Publié dans Lecture addictive, Littérature étrangère

Sleeping beauties de Stephen et Owen King

Stephen King et Owen King - Sleeping beauties. Le mot de l’éditeur ; « Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses. Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes. A Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie.  Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ? « 

Comme je le disais lors de mon dernier bilan Sleeping Beauties n’était pas du tout une lecture prévue et c’est tout à fait par hasard qu’il est arrivé dans ma PAL, j’avais bien d’autres projets lectures mais je me suis installée dans mon transat (c’est d’ailleurs une lecture que j’ai faite entièrement dans mon jardin, a l’ombre de mon noisetier), j’ai lu les premières pages et je me suis retrouvée très vite à ne plus pouvoir le lâcher. Entre le King et moi c’est tout de même une histoire d’amour qui dure depuis mon adolescence, à cette époque je l’ai énormément lu, et d’ailleurs je ne le lisais pas je le dévorais… Je me rappelle en particulier un dimanche d’hiver où j’ai lu en une longue après midi en une fois « Carrie ». Le problème c’est que le grand King (oui je l’appelle comme ça ;0) est très fort pour vous envelopper dans un espèce de brouillard dense et très inquiétant, une atmosphère glaciale, parfois même malsaine mais vous êtes incapable de vous détacher de son univers, l’a(uteur)nimal est très fort pour vous attraper dans ses filets et ne plus vouloir vous lâcher, un peu a l’image de. « Cujo » qui refermerait ses mâchoires sur votre bras sans vouloir à aucun moment desserrer sa prise. La seule différence c’est qu’avec votre lecture vous êtes une victime (plus que) consentante. Vous l’avez compris King avait à ce moment là une certaine emprise sur moi. Après l’adolescence j’ai continué à le lire mais plus sporadiquement, je testais quelques nouvelles lectures, je faisais quelques relectures (et j’étais toujours aussi envoutée mais toujours aussi mal à l’aise après mes lectures).

Stephen King - Carrie.  Stephen King - Cujo.

Là aussi j’ai un souvenir très fort d’une après midi de lecture (je lisais Les tommyknockers) et je l’ai tout juste fini avant le retour de l' »homme » à la maison (mon mari cet astre, comme dirait Alix Girod de l’Ain) et j’ai l’ai supplié (ou presque ;0) de m’emmener faire un tour, d’aller nous promener, n’importe où, où même simplement d’aller boire un café à quelque part, qu’importe mais me sortir de cet état où m’avait mis le King, un espèce de mal être qui collait à la peau, une glue grise et déprimante dont je voulais absolument me débarrasser (si vous pensez que j’exagère carrément lisez les Tommyknockers et on en reparle). Je pense que celles (et ceux) qui lisent Stephen King me comprendront, tandis que les autres resteront sans doute débutatifs. Le King est fort, très fort et de plus il écrit fort bien, ce n’est pas seulement inlâchable et envoutant c’est aussi bien écrit, ce qui en fait un grand auteur à mon sens, mais il porte sans doute le poids du genre qu’il a choisi, c’est à dire le fantastique et la terreur, genre plutôt dédaigné par les critiques, ce qui a certainement empêché le King d’avoir quelques prix qu’il aurait bien mérité (mais ceci n’est qu’une parenthèse). Vous devez vous dire que cette introduction est bien longue mais j’avais envie de commencer par ça ; mon histoire personnelle avec cet auteur.

Stephen King - Les Tommyknockers.  Stephen King - Shining.

Pour celui ci il n’a pas écrit seul, c’est un roman à quatre mains qu’il a écrit avec son propre fils ; Owen King. Je ne sais pas si ce fils a déjà écrit quelque chose d’autre (est-ce vraiment important ?) mais j’ai bien l’impression que ce fils là apporte un certain adoucissement. J’aimerais bien avoir l’avis d’autres lectrices ou lecteurs mais j’ai, pour ma part, trouvé que ce titre là était bien plus soft, plus tempéré, bien moins gore et violent ou alors le King s’est un peu calmé, peut-être même, oserais je le dire il a peut-être acquis une certaine sérénité (bon, là peut être j’abuse un peu 😉
Je crois que ce King là peut être lu par tout le monde, il y a certes beaucoup de personnages mais personnellement je n’ai pas trouvé qu’on s’y perdait. Je préfère bien sûr quand le King reste plus dans l’intime, par exemple comme pour « Sac d’os » (beaucoup beaucoup aimé) ou « Shining » (mon préféré je crois, à mon sens un grand livre) et ce n’est certainement pas son meilleur mais tout de même je vous conseillerais de lui donner sa chance. Comme je le disais précédemment c’est inlâchable et vraiment on le dévore sans s’ennuyer une seule seconde. Je n’ai bien sûr pas tout aimé, comme par exemple la dernière partie qui tourne un peu au western, mais je ne regrette absolument pas le temps que j’ai passé dans ces huit cent pages et quelques.

J’ai adoré le personnage d’Evie, mystérieux, terrifiant même dans une des premières scènes du livre, mais tout à fait intéressant. D’ailleurs j’aurais peut-être aimé qu’elle ait beaucoup plus de place dans le roman, et que l’on ai un peu plus d’explication par rapport à elle. Tout reste beaucoup dans le flou et à mon sens, c’est un peu dommage.  J’ai vraiment trouvé que c’était une très belle idée que ce personnage féminin et (très) énigmatique. J’ai beaucoup aimé aussi le côté féministe du bouquin (je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’adore les hommes féministes ;0) même si je ne suis pas sûre (pas sûre du tout même) que la théorie inclue dans le roman soit très réelle et vérifiable, mais bon vous découvrirez tout ça par vous même, je ne peux guère en dire plus. J’ai oublié aussi de vous parler aussi de son côté très écologique et c’est aussi quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Il y a la présence très étrange d’un arbre somptueux, entre autres, qui ne ressemble à aucun autre. J’espère que mon billet ne vous paraîtra pas trop confus et fouillis, parce que j’aimerais vraiment vous donner envie de le lire. Ce n’est pas là son meilleur, la dernière partie et la fin n’étaient pas vraiment ce que j’attendais mais l’idée générale du livre et le sujet sont vraiment géniaux, et vraiment ; ça se dévore ;0)

Et comme il fait 828 pages il me permet très largement de participer au challenge pavé de l’été de Brize

Et ce roman fait parti de mes lectures estivales.

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