Littérature

Les cinq quartiers de l’orange de Joanne Harris

Le mot de l’éditeur :  » Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance au bord de la Loire, personne ne reconnaît la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l’exécution de onze villageois pendant l’occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l’attention des critiques, mais suscite, les jalousies de sa famille. Le carnet de recettes de Mirabelle, recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d’enfants et les histoires d’amour ne sont Pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques. Joanne Harris fait preuve d’une grande maîtrise romanesque pour nous livrer son roman le plus accompli. Les Cinq Quartiers de l’orange décrit avec subtilité les relations mère-fille, les liens qui rattachent le présent au passé. C’est le roman de la passion, plein de sensualité, dans le décor bucolique d’un village bercé par le fleuve. »

 » Son visage vibrait de lumière. Je redécouvrais sur elle une odeur d’herbe fraîchement fauchée et de biscuit, cette merveilleuse odeur pénétrante, le parfum de la jeunesse. Les gens âgés ont besoin de la présence des petits pour se souvenir vous savez. » (p144)

Joanne Harris est une auteure aimée sur ce blog. C’est le quatrième tome que j’ai lu d’elle après « Chocolat », « Le rocher de Montmartre » (2ième tome de chocolat) et « Vin de bohème ». Pour l’instant mon chouchou et indétrônable reste « Chocolat » dont je n’ai même pas parlé ici (lu bien avant le blog).

Joanne Harris est une romancière qui parle très bien du côté sensuel de la cuisine. Avec elle les odeurs, les saveurs se font tellement alléchantes et poétiques que cela suffirait presque à apaiser et nourrir la gourmandise. C’est sans doute ce que j’apprécie le plus chez elle. Il y a la présence très forte aussi de la Loire, la narratrice s’y baigne, y passe beaucoup de son temps, la Loire devient aussi présente que les personnages. Tout cela fait que c’est une lecture idéale pour la saison d’été. Je n’ai pas tout aimé dans cette lecture mais je n’arrivais pas vraiment à mettre le doigt sur ce qui m’avait déplu. En cherchant vos liens pour mon billet, j’ai trouvé celui de Cécile qui n’a pas aimé mais dont l’avis est très intéressant, donne une autre facette de cette lecture et soulève des questions pertinentes. Mais vous me connaissez, je préfère parler des choses que j’ai aimés, je préfère garder de ma lecture ce que j’ai apprécié et goûté…

La narration se divise en deux parties, il y a l’enfance de Framboise, et Framboise devenue une femme âgée, revenue dans son village d’enfance mais incognito. J’avoue avoir préférée les pages parlant de l’enfance de Framboise… Les enfants sont élevés à la dure par leur mère, une femme dure, dont j’aurais aimé en connaître plus. Son attitude reste non-expliquée tout comme son aversion envers cette fameuse odeur d’orange. Les enfants sont souvent seuls, livrés à eux-même, et c’est une chose qu’ils apprécient. Le reste du temps le travail à la ferme est intense et leur laisse peu de répit.

 » Dès qu’elle sentait une migraine approcher, elle s’enfermait dans sa chambre, sans rien nous dire, nous livrant à notre liberté. C’est ainsi que nous en étions venus à considérer ses crises comme des vacances, allant de quelques heures à une journée entière, peut-être deux, pendant lesquelles nous faisions ce que nous voulions. C’était merveilleux. Nous aurions voulu qu’elles n’aient pas de fin. Nous allions nous baigner, attraper des écrevisses dans les ruisseaux, nous courions les bois, nous nous gorgions de cerises, de prunes ou de groseilles, nous nous battions, nous jouions au soldat avec des fusils à patate, nous décorions les Pierres Levées du butin de nos aventures.  » (p51)

Leur mère a pour passion la cuisine, et ses arbres fruitiers, à qui elle prodigue plus de soins et d’attentions qu’à ses propres enfants.

 » Ma mère jalonnait sa vie de recettes, de mets de son invention, de vieilles préparations auxquelles elle ajoutait son tour de main personnel. Elle en marquait ainsi les grands événements. La nourriture représentait sa nostalgie. C’était sa façon à elle de célébrer la vie. Les soins avec lesquels elle la préparait représentaient l’unique forme de sa créativité.  » (p10)

 » A une époque nous avions bien plus d’une centaines d’arbres (des pommiers, poiriers, pruniers, des reines-claudes et des cognassiers) sans parler des framboises, des fraisiers, des groseilliers et des cassissiers dont on faisait sécher les fruits, dont on faisait des conserves, de la confiture, des liqueurs et de délicieuses tartes décorées comme des roues de charrette sur des fonds de pâte brisée garnis de crème patissière ou de frangipane. Le parfum de ces fruits embaume encore mes souvenirs, leur robe les colore et leurs noms les font vivre dans ma mémoire. Ma mère veillait à leurs besoins comme s’ils eussent été ses enfants préférés. » (p16)

Framboise, devenue adulte, est une meilleure grand-mère que mère. Elle a eu deux filles avec qui, aussi, les rapports sont difficiles

«  Prune m’offrit un bouquet de fleurs qu’elle avait ramassé dans les champs et, pendant un moment, je fus submergée par une terreur soudaine. Je me conduis comme ma mère, pensais-je, sévère, impassible comme elle, mais aussi dévorée de craintes et d’un sentiment de vulnérabilité. J’aurais voulu lui ouvrir les bras, lui expliquer qu’elle n’était responsable de rien, mais, d’une certaine façon, j’en étais incapable. Nous avions été élevés à garder pour nous nos problèmes, nos soucis. On ne perd pas facilement cette habitude là. » (p167)

Framboise n’a pas été élevé dans la douceur ni dans l’écoute et donc, forcément, elle ne sait pas faire. Framboise était une petite fille qui a eu ses règles pour la première fois sans même savoir ce que ça veut dire, elle croit à ce moment là, qu’elle est « contaminée » par le mal « qui finira par sortir ». Framboise était une petite fille élevée par une femme qui n’hésite pas à les battre de temps en temps. Comme quand, par exemple, elle fouette Reinette parce qu’elle ne pouvait ramasser des prunes infectées par des guêpes (elle a les insectes en horreur). Mais il y a de l’amour quand même, Framboise le découvrira en lisant l’album de sa mère ;

 » J’ai eu le tort de penser que les enfants étaient comme des arbres. Plus on les taille et meilleurs sont leurs fruits. Mais ce n’est pas vrai ! Pas vrai du tout ! A la mort de Y. je les ai forcés à grandir trop vite. Je ne voulais pas qu’ils restent enfants. A présent, ils sont plus endurcis que je ne le suis. Ils sont comme des animaux et j’en suis responsable. Je les ai fait devenir ainsi. » (p226)

Vous trouverez dans ce livre :

* Une mère pas très maternelle ni très affectueuse mais dont les enfants se défendent bien (surtout Framboise).

* Une enfance qui dérape, bousculée par des faits pas toujours voulu (mais d’autres pleinement assumée)

* Une femme dont l’odeur d’orange rend malade (mais comme le remarque Cécile j’aurais aimé en savoir plus là dessus)

* La présence de la guerre et des agissements peu reluisants des uns et des autres

* Une petite fille qui a pour obsession d’attraper un énorme brochet nommé Génitrix

* Un carnet de recettes qui cache des petits morceaux de journal intime

 » …/… des remarques et des commentaires notés en marge des recettes, des coupures de journaux et des potions à base d’herbes médicinales. Pas exactement un journal intime, n’est ce pas ? Il n’y a presque aucune date dans l’album, aucun ordre précis. On y a ajouté des pages au hasard, des feuilles détachées, cousues plus tard à petits points, minutieusement. » (p10)

* Des enfants à qui l’on donne des noms de fruits ; Cassis, Framboise, Reinette mais aussi Prune, Pistache et Noisette

* Un « jeu des racines » qui se joue dans la Loire et qui est un jeu bien dangereux…

* De très belles pages (en plus de celles sur la cuisine) sur la fabrication de la liqueur à la griotte (p17) et sur la vigne et le vin (p233)

Ect, ect…  Mais là il faut peut-être que je freine mon enthousiasme (j’ai tout de même noté 27 passages) et vous laisser découvrir le reste par vous même !

Traduit de l’anglais par Jeannette Short-Payen

Lu par ; AlexClochette, A propos de livres, Chaperlipopette, Vanessa, Cécile. Source des photos

Lu pour le mois Anglais  chez LouCryssilda et Titine.

LOGO coupe du monde des livres CHALLENGE papierPALété

* Challenge PAL d’antigone.  * Issu de ma PAL Noire. * Lu pendant le challenge coupe du monde. * Et pour celui de ma Pal fond au soleil. * Et évidemment, pour finir, le  challenge de Syl des livres gourmands.

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Humeurs

Pause forcée

Quatre petits jours sans pouvoir accéder à l’ordinateur. Aujourd’hui nous avons enfin réussi à le faire démarrer et à faire quelques nettoyages et cela semble aller mieux. Espérons que nous n’aurons pas à nouveau à passer par la case « réparation ». Si tout va bien je vous donne donc rendez vous à demain… Sinon je vous demanderais un peu de patience, si je dois passer par la case « réparation » il y en aura au moins pour une semaine.

Bonne fin de dimanche… (source de la photo)

Challenges

Deux challenges pour l’été

Comme l’année dernière je me suis inscrite au challenge pavé de l’été 2014 de Brize. Cette fois il s’agit de lire un livre d’au moins 600 pages, la date de fin est le 7 octobre 2014 histoire de nous donner du temps après l’été pour rédiger nos billets. Voilà une liste des titres auxquelles j’ai pensé ; Folie d'une femme séduite Folie d’une femme séduiteLes heures lointaines Les heures lointainesNos plus beaux souvenirs Nos plus beaux souvenirs La Rose pourpre et le Lys. de Michel Faber La rose pourpre et le lys Dans la main du diable. de Anne-Marie Garat Dans la main du diable. Et pour le dernier je ne suis pas sûre ; (parce qu’il ne fait que 596 pages  ;0) Adèle et moi Adèle et moi !! Dépêchez vous, vous n’avez que jusqu’au 21 Juillet pour vous inscrire.

Le second est encore un challenge auquel j’avais participé l’été dernier ; ma PAL fond au soleil 2e édition et c’est chez Métaphore. Là, c’est encore plus simple, il vous suffit de lire le plus possible de livres de votre PAL durant cet été !! Il y a plusieurs indices, ça va jusqu’à la catégorie ; toute votre PAL (ça sera sans moi celle là ;0) J’ai, plus raisonnablement, choisi la catégorie 10 ; 10 livres à sortir de sa PAL et nous avons pour cela trois mois ; juin, juillet et Août. Je n’ai pas prévu de liste vu que n’importe quel livre de la PAL compte pour ce challenge.

Bon challenge à toutes celles (et ceux ;0) qui s’inscriront !!

Source de la photo

Humeurs·Photos

Juste une photo…

Un peu paresseuse aujourd’hui je me contenterais de vous souhaiter un très bon dimanche et une bonne journée.

Aujourd’hui c’est journée farniente pour rattraper celle d’hier ; déménagement toute la journée jusqu’à neuf heures et demie le soir. Mes parents se sont installés dans plus petit, leur grande maison n’étant plus du tout adaptée pour eux. Je me suis endormie hier soir épuisée, mais rassurée aussi, je pense qu’ils seront bien… (source de la photo)

Littérature

Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons

Le mot de l’éditeur : « Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l’exil. Tandis que sa famille attend un visa pour l’Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l’humiliation du racisme, du déclassement, l’inquiétude pour les siens, et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. 
Peu à peu Elise s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer… Mais la guerre gronde et le monde change. Elise aussi doit changer. C’est à Tyneford pourtant qu’elle apprendra qu’on peut vivre plus d’une vie et aimer plus d’une fois. Par l’auteur du délicieux Jack Rosenblum rêve en anglais. »

 » Les photos sont étranges : elles restent dans le présent, les sujets captés dans un moment qui ne reviendra jamais. Nous les prenons en prévision de l’avenir : alors que clique  l’obturateur, nous pensons aux futures versions de nos personnes se rappelant cet événement. » (p47)

S’il n’y avait pas eu les mots d »AifelleTheoma et Keisha je ne pense pas que je me serais penché sur cette lecture. Mais justement il y a eu leurs mots, leurs billets, pour me convaincre totalement. Cuné appelle cela ses lectures récompense (lu après une lecture plus difficile ou plus sérieuse), Aifelle ses « lectures récréations » et je trouve cela très juste. Une lecture bonheur, dont les pages se tournent toutes seules. Je l’ai lu avec délice et délectation. Elise est un personnage très sympathique, tout en fraîcheur, qui mélange à la fois confiance en soi et déstabilisation rapide par l’attitude de ceux qui l’entourent. Cette jeune fille déracinée, arrachée malgré elle de son pays natal (et cela pour son bien) apparait au début fragile et malheureuse. Mais au fil des pages on découvre une autre jeune fille, heureuse de vivre, qui montre des signes certains d’assurance. Elle a de la personnalité et n’a pas froid aux yeux.

La preuve en est avec cette scène qui est la première rencontre avec le fils du maître. C’est d’ailleurs une scène très drôle ; alors qu’elle est en colère et occupée à dire une flopée d’injures, profitant du bruit des vagues pour couvrir sa voix, Christopher fait sa rencontre. Sa tenue est plus que sommaire puisqu’elle est dans l’eau jusqu’aux genoux en petite culotte et pull. Mais elle s’en sort plutôt bien et ne se laisse pas démonter… J’ai beaucoup aimé aussi l’omniprésence de la mer. Elle s’y réfugie souvent lorsqu’elle a besoin de respirer. La beauté de la côte l’apaise et lui redonne cette énergie qu’elle perd un peu parfois. On pourrait presque sentir les embruns nous fouetter le visage…

 » Devant moi, la mer se brisait et écumait. L’eau claquait sur la grève, puis on entendait crisser les galets que les vagues, en refluant, entrechoquaient. » (p120)

 » La mer sombre semblait absorber toute la lumière du monde : comme suspendu au dessus de l’eau, le ciel était d’un gris menaçant. (p234)

Elise, qui est embauchée en tant que femme de chambre, doit apprendre à s’occuper des autres alors que jusqu’à présent on s’était toujours occupé d’elle. Elle apprend très vite qu’il est essentiel qu’elle soit invisible lors de l’accomplissement de ses tâches. Et puis il y a le manque de sa famille, la peur de la guerre et des dégâts qu’elle causera forcément… Le personnage principal à mon sens est ce manoir de Tynefort, il a une telle présence, il est si bien décrit que là aussi  on s’y croirait, il est, au même titre que la mer, indéniablement  la star du roman 

Et puis il y a aussi un petit goût de Rebecca de Daphné du Maurier avec ces premières pages qui forcément, nous y font songer… Il y a le dernier manuscrit de son père, qu’il cache dans un alto, et confie à Elise pour qu’elle l’emporte en Angleterre… Il y a la riche voix de mezzo-soprano de sa mère… Il y a une mémorable fête du maquereau auquel elle participe pour la première fois… Il y a une flambée, dans un énorme âtre de pierre, qui se transforme en veillée, on y boit du gin, on y danse sur les notes d’un vieux gramophone et ça se termine sur une très mauvaise nouvelle ; Hitler vient d’envahir la Tchécoslovaquie… Mais aussi des moments moins graves où l’on fait griller des tartines dans la cheminée du salon en écoutant le Nocturne en fa mineur de Chopin… Il y a Elise qui joue pendant
des heures, dans sa petite chambre sous les toits, du Vivaldi, Donizetti, Bing Crosby…

 » Je passai les jours suivants à jouer de l’alto ou à biner le potager avec le vieux Billy. Je désherbai les rangées de plants de laitue bien alignés, pilant des coquillages pour décourager les escargots ; je creusai des sillons pour y semer des betteraves et des blettes. De la sueur coulait de mon front et tombait sur la terre. Tout en travaillant, j’entendais l’étrange son de l’alto dans ma tête. Il emplissait mon esprit comme le bruit de la mer dans un rêve ; je bougeais, taillais, piochais, plantais à son rythme. Au crépuscule, je descendais à la plage et m’asseyais avec Burt sur des cassiers à homards, devant sa hutte. Le vieux pêcheur bourrait sa pipe et nous regardions la mer monter dans un silence convivial. L’eau envahissait la grève avec une implacable constance. A marée haute, elle battait les grands rochers plats au-delà de la chaumière, transformant la pierre gris pâle en une surface d’un noir luisant et la vase craquelée en velours vert. A marée basse, l’eau se retirait jusqu’à l’extrémité de la baie, les galets secs prenaient des teintes or,  jaune et rouille à la lumière du couchant. Je savais que quelque part, au loin, des plages résonnaient de coups de feu, de tirs d’obus, de hurlements d’hommes et de sirènes, mais ici à Worbarrow, les vagues léchaient le rivage et les seuls cris qu’on entendait étaient ceux des mouettes. » (p363)

Comme vous pouvez le constater, j’ai gardé des images très fortes de cette lecture… Ce roman m’a fait l’effet d’un charme et d’un ensorcellement certain.

Lu également par Aifelle et TheomaKeishaSous les galets et Syl. (source des photos)

Et ma première participation au mois Anglais  chez LouCryssilda et Titine.

Le challenge voisins voisine d’ A propos de livres ChallengeVoisinsVoisines pour le royaume uni Angleterre

Et le Challenge  Petit bac 2014 pour la catégorie « bâtiment ».pett bac 2014

Albums enfants·Bande dessinée ou manga

Loulou, l’incroyable secret de Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental

Tout d’abord les livres de Loulou c’est d’abord ça :

Loulou. de Grégoire SolotareffLoulou - Plus fort que le loup. de Grégoire SolotareffLoulou à l'école des loups. de Grégoire Solotareff Des albums très colorés tous centrés sur ce personnage presque indétrônable pour les enfants ; les loups !! Je n’ai eu l’occasion de n’en lire aucun, maintenant PetitDernier est vraiment trop grand pour les lire. C’est dommage, comme quoi, il y a toujours des lectures pour nous passer entre les doigts… Le livre dont je vais vous parler est bien plus pour lui, c’est une BD, d’après le film de Grégoire Solotareff et réalisé par Eric Omond.

Le mot de l’éditeur : « On retrouve Loulou et Tom au pays des lapins. Loulou apprend d’une bohémienne que sa mère est vivante. Ils partent à sa recherche dans la principauté de Wolfenberg, dirigée par des loups. Ils arrivent en plein festival de Carne où tous les grands carnassiers du monde participent à la grande chasse annuelle. L’amitié de Loulou et Tom survivra-t-elle dans ce pays où les herbivores ne sont que nourriture ou esclaves ? Quel est l’incroyable secret de la naissance de Loulou ? »

Loulou vit au pays des lapins, un matin il est attiré vers la caravane d’une bohémienne, et celle ci lui apprend que sa mère, dont il ne connaissait aucunement l’existence, est vivante. Elle porte le beau nom d’Olympe de Wolfenbert et vit dans la principauté de Wolfenberg. Bien évidemment Loulou n’a dès lors qu’une seule idée ; aller la retrouver, même si pour cela, lui et son ami le lapin, vont devoir affronter bien des dangers. Là bas c’est le domaine des carnassiers et pour le lapin surtout, l’épreuve sera rude ;0)

 J’ai vraiment trouvé les illustrations superbes, les décors sont splendides, les personnages vraiment bien croqués, et leurs aventures sont très sympas à suivre !! L’histoire m’a paru un peu fouillis par moment, ça m’a paru un peu étrange, c’est assez loufoque… Mais au final l’humour est là et j’aimerais beaucoup voir le film maintenant pour voir ce que ça donne.

Loulou n’est pas un loup comme les autres, il est végétarien (;0) et son meilleur copain c’est le lapin Tom. C’est plutôt original comme situation !! Vos enfants découvriront dans ce livre ;

* L’amitié, valeur essentielle…

* Des « Sancros » et des « Loncros » (facile à deviner la signification ;0)

* Un festival de Carne (rassemblement des carnassiers)

* Des rebelles de la forêt de tout poil

* Une renarde qui porte le nom de Scarlett et qui a le blues

* Un prince qui aime les gratouilles

* Des fleurs qui mordent

* Et de l’humour, du mystère, de l’aventure…

La Bande annonce du film ;

Lu aussi par Nadaël

Editions « Rue de Sèvres »

Novembre 2013

Ma participation au challenge d’Hérisson  ob_76eace_logoalbums2014[1] 3/20

 

 

Lecture romanesque

La maison d’hôtes, retour à Cedar Cove, tome 1 de Debbie Macomber

 » Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie, et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu. 
Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.Un roman chaleureux et touchant sur les destinées humaines, à lire bien douillettement sous sa couette, avec des personnages que l’on rêverait d’avoir comme amis, dans une ville où l’on aimerait vivre, et une intrigue délicieusement captivante. »

Lecture commune avec Fondant O Chocolat. (un clic pour lire son billet)

Debbie Macomber est une incontournable dans la catégorie auteur romanesque au même titre que Nora Roberts ou Susan Wiggs. Ses romans se vendent comme des petits pains (ou presque ;0) et il faut avouer que la dame sait s’y prendre pour nous emporter dans ses filets. Parce que oui, c’était ma première lecture de cette auteure et je ne suis pas déçue… La preuve je l’ai lu en pratiquement deux jours, c’est d’ailleurs ma première lecture lu dans le jardin, et cette lecture là, la première de l’été sur la terrasse, a toujours une importance assez singulière pour moi.

Je ne rajouterais rien sur le sujet, le résumé de l’éditeur est assez explicite comme cela. Les personnages sont tous attachants, surtout Jo-Marie à mon sens. Elle vient chercher l’apaisement et pour cela se laisse porter par ses intuitions et change radicalement de vie. Et cela lui réussira plutôt bien, et même mieux que cela je dirais. La Villa Rose est une vraie petite merveille de maison et on s’y sent merveilleusement serein ;

 » La propriété était splendide, dotée d’une véranda ouverte et d’un point de vue extraordinaire sur la baie…/… Dès l’instant où je vis l’endroit, je fus séduite par la lumière éclatante des lieux, les grandes fenêtres qui dominaient le port de plaisance. C’était l’endroit rêvé où commencer ma nouvelle vie…/… Construite dans les années 1900, elle abritait huit chambres d’invités réparties sur deux étages, ainsi qu’une grande cuisine moderne et une salle à manger spacieuse au rez-de-chaussée. Cedar Cove se déployait de part et d’autre de Harbor Street, qui serpentait en son centre, bordée de magasins. J’étais conquise avant même d’avoir exploré la ville. 

Une sensation de paix m’a immédiatement envahie quand j’ai pénétré dans cette demeure. La douleur et la tristesse qui étaient mes compagnes de tous les instants depuis des mois ont semblé refluer, cédant la place  une sérénité difficile à décrire. » (p11)

 » L’un de mes endroits préférés dans la propriété était un appentis à trois côtés situé dans le jardin, de l’autre côté de l’allée. C’était une ancienne dépendance, peut-être une petite maison. Du bâtiment original ne subsistaient que les trois murs, le toit et une cheminée. 

Les Frelinger en avaient fait un abri confortable, y disposant de fauteuils et une réserve de bois. La pluie avait cessé et les étoiles étaient apparues dans le ciel ; j’éprouvais l’envie de sortir. Après dîner, j’enfilai un manteau et m’aventurai au-dehors.

Un feu était préparé dans l’âtre, prêt à être allumé. Je frottai une allumette et regardai le papier s’enflammer. Bientôt le petit bois se mit à crépiter. J’ajoutai une bûche, puis m’installai dans un fauteuil, mis les pieds sur le tabouret, et étalai une couverture sur mes genoux. 

Tout était si paisible.  » (p43, 44)

Il y est aussi question de pardon, de résilience et de rencontres qui viennent juste au bon moment… C’est une lecture qui fait du bien et qui vous emporte très facilement. Elle fera évidemment partie de ma catégorie livres « bonbons au miel ». Le deuxième tome est paru en mars 2014 et bien sûr je compte bien la lire, histoire de savoir ce que devient Jo-Marie, et qui va cette fois se réfugier dans la Villa Rosa. Un printemps à la Villa Rose Editions Charlestons 

La première a m’avoir tentée pour cette lecture c’est MyaRosa. Et je remercie Fondant O Chocolat de m’avoir accompagnée ;0) J’ai bonne intuition qu’elle aussi a apprécier ce roman et qu’elle y a passé un aussi joli moment que moi ;0)  (Source des photos.)

Challenge  Petit bac 2014 pour la catégorie bâtiment. pett bac 2014