« Le givre, tel le glaçage d’un gâteau… »

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  » Lorsque Josey découvrit à son réveil ses fenêtres couvertes de givre, elle sourit. Enfin ! Il faisait assez froid pour porter de longs manteaux et des collants. Assez froid pour des écharpes et plusieurs couches de tee-shirts, comme un camouflage. Assez froid pour son cardigan rouge porte-bonheur, assurément doté d’un pouvoir magique. Elle adorait cette saison…/…

Elle s’approcha de la fenêtre. Tout le paysage était recouvert d’une délicate pellicule nacrée, tel le glaçage d’un gâteau, et de la fumée blanche s’élevait des cheminées dans la vallée au pied de la station de ski. Tout excitée, elle ouvrit la guillotine, mais le châssis se coinça à mi-parcours et elle dut finir de le remonter en tapant dessus avec la paume de la main. Lorsqu’elle réussit enfin à ouvrir, elle accueillit une rafale de cet air frais de début novembre qui allait mettre la ville en ébullition, dans l’attente des touristes que la neige ne manquait pas d’attirer dans ces hautes montagnes de Caroline du Nord.

Elle sortit la tête et inspira longuement. Si elle avait pu manger l’air glaçé, elle l’aurait fait. Elle trouvait que les vagues de froid ressemblaient à des cookies ou des biscuits au gingembre. Elle les imaginait tels de gros morceaux de chocolat blanc nappés d’une couche de vanille fraîche et croustillante. »

 

La reine des délices, Sarah Addison Allen (un petit clic pour arriver à mon billet), extrait.

J’ai grand besoin de douceur et de tendresse pour ce mois de Janvier…

Pour mon grand bonheur, j’en trouve de belles tranches dans ce livre des délices…

A tous et à toutes un très bon dimanche…