Albums enfants

ça sent bon la maman d’Emile Jadoul et Claude K. Dubois

  Le moment du coucher de nos tout-petits est un moment un peu délicat, un moment entre deux, un moment difficile de séparation, minuscule peut-être, mais parfois vécu douloureusement pour un petit bout. C’est un moment délicat, qu’il ne faut pas bâcler. Maman taupe le sait bien puisqu’elle prend le temps de lire une histoire et de faire un long câlin à son petit. Mais cela n’empêche, petite taupe ne l’entend pas ainsi. Elle a encore besoin de la présence de maman, de sa tendresse, de sa douceur. Et puis il y a les petites angoisses et les peurs liés à l’arrivée de la nuit, cela n’aide pas Taupinou à s’endormir, mais alors pas du tout. Mais maman taupe sait bien que son petit à besoin de sommeil (et elle aussi à la même occasion ;0) Alors elle ne cède pas, mais elle a une idée lumineuse (comme souvent en ont les mamans ;0) Elle donne à Taupinou son foulard qu’elle porte autour du cou. Ainsi Taupinou s’endort tranquillement, entouré qu’il est de l’odeur de sa maman chérie.

« Un peu de moi auprès de toi » dit maman taupe

Les illustrations sont adorables et délicieuses, des petites taupes tellement mignonnes qu’elles donnent envie de les papouiller et de les câliner… de les dévorer de baisers, de vrais doudous ;0) Elles sont adorables et craquantes, il n’y a pas d’autres mots !! J’adore ce que fait Claude K. Dubois ; c’est tellement doux, moelleux, chaleureux, d’une rondeur délicieuse !! Quelle tendresse dans ces pages, tellement que l’on pourrait croire la toucher. Une vraie merveille, j’ai été totalement conquise et touchée au cœur ! C’est vraiment une petite pépite qu’il faut avoir dans la bibliothèque. On pourra ainsi la ressortir indéfiniment, au moment du coucher. Un petit moment gourmand, de quiétude tranquille quand la nuit arrive et que nos tout-petits doivent dormir. C’est un vrai doudou cet album ;0) Je vous le conseille à 100% (oui, rien que ça ;0) Je l’ai même, pour ma part, exposé en tableau sur une des étagères de ma bibliothèque (où il a rejoint Lotte, fille pirate et Charlie le dragon ;0) Oui je fais ça souvent avec les albums enfants., j’en fais des petits tableaux, comme une vraie exposition d’art ;0)

« Taupinou se blottit contre Maman Taupe. Il a envie de rester comme ça tout le temps. »

Lu par Clarabel (clic) (et je me suis permise d’emprunter ses illustrations) ;  » ET C’EST ADORABLE ! Encore une fois. Le duo Emile Jadoul et Claude K. Dubois fait son beurre avec des histoires délicates, pleines de tendresse, aux illustrations douces et apaisantes. J’adore !  ♥ »

Jérôme (clic) ; « Le dessin de Claude K. Dubois est  à la fois simple et très expressif. En quelques traits il parvient à croquer une ambiance où le calme et la sérénité prédominent. On sent l’atmosphère bienveillante et chaleureuse de la maisonnée, le moelleux de la couette sous laquelle Taupinou finit par s’endormir et on se dit que décidément, il n’y a rien de mieux que l’odeur des mamans pour apaiser les enfants. »

Leiloona (clic) ; « Quel bonheur cet album ! Taupinou est un museau à bisous, j’aurais bien envie de le croquer de bisous ! Et ses petites menottes, raaaaaaaah. Trop chou. Les couleurs pastel, quant à elle, rendent l’ensemble bien douillet, bien cosy : on a envie d’habiter avec eux ! En arrière plan, rien ou presque … Ces deux-là s’entendent merveilleusement bien et on a très envie de partager la même chose avec son Tro’Gnon …

Mary (clic) ;  » Un concentré de tendresse et de câlins ! Voilà un petit album feutré, plein de douceur dans les traits et les couleurs, une ambiance toute intimiste à lire aux enfants (et aux parents!) amateurs de doudous, de lits douillets et de gros câlins. »

Galleane (clic) ; « C’est le mot qui décrit parfaitement l’album, touchant. Aussi simple que soit l’histoire, elle est touchante et l’enrobage lui amène la douceur qu’il faut pour faire craquer encore plus. Les dessins aux traits épais dégagent beaucoup de douceur, les couleurs utilisées accentuent encore plus cet effet. Cet album, c’est un petit bonbon, une petite friandise à déguster avec délicatesse.

ça sent bon la maman de Claude K. Dubois et Emile Jadoul

Ecole des loisirs, collection Pastel, septembre 2013

Tranche d’âge ; 3 à 5 ans

 Lu pour le challenge de Hérisson « Je lis aussi des albums 2017 » 1/10

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Lecture jeunesse

La reine des mots d’Armand Cabasson

 Le mot de l’éditeur :  » Je m´appelle Jenny et, depuis quelques temps, je pars en vrille. Avant tout allait bien et maintenant tout va mal, tout va de pire en pire, je coule ! J´ai inondé mon lycée (on va dire que c´était presque involontaire), déclenché l´alarme incendie, je sème les catastrophes partout où je passe… Évidemment, mes parents paniquent. Ils se sont mis dans la tête de m´emmener voir un psy ! Me voilà face à ce type. Mais qu´est-ce que je fous là ? Il me dit que je ne suis pas folle (mais j´espère bien !). Il veut essayer de m´aider. Bon courage »

C’est George, qui, la première, m’a donné envie de lire ce livre. Et je l’en remercie parce que c’était une lecture très agréable. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, l’humour, le jeu avec les mots… Et Jenny est un personnage très sympathique. C’est une lecture jeunesse vraiment très, très réussie.

« La reine des mots » : ce titre là ne pouvait que me parler, et le sujet m’a tout de suite interpellé. Et cette lycéenne amoureuse des mots, amoureuse des livres ne pouvait que me rappeler quelqu’un… Ce livre fait d’ailleurs référence à beaucoup de titres en littérature… ça m’a d’ailleurs redonné envie de relire, encore une fois, « Syngué Sabour », ainsi que de découvrir d’autres titres dont il est question.

Bon, en vrac, voilà ce que vous découvrirez dans ce livre :

Un père amoureux des chiffres et des étoiles qui rêvaient d’être un astronaute.

 » Lui, il racontait à sa minuscule Jenny enfouie sous la couette l’histoire d’Apollo 11, de Neil Armstrong s’extirpant de son module ce 21 juillet 1969  pour aller marcher sur la Lune. Avec de grands gestes, il me décrivait les formidables enjambées de cet astronaute, parce que la pesanteur est six fois plus faible là-bas que sur Terre… Il illustrait son récit de photos publiées dans d’énormes livres, si bien que tout cela était concret, tangible. Les princes dont il me parlait n’avaient que faire d’aller embrasser des princesses endormies, ils n’avaient pas de temps à perdre au bal, les dragons qu’ils combattaient s’appelaient Spoutnik ou pesanteur terrestre… Quand à ses grands méchants loups ils hurlaient à la lune. Ainsi, chaque soir, tandis que des millions de petites filles s’endormaient pour rêver de leur paradis (se marier avec un prince charmant, vivre heureuses, avoir beaucoup d’enfants), moi je relevais des défis insensés et je m’élançais à la conquète de l’Univers, pour cueillir des bouquets d’étoiles ou effeuiller la Voie lactée. »

Un psy super efficace, qui donne pour prescriptions des livres et des pages. Et qui lui offre à la fin de chaque séance un mot de psychiatre.

 » Les mots sont mes friandises et je n’ai jamais goûté celui-là, alors je le fais fondre dans ma bouche. « 

Une jeune fille un peu déboussolée mais tout de même assez mature.

 » La psychologue scolaire trouve que je suis hyper-mature. Elle a peut-être raison dans certains domaines, mais je sens aussi encore en moi de grands blocs d’enfance, des icebergs qui fondent et se fissurent. » 

Un très chouette week-end à la campagne passé au bord d’une mare à bouquiner et observer les grenouilles. A boire du café et se projeter dans une tapisserie représentant une forêt imaginaire peuplé d’oiseaux fantastique. Pour finir par une averse et une promenade dans une campagne mouillée et odorante.

 » Nous avons perdu le paradis mais nous en avons gardé le parfum »

 » J’atteins le secret du bosquet pour découvrir la mare verdâtre aux contours tourmentés. Plantes aquatiques et roseaux y prospèrent avec délice, se délectant d’eau croupie. Tout y est foisonnant et emmêlé, les plantes s’enchevêtrent et s’embronchent dans les racines des saules pleureurs, les bouleaux aux troncs en trait de craie rayent de blanc les verts acharnés… Tout de suite, j’aime cet endroit. C’est comme ça. Un coup de coeur pour ce grand désordre. Si j’étais peintre je le peindrais, photographe je le photographierais. Mais je ne suis qu’une jeune fille folle de lecture, alors je le mange des yeux et je le mange de mots.  » 

Une après midi douillette passé dans un salon de thé à se gaver de sucreries en compagnie d’une personne dont je ne vous donnerais pas l’identité.

 » Le gâteau se désagrège dans ma bouche, la vie ne devrait être rien d’autre qu’une mousse de noix riche en beurre »

En bref un style, une écriture, que j’ai adoré. Une vraie lecture bonheur, un livre qui se déguste doucement, à petites gorgées. Je vous le recommande fortement (et je m’arrête là parce que je me suis promis de faire des billets plus courts…). Liyah donne des liens, inutile de le faire, je vous donne juste ceux de George et de Mirontaine. Lu par Titou aussi. (billet du 03/05/11 réactualisé)

Littérature

Le journal de Frankie Pratt – Caroline Preston

 couverture  Coup de coeur
Editions du Nil, parution en octobre 2012, traduit de l’anglais par Katel Le Fur
Le mot de l’éditeur :
 » Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet : six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans en 1920 lorsque sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l’université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée : même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution vont finalement s’ouvrir à elle, à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l’encourage à s’installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l’écriture. Mais après quelques charlestons et verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SSMauretania, Frankie se prend d’amitié pour une « vieille fille aventurière » et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu’à l’appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un homme séduisant surgi du passé… Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l’aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d’un inquiétant rhume de poitrine. Mais même de retour à Cornish, Frankie ne saurait renoncer à sa quête de succès et d’amour… »
                                            
Ce livre c’est une vraie gourmandise, une lecture délice, une lecture bonheur… Il sera certainement rangé dans ma catégorie « livre bonbons au miel ». Je me suis vraiment régalée avec ce roman graphique.
Pourtant au début ce n’était pas gagné d’avance, je me suis dit, en le commençant ; bof, ça manque un peu de texte… Et pourtant une dizaine de pages plus loin mon jugement était totalement changé, j’étais ferrée !!
Cette présentation, d’un roman graphique en version scrapbook est vraiment une réussite. J’avais vraiment l’impression d’avoir retrouvé un vieux journal au grenier, tenu par une de mes ancêtres, et c’est vraiment charmant.
C’est un voyage vers les années 20 tout à fait délicieux…
Je n’avais qu’une envie alors que je l’avais fini, c’était de le reprendre du début immédiatement…
Vous trouverez dans ce livre :
Un pique nique fripon et pleins d’amoureux
La composition d’un trousseau exigé pour la première année pour l’université de Vassar :
 » 5 chemisiers blancs (avec col, décolleté discret)
5 jupes (pas d’ourlet à plus de 20 cm du sol)
2 foulards en soie de Vassar (§2,50 à la boutique du campus
1 paire de chaussures Oxford marron (pas plus de 5cm de talon)
calotte et broche de 1ière année (§1,25 ; §0,75 à la boutique du campus)
tunique et culottes bouffantes pour les exercices corsets (ni corsage, ni caraco)
bas (noirs ou blancs, pas de « couleur chair »)
porte-jarretelles (les bas doivent être portés avec des porte-jarretelles)
Les étudiantes sont tenues d’être habillés décemment dans les dortoirs.
Les pyjamas d’hommes et les « shorties » sont interdits » (p37)
Qu’à Vassar on fume (comme c’est interdit on souffle la fumée par le fenêtre), on boit des litres de café fait dans une cafetière électrique (parfaitement interdite aussi). Le truc c’est de sucer des pastilles « Life Savers » pour ne pas avoir une haleine qui ne sente pas la cigarette et le café… On apprend aussi le rag hawaïen et le fox-trot. On joue au bridge et on y mise de l’argent.
A Vassar on rencontre aussi Edna St Vincent Millay, poète et diplômée de la promotion 1917. 
On va à Greenwich village, à New York, se baigner à Coney Isalnd
On apprend le charleston et on va le danser dans les meilleurs dancings : Le pirate Den et le Village Barn
On fait le questionnaire de Bernarr Macfadden qui s’intitule « Etre Femme et épouse » pour voir si son prétendant est un bon parti.
On apprend le coeur battant que Lindberg à réussi son vol Transatlantique de New York à Paris le 20 et 21 mai 1927 et on boit du champagne pour l’occasion
On va voir la première séance de cinéma parlant et on est un peu déçu « le cinéma parlant n’est qu’un feu de paille et les films muets sont bien plus romantiques »
On écrit sa première nouvelle « le pilote » avec une Corona
Ect… ect…
Plongez vous sans attendre dans ce petit délice imagée !!
                                            
Un grand merci aux Editions du Nil
Lu par JoëlleNatSolenn,  AliceClaireVal et Martine
Le trailer du journal de Frankie Pratt :
Lu pour les challenges :
 Challenge « C’est la rentrée » de George
 Challenge 1% rentrée littéraire 2012 d’Hérisson
 Challenge le nez dans les livres de George
Lecture romanesque

Pour un tweet avec toi – Teresa Medeiros

Editions Milady, Collection Central Park. Le mot de l’éditeur ;  » Teresa Medeiros revisite le genre du roman épistolaire en 140 caractères maxi ! Auteure d’un presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre l’angoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par l’un de ses followers, « MarkBaynard » – un professeur d’université en congé sabbatique et twitteur hilarant –, Abigail retrouve l’inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ? « 

Cette fois encore c’est MyaRosa qui est à l’origine de cette envie lecture. Après la lecture de son billet je vous défie de ne pas être tenté !! En décembre j’ai toujours envie de quelques lectures romantiques. Après mon roman de Noël (Un cadeau inespéré de Françoise Bourdin) j’avais encore besoin d’une petite dose. Ce titre là à très bien réussi son rôle. C’est drôle, frais, charmant et tout à fait sentimental.

Inutile d’en rajouter dans un résumé autre que celui de l’éditeur, il en dit assez sans en dire de trop.

Mais je voudrais juste parler de quelques petites choses :

– La plupart des pages de ce roman sont sous forme épistolaire, en tweets, et du coup ça se lit très bien.

– J’ai adoré qu’Abigail soit complètement accro aux Frappuccino de Starbucks et occasionnellement à leur caramel Macchiato au lait écrémé

– J’ai adoré qu’elle vive en plein coeur de Manhattan dans un Plaza hôtel et que ces fenêtres donnent sur le Central Park, ça donne un côté totalement dépaysant au roman.

– J’ai adoré les noms qu’elle a donné à ses deux chattes : Buffy la tueuse de souris et Willow la gratouille

– J’ai adoré toutes les références à des films, des séries télé, dont certaines que je ne connaissais même pas.

– J’ai beaucoup aimé que tout ne soit pas rose bonbon dans ce roman et que des sujets graves soient abordés (la bipolarité de la mère d’Abigail, l’alcoolisme et…. non le reste je ne le dirais pas ;0)

Un petit extrait juste pour le plaisir :

 »  Abby_Donovan : Depuis quatre ans, on ne s’intéresse à moi que pour une seule raison : parce que je suis « Abigail Donovan, l’écrivain ».

MarkBaynard : Par opposition à Abigail Donovan, la luddite sans iPhone ni BlackBerry ?

Abby_Donovan : Je veux dire que j’apprécie que quelqu’un veuille discuter avec moi parce que je suis moi. Juste Abby.

MarkBaynard : Et la maman de Willow la Gratouille

Abby_Donovan : N’oublie pas Buffy la Tueuse de souris. Elle est très susceptible et elle nous écoute.

MarkBaynard : Ouais. Je ne voudrais pas qu’elle me dévore tout cru.

Abby_Donovan : Bon, je t’ai envoyé une photo. Si tu m’en envoyais une ?

MarkBaynard : Je n’ai pas de chat

Abby_Donovan : Je vois que tu tweetes depuis ton iPhone aujourd’hui. Envoie moi une photo de ce que tu vois à ce moment précis.

MarkBaynard : Ok. Attends une minute

MarkBaynard : T’es toujours là ? Voilà la rue de là où je suis assis. http//twitphoto.com/MB7sta

MarkBaynard : Abby

Mark Baynard : Abby, t’es toujours là ?

Abby_Donovan : Euh, Mark… C’est la tour Eiffel. Tu ne serais pas au casino Paris Las Vegas par hasard ?

MarkBaynard : Pas tout à fait.

Abby_Donovan : Tu es à Paris ? Tu étais à Paris depuis tout ce temps ? Le vrai Paris, En France ???

MarkBaynard : Je t’ai dit que j’étais un prof de de littérature en congé sabbatique voyageant à travers le monde pour écrire le Mauvais Roman Américain.

Abby_Donovan : Je croyais que tu blaguais pour les voyages.

MarkBaynard : Je n’avais pas l’air sérieux ?

Abby_Donovan : Tu n’as jamais l’air sérieux.

MarkBaynard : C’est une malédiction que je partage avec David Letterman, Groucho Marx et George W.Bush.

Abby_Donovan : Soupir mélancolique… J’ai toujours rêvé d’aller à Paris. Dis-moi exactement ce que tu es en train de faire, là, tout de suite.

MarkBaynard : Je t’envoie un tweet

Abby_Donovan : Pas ça !

MarkBaynard : Assis à la terrasse d’un café boulangerie-pâtisserie, je bois un expresso si noir et si serré que je suis sûr de rester éveillé une semaine.

Abby_Dononan : Oh, je peux presque sentir l’amertume du café moulu sur ma langue ! »

P56,57,58, texte extrait de « Pour un tweet avec toi de Teresa Medeiros

Source des illustrations

En bonus, par là les photos qu’Abby et Mark se tweetent, et c’est sur le site de l’auteur. (j’aurais aimé les trouver avant de commencer le roman, ça m’aurait amusé de suivre ça au fur et à mesure !!)

P.S. : Ne me dites que ce « genre » de lectures n’est pas pour vous. Je trouve que toute lecture est digne à lire. A chaque lecture son usage. Le genre romantique est là pour détendre et donner du bonheur. On ne lui demande pas d’être intellectuel ou d’apporter de grandes idées. Il y a d’autres livres pour ça.

En conclusion : à chaque livre son office :0)

Littérature

La reine des délices de Sarah Addison Allen

Le mot de l’éditeur :  » À la mort de son père, Josey décide qu’elle doit cesser ses caprices de petite fille et fait la promesse de se dévouer corps et âme à sa mère. Vingt ans plus tard, éteinte d’avoir été trop couvée, elle soigne sa solitude dans le placard de sa chambre, où elle cache des monceaux de sucreries. Et le jour où Della Lee Baker, battue par son compagnon, vient se réfugier dans cette même penderie, la vie de Josey bascule. Titillée par son aînée, elle s’ouvre enfin au monde et rattrape le temps perdu d’une jeunesse bridée. À 27 ans, elle commence enfin à vivre… »     

Cette fois c’est Mya Rosa l’investigatrice de cette lecture… Et depuis Sandy l’a lu aussi.

Ce roman porte vraiment bien son nom, c’est vraiment une lecture de délices… Et je sais déjà dans quelle catégorie je le mettrais, il fera parti de mes lectures « bonbons au miel  » Josey est une jeune femme qui n’est pas vraiment  « dans » la vie. Sa vie tourne autour de sa maman âgée dont elle s’occupe à plein temps. Elle tourne aussi également autour du placard de sa chambre ou elle cache des sucreries à gogo ainsi que des romans d’amour… C’est son réconfort… Sa « madeleine de Proust ».

«  Le placard secret était en réalité la penderie de la chambre voisine. Celle-ci contenait une immense armoire, un meuble épouvantablement lourd hérité de la famille Cirrini, qui occupait presque un mur entier et dissimulait cette penderie. Josey avait découvert par hasard la porte de communication et avait pris l’habitude de s’installer dans le réduit pour manger les bonbons qu’elle dissimulait dans ses poches étant enfant. A l’époque, elle se cachait juste pour inquiéter sa mère, puis elle s’était mise à remplir le placard de magazines, de romans à l’eau de rose et de sucreries. Des tas et des tas de sucreries. Des Pepito et des sablés, aux noix de pécan, des Régalad et des mi-cho-ko, des caramels mous et des bonbons aux noisettes, des pastilles à la cannelle et des berlingots au miel, des paquets de muffins Little Debbie. L’endroit dégageait une odeur réconfortante, une odeur de Halloween, de chocolat, de sucre et d’emballages de plastique froissés. » (page 18 et 19)

Il y a Adam aussi, le facteur, dont elle guette avec avidité la venue… Ou plutôt, elle le sent venir, tout comme le marin, sur le Titanic, qui dit sentir venir la glace (à la seule différence, qu’elle, c’est vrai !!!)

 « Comme par magie, elle le sentit qui approchait, tel un tiraillement au creux de l’estomac. Cela ressemblait à une sensation de faim, mais plus profonde, plus intense. Une délicieuse anticipation. L’attente d’une glace. L’attente du chocolat. Un nougat mou sortant d’une barre chocolatée. ../… Il remontait le trottoir. Il était en avance aujourd’hui…/… » (P21) 

Mais un matin, un évènement imprévu arrive à Josey, elle a la stupéfaction de trouver une femme dans son précieux placard. C’est Della Lee, qui semble fuir quelque chose, ou quelqu’un. La vie de Josey va alors prendre une orientation complètement radicale… Plusieurs histoires se croisent dans ce livre… Chloé Finlay y a aussi une place importante. Elle a une particularité incroyable : les livres apparaissent comme par magie, dans sa vie, pour lui apporter de l’aide. 

 « Prise de vertige, elle se retourna… et trébucha sur un volume posé à terre. Elle baissa les yeux en soupirant. Elle s’y était pourtant attendue. Qu’elle le veuille ou non, les livres apparaissaient toujours lorsqu’elle en avait besoin. Elle avait cessé de les dévorer lorsqu’elle avait rencontré Jake. Et depuis cinq ans qu’elle avait emménagé avec lui, ils s’étaient mis à lui rendre visite de moins en moins souvent. Lorsqu’ils apparaissaient tout de même, elle les ignorait. Après tout, comment expliquer un tel phénomène ? Des livres qui survenaient à l’improviste ? Elle avait toujours peur que Jake ne la prenne pour une folle. »

Vous trouverez dans ce livre, en vrac : De l’amouuuur…. Une histoire d’amitié naissante qui change la vie…. Des chapitres qui portent chacun le nom d’une sucrerie telles que «  Bonbons éternels », «  Barbe à papa », « Roudoudou » Une station de ski monté par un Italien ( Marco, le père de Josey ) qui met enfin de la vie dans l’hiver tristounet des habitants de Bald Slope… De la neige et du froid… La confection d’un sandwich aux œufs qui met l’eau à la bouche… Un homme qui n’a pas la fidélité dans le sang et qui… (ah non, là j’en dirais trop, à vous de découvrir….) Sachez aussi que la fin apporte une pirouette assez bluffante (même si je commençais à m’en douter un peu lors des dernieres pages) Vous l’avez compris j’ai été assez emballée par ce roman tendre, moelleux et douillet. Un vrai petit délice réconfortant… 

Des extraits sur mon blog ici et là aussi. (un petit clic)

Ceci est ma première participation au challenge de Syl : Les livres gourmands dans lequel je viens juste de m’inscrire… Source des photos

 Comment aurais je pu résister à un logo de Larsson, franchement ??!!!!

Littérature

Sous la glace de Louise Penny

Sous la glace   Coup de coeur !! Lecture commune avec Valérie
 Le mot de l’éditeur :
 » Lorsque l’inspecteur Armand Gamache est chargé d’enquêter sur un nouveau meurtre survenu au sein de la petite communauté de Three Pines, il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que la victime ne manquera à personne. D’ailleurs, personne ne l’a vue se faire électrocuter en plein milieu d’un lac gelé lors d’une compétition de curling. Pourtant, il y a forcément eu des témoins… Un deuxième roman qui confirme que Louise Penny est l’héritière naturelle d’Agatha Christie. »
 L’auteur est une auteur Canadienne, née à Toronto. Elle demeure actuellement, au Québec. C’est à peu près tout ce que j’ai pu trouver sur elle
   
J’ai vraiment adoré cette lecture !!!  Mais tout d’abord parlons des coupables ; j’avais très envie de découvrir cet auteur après la lecture des billets d’Allie, de Julie et de Richard… Vous savez déjà à quel point j’aime le Canada, j’aime sa grandeur magnifique, ses paysages sublimes, sa neige et ses lacs, et je trouve ses habitants très très chaleureux… Alors, comment aurais je pu résister à une lecture tellement faite pour moi ??
J’avouerais que, ce que j’ai aimé le plus dans ce roman, n’est pas l’ enquête policière, qui est pourtant pas mal du tout, mais bien l’ambiance et l’atmosphère qui règne dans ce roman… Ce roman est idéal pour les fêtes de Noël parce que vous y nagerez en toute béatitude… Il regorge de passages délicieux qui vous feront fondre j’en suis certaine… Et puis il y a aussi cette neige et ce froid qui j’aime tant mais que j’ai un peu du mal à trouver chez moi en ce moment… En effet, dans cette petite ville de Three Pines il neige, il y fait glacial et on y a tout intérêt à très bien s’habiller !!!
Les personnages eux aussi sont tout à fait craquants, j’ai beaucoup aimé l’inspecteur Armand Gamache, il m’a semblé d’une sagesse exemplaire cet inspecteur là… Il y a aussi les trois grâces, trois vieilles dames tout à fait originales… Et puis Clara et Peter, un couple éminemment sympathique…
Bref j’y étais si bien dans ce livre que j’y serais bien restée plus longtemps… Je compte bien prolonger le plaisir en lisant « Nature morte » chez le même éditeur…
Et il y a ce village, Three Pines, tellement bien décrit et qui apparait si chaleureux et douillet, que l’on ferait bien ses bagages immédiatement pour aller y vivre (en tout cas moi…)
 » En contemplant la boule à neige qu’était devenu Three Pines, elle se rendit compte qu’elle aimait observer le village à travers les formes magnifiques que dessinait le givre sur la vieille vitre.
Tout en prenant un chocolat chaud, elle voyait marcher sous la neige légère des villageois emmaillotés de vêtements aux couleurs vives. Ils se saluaient en agitant leurs mains enfouis dans des mitaines et s’arrêtaient parfois pour bavarder. Leurs paroles formaient des nuages de buée, comme des bulles de bandes dessinées. Certains allaient prendre un café au lait au Bistro d’Olivier, d’autres chercher du pain frais ou une patisserie à la boulangerie de Sarah. » (p19)
 
Le temps qui passe à Three Pines est d’une douceur absolu, on aurait presque l’impression d’être dans un conte de fées :
 » Arriver au cottage d’Em, surtout le soir, l’enchantait toujours. Il avait l’impression d’entrer dans ces contes de fées qu’il lisait, enfant, à la lueur d’une lampe de poche, sous la couverture, des contes remplis de maisonnettes couvertes de roses et de petits ponts de pierre, de cheminées rougeoyantes et de couples heureux, main dans la main. Son père, qui avait cru qu’il lisait Playboy, était soulagé, mais ce qu’il faisait était infiniment plus agréable et dangereux. Il rêvait de créer un jour ce monde de contes de fées et il avait réussi, du moins en partie. En regardant le cottage d’Em et sa lumière couleur de beurre qui brillait comme un phare, il savait qu’il était entré de plain-pied dans le livre qui l’avait consolé lorsque le monde lui semblait froid, dur et injuste.  » (p55)
   
Une lecture vraiment, vraiment délicieuse que je vous recommande chaudement… Des passages allèchants qui donne l’eau à la bouche, sur le réconfort de bons repas, de bonnes boissons chaudes et d’un feu de cheminée tellement attendus après des heures passés dans le froid…
Vous y croiserez aussi en vrac le concerto pour violon en ré majeur de Tchaikovski, le film  » Le lion en hiver » avec Katherine Hepburn et Peter O’Toole, Aliénor d’Aquitaine et son mari le roi Henri ainsi qu’ un rappel judicieux qu’il y a en toute chose une fêlure par laquelle la lumière pénètre…
Allez, un dernier passage, juste pour le plaisir :
 » Dehors, Gamache s’arrêta un moment pour s’orienter, puis se dirigea vers le lac Brume. Il avait toujours aimé Williamsburg. A la différence de Saint-Remy, qui était plus français, Williamsbourg était de tradition anglaise, bien que cela soit en train de changer en raison du mélange des deux langues et des deux cultures. Tout en marchant, il remarqua les jolies maisons et boutiques recouvertes d’une neige immaculée. Tout était tranquille : cette paix, ce calme hivernal, comme si la terre se reposait. Il entendait à peine les voitures sur le coussin de neige et les pas sur les trottoirs. Tout cela était assourdi. Une paix totale. » (p142)
Et ma première participation au challenge défi de Noël d’Evy 
Et à celui de Nadael pour l’hiver évidemment  challengeQuatreSaisonsGrand