Publié dans Lecture addictive, Lecture jeunesse

Jonah, Tome 2, Le retour du sept de Taï-Marc Le Thanh

 » Avant de les rencontrer, Jonah était heureux. Juste heureux. Simplement heureux. Depuis qu’il les connaissait, son bonheur avait atteint des proportions inattendues. Un foyer lumineux était apparu au creux de son estomac, irradiant tout son être. Le sourire de sa mère y avait contribué, la douceur de sa voix aussi. Le timbre de ses paroles qui s’écoulaient comme autant d’éclats scintillant dans la pénombre de sa chambre. Les silences de son père y étaient aussi pour beaucoup. Sa présence rassurante et sa bonhomie naturelle étaient devenues indispensables à Jonah. » (p25)

(attention, à ne pas lire si vous n’avez pas lu le tome 1 les sentinelles clic) En général les suites ce n’est pas trop mon truc. J’ai toujours peur d’être déçue par rapport au premier tome et c’est parfois le cas. Ce qui fait que j’ai été plus qu’agréablement surprise par cette suite là. Pas de redite, l’effet surprise n’est pas exclu parce que ce tome 2 foisonne de nouveaux éléments. Encore une fois les pages se tournent toutes seules (ou presque ;0) et on va de rebondissements en rebondissements. Inutile de dire que je n’ai qu’une hâte ; lire très vite le troisième tome !! Dans cette suite Jonah a gagné des parents adoptifs qu’il aime, mais pas seulement. Il a aussi gagné des mains, seulement elles ne sont pas gratuites ; un « autre » a été livré avec ses mains là. Un « autre » qui essaye de prendre contact avec Jonah quand celui ci est dans un état second, ou quand il dort. Un « autre » qui lui laisse des messages sur sa table de chevet.

 » Il regardait interdit, la phrase qui était inscrite sur le morceau de papier. L’écriture était menue et tremblotante. Ce n’était assurément pas la sienne. La phrase avait été écrite avec le stylo à plume posé à côté, et de nombreuses petites taches d’encre bleue témoignaient de la nervosité de son auteur. Jonah se tourna vers la fenêtre. Se pouvait-il que quelqu’un ait pénétré dans sa chambre par effraction ? Il secoua la tête et regarda de nouveau le morceau de papier qu’il tenait en main. Trois mots y étaient assemblés en une seule et unique phrase ; « Je suis toi » (page 50)

Il y a toujours la présence de la créature et elle est toujours en chasse, est-elle un danger ou autre chose ?? (petite précision ; la créature a forcément un côté humain puisqu’elle a un gros faible pour les tartes aux myrtilles  ;0) Il y a le couple d’Adam et Véra qui prend plus d’ampleur, Véra qui gagne en puissance. Il y a le samaran qui met comme une vitre protectrice entre eux et la nature qui les combat. Jonah garde tout de même les soutiens qui étaient déjà les siens dans le 1er tome (difficile de parler de ce deuxième tome, je ne veux pas trop en dire mais tout de même, vous donner envie de le lire). Ce qui est sûr c’est qu’il y a toujours autant d’action que dans la deuxième partie du premier tome, ça bouge, ça étonne, ça met du soleil dans le ventre parce que ça reste lumineux, rien de sombre dans cette série (enfin, à mon sens, si je compare à « Nox » clic ou au Combat d’hiver de Mourlevat, attention je ne dis pas que je n’aime pas ces deux derniers romans que je cite, puisque je les adores, mais ils sont effectivement plus sombres et je n’ai rien non plus contre le côté sombre, c’est dit ;0). Bref une lecture très très agréable et qui change des parcours évidents des autres romans jeunesse. Il y a un côté fantastique bien sûr mais abordé d’une façon tout à fait différente.

En bref ? Une vraie réussite que cette série jeunesse, qui offre vraiment quelque chose de neuf et de très particulier. Je conseille fermement ;0) Maintenant je n’ai  qu’une hâte ; lire le 3ième tome !!

Jonah, tome 2, Le retour du sept

Taï Marc le Thanh

Editions Didier Jeunesse

 Challenge projet 52  billets rattrapage ; 2/52

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Publié dans Lecture addictive, Littérature étrangère, Policier ou thriller

Snjor de Ragnar Jonasson

Le mot de l’éditeur ; « Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Th¿r devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille. « 

« Les derniers kilomètres avant d’atteindre le tunnel ne ressemblaient à rien de ce qu’Ari Thor connaissait. La route sinuait à flanc de montagne en laissant juste assez de place pour un véhicule. A droite, les massifs blanchis par la neige, intimidants et magnifiques, et à gauche, une chute à pic, terrifiante, vers la vaste étendue du Skagafjordur balayé par les vents. Une erreur de conduite, une plaque de verglas et Ari Thor ne verrait jamais le lendemain. » (p39)

 Voilà, le décor est planté ! Moi qui aime tant la neige, le froid et les paysages tourmentés j’étais là plus que contentés, c’est un vrai rêve glacé que ce polar. En plus, cerise sur le gâteau, c’est un huis-clos et celles (et ceux) qui me lisent régulièrement savent à quel point les huis-clos me plaisent, j’adore les huis-clos, ils m’attirent d’une façon inconditionelles. Au départ c’était donc déjà gagné, ou presque :0)

Je ne suis pas sûre que l’enquête mené soit plus originale qu’une autre (quoi que les Nordiques excelent grandement dans les polars mais ce n’est qu’un avis personnel ;0) mais ce que j’ai adoré dans celui là c’est l’atmosphère, l’ambiance vraiment, vraiment tangible et prenante. J’y étais, et cela d’une façon certaine. J’avais froid (je grelottais même) je me sentais seule et perdue, j’avais même la même sensation de claustrophobie que ressentait Ari. J’ai adoré ce passage où la neige isole complètement cette petite ville perdu dans les montagnes. La route est coupé, il n’y a aucun moyen de quitter Siglufjördur.

Ari Thor est loin de tout, sa petite amie ne l’a pas suivi (en même temps en pouvait la comprendre et elle était tout de même prise de son côté par ses études), et suite à l’enquête, ces collègues ne prennent pas trop compte de son avis.  La grande maison dans lequel l’a installé Tomas, son chef, lui parait trop vaste et bien vide, il s’y sent seul. J’ai aimé ces passages de solitude où Ari cuisine du poisson, lit, dort. Le temps est comme figé dans la glace lui aussi. J’ai aimé cette neige qui tombe, tombe, sans faire du trève (oui, il neige énormément dans cette ville du Nord, je me suis régalée ;0) J’ai aimé cette lecture qui va lentement, qui prend son temps, et cela sans nous faire ressentir aucun ennui. Bref une vraie réussite pour moi. Le second tome, Mork, paraitra en poche début mars et je compte bien me jeter dessus.

«  Aussi loin que le regard portait, le monde était blanc. Le trottoirs des rues délavées étaient colonisés des congères aux reflets d’argent. Les montagnes étincelaient, l’étendue nacrée de leurs versants se tachetait par endroits de noir, le ciel pâle annonçait une chute de neige imminente. On aurait dit que la nature avait décrété une trêve, même si chacun savait que, tôt ou tard, le temps se couvrirait de nouveau. Aucune opération de déblayage de la route de Siglufjördur n’était prévue, du moins pour la journée. Les habitants étaient encore pris au piège. (p247) »

Lu par Margotte ;  « Détendez-vous ! ce nouvel auteur venu tout droit de l’Islande est pour vous ! Je vous garantis avec cette lecture deux ou trois jours frissonnants, entre congères et blizzards polairesComme l’annonce le sous-titre du roman, il s’agit d’un « huis-clos à l’islandaise ». Il se déroule à Siglufjördur, une petite ville perdue au nord de l’île. »

ClaudiaLucia ; « Ceci dit, un des intérêts du roman, entre autres, c’est ce dépaysement total dans une ville plongée dans la nuit hivernale, ensevelie sous des mètres de neige (Snjor, la neige) dont la seule voie de communication par la route est le plus souvent coupée par des avalanches, un lieu sans lien avec le reste du monde quand sévissent blizzards et tempêtes! Une ville où tout le monde se connaît avec ce que cela suppose de positif (l’amitié, la solidarité) mais aussi de négatif (le manque d’intimité, l’obligation des rapports sociaux même avec des gens que l’on n’aime pas, les racontars, les rumeurs malveillantes.). « 

Alex ;  » L’affaire en elle-même est assez classique. ce qui est intéressant, c’est le huit-clos créé par la tempête dans cette bourgade où tout le monde se connaît depuis la naissance. Un premier roman qui pose les bases du personnage sympathique et jeune du policier. »

Sandrion ;  » Le jeune Ari Thor, fraîchement sorti de l’école de police (après avoir longuement hésité à devenir prêtre, ce qui lui vaudra son surnom de « Révérend »), se voit proposer un poste à Siglufördur, au nord de l’Islande. Lorsqu’il annonce la nouvelle à sa petite amie Kristin, ça jette un froid (c’est le cas de le dire… on est en novembre et c’est parti pour un long hiver…) « 

Ma première participation au challenge littérature nordique de Margotte

Publié dans Lecture addictive, Littérature Française

Le temps est assassin de Michel Bussi

Le mot de l’éditeur :  » Eté 1989 La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux. Eté 2016 Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?  » (source Decitre)

Le temps est assassin est une de mes lectures de vacances de l’année dernière. Idéale à lire sous le soleil et sur une plage brûlante ☺ La couverture déjà est une incitation au farniente doré, une plage sublime, une eau couleur lagon, bref on s’y verrait bien. Et puis le sujet m’a semblé tout à fait sympa. Je n’avais jamais lu Michel Bussi et depuis le temps que je le voyais sur les blogs, le résumé me disait que celui ci était parfait pour une première approche. Et puis la Corse quoi….  comment résister franchement 😃

Alors verdict ?!! Et bien c’est assurément à classer dans le style addictif ! J’ai lu d’une traite la deuxième partie du roman sans pouvoir m’arrêter. Juste impossible à lâcher ! Clotilde et son histoire terrible, Clotilde la survivante, Clotilde qui en quelques secondes a perdu toute sa famille ; ses parents et son frère. Du temps d’après il n’est presque rien dit. Le livre commence alors que Clotilde revient en Corse, en vacances avec son mari et leur fille unique. Mais elle n’est pas seulement là pour bronzer, Clotilde est en quête de réponses, comment donner un sens à ce qui s’est passé quand elle était encore une simple ado ? Ni son mari ni son ado de fille ne semble vraiment touchés par le drame qu’elle a vécu, drame toujours non digéré par Clotilde (forcément, comment vivre après cela ?)). Clotilde se sent un peu seule, mais cela ne l’empêche pas de chercher la vérité malgré cela. Il y a le personnage du grand-père aussi, très fort et imposant, un homme de conviction, dans le genre solide et tête dur (très dur même ;0)

Dès son arrivée les évènements étranges commencent, et surtout le plus déstabilisant est là ; une lettre écrite par sa défunte mère. Comment sa mère pourrait-elle être encore en vie alors qu’elle est tombée dans le ravin avec les autres ? Mais si ce n’est pas elle, qui pourrait écrire ainsi à Clotilde et remuer le passé ? La vérité ne prendra corps que dans les dernières pages et je dois dire que le final m’a étonné, il est plutôt bien amené. La fin se dévore vraiment et on reste tout de même comme deux ronds de flan (😝 !!!)  devant ce dénouement qui nous est donné. En conclusion vous l’avez compris je recommande vraiment, une excellente lecture dans le genre addictif, à lire les pieds dans l’eau ; d’abord vous ferez un voyage tout à fait sublime dans cette Corse magnifiée, et puis c’est tout à fait entrainant (même si une histoire extrêmement cruelle, oui mais chut….)

Eté 2016, Presses de la cité

Publié dans Lecture addictive, Lecture romanesque

Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1 de Gail Carriger

Le mot de l’éditeur ;  » Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ? »

Billet rattrapage, lecture janvier-février 2011 (explication par ici)

 » Ecoutez moi bien, je vais utiliser quelque chose de bien plus fort que des sels » gronda la voix dans l’oreille gauche de mademoiselle Tarabototti. Elle était grave et teintée d’une trace d’accent écossais. Si elle avait eu une âme, Alexia aurait tremblé et eu des pensées primitives de singe où il était question de courir vite et loin sous la lune. Au lieu de quoi, elle poussa une exclamation exaspérée et s’assit.  » (p12)

Voilà une lecture qui date un peu (beaucoup) mais la bonne nouvelle c’est que mon brouillon attendait gentiment son heure dans mon petit carnet (j’en ai d’ailleurs encore quelques uns sous le coude entre autres ; « Dans l’ombre et la lumière  » et « Zou » bien sûr). Mais j’avais déjà envie de vous en parler l’année dernière à l’occasion du mois anglais parce que c’est vraiment la lecture idéale pour ça, c’est terriblement british (les personnages sont intraitables par exemple sur l’heure du thé ;0)

Alors pourquoi donc j’ai tellement envie de vous tenter avec cette série (5 tomes, pas la mer à boire ;0) ;

C’est terriblement drôle, rafraîchissant et piquant à la fois. Certaines scènes sont vraiment irrésistibles, c’est délicieusement coquin et comme je le disais juste au dessus extrêmement british. Les personnages sont vraiment croqués avec beaucoup d’originalité, je les ai adorés, surtout Alexia Tarabotti (déjà rien que son nom est vraiment craquant, n’est-il pas vrai ;0) J’ai adoré son dynamisme, son drolerie, sa tendre maladresse et son côté complètement loufoque. Et que serait Alexia sans son ombrelle ?!! Et bien rien du tout !! Lestée de chevrotine, je peux vous dire qu’elle est loin de servir uniquement à protéger Alexia du soleil :0)

Mais n’oublions surtout pas le fabuleux et sexy en diable Lord Maccons

J’en vois là au premier rang (si, si je les vois, inutile de nier…)  qui chuchotent et qui seraient tentés de faire un mauvais jeu de mots sur ce nom là, mais croyez moi ce n’est pas du tout le type d’homme à accepter cela ;0) C’est un écossais au sang chaud qui ne rigole pas (pourtant il aurait bien de quoi avec sa miss Alexia).

Mais de quoi est-il question dans ce livre finalement, à part d’ombrelles ? Et bien d’abord de vampires, de loup-garou, d’une « sans âme »  ; à son contact toute créature surnaturelle perd instantanément ses pouvoirs ce qui, vous l’admettrez, est bien pratique quand un vampire se jette sur vous tous crocs dehors. Cette première scène est d’ailleurs franchement cocasse, alors qu’Alexia se faisait une fête de savourer une tarte à la mélasse voilà que celle-ci finit sous les fesses d’un vampire. Vous avouerez qu’il y a là de quoi mettre vraiment en colère (à elles seules les 1ières pages valent leur pesant d’or ;0) Mais j’en vois là qui font la grimace et qui rechignent, mais non ne me quittez pas, les yeux au ciel et l’air excédé, il y est aussi question d’Alpha, de Bêta (je suis sûre qu’il doit il y en avoir dans votre entourage, mais si, cherchez bien…) de ruches et de reines (de vampires évidemment) mais aussi de drones, de dirigeables et de porte-clefs (je préfère être clair ; sachez bien que ces porte-clefs là n’ont absolument rien à voir avec ceux de notre quotidien dont nous faisons l’usage !!) Oui, vous l’avez bien compris c’est vraiment une faune étrange et exceptionnelle que vous allez rencontrer là, mais c’est ça qui est très amusant, et je vous le dit, on ne le lâche pas ce premier tome, comme dirait Clarabel, il colle aux doigts !!

Ce roman fait partie de la famille des « streampunk » (ne me demandez pas ce que ça peut être, je n’en ai aucune idée ;0)

Une lecture goûteuse, à la fois bouchée fine en bouche et absolument délicieuse… Mais aussi terriblement bienfaisante, qui fait un bien fou au moral et totalement addictive. Une lecture que je classerais dans ma catégorie « bonbons au miel » alors comment refuser ça…. Franchement ?!!!

Ou je me rends compte que j’ai complètement remodelé mon brouillon, je me suis totalement immergée lors de ma rédaction dans mes souvenirs (qui restaient très vif malgré le temps, comme quoi certaines lectures, même légères, nous marquent réellement) et franchement c’était délectable, oui vraiment,  de me  replonger dans ses souvenirs là, tellement que je vais probablement me plonger très vite dans la suite :0) Et mince, mince, mince… me voilà une folle envie, aussi, de relire ce premier tome…

 » Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout, en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruits. Ce qui signifiait qu’elle était surprenante et capable de vous laisser une sensation de brûlure tout à fait caractéristique. » (p32)

Lu aussi (et apprécié) par Syl, ClarabelSandy, Bladelor, KarineCécile,  Adalana.

Le site de Gail Carriger (clic) (dont les illustrations de ce billet sont issus)

Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1

de Gail Carriger, traduction de l’anglais par Sylvie Denis

Editions Orbit 2011, livre de poche en 2012

 Pour le mois anglais chez  Lou, Titine et Cryssilda

Publié dans Lecture addictive, Lecture jeunesse

Les 100 de Kass Morgan

« D’emblée, elle est frappée par les couleurs vives sans même distinguer de formes. Des bandes bleues, vertes et brunes d’ une radiance si intense que son cerveau a du mal à en faire sens. Une bourrasque de vent vient lui flatter les narines, charriant une fraîcheur et des odeurs que Clarke n’arrive pas à identifier. Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez vous pour accueillir leur retour sur terre. Leurs énormes branches sont dressées vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire. Et que dire du  sol… Il s’étend de tous côtés à perte de vue, d’une superficie au moins dix fois supérieure à celle du pont le plus long de la colonie. Cette quantité d’espace disponible reste encore inconcevable pour Clarke et elle se sent proche de l’étourdissement, comme si elle s’apprêtait à s’envoler et flotter;  » (p61)

J’ai procédé inversement de mes habitudes pour cette lecture ; j’ai d’abord regardé les épisodes de la série qui ont été tirés du roman. J’ai tellement aimé que j’ai eu envie de lire le livre. Ceci est le premier tome, il y en a 3 et le dernier vient juste de paraître. Pour l’instant je n’ai lu que le premier. Je dois dire avoir été assez déstabilisée par le fait que l’action, dans le livre, est bien inférieure à ce qui se passe dans la série. Mais en lisant le résumé des autres tomes j’ai compris que la saison 1 regroupe le tome 1 et 2, c’est donc beaucoup plus concentré en événements.  La série n’est pas tout à fait fidèle aux romans (comme d’habitude) c’est donc un peu surprenant de voir certains personnages disparaître bien plus vite que dans le livre, ou d’autres n’existant pas du tout dans le roman.

J’aurais donc préféré faire comme d’habitude, c’est à dire lire les romans avant. Ce roman est une dystopie (un genre que j’apprécie de plus en plus) la terre n’est plus habitée depuis des siècles, les terriens qui restent vivent dans une énorme station dans l’espace. Celle ci est gouverné comme la terre, il y a un chancelier qui régente tout et les règles sont très strictes, le moindre écart est sanctionné très sévèrement ; peines de prison et peines de mort. 100 jeunes, tous mineurs, tous promis à la mort après diverses entorses au règlement sont choisis pour être envoyés sur terre. Histoire de tester si la terre (prétendument radioactive) peut à nouveau être habitée.

J’ai beaucoup aimé cette lecture jeunesse, et j’ai très envie de lire la suite. Clarke est un personnage féminin très intéressant. C’est sur ses épaules que tout repose, sur le vaisseau, avant son arrestation (dont je vous laisserais découvrir la raison) elle étudiait la médecine, cela sera très utile pour la survie des 100. Bien sûr il sera question de rivalités, chacun voulant prendre le pouvoir, plus dans la série que dans le roman finalement. Dans le roman de fréquents retour en arrière viennent s’intercaler dans le récit de l’aventure, on en apprend ainsi beaucoup sur les différents protagonistes. Et puis, bien sûr, il y sera aussi question d’amour  mais ceci sans mièvrerie. Une lecture vraiment sympathique que je vous recommande. Les ados devraient apprécier eux aussi…

Lu par Mya Rosa ;  » C’est un livre qui se dévore. A aucun moment je n’ai trouvé le temps long. Je ne saurais vous dire quel personnage je préfère car ils ont tous su me toucher par leur histoire et leur façon de réagir face à cette situation exceptionnelle. J’ai aimé le courage de Clarke, la déterminations de Wells, l’amour sans faille de Bellamy pour sa petite soeur et j’ai été émue par l’histoire de Glass et de Luke. J’attends la suite avec impatience ! »

Publié dans Lecture addictive, Lecture jeunesse

Jonah T1 les Sentinelles de Taï-Marc Le Thanh

Editions Didier jeunesse.

 Si vous cherchez un roman jeunesse qui sort un peu de l’ordinaire celui ci est pile pour vous. Ici vous ne trouverez pas de dents longues, de morts-vivants, de jeux de la mort. Non, il est tout à fait différent et j’ai vraiment apprécié ça, cette liberté de prendre d’autres chemins. Ce qui m’a emmené vers cette lecture au début est quelque chose de tout à fait superficiel (mais important quand même ;0) c’est cette superbe illustration en couverture de Rebecca Dautremer. J’ai tout de suite flashé dessus !! C’est ce qui m’a fait saisir ce livre, lire son résumé, et là aussi j’ai tout de suite accroché. Nous suivons Jonah dès sa naissance. Jonah n’aura pas la chance de connaître sa mère qui meurt en le mettant au monde. Mais ce n’est pas là sa seule première difficulté qu’il rencontre, en effet Jonah vient au monde sans mains. Evidemment, ce n’est pas le top pour commencer une vie. Mais Jonah a aussi la chance d’avoir deux points positifs qui s’offrent à lui ; tout d’abord il est placé, tout bébé, dans un orphelinat donc le directeur, Mr Simon, est un homme qui n’a d’autre objectif que le bien être de ceux qui lui sont confiés. Son deuxième point fort est qu’il un « enfant bonheur », peut-être est ce du, à ce moment de sa naissance, ou tout de suite, il doit affronter les ténèbres ;

 » Au moment où sa mère avait franchi la frontière qui sépare le monde des vivants de celui des ténèbres, Jonah avait senti, au plus profond de son être, une vague de froid l’envahir. Peut-être n’avait-il pas tout à fait coupé le lien naturel qui l’unissait à sa mère quand celle-ci mourut ? Peut-être avait-il partagé avec elle l’expérience du trépas ? Nul ne peut l’affirmer. Toujours est-il que Jonah perçut une vague de froid et qu’elle lui fit peur. Malgré son très jeune âge, il sentit que cette vague de froid était une menace. Une menace qui avait déjà emporté sa mère et qui pouvait le prendre lui aussi à tout moment. Cette vague, et ça, Jonah ne le sut que bien plus tard, s’apprêtait d’ailleurs à l’entraîner. » (p19)

Dès lors  il doit faire un choix ; les repousser ces ténèbres ou les accepter ;

 » Le corps entier du bébé en repoussant la vague de froid, manifesta ce rejet de façon irrévocable. Par ce choix, Jonah avait donné, dès les premières minutes de sa vie, une orientation inflexible à son avenir : celle de rejeter toute forme de tristesse, de misère et de malheur. Celle d’adhèrer sans ancune concession aux rires et aux débordements que seul le bonheur peut provoquer. » (p20)

Vous avez déjà compris que Jonah a choisi résolument le côté de la lumière et du bonheur. C’est vraiment quelque chose que j’ai adoré dans ce roman jeunesse, c’est cette originalité, l’idée d’un « enfant bonheur ». Cette première partie a, à elle seule, décidé de mon coup de coeur.

 » On a l’impression que le malheur glisse sur Jonah comme l’eau sur les écailles d’un poisson. Le directeur de l’orphelinat lui-même nourrissait une estime sans limites envers le garçon…/… Depuis que Jonah était à l’orphelinat, tout avait changé. Même les murs gris et épais semblaient avoir accueilli en leur coeur la chaleur du soleil. » (p27)

 » Les années passèrent et l’orphelinat semblait résister aux ravages du temps. Chaque printemps voyait s’offrir aux rayons du soleil le déploiement d’une multitude de plantes colorées qui ornaient à présent les jardins bordant le bâtiment. Les enfants ne faisaient plus de cauchemars et les quelques éléments perturbateurs s’étaient considérablement adoucis…/… Il régnait en maître, tel un pacha, sur ce que tous appelaient désormais la maison du bonheur. Alors que Jonah venait de quitter son bureau, il pensa en lui-même, et ce n’était pas la première fois : « Bon sang, que la vie est belle ! » (p31)

Oui, la vie est belle dans l’orphelinat grâce à Jonah. Et c’est vraiment délicieux à lire. Le premier changement peu après l’arrivée de Jonah c’est la cuisine, préparée par Riad le cuisinier, qui de pitoyable devient savoureuse. Le petit déjeuner devient un moment tout droit sorti d’une comédie musicale et accrocher des draps dans le jardin se transforme en jeux et en ballet. Tout est prétexte au bonheur et la joie. Quand à son handicap, et bien Jonah fait très bien avec. Et tout petit déjà il apprend à saisir et à manipuler les objets qu’il doit utiliser pour la vie courante. Il devient aussi agile que les autres enfants.

Il y a deux parties distinctes dans le roman, d’abord l’enfance heureuse de Jonah, parmi le personnel amical de l’orphelinat et tous ses amis. Jonah est comme un soleil, il attire comme un aimant et tous les autres enfants l’aiment. La deuxième partie commence après son enlèvement et là, tout est centré sur l’action. Les aventures s’enchaînent et ne laisse pas le temps de souffler… Il est question de poursuites, de tremblements de terre, d’écologie, de société secrète, bref tout est là. Parce qu’il faut vous dire aussi que Jonah à une particularité qui fait toute la différence, mais de cela je ne vous parlerais pas. Je vais vous laisser le découvrir, ainsi que beaucoup d’autres choses encore. Parce que ce roman regorge de trouvailles.

Ce livre a été un vrai de coup de coeur pour moi et la bonne nouvelle c’est que le tome 2 vient de paraître ; Le retour du sept Jonah Tome 2 : Le retour du Sept. de Taï-Marc Le Thanh  Inutile de vous dire que j’ai très envie de le lire très vite. Jonah est un enfant extrêmement attachant, ainsi que ses amis, et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

Un grand merci aux éditions de Didier jeunesse pour ce moment de lecture savoureux et en bonus je vous donne la vidéo de la bande annonce ;

 3/6  Challenge rentrée littéraire

  Challenge littérature jeunesse.

 

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Twilight de Stephenie Meyer – Tome 1à 4 : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation

Saga Fascination - Twilight Tome 1 : Fascination. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 2 : Tentation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 3 : Hésitation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 4 : Révélation. de Stephenie Meyer  Editions Blackmoon et livre de poche, traduit de l’anglais (Etats Unis) par Luc Rigoureau

Billet rattrapage, lecture avril 2012 (explication par ici)

Le mot de l’éditeur pour le tome 1, Fascination » Bella, dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, pour s’installer chez son père. Elle croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie, ni à la petite ville de Forks, où l’anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edwards, lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d’atteinte, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. »

Et pour le tome 2 » Rejetée par celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourra-t-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Bella n’a de goût pour rien, sinon le danger : alors, elle entend la voix d’Edward, et éprouve l’illusion de sa présence. Comme s’il ne l’avait pas abandonnée. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ?Amour et mort s’imbriquent dans une atmosphère mystérieuse et captivante. »

Je ne vous mets pas les deux suivants pour ne pas spoiler…

 

Bladelor a parlé de magie Stephenie Meyer et je trouve que c’est très juste. Parce que, il faut bien le savoir voilà une histoire complètement irréelle avec des vampires, des loups garous, des pouvoirs extraordinaires, des personnes qui se déplacent plus vite que le vent, que cassent des rochers comme si c’était du fromage dur (sic) qui ont des yeux rouges sublimes (alors que ça devrait être antinomique, mais dans Sambre déjà, elle avait des yeux rouges et était belle comme un cœur ) bref, tout cela oui…et pourtant j’ai marché à   fond, couru même… Pendant un mois je vivais Bella, je dormais Bella, je marchais Bella, j’avais le cœur qui battait pour Edward, puis pour Jacob…. Bref c’est à peine si je ne me suis pas transformée en Bella… Une lecture entièrement tourné Twilight pendant quinze jours, ben oui, ça laisse des traces…
Alors oui, évidemment, ça n’est pas de la grande littérature… (mais finalement qu’est-ce que ça veut dire la grande littérature ?? J’aime aussi me plonger de temps en temps dans une histoire qui vous prend la main pour ne plus vous lâcher, pour vous entraîner dans des chemins complètement fantasmagorique, dans un monde totalement irréel mais c’est tellement bon que vous n’avez aucune envie de le quitter justement…)

 

Oui, ok il y a des imperfections, des redites (par exemple je n’en pouvais plus de ce mot : marmoréen) mais ça n’empêchait que je terminais un tome, et hop, de plonger derechef dans le suivant sans même reprendre mon souffle…
J’ai aimé les personnages comme si je les connaissais véritablement (c’est dire comme ça fonctionne)… Alors que Bella est l’image même de la fragilité, de la maladresse, de la banalité (c’est pas moi qui le dit, c’est Bella et Stephenie Meyer), Edward est son opposé ; superbe, parfait, gentleman, romantique, ultra protecteur et super galant (que celle qui n’a pas un jour rêvé d’un homme qui lui ressemble me jette la première pierre) et puis oui, un peu vieux jeu aussi mais tant mieux et puis il a des excuses, il accuse quand même X années… Et puis il a Jacob, l’amoureux transi, jeune chien fou et joueur, avec un humour qui tranche avec le sérieux d’Edward… Edward qui par contraste est un vieux sage raisonnable (d‘ailleurs pour exemple il passe sa vie à retenir Bella qui veut lui sauter dessus à tout bout de champ, tellement il est irrésistible), tout ce qu’il y a de plus calme et réfléchi (enfin, il n’a pas trop le choix vu que Jacob, c’est tout l’inverse)…

 

Pour moi le mois d’avril 2012 restera éternellement le mois Twilight, non seulement j’en conserverais un excellent souvenir mais en plus je suis presque sûre que je les relirais un jour, d’ailleurs c’est simple j’aurais bien des envies déjà de reviens-y et de reprendre tout depuis le début…
Bon, vous avez tout compris, c’est un véritable coup de foudre et coup de cœur…
Une de mes scènes préférés est dans le tome 3, Cela se passe dans une tente, il fait un froid glacial, Jacob est dehors dans la neige, Bella grelotte et ne peut même articuler deux mots correctement. Edward se tient le plus loin possible d’elle pour ne pas la glacer encore plus quand Edward à la malheur de suggérer à Jacob de se débrouiller pour apporter un radiateur, ne voilà ti pas que Jacob rapplique. En effet, avec ces quarante trois degrés de température du corps, qui serait mieux placer pour réchauffer Bella ?? S’en suit une conversation et une scène qui valent à elles seules le détour.
Et il y a aussi le baiser passionné entre Jacob et Bella et qui vaut son pesant d’or…

 

 

Bref, à l’heure où je poste enfin ce billet je n’ai qu’une envie ; les relire !!! Clarabel en parle aussi par ici et c’est d’ailleurs ce billet là qui m’a donné l’impulsion pour le lire, parce qu’avant ça cette série ne me tentait pas du tout… Comme quoi, on ne sait jamais, il faut tester pour savoir ;0) Car, comme le dit si bien Clarabel ça réveille la midinette qui sommeille en vous… Sauf si, bien sûr, il n’y a pas la moindre petite miette d’une midinette en vous ;0)

Challenge Cartable et tableau noir chez George 

Challenge Littérature jeunesse chez Galea et Mutinelle chall31 copiepetit