Ma douceur de l’Avent du jour

 » Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit.

Je sautai de mon lit, courus à la fenêtre,

J’écartai les volets, j’ouvris grand la croisée.

La lune sur la neige brillait comme en plein jour,

Alors parut, à mon regard émerveillé,

Un minuscule traîneau et huit tout petits rennes,

Conduits par un bonhomme si vif et si agile

Qu’en un instant je sus : c’était le Père Noël »

 Extrait de l’album de Noël ; « La magie de Noël » de Clément C. Moore et Anita Lobel

Ma douceur de l’Avent du jour, une idée cadeau pour les tout petits, l’album « Juste à temps pour Noël » de Holly Hobbie

Ce titre fait partie de la série : Tam Tam et Piccolo. Un petit album adorable que « petit dernier » avait beaucoup apprécié. Les illustrations sont vraiment craquantes, elle reflètent très bien une belle ambiance de Noël, chaleureuse et douce à la fois.

Tam-Tam s’est absenté du  » Petit bois de Coq en Pâte  » pour aller voir la tante Symphonie. Pendant ce temps, Piccolo l’attend avec impatience et prépare Noël en espérant que son ami sera là à temps pour la fête. Il fait tout dans les règles de l’art : la déco, les cartes de vœux, de délicieuses brioches aux pralines roses et le sapin.

PC270535

Il est aidé dans sa tache par Tulipe, un très mignon et très coloré perroquet. Mais il est inquiet : son ami sera t-il là pour Noël ? Tam-Tam finira par arriver, après quelques péripéties. Il neigeait si fort qu’il n’y avait plus ni bus ni taxis. Tam-Tam est obligé de rentrer à pied et de marcher dans la neige épaisse.

PC270533

PC270534.JPG

Bien évidemment tout cela finit très bien, il sera aidé par un mystérieux personnage, tout de rouge vêtu, qui le ramènera à bon port, en traîneau.

 » Tam-Tam raconta à son ami toutes ses aventures jusqu’à son extraordinaire retour.

– J’ai adoré la course en traîneau, ajouta t-il, j’avais l’impression qu’on volait.

– Je me demande qui pouvait bien être le conducteur, murmura Piccolo pensivement. »

Un bel éloge de l’amitié ! Super mignon. Un album adorable qui devrait être apprécié par vos tout petits.170937241

Et ceci est ma participation pour le challenge de Noël de MyaRosa (clic), ainsi que pour le challenge de Chicky Poo (clic) et de Samarian (clic) et le logo est d’Hilde (clic),

Article de mon ancien blog remis au goût du jour

 

L’avie d’Isée de Claude Ponti

 Le mot de l’éditeur ;  » Le fabuleux destin d’Isée – Isée dort tranquillement dans son lit. Un livre posé contre sa bibliothèque se met soudain à grandir tandis que l’air d’Ah, vous dirai-je maman en sort. Alors, Isée entre dans les pages comme on passe une porte et se retrouve au beau milieu d’une forêt-ville à parcourir. Au cours de son périple, un monstre la met au défi de se transformer en « la chose la plus puissante du monde».
Sacré challenge ! Après réflexion et essais divers, Isée trouve une solution qui est à la fois une surprise, un clin d’œil, un pied de nez et un point d’orgue… »

 » Une maison n’a pas à être une maison monstre. Une maison, c’est fait pour abriter, protéger, tenir au chaud. Pas pour mordre ou détruire », pense Isée qui entre dans une maisonstre assoupie; »

Claudi Ponti ce sont des dessins totalement fantasmagoriques, étranges, fabuleux. Quel monde foisonnant, ça grouille d’inventivités, de détails. Chaque page, chaque illustration peut se regarder de longues minutes, il y a tant à voir, beaucoup à découvrir. Il y a ses jeux de mots très drôles, fantastiques et tellement originaux.

 » Isée entre dans le livre. Tadoramour, sa peluche chérie, la suit. Dans le livre, c’est une sorte d’autre côté, d’ailleurs autrement, connu et inconnu ; mystérieusement intéressant. »

J’ai adoré la fin et les derniers mots de cet album ou il est question de routes, de chemins, de passerelles, ect… Je n’en dis pas plus mais c’est une magnifique conclusion et une belle métaphore de la vie, en quelques mots tout est dit. Il me semble à moi aussi que la vie est un ensemble de chemins et de routes. Isée a une vie vaste qui l’attend, pleine de découvertes et de mondes et de routes à parcourir. Isée aura à vivre, à voir, à ressentir.

A part ça il y a des monstres qui font peur mais raisonnablement , des créatures étranges et bizarroïdes, des villes-arbres, des poissons à deux têtes (ect) C’est totalement inventif et gentiment fou.

Petit dernier l’a lu il y a déjà un p’tit moment, c’est vraiment un album a lire avec ses enfants, cela peut-être un échange magnifique ; et toi qu’as tu vu dans cette image que je n’ai pas vu ? Et partager cela avec lui. Si c’est un timide et qu’il a l’imagination silencieuse ou simplement qu’il n’a pas envie de la partager il le lira seul, ou le relira de son côté, c’est à mon avis un album qu’il ressortira souvent de sa bibliothèque tant il est riche. Claudi Ponti c’est un monde que nous connaissions déjà, plus petit il avait lu « Okilélé » et il l’adorait, le relisait souvent. C’est un auteur, à mon sens, incontournable pour les petits. Le format de l’album est un peu grand pour des petites mains je trouve, pas évident même de le tenir sur ses genoux, c’est vraiment un format géant mais c’est vraiment le seul bémol que je pourrais émettre.

Conclusion ; un magnifique album, un gros coup de cœur, il ferait d’ailleurs une excellente idée cadeau pour Noël ! Une autre lecture de Claude Ponti sur ce blog ; Okilélé (clic) et qui est aussi un coup de cœur.

L’avie d’Isée de Claude Ponti, de 5 à 7 ans

Ecole des loisirs, novembre 2013

Lu pour le challenge de Hérisson « Je lis aussi des albums 2016 » 5/10. Ainsi que pour le challenge d’Enna Petit bac 2016, dans la catégorie « prénom »

Les pigeons du Luxembourg de Dorothée Noyon et Arthur le Diouris

Le mot de l’éditeur ;  » Monsieur Gosselin a décidé d’emmener toute sa famille au Salon de l’agriculture. Pendant leur absence, un voisin prendra soin des animaux de la ferme. Même des pigeons de la petite Manon ! Arrivés à Paris, chez leurs cousins, quel contraste pour les Gosselin : du bruit, des voitures partout !Vite, un coin de nature, allons au jardin du Luxembourg. Une surprise attend les enfants : une vieille dame, une charmeuse de pigeons. Elle est très gentille et va inspirer à Manon une bonne blague, ainsi qu’un échange ville-campagne très sérieux. »

Les pigeons sont sans doute les animaux les plus communs de la ville. C’est ce que découvrira la petite Manon qui , avec sa famille, quitte sa ferme (et ses chers pigeons) pour aller rendre une petite visite à ses cousins. La petite est au départ décontenancée, il y a beaucoup trop de bruits, de voitures, d’agitation… Mais ouf, même dans les villes on peut trouver du calme et de la sérénité ; il y a les jardins du Luxembourg ou l’on peut courir, s’ébattre en toute liberté, et puis surprise ; en ville aussi il y a des pigeons et la petite Manon découvrira que les pigeons sont un excellent moyen de ne perdre le contact avec ses cousins de la ville 🙂

 » Madame, pouvez-vous dire à mes cousins que les pigeons du Luxembourg se sont plu ici ? Ils se sont fait plein de nouveaux copains ! Venez vous voir à l’occasion – Manon »

 

Source de la photo ; Za

L’histoire est super mignonne et les illustrations sont traitées d’une façon originale ; elles sont en noir et blanc et seule la petite Manon est en couleur. Je dois avouer que ce n’est pas mon préféré de ce que j’ai pu lire à l’école des loisirs ces derniers temps.  Il m’a manqué peut-être un petit souffle de poésie, l’histoire m’a semblé un peu trop terre à terre mais il faut dire que mes goûts me portent plus vers la fantaisie et le fantastique en général, alors forcément 😉 Za, elle, a beaucoup aimé ; La lecture (clic) de Za ;

 » Voici un album tout en sourires, une ligne claire de bon aloi d’où émergent les deux couleurs associées à la petite Manon, le gris des ailes des pigeons. Les illustrations d’Arthur Le Diouris soulignent le texte sans l’alourdir, esquissent les décors. Les enfants courent, les pigeons volent, on suit l’histoire à ras du sol ou du haut d’une branche. Pas de message à deux balles non plus : on est bien à la campagne, certes, mais rien ne dit que les pigeons sont malheureux à Paris. On change de vie le temps d’une découverte, on retourne chez soi, on reviendra sans doute. D’autant qu’un brin de magie s’est peut-être mêlé à la promenade… »

Album de 5 à 7 ans

Ecole des loisirs, 2014

 Lu pour le challenge d’Hérisson « Je lis aussi des albums » 4/10

Le pouvoir du jaguar de Delphine Bournay

Alors, qui est ce le fameux jaguar de l’histoire ?? Et bien c’est la maman de Guillaume et Gaspard 😉 parfois ses petits chérubins l’a rendent vraiment chèvre et, pour pouvoir se faire écouter, elle n’a pas d’autre choix que de sortir la solution « rugissements ». Le problème c’est que ça marche trop  bien et  le pauvre Guillaume est tellement effrayé qu’il ne touche plus à son assiette ni à ses coquillettes (et c’était pourtant le but du dit « rugissements »). de désespoir la maman va se réfugier dans son lit et s’y endort aussitôt. Du coup les deux garçons se calment et viennent manger leurs coquillettes dans la lit de leur maman. Fin de l’histoire :0) Celle là est la première et il y a en a deux autres qui suivent. C’est vraiment très  très drôle, la dernière m’a carrément fait éclater de rire, maman joue à bébé avec les deux garçons et fait un gros caprice, la chute est vraiment trop drôle !!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pauvre, pauvre maman, ses deux garçons lui en font voir de toutes les couleurs. Cela rappellera des souvenirs à certaines, quand à d’autres (qui sont en plein dedans) ça les fera bien rigoler aussi (jaune peut-être mais bon ;0) Et puis ça sent le vécu, vu la dédicace à la première page ; « pour mes deux capitaines » ☺  Ce qui est sûr c’est que les enfants adoreront ce petit bouquin et qu’ils s’y reconnaîtront pleinement ! Moitié album, moitié BD c’est un petit album qui rencontrera un succès certain avec vos petits, les illustrations sont vraiment rigolotes et  modernes (un clic sur celles ci pour les agrandir)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

petit roman illustré pour enfants de 7 à 10 ans

Mouche de l’école des loisirs

mars 2014

 Lu pour le challenge d’Hérisson « Je lis aussi des albums » 3/10

Charlotte et Mona de Florence Seynos

 

Comme pour « Le jour du jaguar » ce sont trois histoires réunis dans ce petit livre. La première raconte l’arrivée de Charlotte et Mona et de leur parents dans un nouvel appartement. Le changement principal est qu’elles y auront chacune leur propre chambre. Charlotte, l’ainée, choisit la chambre de gauche parce qu’on y trouve un immense placard dans lequel elle s’imagine déjà jouer avec sa sœur. Mona a choisit la chambre de droite, qui elle, a une immense cheminée ;

 » Mona se disait qu’elle pourrait faire du feu, la nuit, en cachette de ses parents. Elle se disait aussi que le Père Noël lui apporterait ses cadeaux directement dans sa chambre et qu’elle pourrait bavarder avec lui sans être dérangée. » (p12)

Le jour du déménagement ça travaille dur, toute la journée se passe à déballer les cartons et à ranger les affaires dans les placards et les armoires. Pour ne pas risquer que leurs parents se trompent, elles accrochent même une pancarte avec leur nom sur la porte de leur chambre. Le soir, les petites prennent leur bain à la lumière d’une bougie, ils mangent des pizzas pour le dîner mais un problème se pose à l’heure du coucher, dans quelle chambre leur papa va t-il leur lire leur histoire du soir ?? Et un autre, encore plus cornélien, se pose encore ; Charlotte et Mona pourront-elles dormir séparés l’une de l’autre ? C’est toujours un moment un peu délicat de séparer des enfants qui ont toujours eu l’habitude de dormir l’un avec l’autre, ce petit livre est un bon moyen pour dédramatiser ce moment là.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Deux autres histoires suivent ;

« Radio pistache » ; la radio des petites, le thème du jour est « Comment être heureux dans la vie » sujet bien vaste et intéressant au possible ;0)

Et « Le fantôme » ; le fantôme de leur mémé vient leur rendre une gentille visite.

De petites histoires adorables et des illustrations que l’on croirait tout droit sorti de livres d’antan, il n’y a un petit côté suranné qui a beaucoup de charme.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mouche de l’école des loisirs

mai 2014

Les illustrations sont de Mette Ivers

 Lu pour le challenge d’Hérisson « Je lis aussi des albums » 2/10

Okilélé de Claude Ponti

 » Quand il est né, Okilélé n’était pas beau. Ses parents, ses frères, sa soeur dirent ; « Oh, Qu’il est laid ! » Okilélé pensa que c’était son prénom. Et chaque fois qu’il l’entendait, il se précipitait. Alors son père, sa mère, ses frères et sa soeur finirent par l’appeler Okilélé. Surtout ses frères et sa soeur qui aimaient beaucoup l’appeler. » (page 7 et 8)

Okilélé ne ressemble à personne de sa famille, ni à ses parents, ni à ses frères et soeur. Pourtant Okilélé est comme les autres enfants de la famille, il a soif de tendresse et d’attention. Malheureusement il est rejeté, il dérange. Il se cache souvent sous l’évier pour pleurer et pour être tranquille. Okilélé n’a qu’un ami ; Martin réveil. Il passe de plus en plus de temps sous le petit arbri qu’il s’est fabriqué sous l’évier. Les autres l’oublient un peu. C’est peut-être pour ça qu’un jour, Okilélé les dérange un peu plus que d’habitude; Ses parents entrent dans une grande colère et son père l’enferme sous son évier, avec des briques et du ciment (passage terrible !) Voilà pour la partie triste de l’histoire. Mais Okililé trouve une sortie et part à l’aventure avec son Martin Réveil et c’est la partie délice avec rencontres loufoques et grand voyage.

Comme d’habitude le monde de Claude Ponti est inventif. Cela foisonne d’idées géniales, de magies et de fééries. Je ne m’en lasse pas. Celui ci est un des préférés de mes garçons. Il était d’abord le préféré de Grand moyen, et il l’a été de Petit dernier il n’y a pas longtemps. Comme ne pas aimer ce petit Okilélé, fragilisé d’abord par ce rejet indigne de sa famille puis grandi par ses vagabondages et rencontres diverses. C’est une très belle lecture qui parlera beaucoup à vos enfants j’en suis sûre. Il y a ce côté plus qu’émouvant et l’ autre qui est fantasmagorique et doucement effrayant. Il y a un oiseau-radio nommé Cafteuse, un petit rhume noir, un monstre évidemment (incontournable chez Ponti), une sorcière qui fait travailler jusqu’à l’épuisement, ect, ect…

J’adore ce passage où Okilélé fait l’arbre pour apprendre à parler arbre, à parler oiseau. Il prend racine, sent pousser des branches et des feuilles, il apprend « les secrets des pierres qui sont aussi vieilles que la terre. » (p33). Des oiseaux finissent par le choisir pour faire leur nid et le jour où les oiseaux s’envolent Okilélé peut reprendre sa route. Passage magnifique !! Je vous laisse découvrir la fin par vous même, elle est superbe.

Okilélé, Claude Ponti

Lutin poche de l’école des loisirs, 2003

Lu pour le challenge de Hérisson « Je lis aussi des albums 2016 » 1/10 

Et, si elle l’accepte, le challenge d’Enna Petit bac 2016, dans la catégorie « gros mot »