Littérature

Le treizième conte de Diane Setterfield

Le treizième conte

Livre lue dans le cadre d’une lecture commune avec TheomaHathawayStephie et Eloah.

Je l’ai finie hier soir (ouf, juste à temps).
Quel roman !!!
L’auteur est vraiment une grande conteuse, on a l’impression d’être assise au coin du feu et de l’écouter raconter ses histoires.
Je me suis vraiment régalée !
Je n’hésiterais pas une seconde à lire son prochain roman…
J’ai eu l’impression de retrouver le charme de mes lectures d’enfance ou plus rien n’existait autour de moi que le livre ou j’étais plongé.
Comment une grande lectrice pourrait résister à ce livre ? Impossible tellement il fait l’apologie de la lecture !

 » A huit heures moins trois, j’étais en chemise de nuit et en pantoufles à attendre que mon eau veuille bien bouillir. Vite, vite. Huit heures moins une. Ma bouillotte était prête, et je remplis un verre d’eau au robinet. Il était important de faire vite. Car à huit heures précises, le monde s’arrêtait de tourner. C’était l’heure de lire.L’intervalle entre huit heures du soir et une ou deux heures du matin a toujours été pour moi un moment magique. Contre le dessus-de-lit en chenille bleu, les pages blanches de mon livre ouvert, éclairées par un cercle de lumière, sont des portes donnant accès à un autre monde. »

Tout commence par l’arrivée d’une lettre chez Margaret Lea. Lettre d’une certaine Vida Winter, auteur de bests-sellers, une femme qui cultive les mystères depuis toujours.
Elle a décidée de lever le voile sur ses mystères et voudrait que ce soit Margaret qui écrive sa biographie. Margaret Léa est une jeune femme assez solitaire elle aussi, elle tient une boutique avec son père, boutique consacrée aux livres anciens. Margaret hésite d’abord,  si elle a, effectivement, déjà écrit une biographie consacré aux frères Goncourt , elle ne s’intéresse qu’aux auteurs morts, ne lis pas d’auteurs contemporains.
Pour en savoir plus elle se procure un livre de Vida Winter :  » Treize contes de la métamorphose et du désespoir » . Elle s’y plonge et là, elle tombe sous le charme. Et déjà, il y a les prémices d’un premier mystère :

 » Les contes étaient brutaux, incisifs, déchirants. Je les adorais.
C’est en lisant le conte de la sirène, le douzième, que je ressentis les prémices d’une angoisse qui n’avait rien à voir avec l’histoire elle-même. Je commençai à m’affoler, car mon pouce et mon index droits m’envoyaient un signal : Attention, il ne reste plus beaucoup de pages. Cette idée finit par m’obséder au point que j’inclinai le livre vers moi pour vérifier. Ce n’était que trop vrai. Le treizième conte devait être très court. Je poursuivis ma lecture, terminai le douzième conte et tournai la page.
Blanche.
Je revins en arrière, repartis en avant. Rien.
Il n’y avait pas de treizième conte…/…
C’était le matin. 
J’avais passé la nuit à lire.
Il n’y a avait pas de treizième conte.  » 

Elle se décide donc à lire tout les livres de Vida Winter avant de partir la retrouver :

 » S’ensuivit une des périodes les plus merveilleuses de ma vie d’adulte. Pour la première fois, je disposais sur ma table de chevet d’une pile de livres de poche à la couverture glacée, flambant neufs, achetés dans une vraie librairie…/…
Il va de soi qu’on espère toujours quelque chose de spécial quand on lit un auteur pour la première fois, et les livres de Miss Winter me procurèrent les mêmes frissons que ceux que j’avais éprouvés en découvrant les journaux des frères Goncourt, par exemple. Mais il y avait plus. J’ai toujours lu, et il n’y a pas d’époque dans ma vie où la lecture n’a pas été ma plus grande joie. Et pourtant je ne peux pas prétendre que mes lectures d’adulte aient eu le même impact sur moi et sur mon âme que celles de mon enfance. Certes, je crois toujours aux histoires. Et je continue à m’oublier quand je suis au milieu d’un bon livre. Mais c’est différent. Les livres sont pour moi, je le reconnais, la chose qui compte le plus ; mais je n’arrive pas à oublier qu’il y eu une époque où ils étaient à la fois plus banals et plus essentiels encore que maintenant. Quand j’étais enfant, ils constituaient tout ma vie. C’est pourquoi il y a toujours en moi une aspiration nostalgique au plaisir perdu qu’ils me procuraient. Aspiration que l’on se s’attend pas à voir jamais satisfaite. Or, pendant la période dont je parle, au cours de laquelle je lisais toute la journée et une partie de la nuit, où je dormais sous un couvre-lit jonché de livres, où mon sommeil profond et sans rêves, passait en un éclair jusqu’à mon réveil qui me voyait lire à nouveau, oui, pendant cette période, je retrouvai les plaisirs perdus de la lecture. Miss Winter me rendit aux joies virginales du lecteur novice, et s’empara de moi avec ses histoires. « 

Voilà ce dont je parlais quand je disais avoir retrouver le charme de mes lectures d’enfance…
C’est un livre qui vous harponne et ne vous lâche plus…

Donc elle se rend donc dans le Yorkshire pour rencontrer Miss Winter.

   Yorkshire, Angleterre.

Margaret Léa elle aussi a une histoire. Elle était une enfant de dix ans lorsqu’elle a découvert sous le lit de son père, alors que ses parents étaient de sortie, un autre acte de naissance que le sien ; « Même père, même mère, même date de naissance, même lieu, mais un prénom différent ». Cet acte de naissance est accompagné d’un certificat de décès. Elle découvre donc avoir eu une soeur jumelle qui était décédée. Et ses parents lui avaient caché cela. Elle aussi gardera le silence et ne parlera pas à ses parents de sa découverte. Mais depuis toujours c’est sa soeur jumelle qu’elle voit dans son reflet. Elle la voit dans les miroirs, dans le reflet des fenêtres assombris par le mauvais temps.

Après… Après, il vous faut le lire vous même.
Mes passages préférés sont ses rencontres avec un géant nommé Aurelius qui a la passion des pâtisseries, qui sera toujours là pour lui offrir chaleur, réconfort et de bonnes tasses de thé brûlantes.

Lisez le et vous verrez la prescription la plus incroyable qu’un docteur puisse faire. Celle donné à une Margaret Léa, fiévreuse et affaiblie :

 » Je consultai l’ordonnance. D’une écriture vigoureuse, il avait inscrit : Sir Arthur Conan Doyle, Les aventures de Sherock Holmes. Prendre dix pages, deux fois par jour, jusqu’à épuisement du stock. «   

Ah j’oubliais aussi : c’est un livre qui m’a donné très envie de relire  » Jane Eyre » !
C’est vraiment un roman que j’ai dévorée avec délice…
Je vous laisse, je file lire les billets des autres lectrices de cette lecture commune.

Le Treizième conte
Diane Setterfield
Editions Plon et Pocket

image_c1r   Challenge 1er roman

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Littérature

Dis oui, Ninon de Maud Lethielleux

Dis oui, Ninon

C’est un livre qui a été beaucoup lu, et apprécié, par la blogosphère.
C’est un premier roman de Maud Lethielleux qui est, par ailleurs, musicienne et metteur en scène. Elle fait du théâtre.
C’est un premier roman très agréable, très facile à lire. Je l’ai trouvée d’une grande fraîcheur et d’une belle tendresse.
C’est Ninon, neuf ans, qui nous parle ici. Ses parents, Fred et Zélie viennent de se séparer et elle choisit de vivre avec son père. Mais la vie n’est pas facile, l’argent manque, l’hygiène n’est pas du tout présente, Ninon attrape même la teigne, son chat Coucou, lui a refilé.
Cette petite Ninon est très émouvante et j’avais le coeur chavirée à la fin du livre.
Mais, si ses conditions de vie ne sont pas idéales, je ne pense pas que Ninon ai manquée d’amour ou de tendresse. Je pense qu’elle a vécue, malgré tout, une enfance assez heureuse même si, et je le dis encore, elle a vraiment vécue dans une grande précarité.
Son père construit une maison dans les bois. Ils vivront là, sans même un vrai toit, juste sous une bache en plastique, pendant de longs mois. Bien sûr ils n’ont pas l’eau courante, juste un puits, et pas d’électricité. Son père a une chevrerie et vend, avec Ninon, son fromage sur les marchés.
Le langage de Ninon est ce qu’il y a de plus percutant dans ce livre.
L’originalité du livre elle est là.

Maud Lethielleux

Ninon n’est pas seule, elle a une petite soeur Agathe, qui elle, est resté vivre avec sa maman. Ninon et Agathe ont une belle affection l’une pour l’autre :

 » En m’endormant, je sens la respiration de ma petite soeur sur ma main, c’est chaud, c’est encore mieux que la tête de Raymond (le chien) sur mes jambes, c’est pas pareil, c’est comme si je ne serai jamais seule dans ma vie. Une petite soeur, elle l’est pour tout le temps, c’est pas comme les amoureux ou les trucs comme ça, une petite soeur, même quand t’es à quinze kilomètres ou si tu fais des choses, ou si tu fais rien, elle est toujours dans ta poche d’amour éternel. Toujours. « 

Ninon ressent beaucoup d’amour pour son père, elle ne veut pas le laisser tomber, l’aidera jusqu’au bout de ses forces.

 » Bref, il a l’air cool comme ça si on ne le connait pas vraiment. Mais la grande différence avec les autres, c’est que ses rêves à lui sont si puissants qu’ils lui donnent l’énergie de travailler même la nuit, tout le temps, même sous la pluie ou sous le soleil, même s’il neige. Et il a des sandalettes magiques qu’il garde tout l’hiver, sans chaussettes, il refuse les bottes en caoutchouc et les chaussures d’ouvrier. Mon père, il aime sentir la nature entre ses orteils. Moi, je fais la cuisine. On a préparé un petit feu de bois à l’abri d’un chêne centenaire et je fais griller les châtaignes. « 

Beaucoup de travail et de responsabilités pour une si petite fille. Mais c’est son choix : elle veut être avec son père. Mais il est surveillé et l’ombre d’une séparation plane au dessus d’eux. A tout moment il risque de perdre la garde de Ninon.

 » Zélie :- Fred, si ça continue, j’envoie une assistance sociale et je te retire la garde de Ninon. Je crie que c’est n’importe quoi, on n’a pas besoin d’assistante ! On n’a pas besoin d’aide ! On assume nos responsabilités d’êtres humains sur la planète Terre et j’en ai marre de madame Kaffe qui vient toujours fourrer son nez partout, marre marre marre, et si ça continue, un jour, je deviendrai malheureuse. Le dernier mot, je ne le pense pas vraiment, je le dis pare qu’il est beau et qu’il dure longtemps. Zélie dit : On y va. Agathe me laisse la place de devant à cause du mot très rare que je viens de dire. « 

Ninon manque très souvent l’école :

 » J’explique à Fred que, franchement, entre nous, l’école, je ne veux pas y aller. Il me dit qu’il me comprend complètement mais que je dois absolument y aller sinon Zélie va lui retirer la garde. Je dis :– Cinquante cinquante.- Minimum deux jours par semaine.- Pas le mardi pour le marché de Durtal.- Tope-là ! « 

Ninon vit le froid et le chaud. Elle est heureuse :

 » C’est chouette de chanter à plusieurs voix, ça rend heureux et les paysages qui défilent sont encore plus beaux. C’est comme si y’avait des fées partout qui nous souriaient, cachés derrière les arbres, même les nuages ne sont plus gris, ils sont blancs et ils se déplacent, ils nous suivent parce qu’on chante la chanson d’un peuple. Moi je serais chanteuse plus tard et j’inventerai des chansons d’amour comme Fred, mais la différence entre Fred et moi, c’est que mes chansons d’amour à moi, elles ne seront pas tristes. Ce sera des amours qui s’aiment encore. « 

Et parfois malheureuse :

 » C’est drôle, j’ai l’impression d’avoir grandi tout à coup. Cela fait mal au ventre de grandir, ça fait un noeud tout serré au milieu du ventre, c’est à cause des intestins qui grandissent aussi. C’est très triste de grandir, ça donne envie de pleurer sans larmes. « La vie quoi ! » Elle est pas difficile ma vie, elle est belle, c’est un bourgeon de rose qui s’ouvre sous la rosée, elle est belle ma vie en autarcique. Évidemment tu peux pas comprendre toi, tu ne connais que les autoroutes. « 

Ce très beau passage, plein de sagesse :

 » Le vrai bonheur, il se compte dans la tête, il est invisible, il est dans l’instant du présent, c’est comme une conjugaison qu’on a rien compris, il ne se conjugue pas au futur imparfait, il est parfait d’ ailleurs, il est toujours là où on s’y attend pas, il faut juste ouvrir ses yeux. « 

Au final, un livre qui laisse le sourire aux lèvres. Un livre plutôt optimiste qui montre bien que le bonheur n’est pas forcément dans la richesse et l’opulence.
Ninon a toutes les armes pour se faire une belle et jolie petite vie.
Elle a peut-être manqué de beaucoup mais certainement pas d’amour.
Un livre avec un bel état d’esprit, une très saine façon de voir la vie.

Dis oui, Ninon
Maud Lethielleux
Editions Stock

image_c1r Challlenge 1er roman

Littérature

Julius Winsome de Gerard Donovan

Ce très beau premier roman, écrit par un irlandais,  je l’ai vraiment appréciée…

Julius Winsome est un homme qui vit solitaire, dans un chalet, au beau milieu d’une fôret. Il vit là, avec son chien et 3282 livres…Une belle bibliothèque en effet, tous acquis par son père qui étaient un grand lecteur. Julius apprécie plus que tout le calme et la tranquillité.

Mais cette belle tranquilitée sera rompus par un évenement qui va complétement destabilisé Julius. Son chien est assassiné par un chasseur.
Dès lors cet homme va se transformer et n’aura plus qu’un objectif : venger la mort de son chien. Il prend les armes et devient un tueur sans état d’âme.
Il a le coeur brisé…
Il devient autre…
Ce chien, il l’aimait profondément, c’était son seul ami.
Julius avait bien eu une liaison avec une femme mais elle l’avait quittée pour un autre et il était retombé dans sa solitude. Ce chien était la seule chose qui lui restait…
Cette femme était apparût comme par magie, devant son chalet. Elle avait prétendu s’être perdu dans cette splendide forêt du Maine, mais Julius avait toujours douté de cet état de fait…

 » Il est vrai que ç’a avait été une époque heureuse pour moi, pas tant à cause du chien que de la femme qui m’avait conseillé d’un prendre un. Quelques semaines plus tôt, elle avait émergé de la forêt, traversé la clairière où se trouvait le chalet. Quand je suis sortie pour la saluer, elle m’a dit qu’elle s’était perdue en faisant une promenade par cette journée de fin de printemps, que sa voiture était garée quelque part, un peu plus loin. Elle parlait sans le moindre signe d’inquiétude. Si elle se baladait dans ces bois c’est qu’elle était du coin. « 

Mais commençons par le début. Le roman débute par Julius qui entend un coup de fusil dans la forêt, tout près de lui. Mais il ne pense pas tout de suite au pire. Il attend son chien quelques heures puis finit par le chercher et le trouve blessé gravement quand il revient au chalet. Il fonce chez le vétérinaire mais c’est trop tard, le chien meurt dans ses bras. Quand il revient il l’enterre devant sa maison.

 » J’ai jeté sur mon ami le monde entier à coups de pelle et en ai ressenti le poids, comme si j’étais étendu à ses côtés dans les ténébres « 

Untitled  Untitled

Julius décide donc de tuer et prend pour proie les chasseurs qui sévissent autour de lui, dans sa forêt.

 » La nuit m’a durci comme un bâton et m’a brandi contre le monde. J’étais un bâton menaçant l’univers. J’ai regardé ma main qui agrippait la crosse. J’étais le fusil. J’étais la balle, la cible, la signification d’un mot qui se dresse tout seul. Voilà le sens du mot « vengeance », même lorsqu’on le couche sur le papier. « 

Il fait pourtant parti d’une lignée d’hommes qui déteste la guerre. Son père et son grand-père avaient une sainte horreur des armes et préféraient les livres (comme je les comprends).
Voilà le portrait que Julius fait de son père :

 » C’était un homme doux et facile à vivre parce qu’il occupait très peu d’espace. Certains êtres sont ainsi mais ils sont rares, et c’est lui qui m’a appris à demeurer tranquille. Nous avions vécu seuls tout les deux, car il ne s’était jamais remarié. Il disait qu’il était l’homme d’une seule femme, même si celle-ci était morte. Voilà comment j’ai appris le sens du mot « fidélité », comment envelopper de chair le terme nu et lui insuffler la vie. « 

Sa mère est morte en le mettant au monde, il ne l’a donc pas connu. Ils ont donc vécu seuls entourés de livres et des mots de Shakespeare :

 » C’est ainsi que, chaque semaine, j’enrichissais mon vocabulaire d’une vingtaine de mots élisabéthains, mots venus du fin fond du XVIe siècle pour s’installer dans ma bouche et dans ma main quand je les inscrivais, accompagnés de leur définition. Voici l’échantillon d’une journée : « maillé de sang » signifie : ensanglanté, « pollu » veut dire : souillé « 

❄️  Another beautiful day

Il faut vous dire aussi que Julius a ceci de particulier : il parle en mots de shakespeare à ces victimes, qui évidemment n’y comprennent rien…

Il se fait cette réflexion :

 » Qu’aurait dit mon père de tout cela ? Qu’aurait-il pensé d’un adulte, son fils en l’occurrence, complètement bouleversé par une histoire de chevrotine et de chien, assis dans le noir près d’un feu froid -si l’expression a un sens- en compagnie de quelque chose qui s’était glissé par la porte et se tenait tout près. Sensation ou air vicié, qui imposait sa présence tout en refusant de s’identifierer, se déplaçait de pièce en pièce, frôlant les meubles, faisait bruisser les rideaux, avant de pénétrer dans la salle de séjour, les bras croisés, comme pour dire : Bon. Qu’est ce qu’on fait maintenant ? « 

Qu’est ce qu’on fait maintenant ? On tue… Voilà ce que fera Julius…
Mais sans en ressentir le moindre plaisir.
Il ne se cherche même pas des excuses :

 » Aucun motif logique, aucun raison précise, aucun rêve ne m’avait poussé à agir ou n’avait fait naître un autre homme en moi. J’étais seul responsable de tous mes actes, de tout ce que j’avais fait ou n’avais pas fait, à chaque instant de ces derniers jours.
Il était mon ami et je l’aimais. Un point c’est tout. « 

Photo  Snow in the winter

Je vous le dit tout net : je n’ai pas réussi à détester cet homme. Non, pas à un seul moment… Malgré le fait qu’il devienne un meurtrier… Voilà ce que réussi Gérard Donovan, l’auteur de ce livre magnifique. Je n’ai qu’une seule chose à rajouter : lisez ce livre si ce n’est pas déjà fait !

Derniers extraits pour le plaisir :

 » Les gens sont incapables de vivre leur vie sans déranger les autres, pas moyen d’éviter tout le boucan qu’ils font partout où l’on va. « 

 » On me chassait des livres de mon père à coups de feu.
Chaque année il y a davantage de chasseurs, de mieux en mieux équipés, qui, refusant de rentrer bredouilles, pénètrent de plus en plus profondément dans les propriétés privées. Et si je n’arrivais pas à lire à cause de tout ce vacarme, alors à quoi servaient les livres ? « 

Bizarrement, malgré les meurtres, j’ai vue dans ce livre un éloge de la paix, un éloge d’une vie tranquille et sereine.
Avec pour seule ressource les livres et la vie au plus près de la nature…
Pour preuve une citation de Victor Hugo :

 » Le poète ne doit avoir qu’un seul modèle, la nature, qu’un guide, la vérité. « 

Pour finir cette phrase qui ne peut qu’interpeller les lectrices et lecteurs que nous sommes :

 » Tout se trouve dans les livres, regarde tous ces livres, une existence entière anime ces murs »

image_c1r Ma première contribution au challenge du 1er roman !