Lecture addictive

Twilight de Stephenie Meyer – Tome 1à 4 : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation

Saga Fascination - Twilight Tome 1 : Fascination. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 2 : Tentation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 3 : Hésitation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 4 : Révélation. de Stephenie Meyer  Editions Blackmoon et livre de poche, traduit de l’anglais (Etats Unis) par Luc Rigoureau

Billet rattrapage, lecture avril 2012 (explication par ici)

Le mot de l’éditeur pour le tome 1, Fascination » Bella, dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, pour s’installer chez son père. Elle croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie, ni à la petite ville de Forks, où l’anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edwards, lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d’atteinte, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. »

Et pour le tome 2 » Rejetée par celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourra-t-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Bella n’a de goût pour rien, sinon le danger : alors, elle entend la voix d’Edward, et éprouve l’illusion de sa présence. Comme s’il ne l’avait pas abandonnée. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ?Amour et mort s’imbriquent dans une atmosphère mystérieuse et captivante. »

Je ne vous mets pas les deux suivants pour ne pas spoiler…

 

Bladelor a parlé de magie Stephenie Meyer et je trouve que c’est très juste. Parce que, il faut bien le savoir voilà une histoire complètement irréelle avec des vampires, des loups garous, des pouvoirs extraordinaires, des personnes qui se déplacent plus vite que le vent, que cassent des rochers comme si c’était du fromage dur (sic) qui ont des yeux rouges sublimes (alors que ça devrait être antinomique, mais dans Sambre déjà, elle avait des yeux rouges et était belle comme un cœur ) bref, tout cela oui…et pourtant j’ai marché à   fond, couru même… Pendant un mois je vivais Bella, je dormais Bella, je marchais Bella, j’avais le cœur qui battait pour Edward, puis pour Jacob…. Bref c’est à peine si je ne me suis pas transformée en Bella… Une lecture entièrement tourné Twilight pendant quinze jours, ben oui, ça laisse des traces…
Alors oui, évidemment, ça n’est pas de la grande littérature… (mais finalement qu’est-ce que ça veut dire la grande littérature ?? J’aime aussi me plonger de temps en temps dans une histoire qui vous prend la main pour ne plus vous lâcher, pour vous entraîner dans des chemins complètement fantasmagorique, dans un monde totalement irréel mais c’est tellement bon que vous n’avez aucune envie de le quitter justement…)

 

Oui, ok il y a des imperfections, des redites (par exemple je n’en pouvais plus de ce mot : marmoréen) mais ça n’empêchait que je terminais un tome, et hop, de plonger derechef dans le suivant sans même reprendre mon souffle…
J’ai aimé les personnages comme si je les connaissais véritablement (c’est dire comme ça fonctionne)… Alors que Bella est l’image même de la fragilité, de la maladresse, de la banalité (c’est pas moi qui le dit, c’est Bella et Stephenie Meyer), Edward est son opposé ; superbe, parfait, gentleman, romantique, ultra protecteur et super galant (que celle qui n’a pas un jour rêvé d’un homme qui lui ressemble me jette la première pierre) et puis oui, un peu vieux jeu aussi mais tant mieux et puis il a des excuses, il accuse quand même X années… Et puis il a Jacob, l’amoureux transi, jeune chien fou et joueur, avec un humour qui tranche avec le sérieux d’Edward… Edward qui par contraste est un vieux sage raisonnable (d‘ailleurs pour exemple il passe sa vie à retenir Bella qui veut lui sauter dessus à tout bout de champ, tellement il est irrésistible), tout ce qu’il y a de plus calme et réfléchi (enfin, il n’a pas trop le choix vu que Jacob, c’est tout l’inverse)…

 

Pour moi le mois d’avril 2012 restera éternellement le mois Twilight, non seulement j’en conserverais un excellent souvenir mais en plus je suis presque sûre que je les relirais un jour, d’ailleurs c’est simple j’aurais bien des envies déjà de reviens-y et de reprendre tout depuis le début…
Bon, vous avez tout compris, c’est un véritable coup de foudre et coup de cœur…
Une de mes scènes préférés est dans le tome 3, Cela se passe dans une tente, il fait un froid glacial, Jacob est dehors dans la neige, Bella grelotte et ne peut même articuler deux mots correctement. Edward se tient le plus loin possible d’elle pour ne pas la glacer encore plus quand Edward à la malheur de suggérer à Jacob de se débrouiller pour apporter un radiateur, ne voilà ti pas que Jacob rapplique. En effet, avec ces quarante trois degrés de température du corps, qui serait mieux placer pour réchauffer Bella ?? S’en suit une conversation et une scène qui valent à elles seules le détour.
Et il y a aussi le baiser passionné entre Jacob et Bella et qui vaut son pesant d’or…

 

 

Bref, à l’heure où je poste enfin ce billet je n’ai qu’une envie ; les relire !!! Clarabel en parle aussi par ici et c’est d’ailleurs ce billet là qui m’a donné l’impulsion pour le lire, parce qu’avant ça cette série ne me tentait pas du tout… Comme quoi, on ne sait jamais, il faut tester pour savoir ;0) Car, comme le dit si bien Clarabel ça réveille la midinette qui sommeille en vous… Sauf si, bien sûr, il n’y a pas la moindre petite miette d’une midinette en vous ;0)

Challenge Cartable et tableau noir chez George 

Challenge Littérature jeunesse chez Galea et Mutinelle chall31 copiepetit

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Littérature

La patiente – Jean Philippe Mégnin

Sorti aux éditions « Le dilettante » en août 2012
Relecture, ma première lecture date d’octobre 2012

Mot de l’éditeur :
 » C’est l’histoire d’une femme qui ne dit rien. Et d’un homme qui tente de la comprendre. D’elle il sait très peu, elle sait tout de lui. Quand enfin elle va se livrer, il le regrettera, mais il sera trop tard. C’est elle qui mène le jeu.
Après l’histoire d’un transfert amoureux en montagne pour son premier roman, voici celle d’un trio amoureux entre Paris et la Bretagne. »

De cet auteur, j’avais déjà adoré son premier roman, « La voie Marion ». Un vrai coup de coeur !
Ce qui me plait à chaque fois chez cet auteur c’est ce mélange détonnant entre le charme et le vénimeux… Et j’aime beaucoup sa petite musique, les chapitres sont courts, ils vont droit au but, à l’essentiel. Vous suivez le fil et vous allez, comme ça, jusqu’au bout. Un peu comme si l’auteur vous prenait la main pour vous entrainer et on ne se pose même pas de questions, on le suit, incapable de résister…

Le narrateur, Vincent, un gynécologue, voit arriver dans son cabinet Camille, elle est enceinte et vient le voir pour la première fois. Vincent va tout de suite comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette visite, pas si innocente que ça. D’ailleurs le ton est donné tout de suite quand Camille, avant de partir, lance au docteur cette phrase :
 » – Gynécologue, c’est un choix professionnel un peu étrange, pour un homosexuel, non ? » (p17)
Parce que, effectivement, Vincent fréquente un homme, David, depuis quelques années. Comment cette patiente pourrait-elle être au courant de ça ? Vincent va aller de surprise en surprise et le dénouement est assez surprenant en effet. En tout cas, moi, je ne l’ai pas vu venir. Bon, j’ai tout de même fini par comprendre à la page 109, et cela m’a fait l’effet d’un rideau qui s’ouvre, tout s’éclairait soudain. Mais il me faut vous en dire le moins possible pour vous laisser tout le charme et le mystère de cette histoire.
Vincent me semble un peu effaçé, timide, celui qui tient les rènes de leur relation c’est David. Il impose une certaine distance entre eux.
 » Je n’avais rien demandé, jamais.
Nous vivions notre histoire commune dans une indépendance scrupuleuse. Pas question de voir se créer entre nous la moindre contrainte, pas question de courir le risque que l’un devienne pour l’autre un poids ou un obstacle à quoi que ce fût. Quand je dis « pas question », c’est surtout de lui que je parle, plus que de moi;
Moi…
Mais lui savait, sans en avoir l’air, construire des défenses aussi infranchissables que des murs de pierre. » (p29)

David est un homme qui a beaucoup de charme
 » Maitre de conférences en histoire de l’art, il m’emmenait parfois à la bibliothèque , ou à des…conférences, justement ; nous y croisions des étudiants qui le saluaient avec respect, ou des collègues auxquels il me présentait comme un « ami ». Il évoluait dans ce milieu avec l’assurance détachée de celui qui est chez lui. Moi qui n’étais vraiment à l’aise que dans mon cabinet, j’adorais le voir déambuler dans la vénérable maison, saluer des gens, échanger quelques propos avec tel ou telle. Décontracté et brillant, il jouait en permanence la séduction, et je ressentais une sorte de fierté obscure à voir dans l’attitude de ses interlocuteurs opérer son charme, fierté parfois étrangement teintée de jalousie presque douloureuse lorsque je lisais, dans des yeux féminins, la petite lumière qui trahit les émotions secrètes.
Pourquoi dans les yeux féminins ?
Parce que même si je ne mettais pas de mots là-dessus, j’y ressentais comme une sourde, une obscure menace. Il y avait moi, et il y avait sa vie, autre, dense, pétillante, imprévisible. Je n’ai jamais su ce que je représentais exactement pour lui, et nous n’en avons jamais parlé. » (p30)

Vous rencontrerez dans ces pages ;
Keith Jarret que David venère
Egon Schiele dans une expo au Grand Palais, que vont voir Vincent et David.
L’île d’Houat, un voilier et « une petite maison, parmi les dernières du bourg sur le chemin du large »
Un homme intransigeant avec lui même et sa façon de jouer du piano.
Chopin, Debussy, ou Bach dont David cite la phrase de Mauricio Kagel : « Tous les hommes ne croient pas en Dieu, mais tous les musiciens croient en Bach »
Une femme qui finalement, maitrise tout et tous et joue à plusieurs jeux dangereux dont celui avec David :  » Elle continuait à mener le jeu. J’ai eu l’impression à cet instant que ce n’était pas au bout d’un fil qu’elle me tenait mais dans sa main. Depuis notre première rencontre, depuis notre premier échange de regards dans ma salle d’attente. Dans sa main. »

Une lecture envoutante et troublante, que je vous conseille fortement.

Un grand merci à Jean-Philippe Mégnin (en espèrant qu’il me pardonne pour le retard) et à Juliette des éditions « le dilettante »
Lu par Sandrine, à propos de livres, Hélène, Antigone et Charlotte

Et ma participation au challenge 1% rentrée littéraire