu la chance de voir passer un bateau mouche. La promenade a continué pour nous emmener doucement vers le restaurant ou elle travaille en extra (Fille Ainée est à Strasbourg pour ses études)  nous avons donc découvert son lieu de travail (l’ambiance est bonne et elle été bien accueilli par le reste du personnel).  Pour notre part nous avons été traités comme des coqs en pâte et nous y avons passé un moment très sympathique. Son petit ami était là aussi et cela faisait longtemps que nous n’avions pas passé autant de temps tous les six. Le décor était vraiment très chic, avec leur plafond décoré de tableaux et leurs banquettes en cuir, on se serait cru dans un café restaurant de  Vienne :0)

Plus tard nous avons fait une petite visite à la cathédrale de Strasbourg ; sublime… Un joli moment apaisant, hors du monde, comme une petite bulle de sérénité… A l’intérieur des vitraux grandioses, sa célèbre horloge astronomique avec ses automates, sa rosase, le mont des oliviers, ect… On pourrait y passer des heures… 

Une visite s’imposait après cela à la librairie Kleber ; immense…J’étais comme une petite fille dans une grotte aux trésors, des livres en quantité industrielle, des tables archi bien remplis, tout ce qu’on veux en littérature, BD, mangas, beaux livres, poésie ect… Je n’ai pas eu le temps de tout découvrir mais je reviendrais ;0) Je suis reparti avec ça, mais c’était dur de me limiter ;0) Le mur invisible. de Marlen HaushoferL'été des noyés. de John Burnside

Une petite visite également dans la boutique de thé Dammann, j’ai dévolu mon choix sur deux thés de Noël  Noël à Pékin, déjà dégusté depuis et délicieux ; « Mélange de thés de Chine (thé noir et thé vert au jasmin), arômes fruit de la passion, mangue et ananas, huile essentielle de bergamote et enrichi de fleurs de jasmin ». Et Noël à Paris ; « Mélange de thés noirs agrémenté de pétales de fleur. Nuances fruitées d’amande et de cerise, relevées d’une pointe de pain d’épices et de gingembre ». Pour une passionnée de thé comme moi, c’était aussi la caverne d’ali baba ;0)

En bref une de ces journées qui reste précieuse dans notre mémoire…

(les photos ne sont pas les miennes, j’ai préféré « vivre » ma journée et en fait je n’y ai pensé qu’en rentrant chez nous ;0)

Nox, Ici-bas (1) d’Yves Grenet

  » Ce soir il semble tellement malheureux que je ne me sens pas autorisé à lui faire la morale ou à lui jeter à la figure un « Je te l’avais bien dit ». C’est trop tard et le mal est fait. Pouvait-il échapper à cette épreuve avec des parents qui le conditionnent depuis des années à suivre une voie toute tracée ? Nos vies seraient-elles décidées à l’avance ? Serons-nous obligés de les vivre malgré nous ? » (p178)

Ce roman c’est tout d’abord, de la même façon que l’était déjà « Combat d’hiver » de Mourlevat, un monde du futur extrêmement bien dépeint, c’est une atmosphère ténébreuse dans laquelle on plonge sans pouvoir s’extraire. Un monde dur, un monde pas très engageant, un monde pollué à l’extrême. Il y a la ville basse et la ville haute, dans la ville basse un brouillard appelé « La Nox » empêche de voir même à dix pas.

 » Ici les rues sont obscures même dans la journée car un brouillard noir et opaque enveloppe la ville basse en permanence. On appelle ça la nox. » (p7)  » Ce sont des nuages de pollution si denses qu’ils empêchent toute lumière de les traverser. » (p37)

Les hommes sont obligés de pédaler et de marcher sans cesse pour pouvoir s’éclairer. Ils sont équipés de chenillettes qui leur permet d’emmagasiner de l’énergie pour plus tard.«  Depuis qu’on sait marcher, on est tous équipés de chenillettes sous les chaussures. Leur frottement sous le sol entraîne un mécanisme qui conduit l’énergie produite jusqu’à une dynamo qui elle-même convertit notre force motrice en éclairage (p8). Ils peuvent aussi économiser cette énergie, se mettre en « mode stockage » et remplir des piles qu’ils utilisent ensuite pour alimenter diverses objets du quotidien, par exemple le frigo. Ce qu’ils font très souvent d’ailleurs, ils en ont l’habitude et vivent une grande partie de leur vie dans le noir complet. C’est invivable, mais pourtant ils survivent…

Là-haut chez les riches, il en est tout autre ; « Chez les riches, les lampes s’allument quand on appuie sur un bouton et brillent sans qu’on s’en occupe. On nous l’a expliqué à l’école professionnelle. Y en a qui ont de la chance » (p7). Et ils n’ont bien sûr pas d’autre choix que d’accepter cette situation et leur condition sociale. Cette « Nox » est bien évidemment toxique, leurs poumons sont mis à rude épreuve et  leur espérance de vie est courte, très courte. Dès que les bébés naissent on les habitue à ne pas respirer trop fort, à ne pas crier  » à ne pas trop ouvrir la bouche pour ne pas avaler d’air vicié, à parler bas, à ne jamais crier. Depuis leur enfance, on leur répète que, pour leur propre bien, ceux du bas ne doivent jamais se mettre en colère ou se révolter car ils s’exposeraient eux-mêmes physiquement à un grave danger. » Les bébés hurleurs ne dépassent pas  leur première année ! La conséquence de cette durée de vie limité est que les jeunes sont contraints de trouver très vite un compagnon ou une compagne, de se marier et de faire un enfant. Cela leur est obligatoire et cela dès leur 17ième année.

Dans la ville basse vit Lucen et ses amis. Et dans la ville haute vit Ludmilla, pour elle la Nox porte le beau nom poétique « des plaines mauves ». Nous avons donc les deux versions de la ville haute et basse. Bien sûr on ne dit pas toute la vérité aux enfants du ‘haut »  c’est par la voix de sa gouvernante Martha (qui elle vient de la ville basse) que Ludmilla apprendra que des gens vivent  là, dans la pénombre. Ce jour là elle comprend que son père est capable de mensonges et qu’il y a peut-être beaucoup à découvrir.

Mais pour autant ceux d’en bas ne sont pas tous des moutons, les pères des trois amis de Lucen sont tous engagés dans des camps différents. Le père de Gerges est le responsable de la milice des Caspistes (CASP pour chacun à sa place). C’est un parti radical qui lutte contre tous ceux qui veulent remettre en cause l’ordre fondé sur la séparation des riches et des pauvres. Ils sont violents, leurs actes sont protégés par les autorités. Le père de Jea appartient à l’autre camp ; le parti Coiviste (COIV pour Chacun où il veut) militent pour le droit de chacun à choisir son lieu de vie. Le père de Maurce a disparu depuis trois ans, il entretenait, selon les rumeurs, des liens étroits avec des terroristes proches des Coivistes radicaux.(p48). Tout ceci donc complique gravement leur amitié.

  » Nous avons donc décidé d’un commun accord d’éviter toutes les discussions qui touchent aux convictions de nos parents, mais c’est de plus en plus dur car, en vieillissant, mes copains brûlent de s’engager à leur tour. Ils m’en parlents parfois en secret car ils savent que je suis fiable. Peut-être aussi me croient-ils tous neutre parce mon père ne prend jamais parti. » (p49)

Vous l’avez déjà compris mais j’ai été totalement emportée par cette lecture. Elle m’a secouée, bousculée, émue… Bref une totale réussite pour moi  que ce roman jeunesse.

La tentatrice cette fois, celle qui m’a fait choisir ce livre là dans ma librairie, c’est Yulenka et voici un petit extrait de ce qu’elle en dit :  » C’est un roman qui se dévore. C’est un roman très intelligent, et très bien construit…/… l’aspect psychologique est la clef du récit. Il démontre que rien n’est tout noir ou tout blanc. Choisir le bon ou le mauvais camp peut parfois tenir à peu de choses. Les malentendus, la manipulation psychologique, l’identité, l’amitié, la loyauté, l’amour, la haine…. Autant de choses qui posent les personnages sur le fil… Que ferions-nous à leur place ?

C’est cette humanité qui m’a plue dans Nox. Ces aspects de l’humain imparfait, fragile, qui se débat avec lui-même. Quitter le monde de l’enfance avec ces certitudes et ces amitiés « à la vie à la mort », pour plonger dans un monde adulte binaire, trahir l’enfant qui est en soi, en étant persuadé d’agir au mieux pour les siens…

Lu par Moka et par George également. La suite est bien évidemment déjà dans ma PAL, j’attendais juste d’avoir rédigé mon avis pour pouvoir m’y mettre Nox Tome 2 : 'Ailleurs'. de Yves Grevet Voilà chose faite :0) Source des photos

Challenge Halloween Chez Lou et Hilde

Dark Shadows bis

Dark Shadows c’est ;

Un château de contes de fées, défraîchi…. mais qui retrouvera toute sa splendeur…

Une psy qui cherche au fond de la bouteille la façon d’exercer son métier mais qui manipule le mensonge et la fourberie d’une façon qui la perdra…

Une gentille loup garou qui fait ouaf…

Une sorcière qui n’a plus de chair, et qui est friable…

Un vampire qui mets la famille au dessus de tout et qui manie un grammatical désuet, totalement suranné mais si beau…

Un amour manipulateur étouffant et  malsain, telles les tentacules d’une pieuvre…

Un petit village de pêcheurs que l’on dirait tout droit sortis d’une carte postale…

Des couleurs délavés et d’autres totalement flashy…

Un trésor caché par tout un système de mécanique ingénieuse…

Des statues qui s’animent et qui enlacent…

Un fantôme éthèré, couleur d’une ciel sous la lune pleine, qui protège son fils comme une lionne…

Mon premier billet bien plus complet juste par là 

Le billet de Syl et celui de l’Irrégulière.

REvu pour le challenge Halloween de Lou et Hilde

 

La reine des mots d’Armand Cabasson

 Le mot de l’éditeur :  » Je m´appelle Jenny et, depuis quelques temps, je pars en vrille. Avant tout allait bien et maintenant tout va mal, tout va de pire en pire, je coule ! J´ai inondé mon lycée (on va dire que c´était presque involontaire), déclenché l´alarme incendie, je sème les catastrophes partout où je passe… Évidemment, mes parents paniquent. Ils se sont mis dans la tête de m´emmener voir un psy ! Me voilà face à ce type. Mais qu´est-ce que je fous là ? Il me dit que je ne suis pas folle (mais j´espère bien !). Il veut essayer de m´aider. Bon courage »

C’est George, qui, la première, m’a donné envie de lire ce livre. Et je l’en remercie parce que c’était une lecture très agréable. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, l’humour, le jeu avec les mots… Et Jenny est un personnage très sympathique. C’est une lecture jeunesse vraiment très, très réussie.

« La reine des mots » : ce titre là ne pouvait que me parler, et le sujet m’a tout de suite interpellé. Et cette lycéenne amoureuse des mots, amoureuse des livres ne pouvait que me rappeler quelqu’un… Ce livre fait d’ailleurs référence à beaucoup de titres en littérature… ça m’a d’ailleurs redonné envie de relire, encore une fois, « Syngué Sabour », ainsi que de découvrir d’autres titres dont il est question.

Bon, en vrac, voilà ce que vous découvrirez dans ce livre :

Un père amoureux des chiffres et des étoiles qui rêvaient d’être un astronaute.

 » Lui, il racontait à sa minuscule Jenny enfouie sous la couette l’histoire d’Apollo 11, de Neil Armstrong s’extirpant de son module ce 21 juillet 1969  pour aller marcher sur la Lune. Avec de grands gestes, il me décrivait les formidables enjambées de cet astronaute, parce que la pesanteur est six fois plus faible là-bas que sur Terre… Il illustrait son récit de photos publiées dans d’énormes livres, si bien que tout cela était concret, tangible. Les princes dont il me parlait n’avaient que faire d’aller embrasser des princesses endormies, ils n’avaient pas de temps à perdre au bal, les dragons qu’ils combattaient s’appelaient Spoutnik ou pesanteur terrestre… Quand à ses grands méchants loups ils hurlaient à la lune. Ainsi, chaque soir, tandis que des millions de petites filles s’endormaient pour rêver de leur paradis (se marier avec un prince charmant, vivre heureuses, avoir beaucoup d’enfants), moi je relevais des défis insensés et je m’élançais à la conquète de l’Univers, pour cueillir des bouquets d’étoiles ou effeuiller la Voie lactée. »

Un psy super efficace, qui donne pour prescriptions des livres et des pages. Et qui lui offre à la fin de chaque séance un mot de psychiatre.

 » Les mots sont mes friandises et je n’ai jamais goûté celui-là, alors je le fais fondre dans ma bouche. « 

Une jeune fille un peu déboussolée mais tout de même assez mature.

 » La psychologue scolaire trouve que je suis hyper-mature. Elle a peut-être raison dans certains domaines, mais je sens aussi encore en moi de grands blocs d’enfance, des icebergs qui fondent et se fissurent. » 

Un très chouette week-end à la campagne passé au bord d’une mare à bouquiner et observer les grenouilles. A boire du café et se projeter dans une tapisserie représentant une forêt imaginaire peuplé d’oiseaux fantastique. Pour finir par une averse et une promenade dans une campagne mouillée et odorante.

 » Nous avons perdu le paradis mais nous en avons gardé le parfum »

 » J’atteins le secret du bosquet pour découvrir la mare verdâtre aux contours tourmentés. Plantes aquatiques et roseaux y prospèrent avec délice, se délectant d’eau croupie. Tout y est foisonnant et emmêlé, les plantes s’enchevêtrent et s’embronchent dans les racines des saules pleureurs, les bouleaux aux troncs en trait de craie rayent de blanc les verts acharnés… Tout de suite, j’aime cet endroit. C’est comme ça. Un coup de coeur pour ce grand désordre. Si j’étais peintre je le peindrais, photographe je le photographierais. Mais je ne suis qu’une jeune fille folle de lecture, alors je le mange des yeux et je le mange de mots.  » 

Une après midi douillette passé dans un salon de thé à se gaver de sucreries en compagnie d’une personne dont je ne vous donnerais pas l’identité.

 » Le gâteau se désagrège dans ma bouche, la vie ne devrait être rien d’autre qu’une mousse de noix riche en beurre »

En bref un style, une écriture, que j’ai adoré. Une vraie lecture bonheur, un livre qui se déguste doucement, à petites gorgées. Je vous le recommande fortement (et je m’arrête là parce que je me suis promis de faire des billets plus courts…). Liyah donne des liens, inutile de le faire, je vous donne juste ceux de George et de Mirontaine. Lu par Titou aussi. (billet du 03/05/11 réactualisé)

Disputes et chapeaux d’Yvan Pommaux

Le mot de l’éditeur :  » Corbelle est tout émue. Elle vient de retrouver le chapeau que Corbillo lui a offert lors de sa demande en mariage. – Mais pas du tout ! s’exclame celui-ci. Jamais je ne t’aurais offert une horreur pareille ! – Mais si ! Souviens-toi, c’était près de la mare. – Absolument pas ! C’était près du chêne ! Et il n’en faut pas plus pour qu’une scène de ménage éclate. – J’aurais mieux fait de ne jamais te demander en mariage ! Lâche Corbillo, furieux.
Cette fois, c’en est trop ! Corbelle fi le à tire-d’aile chez son ami Chouca qui donne une fête chez lui, dans les beaux quartiers de Paris. Et Corbillo reste seul, rongé par le remords. – Te montrer gentil avec Corbelle, voilà ce que tu dois faire, lui conseille Rouge-Gorge. Bon. Cette fois, c’est promis, c’est juré, Corbillo va se montrer gentil. Il achète un cadeau (un chapeau, bien sûr !) pour sa belle et file la rejoindre à Paris.
Mais dans certaines circonstances, rien n’est plus difficile que de rester gentil ; n’est-ce pas, Corbillo ? »

Réédité tout récemment par l’Ecole des loisirs dans la collection Mille bulles. J’en ai donc profité pour me lancer dans la lecture d’un des albums d’Yvan Pommaux. Parce que c’est encore un auteur que je voulais découvrir absolument. Ce livre jeunesse est un juste milieu entre l’album et la BD. Et c’est une vraie petite pépite. C’est très drôle, et ça dédramatise les petites disputes qui peuvent subvenir au sein d’un couple. Et puis j’ai vraiment apprécié le coup de crayon d’Yvan Pommaux, les personnages sont vraiment bien croqués, ils en deviennent très sympathiques…

C’est l’histoire de deux corbeaux, mari et femme, qui se nomme  Corbelle et Corbilllo… D’un chapeau retrouvé et symbolique d’un doux souvenir… L’histoire d’un mari oublieux… D’une demande en mariage près d’une petite mare (et non pas au pied d’un chêne ;0) D’un cousin qui a voyagé au bout du monde et qui maintenant habite dans les branches d’un cèdre (et non pas dans un peuplier ;0)…

« – Mais tu as la manie de me contredire ! Mon cousin Corblac n’a jamais quitté son peuplier !!
– Bien sûr que si !
– Mais enfin nom-d’un-grillon, je le sais mieux que toi ! C’est MON cousin, ce n’est pas le tien !
– ça n’a rien à voir, d’ailleurs ton cousin Corblac n’habite pas dans un peuplier, mais dans un cèdre. Tu confonds avec ton cousin Corblic !
– Celle-là c’est la meilleure !! Tu connais mieux ma famille que moi à présent !! (ect, ect ;0) (p11)

L’histoire de mots dits sous la coupe de la colère mais qui sont regrettés bien vite… D’un corbeau qui somatise et qui reste au fond de son lit pour pleurer… L’histoire d’une jolie boutique « Au chapeau chic » où l’achat d’un nouveau chapeau « bleu profond, comme votre amour, avec un ruban noir, comme cette oiselle, et des fleurs multicolores » (p20) sera fait…

Et le reste est à découvrir ;0) Lu aussi par Margotte

ob_76eace_logoalbums2014[1]  Lu pour le challenge de Hérisson  4/20

Et aussi pour le Challenge  Petit bac 2014 de Karine, catégorie « objet » 

Le challenge Halloween revient avec le mois d’octobre

Avec le mois d’octobre revient le fabuleux challenge Halloween de Lou et Hilde que j’adore !! C’est devenu chez moi une tradition et depuis quelques années je ne peux plus me passer de ce challenge. L’année dernière il avait vraiment été complet et je m’étais amusé comme une folle à orienter mes lectures et mes séances cinéma vers une direction halloweenesque ;0) Comme d’habitude elles nous ont concocté  un programme aux petits oignons dont nons devrions nous délecter ;0) Le programme des deux capitaines de cette croisière sont par ici pour Lou et pour Hilde, et les billets récapitulatifs sont par là pour Lou et pour Hilde. Il y aura aussi le Read-a-thon du grand final qui se tiendra le 01 et 02 novembre.

Il me restait deux, trois petites choses du programme que je m’étais concoctée dont la lecture du Livre des choses perdues de Connolly Le livre des choses perdues. de John Connolly J’ai envie également de me relire Lady  Hunt Lady Hunt. de Hélène Frappat que j’ai tant aimé mais dont je n’avais pas trouvé le temps de parler. Je pense que je profiterais du prochain RAT pour cette relecture. Mais il y a également des idées de nouvelles lectures, tout d’abord « Les brumes de l’apparence » de Frédérique Deghelt  Les brumes de l'apparence. de Frédérique Deghelt et « Esprits d’hiver » de Laura Kasichke Esprit d'hiver. de Laura Kasischke Et j’essayerais bien évidemment de vous parler des lectures déjà faites lors du dernier RAT ; les BD Fox et le livre jeunesse Nox.

J’ai pensé aussi à un titre de ma PAL noire  » La peau froide » d’Albert Sanchez Pinol La peau froide. de Albert Sanchez Piñol dont le sujet semble tout à fait effrayant. Je n’avais pas trouvé non plus, l’année dernière, le temps de me regarder « Les autres » Les Autres un de mes films, dans le genre, préféré. J’espère que cette année sera la bonne… Je me suis revu récemment Insidious  aussi et j’espère trouver le temps (décidément je cours après le temps ;0) de vous en parler. C’est un film vraiment effrayant mais que j’aime beaucoup. J’aimerais vraiment maintenant avoir l’occasion de voir le deuxième chapitre. A suivre donc… Comme l’année dernière le challenge prendra fin courant novembre, nous avons donc des semaines devant nous ;0) Source des photos sauf pour la 1ière, un petit clic vous y emmènera.

Mes tentations pour cette rentrée littéraire

Après vous avoir parlé de ma réinscription au nouveau challenge de la rentrée littéraire je n’ai pas d’autre choix de vous parler de ce qui me tente. Je sais que c’est un peu tard mais je n’ai pas encore eu le temps (encore une histoire de temps !!!) de me consacrer à cette rentrée littéraire nouvelle, et donc ma priorité pour les semaines à venir seront ; la rentrée littéraire, mes lectures pour le challenge Halloween et les quelques partenariats que j’ai en retard ;0)

Le mot de l’éditeur : « Elle grandit dans le nord de la Norvège, entre une mère insaisissable mais présente, une petite soeur qu’elle protège, un père qu’elle méprise avant de le haïr. Elle n’est pas coupable du mal qu’il lui fait. Puis elle aime le rock, la danse, les mains de l’apprenti électricien. Elle surnage face à la honte, part à la ville étudier. Son père est loin, c’est bien, mais son jeune fils aussi est loin. Elle lit, et brave son silence dans l’écriture. Elle se marie, publie, devient écrivain. Se bat pour sa liberté et son droit à vivre comme elle le souhaite. Avec pudeur et sans fard, Herbjorg Wassmo raconte ce qui fait une vie, en la présence majestueuse du Grand Nord. »

Le mot de l’éditeur : « Tout va vient, la mer est calme, Joseph, 37 ans, mène sa barque comme il peut. Comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement rien n’a changé depuis l’enfance. Si ce n’est qu’il n’est plus un enfant, qu’il en a un, Noé, et que le bateau prend l’eau. La mère de l’enfant s’en va puis l’enfant à son tour – le temps des vacances. Joseph déboussolé prend le maquis. Le baron perché se serait réfugié dans son arbre, Alexandre le Bienheureux dans son lit, Robinson dans la boue de ses sangliers. Joseph, lui, commence par grimper dans la cabane qu’il a construite dans un arbre du jardin. Objectif : ranimer ses rêves. Puis il découvre un second refuge : les autres, leurs histoires, leur présence ; celles d’une jeune fille et d’un clochard notamment. Avec l’obstination placide d’une tortue qui cherche sa première fleur de pissenlit, Joseph traverse la nuit, essuie l’orage. Victorieux, décrotté, prêt à tout. »

Le mot de l’éditeur : « «La nuit où j’ai rencontré Kat-Epadô, j’étais seule dans une baraque isolée, porte fermée à double tour. Autour de moi, la tempête. A perte de vue, des forêts.» ZsaZsa, une romancière, quitte Paris pour aller dans les montagnes étudier la langue des oiseaux. Elle n’imaginait pas que le soir même, allumant l’écran, elle allait rencontrer une étrange Japonaise dont l’écriture la fascine aussitôt par son charme maladroit.  Un jour, celle-ci débarque. Elle a peur. Pourquoi ces deux jeunes femmes vont-elles fuir ensemble à travers les forêts ? De nuit ? Qu’est-ce qui les lie ? Qui les poursuit ?

Le mot de l’éditeur : « Sa mémoire n’est qu’une crise d’amnésie. De son enfance, elle a tout oublié sauf la peur et l’ennui coriace. De ses vingt ans, elle a tout oublié sauf son absence au monde. Elle a même oublié Césarée, la ville en ruine qu’elle déclarait « inoubliable » dans une lettre envoyée à sa mère. Elle a juste retenu le vers de Racine, « je demeurai longtemps errant dans Césarée ». Heureusement, sa mère a écrit un journal où elle raconte ce qu’elles ont vécu ensemble, avec et sans le père. Sa mémoire c’était sa mère, et elle vient de la perdre – la mère, le jardin, la maison. Elle vient de vider la maison, dans le chagrin et la colère. « Ma mère, c’était après moi le déluge. J’entasse au grenier un bordel monstre, tu te taperas un jour le remake du nettoyage des écuries d’Augias, mais je ne serai pas là pour le voir. » Heureusement, il y a les copains, qui la baladent du chagrin au rire, et c’est toujours le rire qui la sauve. Alors, armée du récit maternel, des photos d’époque et de ses trous de mémoire, elle s’attaque au puzzle, elle reconstruit la vie de sa mère et la sienne, quitte à les trafiquer – peu importe, une vérité mouvante et floue arrive à surnager. Et maintenant, elle aime sa mère. »

Le mot de l’éditeur : « Durant l’été 1888, Hugo Boch, jeune peintre d’origine belge, prend pension chez Marie Gloanec, à Pont-Aven. Ce village pittoresque du Finistère attire l’avant-garde qui, rejetant l’académisme, cherche à peindre d’après nature. Même des Américains viennent ici finir leurs études, comme ils iraient à Rome… Le chef de la meute est un certain Gauguin, autodidacte à la grande gueule qui croit en son génie, et mène une correspondance avec un type intéressant à ce qu’on dit, un Hollandais, Vincent Van Gogh, reclus dans le Sud. Hugo, lui, n’est plus sûr de vouloir continuer à peindre, après avoir raté l’entrée aux Beaux Arts. Ce qui l’intéresse vraiment, c’est la photographie, mais elle n’est pas encore considérée comme un art, au mieux comme une aide technique pour les peintres ou un passe-temps… Bientôt ses parents, des industriels de la faïencerie Villeroy et Boch, lui coupent les vivres. Durant les deux années qui suivent, Hugo fait rupture avec les siens, s’enferme dans une certaine solitude, à la recherche, peut-être, de sa singularité, notamment un rapport énigmatique avec la mort au travers de la photo… »

Le mot de l’éditeur : « Mortimer s’est préparé à mourir le jour de ses 36 ans, comme cela a été le cas pour tous ses ascendants mâles. Il a quitté son travail, rendu son appartement et vendu sa voiture. mais la malédiction ne s’abat pas sur lui. Que reste-t-il à faire, lorsque la mort attendue ne vient pas ? Il faut apprendre à vivre vraiment ! Après ses précédents succès, notamment La tête en friche et Bon rétablissement, tous deux adaptés au cinéma par Jean Becker, Marie-Sabine Roger revient avec un roman plein d’humanité, aux personnages émouvants, croqués avec humour et justesse. Une belle réflexion sur le sens de la vie ! »

Le mot de l’éditeur : « Dans une île du nord de la Norvège, un endroit désert, magnifique et spectral où l’été est miraculeusement doux et radieux, Liv vit avec sa mère, une artiste peintre qui s’est retirée là en pleine gloire pour mieux travailler. Son seul ami est un vieil homme qui lui raconte des histoires de trolls, de sirènes et de la huldra, une créature surnaturelle qui apparaît sous les traits d’une femme à l’irrésistible beauté, pour séduire les jeunes gens et les conduire à affronter les dangers et la mort. Noyades inexplicables et disparitions énigmatiques se succèdent au cours des nuits blanches de cet été arctique qui donne aux choses un contour irréel, fantasmagorique. Incapable de sortir de l’adolescence et de vivre dans le monde réel, Liv erre dans ce paysage halluciné et se laisse dangereusement absorber dans la contemplation des mystères qu’il recèle. Voici un livre d’une intense poésie. Lyrique. Féerique. Dérangeant. Comme souvent chez Burnside, on est à la limite – difficile à appréhender – entre ce qu’on sait et ce qu’on rêve. On est aussi dans un grand thriller. »

Le mot de l’éditeur :  » Méconnue de son vivant, une artiste new-yorkaise, Harriet Burden, fait, après sa disparition, l’objet d’une étude universitaire en forme d’enquête qui, menée auprès de ceux qui l’ont côtoyée, dessine le parcours d’une femme aussi puissante que complexe n’ayant cessé, sa vie durant, de souffrir du déni dont son oeuvre a été victime. Épouse irréprochable d’un célèbre galeriste régnant en maître sur la scène artistique de New York, mère aimante de deux enfants, « Harry » a traversé la vie de ses contemporains avec élégance et panache, déguisant en normalité triomphante son profond exil intérieur au sein d’une société qui s’est consciencieusement employée à la réduire au statut de « femme de » et d’artiste confidentielle. La mort brutale de son mari signe, pour Harriet, un retour aussi tardif qu’impérieux à une vocation trop longtemps muselée qu’elle choisit de libérer en recourant, à deux reprises, à une mystification destinée à prouver le bien-fondé de ses soupçons quant au sexisme du monde de l’art. Mais l’éclatant succès de l’entreprise l’incite alors à signer témérairement un pacte avec le diable en la personne d’un troisième « partenaire » masculin, artiste renommé, dont le jeu pervers va lui porter le coup de grâce. Gravitant de masques en masques et sur un mode choral autour de la formidable création romanesque que constitue le personnage de Harriet Burden, Un monde flamboyant s’impose comme une fiction vertigineuse où s’incarnent les enjeux de la représentation du monde en tant que réinvention permanente des infinis langages du désir. »

Le mot de l’éditeur : « Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d’un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l’amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s’offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d’Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu’en Floride. Le seul lien entre les personnages est l’événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l’illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d’abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l’anonymat. »

Le mot de l’éditeur : « Nageuse depuis sa plus tendre enfance et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas, mais est renvoyée aussi sec pour consommation de drogues et d’alcool. Lidia décide alors de participer au projet d’écriture de Ken Kesey, auteur culte de Vol au-dessus d’un nid de coucou, car, elle en est convaincue, l’écriture est sa vocation. La Mécanique des fluides n’est pas une histoire d’addiction, d’abus et de perdition : c’est le triomphe implacable du pouvoir des mots et de l’écriture. Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.

Le mot de l’éditeur : « Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l’Argonne. De retour à La Nouvelle Orléans, devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l’enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, 3 ans. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il est embauché comme troisième lieutenant (maintenir l’ordre et à l’occasion jouer du piano) sur l’Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi. Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz – orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales, et des bagarres, Sam cherche Lily, et met au jour un fructueux commerce d’enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous. Mais le vrai sujet, au-delà de cette chatoyante fresque naturaliste, tourne autour des liens du sang, de l’inanité de la vengeance, et de la transmission des valeurs. Ainsi que du destin des hommes revenus de la guerre déboussolés et sans travail, une question qui traversait déjà le roman précédent de Gautreaux, Le Dernier Arbre.

Le mot de l’éditeur : «  En 1939, le S.S. Saint-Louis, transportant quelque 900 juifs qui avaient réussi à fuir l’Allemagne, resta plusieurs jours ancré au large du port de La Havane à attendre l’autorisation de débarquer ses passagers. Le jeune Daniel Kaminsky et son oncle avaient attendu sur le quai l’arrivée de leur famille, sûrs que le trésor qu’ils transportaient convaincrait les fonctionnaires chargés de les contrôler. Il s’agissait d’une petite toile de Rembrandt qui se transmettait dans la famille depuis le XVIIe siècle. Mais le plan échoua et le navire remporta vers l’Allemagne tout espoir de retrouvailles. Des années plus tard, en 2007, le tableau est mis aux enchères à Londres et le fils de Daniel Kaminsky se rend à Cuba pour savoir ce qui s’y était passé concernant sa famille et le tableau. Il réussit à convaincre le détective Mario Conde de l’aider. Celui-ci, reconverti dans le commerce des livres anciens, découvre que cette toile représentant le visage du Christ était le portrait d’un jeune homme juif travaillant dans l’atelier de Rembrandt et y ayant étudié la peinture, contre toutes les lois des religieux. Leonardo Padura fait ici un panorama de l’exercice de la liberté individuelle, du libre arbitre à travers diverses époques depuis Rembrandt dans l’Amsterdam du XVIIe siècle, décidant de représenter des individus et non des idées, puis le jeune juif qui ose désobéir au Consistoire et apprend à peindre, et décide ensuite de suivre un nouveau Messie, jusqu’à l’éclosion des tribus urbaines de La Havane où une jeune émo paye de sa vie l’exercice de sa liberté dans une société figée. Leonardo Padura écrit un livre magnifique et profond et se sert de son habileté d’auteur de roman noir pour nous amener, sous la houlette de son héros Mario Conde, à réfléchir sur ce que signifie notre libre arbitre.

Le mot de l’éditeur : « Eté 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d’habitude. Echappant à la surveillance d’une mère aimante mais neurasthénique depuis son divorce, et d’un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n’en plus finir, rêvant de l’inattendu qui pimenterait leur existence. Et l’inattendu arrive. Cauchemardesque, une succession de meurtres de jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l’Etrangleur du crépuscule commence, menée par l’inspecteur Torricelli. Trente ans plus tard, Rachel, devenue une célèbre romancière, raconte cette quête épuisante. Après quinze meurtres, le tueur de la montagne a disparu. Un jour, pourtant, les deux soeurs s’étaient trouvées face à lui. Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s’est donné pour mission de retrouver cet homme. Et le dénouement, le lecteur le vivra en direct, de surprises en retournements. Joyce Maynard a écrit une belle et lyrique histoire d’amours rythmée par les tubes des années soixante-dix : celui qui règne entre le père et ses filles, celui qui unit à jamais les deux soeurs.

Evidemment c’est un premier choix, il faudra forcément expurger tout cela ;0) Mais certains feront de la résistance et finiront dans ma PAL. D’ailleurs je n’ai sciemment pas parlé de quelques uns qui le sont déjà. Il n’y aurait plus aucune surprise sans cela ;0)

Mes choix de l’année dernière