Tentations de lectures

Deux, trois petites choses qui me tentent encore…

Bien sûr, J’ai déjà fait mon choix pour quelques titres… Mais d’autres encore me tentent terriblement (et cette année il y en a beaucoup…). Et je vous préviens, la longueur de ce billet risque d’avoir raison de votre patience ;0)

Premier choix :

Pas assez pour faire une femme. de Jeanne Benameur Mot de l’éditeur :  » La rencontre amoureuse avec un étudiant politiquement engagé bouleverse la vie d’une jeune fille. Peu à peu elle prend conscience de ce qui l’empêchait d’être une femme jusqu’à présent. » Pour quelle raison ? Parce que Benameur tout simplement :0) Lu par : Noukette et Moka

La grâce des brigands. de Véronique Ovaldé Mot de l’éditeur (un peu expurgé par mes soins) :  » Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l’ordre qu’elle avait cru installer dans sa vie s’en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l’adopter Peeleete, le fils de sa soeur.
Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l’esprit libertaire de la Californie des années 70. Elle n’est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d’un père, à la folie d’une mère et à la jalousie d’une sœur.  » Pour quelle raison ? Pour l’atmosphère magique, proche des contes, de Véronique Ovaldé. Lu par : Cathulu

Compartiment n° 6. de Rosa Liksom Mot de l’éditeur :  » En gare de Moscou, une jeune Finlandaise s’installe dans le train qui la mènera à travers la Sibérie, puis la Mongolie, jusqu’à la ville mythique d’Oulan-Bator. C’est avec Mitka qu’elle aurait dû réaliser son rêve, mais la voici seule dans ce compartiment n° 6, prête à traverser l’Union soviétique pour rallier les portes de l’Asie. Quelques instants avant le départ, un homme la rejoint et s’installe finalement face à elle.  Vadim Nikolaïevitch Ivanov est une véritable brute qui s’épanche sur les pires détails de sa vie, sans jamais cesser de boire. La jeune femme regarde défiler les paysages enneigés qui se répètent et se déclinent à l’infini. Alors que les villes ouvrières se succèdent, l’atmosphère du compartiment n° 6 s’alourdit à mesure que l’intimité disparaît. Les repas se partagent, de même que les angoisses et les violentes pulsions du grand Russe.
Si la jeune femme se réfugie dans ses souvenirs pour ne pas céder à la peur, ces deux êtres que tout oppose rentreront à jamais changés de ce long voyage. » Pour quelle raison ? Pour le huis-clos et les paysages grandioses de la Sibérie. Lu par : Kathel, Hélène et Mimi Pinson

La Femme à la clé. de Vonne Van der Meer Mot de l’éditeur :  » « Femme, 59 ans, d’apparence maternelle, hanches larges, voix agréable, vient vous border et vous faire la lecture avant que vous vous endormiez. Discrétion assurée. Intentions sexuelles totalement exclues. » Voilà l’annonce que rédige Nettie avec humour et détermination, lorsque la recherche d’un travail devient inévitable. Quelques mois après la perte de son mari, décédé d’une crise cardiaque, la question de la reconstruction se pose. Femme au foyer, Nettie n’a pas vraiment d’expérience professionnelle à faire valoir, et se tourne alors vers sa passion : la lecture. » Pour quelle raison ? Pour la référence à « La lectrice » que j’ai adoré. Lu par : Cathulu

Le bruit de tes pas. de Valentina d'Urbano Mot de l’éditeur :  » « La Forteresse », 1974 : une banlieue faite de poussière et de béton, investie par les plus démunis, royaume de l’exclusion et de la violence où chacun essaie de s’en sortir à sa manière – travail précaire, larcins, deals en tous genres…  C’est là que grandissent Beatrice et Alfredo : elle, issue d’une famille pauvre mais unie, qui tente de se construire une vie digne ; lui, élevé avec ses deux frères par un père alcoolique et brutal. Presque malgré eux, ils deviennent bientôt inséparables et s’influencent mutuellement au point de s’attirer le surnom de « jumeaux ».  Mais ce lien, qui les place au-dessus de leurs camarades comme des sortes de héros antiques, est à la fois leur force et leur faiblesse.  » Pour quelle raison ? Une histoire qui semble très émouvante. Lu par : Antigone,  Noukette,  Stephie,  SéverineA propos de livresValérieLaure

Mudwoman. de Joyce Carol Oates Mot de l’éditeur :  » Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l’Adirondacks, Mudgirl, l’enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l’élèvera avec tendresse en s’efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire. Devenue Meredith « M.R » Neukirchen, première femme présidente d’une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d’un dévouement total à l’égard de sa carrière et d’une ferveur morale intense quant à son rôle.  Un voyage sur les lieux qui l’ont vue naître, censé lui rendre un peu de l’équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l’engloutir une fois encore, mais dans la folie. Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d’une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l’a proclamé la critique, « un géant parmi les grands romans de Oates ». Pour quelle raison ? Pour le sujet qui semble vraiment très fort, pour ce passé désastreux qui revient la hanter. Lu par : Keisha (pas tout à fait convaincu) et Antigone.

Le rire du grand blessé. de Cécile Coulon Mot de l’éditeur :  » Seuls circulent les livres officiels. Le choix n’existe plus. Le « Grand », à la tête du Service National, a mis au point les « Manifestations A Haut Risque », lectures publiques qui ont lieu dans les stades afin de rassembler un maximum de consommateurs. Peuvent alors s’y déchaîner les passions des citoyens dociles. Des Agents de sécurité impérativement analphabètes sont engagés pour veiller au déroulement du spectacle et maîtriser les débordements qui troublent l’ordre public.  » Pour quelle raison ? Pour le roman d’anticipation, pour le sujet ; les lectures interdites qui rappelle les grands 1984 de George Orwell ou encore Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Sujet glaçant au possible pour des LCA comme nous ;0)

Deuxième choix :

L'envol du héron. de Katharina Hagena Mot de l’éditeur :  » Marthe n’a jamais renoncé à retrouver son fils, disparu il y a dix-sept ans alors qu’il passait l’été dans le bourg de Grund. Ellen ne s’est jamais vraiment remise du départ inopiné de son amant alors qu’elle était enceinte de lui. Andreas, ami d’enfance d’Ellen, privé de parole, arpente les rues de Grund à la recherche de papiers et de notes égarés.
Le personnage de Heidrun, la mère d’Ellen, plongée dans le sommeil trompeur du coma au terme d’une période de démence sénile, est comme l’image de cet impossible oubli qui sape les existences et interdit de faire son deuil. La disparition habite ce roman très atypique, qui s’attache à en explorer toutes les dimensions, toutes les résonances, jusqu’à lui donner une dimension mythique qui l’assimile non plus à la mort, mais à une ultime métamorphose. » Pour quelle raison ? Pour ce sujet, délicat pour moi, le sommeil. Lu par : Lili M pour qui c’est un coup de coeur et pour Clara aussi

La lettre à Helga. de Bergsveinn Birgisson Mot de l’éditeur :  » « Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.  Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d’attention émerveillée à la nature sauvage.  Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie. » Pour quelle raison ? Un roman Nordique, quoi d’autre ? ;0) Lu par : Mélopée

Monde sans oiseaux. de Karin Serres Mot de l’éditeur :  » « Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique. Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbe séchée, et devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche. Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale. Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfui où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue.
Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fin d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac… » Pour quelle raison ? Pour cette atmosphère étrange et poétique. Un premier roman qui semble très spécial. Lu par : Jérôme et Maryline

Il pleuvait des oiseaux. de Jocelyne Saucier Le mot de l’éditeur :  » Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêts ont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l?incendie et vivent en ermites au fond des bois. D?abord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l?amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l?émotion, brute et vive, jaillit à chaque page. » Pour quelle raison ? Un roman qui semble très particulier et magnifique. Lu par : Karine et Lewerentz,  CathuluClara et Aifelle, Antigone et Alice

Dans la lumière. de Barbara Kingsolver Le mot de l’éditeur : « Dans les Appalaches, au coeur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n’ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.  Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaître un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. Toute l’Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans les traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papilons vont bouleverser sa vie, et peut-être l’ordre du monde. » Pour quelle raison ? Pour les Appalaches et la nature si bien dépeinte par Barbara Kingsolver. Lu par : Clara et Lucie pour qui c’est un coup de coeur.

Merci à tous ceux et celles qui ont lu mon billet jusqu’au bout ;0) Bonnes lectures !!!

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47 commentaires sur “Deux, trois petites choses qui me tentent encore…

  1. Ton billet est effectivement plein de tentations! Je ne voulais pas lire ‘Le héron…’ mais le billet de Lili, est convainquant. Je n’avais pas vraiment apprécié le roman précédent de l’auteure. Celui aussi de Vonne Van der Meer me tente et « Monde sans oiseaux » … J’adore ton billet! 🙂 Bisous!

    1. Comme toi, le héron ne me tentait pas particulièrement, mais Lili est vraiment convainquante ;0) Quand au Van Der Meer il finira sans doute dans ma PAL :0) Merci Milly !! Gros bisous aussi

  2. Mais l’or tu es une boulimique de livres !!!!!! Whaouuu je suis épatée je ne me suis pas lassée du tout en lisant tout tes choix certains choix me plairait bien le premier notamment que tu présentes

    1. Alors là, oui, tu as raison, complètement boulimique de livres !!!! Mais c’est souvent complètement frustrant… Parce que je sais très bien que je n’arriverais jamais à lire (ni à me procurer ;0) tout ce qui me tente !!! Le premier je suis presque sûre qu’il arrivera bientôt dans ma PAL, Benameur est une de mes auteurs préférés. Bisous Marielle

    1. Oh oui, je savais bien que j’avais lu un billet tentateur à quelque part, et je n’arrivais pas à me rappeler où ;0) J’ai rajouté ton lien, bises

    1. Ouiiiii…. Je sais ça fait beaucoup de tentations… Et pour choisir ça va encore être cornélien ;0) Mais c’est mieux, je trouve cette rentrée littéraire vraiment intéressante !!

    1. Tu veux dire « Le bruit de tes pas » ?? Je suis venue voir chez toi, je n’ai pas trouvé de billet, peut-être ne l’as tu pas encore fait… Bises

      1. Snif! Dans une des miennes, j’aurais pu prendre 5 nouveautés là dernière fois! Je me suis contentée de deux tentations… Chez l’autre, pas plus d’une à la fois, et là j(‘attends encore.

  3. Bonsoir Lorouge
    Dans ces riches prévisions de lecture , j’ ai noté quelques titres…
    Je lirai en prmier  » Un monde sans oiseaux..
    J’ ai lu  » Le vol du héron  » et j’ ai beaucoup beaucoup aimé …
    comme Lily..et comme Clara…:-))

    1. Bonsoir Mathilde. Un monde sans oiseaux semble très spécial et très poétique… Toi aussi tu as aimé Le vol du héron alors… Il me tente beaucoup aussi, mais il va falloir faire des choix ;0) Gros bisous et bon week end !!

  4. Bonjour lorouge, le Bergsveinn Birgisson me tente aussi ainsi que le JC Oates. Il y a aussi Il pleuvait des oiseaux dont j’ai lu des billets élogieux. En revanche le Hagena ne me tente pas du tout: je n’avais pas aimé le goût des pépins de pomme. Bonne après-midi.

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