Read a thon printemps 2013 + Le bilan

marathon de lecture de printemps

Samedi 11 h 00 : J’ai commencé avec une petite heure de retard mais me voilà :0) Comme vous vous en doutez je continue sur ma lancée de « Glacé » Bernard Minier - Glacé.  en plus ça tombe bien : c’est passionnant !! Je fais un petit tour chez les copines et je continue. Bon RAT à toutes celles qui se sont lancées !!!

Samedi 16 h 11 :  Toujours dans ma lecture de « Glacé », je n’avance pas très vite mais j’apprécie vraiment ma lecture, cela faisait longtemps que je n’avais pas tant apprécié un thriller :0) Là je me fais une petite pause sortie, j’ai rendez vous au salon de thé en ville avec mes parents et ma soeur. De retour certainement vers 18h, 18h30 et je ferais à ce moment là un petit tour chez vous pour voir où vous en êtes !! Bonne continuation à toutes et bon RAT !! A tout à l’heure !!!

Samedi 22h03 : Il était 20h57 quand ma dernière page de « Glacé » à été tourné et la fatigue ayant raison de moi, je n’ai pas eu l’envie de commencer une autre lecture. Je me suis fixée une seule règle pour le RAT, et celle ci est de toujours prendre plaisir à lire. Si l’envie n’est plus là j’arrête. Donc une petite journée RAT pour moi aujourd’hui. Un seul livre fini (et même pas commencé aujourd’hui). Mais tout de même, je suis satisfaite de ma journée. J’ai pris le temps de sortir et de (beaucoup) surfer pour voir l’avancée des copines. J’ai pris mon temps, je suis restée cool :0) Et mon livre m’a plu, que demander de plus ??!! ;0) Me voilà maintenant installée devant la télé avec mon homme et demain je recommencerais selon mon envie.  Je vous donne donc rendez vous à demain, et à toutes celles qui continuent ce soir et cette nuit : bonnes lectures et bonne continuation !!! Je termine en faisant encore un petit tour chez vous et j’éteins l’ordi bonne soirée !

Dimanche 16h20 : Ce matin j’ai commencé ma nouvelle lecture plutôt tard, il était midi déjà. Je me suis décidée pour le titre d’Anne Perçin, tout juste arrivée dans ma PAL lui aussi, « Comment « bien » rater ses vacances » Anne Percin - Comment (bien) rater ses vacances.mon édition est un poche de F…ce Loi..rs. Une lecture vraiment très sympathique et très drôle, émouvante aussi. J’aime beaucoup. Là j’en suis à la dernière partie du livre. Je ne sais pas du tout encore ce que je lirais après, ni même si j’aurais envie de continuer. Je verrais bien. Je fais un petit tour chez les copines participantes et je reprendrais ma lecture là où je l’avais laissé. Bon dimanche à toutes et à tous et à tout à l’heure !! Le temps est propice à la lecture chez moi, il pleut et il fait plutôt froid (environ 7°, température très basse pour la saison).

Dimanche 20h54 : Je me suis arrêtée il y a une demie-heure environ, vers 20h30. Finalement j’ai passé un très chouette week-end de lecture, même si je n’ai pas lu autant que je l’aurais voulu. Et j’ai regretté de ne pas avoir eu le temps de faire ma petite liste avant, j’aurais perdu moins de temps à chercher chaque fois ce que j’avais bien envie de lire maintenant. Donc, j’ai fini vers 18h20 « Comment bien rater ses vacances » et ça m’a beaucoup plu. Je me suis accordée après ça une petite lecture détente et hilarante, un roman graphique de « Petitdernier » : « Sale matou prend un bain »  Livres - Sale matou prend un bain Ensuite j’ai bien perdu une petite demie-heure à chercher ce que je pourrais bien commencer. J’avais envie d’un livre court, écrit assez gros parce que mes yeux commençaient à fatiguer, j’ai finalement tendu la main vers « Meuse l’oubli » Philippe Claudel - Meuse l'oubli. de Philippe Claudel un livre magnifique et sublime qui m’a transporte totalement dans un monde brumeux, triste mais superbe. J’en étais à peu près à la moitié quand je me suis arrêtée pour manger un petit bout. Je ne le reprendrais plus aujourd’hui. Je vais m’installer tranquillement avec mon homme sur le canapé et regarder un bon film avec lui. Voilà donc encore une journée RAT terminée !!

Le bilan :

– Glacé de Bernard Minier

– Comment (bien) rater ses vacances d’Anne Percin

– Sale matou prend un bain de Nick Bruel et de Hélène Pilotto

– Meuse l’oubli de Philippe Claudel

Bernard Minier - Glacé.Anne Percin - Comment (bien) rater ses vacances. Livres - Sale matou prend un bain Philippe Claudel - Meuse l'oubli.

Me revoilà…

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De retour déjà depuis dimanche dans la journée mais j’ai eu envie de prolonger un peu ma pause, d’autant plus que nous avons tous été malade dès notre arrivée, une gastro foudroyante. Nous avons passé quelques jours au lac Léman, en famille et notre arrivée a coïncidé avec l’arrivée du soleil et de la chaleur, alors nous avons passé des journées délicieuses. Cela nous a vraiment fait un bien fou après cet hiver long et grisonnant. Je n’ai toujours pas réglé ce problème d’ordi, ce qui fait que je suis encore incapable de transférer mes photos d’APN sur mon blog, la photo est prise dans mes archives. C’est dommage, il faut vraiment que je m’attelle à arranger cela.

Je n’ai lu qu’un seul livre pendant ces vacances, mais j’ai eu le temps de le finir, ce livre c’est « Victoire ou le secret des fleurs » de Vanessa Diffenbaugh  Victoria ou le secret des fleurs. Une lecture sympa mais sans plus. Bien sûr il y a eu quelques visites dans les librairies et je n’ai pas été très raisonnable cette année, mais pour la plupart j’ai puisé dans ma LAL et j’ai rattrapé ainsi un petit retard par rapport à pleins de poches notés mais un peu oubliés :

Livres - Les revenants Livres - Quatre jours en mars Livres - Des adhésifs dans le monde moderne Livres - L'île des oubliés Livres - Glace

Le dernier « Glacé », est déjà commençé et bien entamé.

Et pour petitdernier j’ai craqué pour « Une vie de dragon » de Joanna Olech :

Livres - Une vie de dragon ; attention, dragon d'appartement que je compte bien lire moi aussi !! Malheureusement Petitmoyen traverse une période où il veut lire QUE des mangas !! Et Fille ainée ne nous a pas accompagné cette année (si je vous dis qu’elle a 18 ans ça explique tout, non :0)

En rentrant une bonne surprise m’attendait « Les araignées du soir » d’Elsa Flageul  Livres - Les araignées du soir , un envoi partenariat.

Comme vous le constatez ma PAL a pris quelques centimètres malgré mes bonnes résolutions :0)

Le journal de Frankie Pratt – Caroline Preston

 couverture  Coup de coeur
Editions du Nil, parution en octobre 2012, traduit de l’anglais par Katel Le Fur
Le mot de l’éditeur :
 » Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet : six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans en 1920 lorsque sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l’université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée : même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution vont finalement s’ouvrir à elle, à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l’encourage à s’installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l’écriture. Mais après quelques charlestons et verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SSMauretania, Frankie se prend d’amitié pour une « vieille fille aventurière » et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu’à l’appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un homme séduisant surgi du passé… Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l’aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d’un inquiétant rhume de poitrine. Mais même de retour à Cornish, Frankie ne saurait renoncer à sa quête de succès et d’amour… »
                                            
Ce livre c’est une vraie gourmandise, une lecture délice, une lecture bonheur… Il sera certainement rangé dans ma catégorie « livre bonbons au miel ». Je me suis vraiment régalée avec ce roman graphique.
Pourtant au début ce n’était pas gagné d’avance, je me suis dit, en le commençant ; bof, ça manque un peu de texte… Et pourtant une dizaine de pages plus loin mon jugement était totalement changé, j’étais ferrée !!
Cette présentation, d’un roman graphique en version scrapbook est vraiment une réussite. J’avais vraiment l’impression d’avoir retrouvé un vieux journal au grenier, tenu par une de mes ancêtres, et c’est vraiment charmant.
C’est un voyage vers les années 20 tout à fait délicieux…
Je n’avais qu’une envie alors que je l’avais fini, c’était de le reprendre du début immédiatement…
Vous trouverez dans ce livre :
Un pique nique fripon et pleins d’amoureux
La composition d’un trousseau exigé pour la première année pour l’université de Vassar :
 » 5 chemisiers blancs (avec col, décolleté discret)
5 jupes (pas d’ourlet à plus de 20 cm du sol)
2 foulards en soie de Vassar (§2,50 à la boutique du campus
1 paire de chaussures Oxford marron (pas plus de 5cm de talon)
calotte et broche de 1ière année (§1,25 ; §0,75 à la boutique du campus)
tunique et culottes bouffantes pour les exercices corsets (ni corsage, ni caraco)
bas (noirs ou blancs, pas de « couleur chair »)
porte-jarretelles (les bas doivent être portés avec des porte-jarretelles)
Les étudiantes sont tenues d’être habillés décemment dans les dortoirs.
Les pyjamas d’hommes et les « shorties » sont interdits » (p37)
Qu’à Vassar on fume (comme c’est interdit on souffle la fumée par le fenêtre), on boit des litres de café fait dans une cafetière électrique (parfaitement interdite aussi). Le truc c’est de sucer des pastilles « Life Savers » pour ne pas avoir une haleine qui ne sente pas la cigarette et le café… On apprend aussi le rag hawaïen et le fox-trot. On joue au bridge et on y mise de l’argent.
A Vassar on rencontre aussi Edna St Vincent Millay, poète et diplômée de la promotion 1917. 
On va à Greenwich village, à New York, se baigner à Coney Isalnd
On apprend le charleston et on va le danser dans les meilleurs dancings : Le pirate Den et le Village Barn
On fait le questionnaire de Bernarr Macfadden qui s’intitule « Etre Femme et épouse » pour voir si son prétendant est un bon parti.
On apprend le coeur battant que Lindberg à réussi son vol Transatlantique de New York à Paris le 20 et 21 mai 1927 et on boit du champagne pour l’occasion
On va voir la première séance de cinéma parlant et on est un peu déçu « le cinéma parlant n’est qu’un feu de paille et les films muets sont bien plus romantiques »
On écrit sa première nouvelle « le pilote » avec une Corona
Ect… ect…
Plongez vous sans attendre dans ce petit délice imagée !!
                                            
Un grand merci aux Editions du Nil
Lu par JoëlleNatSolenn,  AliceClaireVal et Martine
Le trailer du journal de Frankie Pratt :
Lu pour les challenges :
 Challenge « C’est la rentrée » de George
 Challenge 1% rentrée littéraire 2012 d’Hérisson
 Challenge le nez dans les livres de George

Arluk – Jorn Riel

 Coup de coeur, Editions Gaïa, octobre 2012, traduit du danois par Inès Jorgensen.

Le mot de l’éditeur« Par ses ancêtres, Arluk est investi d’une mission : traverser tous les merveilleux pays de la terre. C’est avec son clan qu’Arluk entreprend un périple autour du Groenland, voyage qui prendra une vie entière. Des pays « chauds et fertiles » du sud du Groenland, Arluk remonte la côte est, d’abord en y rencontrant des habitats dispersés, ensuite dans une nature totalement sauvage et inhospitalière. Une vie riche de rencontres, non seulement avec d’autres clans inuit, mais aussi avec les derniers colons nordiques qui, en cette fin du xve siècle, sont sur le déclin. Une vie d’épreuves aussi, le froid, la mort, mais Arluk est de ceux qui désirent vivre. Il en reviendra « le front plus large » et le cœur adouci. Une fabuleuse fresque du peuple inuit, portée par un souffle puissant. »  Quelques mots sur l’auteur (source Gaïa)  » Jørn Riel est né au Danemark en 1931. Parti avec l’expédition de Lauge Koch en 1950, il a vécu 16 ans au Groenland. Du fatras des glaces et des aurores boréales, il rapportera une bonne vingtaine d’ouvrages, soit à peu près la moitié de son œuvre à ce jour. »

 » Il naviguait dans l’eau calme et ses oreilles captaient tous les bruits. Le sifflement chuintant de la glace qui fondait, les grincements et les craquements des plaques qui frottaient l’une contre l’autre. Le ruissellement lointain d’une rivière, les cris d’oiseaux et le chuchotement de la proue du kayak qui fendait l’eau. » (p89)

Ce livre offre un dépaysement total. Si vous lisez, entre autres, pour connaître d’autres contrées, d’autres peuples, d’autres croyantes et d’autres mœurs, ce livre est pile pour vous. En le lisant je me disais que cela ferait un film magnifique et grandiose. Les éditions Gaïa sont pour moi comme les éditions Actes Sud, elles ne me déçoivent jamais. Tout d’abord parce qu’ils ont un choix incroyable en littérature Nordique, et vous savez comme j’en suis friande. Et tous les romans que j’ai lu chez eux, pour l’instant, ont été des coups de cœur. Nous suivons donc, dans ce roman, le périple d’Arluk dès sa petite enfance. Orphelin, il est élevé avec sa sœur, Isserfik, par leur grand-père Kajaka. La famine règne mais ils survivent en économisant leurs forces.

« Si Kajaka était parvenu à maintenir Arluk et Isserfik en vie, ce n’était pas parce qu’il avait davantage à leur donner à manger que les autres, mais parce qu’il leur parlait de façon à leur faire presque oublier la faim. Le vieil homme était allongé sur la couche, entouré des deux enfants, et la chaleur de leur corps maintenait ses pensées en vie. Il parlait beaucoup des ancêtres. Isserfik écoutait attentivement en mâchonnant un bout de semelle de kamick. Arluk fermait les yeux, car il lui semblait qu’il arrivait mieux à se représenter les récits de son grand-père derrière ses paupières closes. Kajaka savait qu’il ne survivrait pas à l’hiver. C’est pourquoi il s’agissait de préparer les enfants à une vie sans famille. Et c’est pourquoi il leur parlait beaucoup des ancêtres, car les mots sur les anciens contiennent une force plus grande que celle de la viande et de la chaleur. Une force donnée par les esprits. C’étaient des mots si puissants que les enfants pourraient s’en alimenter, lorsqu’il ne serait plus. » (p16)

Une de ses ancêtres est Tewee-soo « celle qui est toujours en route »

Arluk sera celui qui accomplira sa prophétie : «  Ceux d’entre vous qui sont de mon sang auront toujours une grande fébrilité dans le corps. Et l’un de vous devra traverser tous les merveilleux pays de la terre. Sur l’envers de ce monde-ci, il rencontrera les parents qui sont partis vers le nord en mon temps. C’est ainsi que je souhaite que je soit » (p25)

  

Très vite Arluk sera appelé à être un chaman, il sera même un Angagok Pulik (chaman ayant atteint le plus haut grade). (Petite précision : heureusement un lexique est à notre disposition dans les premières pages, j’avoue l’avoir consulté très souvent. Il est indispensable !!) Peu après le voyage commence, Arluk ne sera jamais seul il trouvera toujours des compagnons de voyage pour l’accompagner… Mais il en perdra beaucoup en cours de route, on meurt beaucoup dans ce livre, c’est désespérant. Un peu comme dans « le trône de fer » pour peu qu’on s’attache à un personnage, hop, il disparaît… Mais (heureusement) c’est un peuple qui ne craint pas la mort :

« Puis Tewee-soo parla de la mort. Elle en parla comme d’un parent aimé et attendu depuis longtemps, qui allait venir en voyage de visite. « La mort, dit-elle à Itiva, est le père de l’être humain. Ni sévère, ni injuste, mais tendre, chaleureux et compréhensif. Et pourtant l’être humain s’accroche à sa mère, qui est la vie. A ce qui est connu et compréhensible. Car tous, nous craignons l’inconnu. Nous ne savons pas mieux et ne pouvons rien faire d’autre. Mais l’âme appartient à la mort. C’est pourquoi nous redoutons les âmes des morts, comme nous redoutons tout ce qui est inconnu. La mort est le passage de la vie prisonnière à la liberté de l’âme. Manito qui est le père de l’âme nous offre une vie qui n’a pas de fin.» (p20)

      Source des photos 

Vous trouverez dans ce roman : Tout ce que vous vouliez savoir sur le chamanisme. Une cruauté certaine qui déstabilise pas mal dans les premières pages, et ça commence fort avec le premier chapitre où , parce que la famine règne, deux fillettes qui viennent juste de naître sont étranglées et déposées à l’écart des habitations et finissent dévorées par les loups. Il y a aussi cette jeune fille violée si violemment qu’elle restera paralysée du bas du corps pendant plusieurs jours. L’assurance qu’un végétarien ne s’en sortirait pas vivant, au Groenland, on ne mange pratiquement que de la viande. Une nouvelle façon de chasser et de tuer un ours ; en lui arrachant le cœur. Un monde où on perd ses oreilles pour un oui, pour un non. Des pirates pas sympathiques pour un sou. Une jeune femme née d’un père Islandais et d’une femme devenue esclave suite à son enlèvement à Constantinople. Cette jeune femme croisera la route d’Arluk. Vous apprendrez la technique de défense des bœufs musqués. Ainsi qu’à construire rapidement une maison en terre. Vous serez étonnés de savoir qu’en terme de modernité sexuelle, les habitants du Groenland ne sont pas en reste, bien au contraire. Vous en aurez la confirmation avec la description de ce drôle de jeu d’ «extinction des lampes» ; les enfants sont chassés de l’habitat, les lampes sont éteintes et dans l’obscurité il s’agit de tâtonner à la recherche d’un partenaire de l’autre sexe avec qui «on couche sous les rires et avec beaucoup de zèle» Bien sûr, plus il y a d’adultes, mieux c’est…

«de cette façon, on passa une grande partie de la nuit et on ouvrit le champ à de toutes nouvelles amitiés.» (p84)

Pour finir c’est un voyage fabuleux. Des rencontres, des partages se font, des amitiés naissent… Au final une lecture magnifique… J’y ai puisé des envies, des désirs d’horizon. J’y ai vu des paysages sublimes, des immensités de neige, d’eau et de glace. J’ai refermé la dernière page émerveillée, les yeux brillants d’avoir tellement rêvé… (Tous les passages entre guillemets sont de l’auteur Jorn Riel). Un grand merci aux éditions GaïaPas de billet lecture sur ce livre mais chez Florinette j’ai trouvé un très beau billet sur Jorn Riel

dc3a9fi_scandinavie_blanche Ma participation au challenge (repris par Lystig) : « Défi Scandinavie blanche » pour le danemark.  Challenge 1% rentrée littéraire 2012 d’Hérisson (un clic sur le logo)tour-du-monde-1 Challenge « Le tour du monde en 8 ans » (un clic sur le logo)

Un week end à la campagne…


Partir tôt le matin et arriver le coeur joyeux à l’idée de ces quelques heures prochaines, divines et douces, dans notre maison de campagne, tout en pierre et en bois. Avoir de la chance, il fait beau…

Prendre le petit déjeuner dans le jardin et profiter des premiers rayons de soleil. Lire quelques pages sur le banc au fond du jardin.

Ecrire quelques pages, profiter de la sieste des petits, apprécier quelques minutes de calme et de silence. Admirer son chat capable de tant d’immobilité.

Faire une grande promenade dans la campagne environnante, passer par le petit étang et faire une pause divine sur le canapé suspendue et écouter le chant de l’eau douce.

Source des photos
Finir la soirée à l’auberge du village, avec des amis, et les inviter à prendre le dessert à la maison. Prolonger la soirée jusqu’à tard dans la nuit. Rire et profiter avec intensité de ces moments douillets.

L’or
Bon dimanche

La patiente – Jean Philippe Mégnin

Sorti aux éditions « Le dilettante » en août 2012
Relecture, ma première lecture date d’octobre 2012

Mot de l’éditeur :
 » C’est l’histoire d’une femme qui ne dit rien. Et d’un homme qui tente de la comprendre. D’elle il sait très peu, elle sait tout de lui. Quand enfin elle va se livrer, il le regrettera, mais il sera trop tard. C’est elle qui mène le jeu.
Après l’histoire d’un transfert amoureux en montagne pour son premier roman, voici celle d’un trio amoureux entre Paris et la Bretagne. »

De cet auteur, j’avais déjà adoré son premier roman, « La voie Marion ». Un vrai coup de coeur !
Ce qui me plait à chaque fois chez cet auteur c’est ce mélange détonnant entre le charme et le vénimeux… Et j’aime beaucoup sa petite musique, les chapitres sont courts, ils vont droit au but, à l’essentiel. Vous suivez le fil et vous allez, comme ça, jusqu’au bout. Un peu comme si l’auteur vous prenait la main pour vous entrainer et on ne se pose même pas de questions, on le suit, incapable de résister…

Le narrateur, Vincent, un gynécologue, voit arriver dans son cabinet Camille, elle est enceinte et vient le voir pour la première fois. Vincent va tout de suite comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette visite, pas si innocente que ça. D’ailleurs le ton est donné tout de suite quand Camille, avant de partir, lance au docteur cette phrase :
 » – Gynécologue, c’est un choix professionnel un peu étrange, pour un homosexuel, non ? » (p17)
Parce que, effectivement, Vincent fréquente un homme, David, depuis quelques années. Comment cette patiente pourrait-elle être au courant de ça ? Vincent va aller de surprise en surprise et le dénouement est assez surprenant en effet. En tout cas, moi, je ne l’ai pas vu venir. Bon, j’ai tout de même fini par comprendre à la page 109, et cela m’a fait l’effet d’un rideau qui s’ouvre, tout s’éclairait soudain. Mais il me faut vous en dire le moins possible pour vous laisser tout le charme et le mystère de cette histoire.
Vincent me semble un peu effaçé, timide, celui qui tient les rènes de leur relation c’est David. Il impose une certaine distance entre eux.
 » Je n’avais rien demandé, jamais.
Nous vivions notre histoire commune dans une indépendance scrupuleuse. Pas question de voir se créer entre nous la moindre contrainte, pas question de courir le risque que l’un devienne pour l’autre un poids ou un obstacle à quoi que ce fût. Quand je dis « pas question », c’est surtout de lui que je parle, plus que de moi;
Moi…
Mais lui savait, sans en avoir l’air, construire des défenses aussi infranchissables que des murs de pierre. » (p29)

David est un homme qui a beaucoup de charme
 » Maitre de conférences en histoire de l’art, il m’emmenait parfois à la bibliothèque , ou à des…conférences, justement ; nous y croisions des étudiants qui le saluaient avec respect, ou des collègues auxquels il me présentait comme un « ami ». Il évoluait dans ce milieu avec l’assurance détachée de celui qui est chez lui. Moi qui n’étais vraiment à l’aise que dans mon cabinet, j’adorais le voir déambuler dans la vénérable maison, saluer des gens, échanger quelques propos avec tel ou telle. Décontracté et brillant, il jouait en permanence la séduction, et je ressentais une sorte de fierté obscure à voir dans l’attitude de ses interlocuteurs opérer son charme, fierté parfois étrangement teintée de jalousie presque douloureuse lorsque je lisais, dans des yeux féminins, la petite lumière qui trahit les émotions secrètes.
Pourquoi dans les yeux féminins ?
Parce que même si je ne mettais pas de mots là-dessus, j’y ressentais comme une sourde, une obscure menace. Il y avait moi, et il y avait sa vie, autre, dense, pétillante, imprévisible. Je n’ai jamais su ce que je représentais exactement pour lui, et nous n’en avons jamais parlé. » (p30)

Vous rencontrerez dans ces pages ;
Keith Jarret que David venère
Egon Schiele dans une expo au Grand Palais, que vont voir Vincent et David.
L’île d’Houat, un voilier et « une petite maison, parmi les dernières du bourg sur le chemin du large »
Un homme intransigeant avec lui même et sa façon de jouer du piano.
Chopin, Debussy, ou Bach dont David cite la phrase de Mauricio Kagel : « Tous les hommes ne croient pas en Dieu, mais tous les musiciens croient en Bach »
Une femme qui finalement, maitrise tout et tous et joue à plusieurs jeux dangereux dont celui avec David :  » Elle continuait à mener le jeu. J’ai eu l’impression à cet instant que ce n’était pas au bout d’un fil qu’elle me tenait mais dans sa main. Depuis notre première rencontre, depuis notre premier échange de regards dans ma salle d’attente. Dans sa main. »

Une lecture envoutante et troublante, que je vous conseille fortement.

Un grand merci à Jean-Philippe Mégnin (en espèrant qu’il me pardonne pour le retard) et à Juliette des éditions « le dilettante »
Lu par Sandrine, à propos de livres, Hélène, Antigone et Charlotte

Et ma participation au challenge 1% rentrée littéraire