Extraits·Musique

Un dimanche avec Jamie…

 » Je n’avais jamais vraiment eu de maison à moi. Orpheline à cinq ans, j’avais mené l’existence vagabonde d’oncle Lamb pendant treize ans. Nous vivions sous des tentes dans des plaines poussiéreuses, dans des grottes creusées dans le flanc des montagnes, ou des chambres aménagées succinctement dans une pyramide. L’éminent  Quentin Lambert Beauchamp établissait son campement n’importe où dans le but de poursuivre ses fouilles archéologiques. Ses travaux et son excentricité l’avaient rendu célèbre bien avant qu’un accident ne coûte la vie à son frère et qu’il ne se retrouve tuteur de sa nièce.

Cette vie d’errance avait ensuite continué avec Frank, mais j’étais passée des campements de toile à des bâtisses pourvues d’un toit solide, les recherches d’un historien nécessitant généralement la proximité d’une bibliothèque universitaire. Aussi, lorsque la guerre avait éclaté, bousculant la routine et jetant beaucoup d’entre nous sur les routes, j’avais été moins traumatisée que d’autres.

J’étais passée de notre dernier meublé aux quartiers des infirmières de l’hôpital de Pembroke, et dans un hôpital militaire de campagne en France, avant de revenir à Pembroke juste avant l’armistice. Ensuite, au cours des quelques mois passés avec Frank, nous étions venus en Ecosse afin de refaire connaissance, pour nous trouver séparés de nouveau au bout de quelques semaines.

Il était donc étrange, et merveilleux, de me réveiller chaque matin dans une chambre de Lallybroch et de contempler Jamie endormi à mes côtés en me disant qu’il était né dans ce même lit. Tous les bruits de la maison, du craquement des marches de l’escalier de service sous le pas d’une servante matinale au crépitement de la pluie sur les tuiles d’ardoise, étaient pour lui des sons familiers entendus des milliers de fois. Il les avait d’ailleurs tellement entendus qu’il ne les entendait plus ; mais moi si.

Sa mère, Ellen, avait planté le rosier grimpant qui s’épanouissait près de la porte d’entrée. Son parfum capiteux rampait le long des murs et se répandait jusque dans notre chambre. C’était comme si elle lui rendait visite chaque jour à l’aube, pour l’effleurer du bout de ses doigts, et me souhaitait la bienvenue par la même occasion.  » (p585, 586)

Diana Gabaldon ; Outlander, le talisman Tome 2, extrait

Le voyage était agréable ? Alors il ne vous reste plus qu’à vous plonger dans cette série complètement addictive (vraiment, vraiment addictive) à l’instant. Si vous doutez encore faites donc un petit tour chez Soukee, juste là (clic) ;0)

Très bon dimanche à toutes et tous !!

Save Yourself – Birdy

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Humeurs·Mes dimanches en mots et en photos·Musique

Papa

Cette année, et ceci pour la première fois, je ne pourrais pas te téléphoner ou passer chez vous pour te souhaiter une bonne fête des pères. Il y a toujours une première fois à tout et certaines sont plus douloureuses que d’autres. ..

Mais je vais le faire quand même ; Bonne fête des pères mon p’tit papa !!! Tout le reste se passe de mots, et c’est entre toi et moi…

Tu adorais Barbra Streisand alors voilà, tout simplement, pour toi… Je t’aime et je t’embrasse de tout mon cœur.

 

 

Musique·Noël

Ma douceur de l’Avent du jour ; un p’tit moment de tendresse

C’est chez Noël Joyeux (clic) que j’ai découvert les publicités de John Lewis, je ne sais pas si vous vous en rappelez, j’en avais parlé ici même (clic). Mais je vous laisse découvrir ce petit moment de pure tendresse et de douceur. Plus de deux minutes délicieuses, à déguster sans modération :0)

John Lewis Christmas Advert 2016 – #BusterTheBoxer

Mes dimanches en mots et en photos·Musique

Rêver…

Rêver de grands espaces, d’air frais et iodé, d’entendre encore et encore le ressac de la mer, les vagues se brisant sur les rochers, les autres lêchant doucement le sable de la plage… Et puis déguster des fraises, des garigettes celle dont rien que le nom déjà est un régal… Regarder le bleu du ciel et frissonner de bonheur à écouter le rire des enfants… Se promener pieds nus dans l’herbe mouillé et laisser passer les heures doucement… Espérer de toute son âme l’arrivée de l’été, vite, très vite, on en a soif !!

Pendant ce temps je lis peu, très peu  mais je lis quand même ; un thriller romantique pas trop mal mais loin d’être transcendant ;0) Mais c’est tout ce que je suis capable de lire pour l’instant, je vous laisse avec ce morceau (Mud Flow – The sense of Me) que j’adore, bon dimanche et bonne journée !!

Extraits·Mes dimanches en mots et en photos·Musique·Photos

« Là-bas, dans le Nord »

Source de la photo

 » C’est à Ketylin que se rend la lettre, à chacun de ses départs et chacun de ses retours. Là-bas dans le Nord près du cercle polaire, où survivent de rares villages grâce aux sovkhozes d’élevages de renards, c’est à Ketylin qu’elle va, une petite bourgade sibérienne agrippée à la rive gauche de l’Ob. D’abord une kyrielle de maisons de bois disséminées çà et là comme une sortie d’élèves dissipés, qui finissent par se regrouper et se ranger sagement pour écouter le maître. » (p45) Lena de Virginie Deloffre, Livre de poche 2013

Et je vous laisse avec cette chanson d’Adèle que j’écoute sans arrêt en ce moment ; Hello. Très bon dimanche à tous !!