Le goût de la truite, tout juste pêchée.

" Il prenait le temps de se cuisiner un diner délicieux. Au bout d'une semaine, il était devenu un client régulier du poissonnier local. Il avait gouté au haddock, que sa mère lui préparait toujours le lundi, et au flétan, plus savoureux. Mais son poisson préféré, pour le moment restait la truite tout juste pêchée.…

Ma douceur de l’Avent du jour

" Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit. Je sautai de mon lit, courus à la fenêtre, J'écartai les volets, j'ouvris grand la croisée. La lune sur la neige brillait comme en plein jour, Alors parut, à mon regard émerveillé, Un minuscule traîneau et huit tout petits rennes, Conduits par un bonhomme si…

Cuisine à l’italienne…

" Leurs cadences étaient immuables. Ils préparaient ensemble leur dîner dans la cuisine où le frigo, acheté par la mère de Chiara en 1962, ronronnait très fort. Il fonctionnait toujours, tout comme fonctionnait la radio Brionvega si on la bousculait de temps à autre. Trouver la bonne fréquence n'était pas un problème, elle était bloquée…

« Là-bas, dans le Nord »

Source de la photo " C'est à Ketylin que se rend la lettre, à chacun de ses départs et chacun de ses retours. Là-bas dans le Nord près du cercle polaire, où survivent de rares villages grâce aux sovkhozes d'élevages de renards, c'est à Ketylin qu'elle va, une petite bourgade sibérienne agrippée à la rive…

 » L’écho des blessures familiales…  » extraits de Zou d’Anne Véronique Herter

"Notre maison bretonne. C'est chez moi. C'est beau, parfois effrayant. C'est gigantesque, mais suffisamment petite pour entendre l'écho des blessures familiales. Celles que l'on ne règle qu'en famille. Qui touchent le coeur des choses, les culpabilités, les remords, la responsabilité de chacun devant les morts. " (p91) " Alors, tout naturellement, je parle aussi aux…

Assia Djebar, hommage

"Je ne connais pas votre ville ; pourtant, je n'y suis pas encore l'étrangère. Pas encore. Notre première rencontre, à Paris. Ces derniers mois, très régulièrement, toutes vos lettres postées de Strasbourg. Je vous lis, le coeur en suspens ; peu après, comme à présent, je vous parle tandis que je marche, je vous parle…