Sous la glace de Louise Penny

Sous la glace   Coup de coeur !! Lecture commune avec Valérie
 Le mot de l’éditeur :
 » Lorsque l’inspecteur Armand Gamache est chargé d’enquêter sur un nouveau meurtre survenu au sein de la petite communauté de Three Pines, il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que la victime ne manquera à personne. D’ailleurs, personne ne l’a vue se faire électrocuter en plein milieu d’un lac gelé lors d’une compétition de curling. Pourtant, il y a forcément eu des témoins… Un deuxième roman qui confirme que Louise Penny est l’héritière naturelle d’Agatha Christie. »
 L’auteur est une auteur Canadienne, née à Toronto. Elle demeure actuellement, au Québec. C’est à peu près tout ce que j’ai pu trouver sur elle
   
J’ai vraiment adoré cette lecture !!!  Mais tout d’abord parlons des coupables ; j’avais très envie de découvrir cet auteur après la lecture des billets d’Allie, de Julie et de Richard… Vous savez déjà à quel point j’aime le Canada, j’aime sa grandeur magnifique, ses paysages sublimes, sa neige et ses lacs, et je trouve ses habitants très très chaleureux… Alors, comment aurais je pu résister à une lecture tellement faite pour moi ??
J’avouerais que, ce que j’ai aimé le plus dans ce roman, n’est pas l’ enquête policière, qui est pourtant pas mal du tout, mais bien l’ambiance et l’atmosphère qui règne dans ce roman… Ce roman est idéal pour les fêtes de Noël parce que vous y nagerez en toute béatitude… Il regorge de passages délicieux qui vous feront fondre j’en suis certaine… Et puis il y a aussi cette neige et ce froid qui j’aime tant mais que j’ai un peu du mal à trouver chez moi en ce moment… En effet, dans cette petite ville de Three Pines il neige, il y fait glacial et on y a tout intérêt à très bien s’habiller !!!
Les personnages eux aussi sont tout à fait craquants, j’ai beaucoup aimé l’inspecteur Armand Gamache, il m’a semblé d’une sagesse exemplaire cet inspecteur là… Il y a aussi les trois grâces, trois vieilles dames tout à fait originales… Et puis Clara et Peter, un couple éminemment sympathique…
Bref j’y étais si bien dans ce livre que j’y serais bien restée plus longtemps… Je compte bien prolonger le plaisir en lisant « Nature morte » chez le même éditeur…
Et il y a ce village, Three Pines, tellement bien décrit et qui apparait si chaleureux et douillet, que l’on ferait bien ses bagages immédiatement pour aller y vivre (en tout cas moi…)
 » En contemplant la boule à neige qu’était devenu Three Pines, elle se rendit compte qu’elle aimait observer le village à travers les formes magnifiques que dessinait le givre sur la vieille vitre.
Tout en prenant un chocolat chaud, elle voyait marcher sous la neige légère des villageois emmaillotés de vêtements aux couleurs vives. Ils se saluaient en agitant leurs mains enfouis dans des mitaines et s’arrêtaient parfois pour bavarder. Leurs paroles formaient des nuages de buée, comme des bulles de bandes dessinées. Certains allaient prendre un café au lait au Bistro d’Olivier, d’autres chercher du pain frais ou une patisserie à la boulangerie de Sarah. » (p19)
 
Le temps qui passe à Three Pines est d’une douceur absolu, on aurait presque l’impression d’être dans un conte de fées :
 » Arriver au cottage d’Em, surtout le soir, l’enchantait toujours. Il avait l’impression d’entrer dans ces contes de fées qu’il lisait, enfant, à la lueur d’une lampe de poche, sous la couverture, des contes remplis de maisonnettes couvertes de roses et de petits ponts de pierre, de cheminées rougeoyantes et de couples heureux, main dans la main. Son père, qui avait cru qu’il lisait Playboy, était soulagé, mais ce qu’il faisait était infiniment plus agréable et dangereux. Il rêvait de créer un jour ce monde de contes de fées et il avait réussi, du moins en partie. En regardant le cottage d’Em et sa lumière couleur de beurre qui brillait comme un phare, il savait qu’il était entré de plain-pied dans le livre qui l’avait consolé lorsque le monde lui semblait froid, dur et injuste.  » (p55)
   
Une lecture vraiment, vraiment délicieuse que je vous recommande chaudement… Des passages allèchants qui donne l’eau à la bouche, sur le réconfort de bons repas, de bonnes boissons chaudes et d’un feu de cheminée tellement attendus après des heures passés dans le froid…
Vous y croiserez aussi en vrac le concerto pour violon en ré majeur de Tchaikovski, le film  » Le lion en hiver » avec Katherine Hepburn et Peter O’Toole, Aliénor d’Aquitaine et son mari le roi Henri ainsi qu’ un rappel judicieux qu’il y a en toute chose une fêlure par laquelle la lumière pénètre…
Allez, un dernier passage, juste pour le plaisir :
 » Dehors, Gamache s’arrêta un moment pour s’orienter, puis se dirigea vers le lac Brume. Il avait toujours aimé Williamsburg. A la différence de Saint-Remy, qui était plus français, Williamsbourg était de tradition anglaise, bien que cela soit en train de changer en raison du mélange des deux langues et des deux cultures. Tout en marchant, il remarqua les jolies maisons et boutiques recouvertes d’une neige immaculée. Tout était tranquille : cette paix, ce calme hivernal, comme si la terre se reposait. Il entendait à peine les voitures sur le coussin de neige et les pas sur les trottoirs. Tout cela était assourdi. Une paix totale. » (p142)
Et ma première participation au challenge défi de Noël d’Evy 
Et à celui de Nadael pour l’hiver évidemment  challengeQuatreSaisonsGrand

Un attelage de percherons…

« Billy Williams attelait ses percherons à son traîneau rouge vif et emmenait garçons et filles en tournée dans le village et les collines enneigées. Les enfants se blottissaient sous la peau d’ours miteuse tout en serrrant une tasse de chocolat chaud, tandis que, gris et dignes, les colosses les tiraient avec calme et mesure, comme s’ils savaient que leur charge était précieuse. A l’intérieur du bistro, on accordait aux parents des places aux fenêtres, pour qu’ils puissent siroter du cidre chaud tout en regardant leurs enfants disparaître dans la rue du Moulin, puis se retourner vers l’intérieur douillet, avec ses tissus fanés, ses meubles dépareillés et ses cheminées.

Clara et Peter achevèrent leurs décorations : après avoir orné l’immense pin écossais de la salle de séjour, ils avaient disposé des rameaux de pin dans la cuisine. Leur maison, comme les autres, sentaient la forêt. »

P51 de « Sous la glace » de Louise Penny, éditions Actes Sud

Et déjà, le dernier dimanche de l’Avent !!!

Très bonne journée à vous tous…

Autour de l’âtre…

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Source

« Peter les amena dans la confortable salle de séjour et jeta dans le feu, une bûche de bouleau. Les flammes s’en emparèrent, crépitant et bondissant, et firent éclater l’écorce. Gamache retrouva le parquet à larges planches en pin couleur de miel, les fenêtres à meneaux qui donnaient sur le parc du village, le piano et le mur couvert d’une bibliothèque bourrée de livres. Un divan était tourné vers la cheminée et deux fauteuils confortables l’encadraient comme des parenthèses. Des poufs étaient enfouis sous les vieux journaux, les magazines, les livres ouverts. Tout ce qui était différent pour Gamache, dans cette pièce familière, c’était l’immense arbre de Noël décoré avec exubérance, qui dégageait un arôme suave. Clara les suivit avec un plateau de thé et de biscuits, et les quatre s’installèrent autour de l’âtre. Dehors, le soleil se couchait et des nuages s’amoncelaient à l’horizon. »

p89 de « Sous la glace » de Louise Penny, éditions Actes Sud