Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1 de Gail Carriger

Le mot de l’éditeur ;  » Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ? »

Billet rattrapage, lecture janvier-février 2011 (explication par ici)

 » Ecoutez moi bien, je vais utiliser quelque chose de bien plus fort que des sels » gronda la voix dans l’oreille gauche de mademoiselle Tarabototti. Elle était grave et teintée d’une trace d’accent écossais. Si elle avait eu une âme, Alexia aurait tremblé et eu des pensées primitives de singe où il était question de courir vite et loin sous la lune. Au lieu de quoi, elle poussa une exclamation exaspérée et s’assit.  » (p12)

Voilà une lecture qui date un peu (beaucoup) mais la bonne nouvelle c’est que mon brouillon attendait gentiment son heure dans mon petit carnet (j’en ai d’ailleurs encore quelques uns sous le coude entre autres ; « Dans l’ombre et la lumière  » et « Zou » bien sûr). Mais j’avais déjà envie de vous en parler l’année dernière à l’occasion du mois anglais parce que c’est vraiment la lecture idéale pour ça, c’est terriblement british (les personnages sont intraitables par exemple sur l’heure du thé ;0)

Alors pourquoi donc j’ai tellement envie de vous tenter avec cette série (5 tomes, pas la mer à boire ;0) ;

C’est terriblement drôle, rafraîchissant et piquant à la fois. Certaines scènes sont vraiment irrésistibles, c’est délicieusement coquin et comme je le disais juste au dessus extrêmement british. Les personnages sont vraiment croqués avec beaucoup d’originalité, je les ai adorés, surtout Alexia Tarabotti (déjà rien que son nom est vraiment craquant, n’est-il pas vrai ;0) J’ai adoré son dynamisme, son drolerie, sa tendre maladresse et son côté complètement loufoque. Et que serait Alexia sans son ombrelle ?!! Et bien rien du tout !! Lestée de chevrotine, je peux vous dire qu’elle est loin de servir uniquement à protéger Alexia du soleil :0)

Mais n’oublions surtout pas le fabuleux et sexy en diable Lord Maccons

J’en vois là au premier rang (si, si je les vois, inutile de nier…)  qui chuchotent et qui seraient tentés de faire un mauvais jeu de mots sur ce nom là, mais croyez moi ce n’est pas du tout le type d’homme à accepter cela ;0) C’est un écossais au sang chaud qui ne rigole pas (pourtant il aurait bien de quoi avec sa miss Alexia).

Mais de quoi est-il question dans ce livre finalement, à part d’ombrelles ? Et bien d’abord de vampires, de loup-garou, d’une « sans âme »  ; à son contact toute créature surnaturelle perd instantanément ses pouvoirs ce qui, vous l’admettrez, est bien pratique quand un vampire se jette sur vous tous crocs dehors. Cette première scène est d’ailleurs franchement cocasse, alors qu’Alexia se faisait une fête de savourer une tarte à la mélasse voilà que celle-ci finit sous les fesses d’un vampire. Vous avouerez qu’il y a là de quoi mettre vraiment en colère (à elles seules les 1ières pages valent leur pesant d’or ;0) Mais j’en vois là qui font la grimace et qui rechignent, mais non ne me quittez pas, les yeux au ciel et l’air excédé, il y est aussi question d’Alpha, de Bêta (je suis sûre qu’il doit il y en avoir dans votre entourage, mais si, cherchez bien…) de ruches et de reines (de vampires évidemment) mais aussi de drones, de dirigeables et de porte-clefs (je préfère être clair ; sachez bien que ces porte-clefs là n’ont absolument rien à voir avec ceux de notre quotidien dont nous faisons l’usage !!) Oui, vous l’avez bien compris c’est vraiment une faune étrange et exceptionnelle que vous allez rencontrer là, mais c’est ça qui est très amusant, et je vous le dit, on ne le lâche pas ce premier tome, comme dirait Clarabel, il colle aux doigts !!

Ce roman fait partie de la famille des « streampunk » (ne me demandez pas ce que ça peut être, je n’en ai aucune idée ;0)

Une lecture goûteuse, à la fois bouchée fine en bouche et absolument délicieuse… Mais aussi terriblement bienfaisante, qui fait un bien fou au moral et totalement addictive. Une lecture que je classerais dans ma catégorie « bonbons au miel » alors comment refuser ça…. Franchement ?!!!

Ou je me rends compte que j’ai complètement remodelé mon brouillon, je me suis totalement immergée lors de ma rédaction dans mes souvenirs (qui restaient très vif malgré le temps, comme quoi certaines lectures, même légères, nous marquent réellement) et franchement c’était délectable, oui vraiment,  de me  replonger dans ses souvenirs là, tellement que je vais probablement me plonger très vite dans la suite :0) Et mince, mince, mince… me voilà une folle envie, aussi, de relire ce premier tome…

 » Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout, en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruits. Ce qui signifiait qu’elle était surprenante et capable de vous laisser une sensation de brûlure tout à fait caractéristique. » (p32)

Lu aussi (et apprécié) par Syl, ClarabelSandy, Bladelor, KarineCécile,  Adalana.

Le site de Gail Carriger (clic) (dont les illustrations de ce billet sont issus)

Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1

de Gail Carriger, traduction de l’anglais par Sylvie Denis

Editions Orbit 2011, livre de poche en 2012

 Pour le mois anglais chez  Lou, Titine et Cryssilda

Les 100 de Kass Morgan

« D’emblée, elle est frappée par les couleurs vives sans même distinguer de formes. Des bandes bleues, vertes et brunes d’ une radiance si intense que son cerveau a du mal à en faire sens. Une bourrasque de vent vient lui flatter les narines, charriant une fraîcheur et des odeurs que Clarke n’arrive pas à identifier. Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez vous pour accueillir leur retour sur terre. Leurs énormes branches sont dressées vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire. Et que dire du  sol… Il s’étend de tous côtés à perte de vue, d’une superficie au moins dix fois supérieure à celle du pont le plus long de la colonie. Cette quantité d’espace disponible reste encore inconcevable pour Clarke et elle se sent proche de l’étourdissement, comme si elle s’apprêtait à s’envoler et flotter;  » (p61)

J’ai procédé inversement de mes habitudes pour cette lecture ; j’ai d’abord regardé les épisodes de la série qui ont été tirés du roman. J’ai tellement aimé que j’ai eu envie de lire le livre. Ceci est le premier tome, il y en a 3 et le dernier vient juste de paraître. Pour l’instant je n’ai lu que le premier. Je dois dire avoir été assez déstabilisée par le fait que l’action, dans le livre, est bien inférieure à ce qui se passe dans la série. Mais en lisant le résumé des autres tomes j’ai compris que la saison 1 regroupe le tome 1 et 2, c’est donc beaucoup plus concentré en événements.  La série n’est pas tout à fait fidèle aux romans (comme d’habitude) c’est donc un peu surprenant de voir certains personnages disparaître bien plus vite que dans le livre, ou d’autres n’existant pas du tout dans le roman.

J’aurais donc préféré faire comme d’habitude, c’est à dire lire les romans avant. Ce roman est une dystopie (un genre que j’apprécie de plus en plus) la terre n’est plus habitée depuis des siècles, les terriens qui restent vivent dans une énorme station dans l’espace. Celle ci est gouverné comme la terre, il y a un chancelier qui régente tout et les règles sont très strictes, le moindre écart est sanctionné très sévèrement ; peines de prison et peines de mort. 100 jeunes, tous mineurs, tous promis à la mort après diverses entorses au règlement sont choisis pour être envoyés sur terre. Histoire de tester si la terre (prétendument radioactive) peut à nouveau être habitée.

J’ai beaucoup aimé cette lecture jeunesse, et j’ai très envie de lire la suite. Clarke est un personnage féminin très intéressant. C’est sur ses épaules que tout repose, sur le vaisseau, avant son arrestation (dont je vous laisserais découvrir la raison) elle étudiait la médecine, cela sera très utile pour la survie des 100. Bien sûr il sera question de rivalités, chacun voulant prendre le pouvoir, plus dans la série que dans le roman finalement. Dans le roman de fréquents retour en arrière viennent s’intercaler dans le récit de l’aventure, on en apprend ainsi beaucoup sur les différents protagonistes. Et puis, bien sûr, il y sera aussi question d’amour  mais ceci sans mièvrerie. Une lecture vraiment sympathique que je vous recommande. Les ados devraient apprécier eux aussi…

Lu par Mya Rosa ;  » C’est un livre qui se dévore. A aucun moment je n’ai trouvé le temps long. Je ne saurais vous dire quel personnage je préfère car ils ont tous su me toucher par leur histoire et leur façon de réagir face à cette situation exceptionnelle. J’ai aimé le courage de Clarke, la déterminations de Wells, l’amour sans faille de Bellamy pour sa petite soeur et j’ai été émue par l’histoire de Glass et de Luke. J’attends la suite avec impatience ! »

Jonah T1 les Sentinelles de Taï-Marc Le Thanh

Editions Didier jeunesse.

 Si vous cherchez un roman jeunesse qui sort un peu de l’ordinaire celui ci est pile pour vous. Ici vous ne trouverez pas de dents longues, de morts-vivants, de jeux de la mort. Non, il est tout à fait différent et j’ai vraiment apprécié ça, cette liberté de prendre d’autres chemins. Ce qui m’a emmené vers cette lecture au début est quelque chose de tout à fait superficiel (mais important quand même ;0) c’est cette superbe illustration en couverture de Rebecca Dautremer. J’ai tout de suite flashé dessus !! C’est ce qui m’a fait saisir ce livre, lire son résumé, et là aussi j’ai tout de suite accroché. Nous suivons Jonah dès sa naissance. Jonah n’aura pas la chance de connaître sa mère qui meurt en le mettant au monde. Mais ce n’est pas là sa seule première difficulté qu’il rencontre, en effet Jonah vient au monde sans mains. Evidemment, ce n’est pas le top pour commencer une vie. Mais Jonah a aussi la chance d’avoir deux points positifs qui s’offrent à lui ; tout d’abord il est placé, tout bébé, dans un orphelinat donc le directeur, Mr Simon, est un homme qui n’a d’autre objectif que le bien être de ceux qui lui sont confiés. Son deuxième point fort est qu’il un « enfant bonheur », peut-être est ce du, à ce moment de sa naissance, ou tout de suite, il doit affronter les ténèbres ;

 » Au moment où sa mère avait franchi la frontière qui sépare le monde des vivants de celui des ténèbres, Jonah avait senti, au plus profond de son être, une vague de froid l’envahir. Peut-être n’avait-il pas tout à fait coupé le lien naturel qui l’unissait à sa mère quand celle-ci mourut ? Peut-être avait-il partagé avec elle l’expérience du trépas ? Nul ne peut l’affirmer. Toujours est-il que Jonah perçut une vague de froid et qu’elle lui fit peur. Malgré son très jeune âge, il sentit que cette vague de froid était une menace. Une menace qui avait déjà emporté sa mère et qui pouvait le prendre lui aussi à tout moment. Cette vague, et ça, Jonah ne le sut que bien plus tard, s’apprêtait d’ailleurs à l’entraîner. » (p19)

Dès lors  il doit faire un choix ; les repousser ces ténèbres ou les accepter ;

 » Le corps entier du bébé en repoussant la vague de froid, manifesta ce rejet de façon irrévocable. Par ce choix, Jonah avait donné, dès les premières minutes de sa vie, une orientation inflexible à son avenir : celle de rejeter toute forme de tristesse, de misère et de malheur. Celle d’adhèrer sans ancune concession aux rires et aux débordements que seul le bonheur peut provoquer. » (p20)

Vous avez déjà compris que Jonah a choisi résolument le côté de la lumière et du bonheur. C’est vraiment quelque chose que j’ai adoré dans ce roman jeunesse, c’est cette originalité, l’idée d’un « enfant bonheur ». Cette première partie a, à elle seule, décidé de mon coup de coeur.

 » On a l’impression que le malheur glisse sur Jonah comme l’eau sur les écailles d’un poisson. Le directeur de l’orphelinat lui-même nourrissait une estime sans limites envers le garçon…/… Depuis que Jonah était à l’orphelinat, tout avait changé. Même les murs gris et épais semblaient avoir accueilli en leur coeur la chaleur du soleil. » (p27)

 » Les années passèrent et l’orphelinat semblait résister aux ravages du temps. Chaque printemps voyait s’offrir aux rayons du soleil le déploiement d’une multitude de plantes colorées qui ornaient à présent les jardins bordant le bâtiment. Les enfants ne faisaient plus de cauchemars et les quelques éléments perturbateurs s’étaient considérablement adoucis…/… Il régnait en maître, tel un pacha, sur ce que tous appelaient désormais la maison du bonheur. Alors que Jonah venait de quitter son bureau, il pensa en lui-même, et ce n’était pas la première fois : « Bon sang, que la vie est belle ! » (p31)

Oui, la vie est belle dans l’orphelinat grâce à Jonah. Et c’est vraiment délicieux à lire. Le premier changement peu après l’arrivée de Jonah c’est la cuisine, préparée par Riad le cuisinier, qui de pitoyable devient savoureuse. Le petit déjeuner devient un moment tout droit sorti d’une comédie musicale et accrocher des draps dans le jardin se transforme en jeux et en ballet. Tout est prétexte au bonheur et la joie. Quand à son handicap, et bien Jonah fait très bien avec. Et tout petit déjà il apprend à saisir et à manipuler les objets qu’il doit utiliser pour la vie courante. Il devient aussi agile que les autres enfants.

Il y a deux parties distinctes dans le roman, d’abord l’enfance heureuse de Jonah, parmi le personnel amical de l’orphelinat et tous ses amis. Jonah est comme un soleil, il attire comme un aimant et tous les autres enfants l’aiment. La deuxième partie commence après son enlèvement et là, tout est centré sur l’action. Les aventures s’enchaînent et ne laisse pas le temps de souffler… Il est question de poursuites, de tremblements de terre, d’écologie, de société secrète, bref tout est là. Parce qu’il faut vous dire aussi que Jonah à une particularité qui fait toute la différence, mais de cela je ne vous parlerais pas. Je vais vous laisser le découvrir, ainsi que beaucoup d’autres choses encore. Parce que ce roman regorge de trouvailles.

Ce livre a été un vrai de coup de coeur pour moi et la bonne nouvelle c’est que le tome 2 vient de paraître ; Le retour du sept Jonah Tome 2 : Le retour du Sept. de Taï-Marc Le Thanh  Inutile de vous dire que j’ai très envie de le lire très vite. Jonah est un enfant extrêmement attachant, ainsi que ses amis, et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

Un grand merci aux éditions de Didier jeunesse pour ce moment de lecture savoureux et en bonus je vous donne la vidéo de la bande annonce ;

 3/6  Challenge rentrée littéraire

  Challenge littérature jeunesse.

 

Twilight de Stephenie Meyer – Tome 1à 4 : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation

Saga Fascination - Twilight Tome 1 : Fascination. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 2 : Tentation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 3 : Hésitation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 4 : Révélation. de Stephenie Meyer  Editions Blackmoon et livre de poche, traduit de l’anglais (Etats Unis) par Luc Rigoureau

Billet rattrapage, lecture avril 2012 (explication par ici)

Le mot de l’éditeur pour le tome 1, Fascination » Bella, dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, pour s’installer chez son père. Elle croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie, ni à la petite ville de Forks, où l’anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edwards, lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d’atteinte, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. »

Et pour le tome 2 » Rejetée par celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourra-t-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Bella n’a de goût pour rien, sinon le danger : alors, elle entend la voix d’Edward, et éprouve l’illusion de sa présence. Comme s’il ne l’avait pas abandonnée. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ?Amour et mort s’imbriquent dans une atmosphère mystérieuse et captivante. »

Je ne vous mets pas les deux suivants pour ne pas spoiler…

 

Bladelor a parlé de magie Stephenie Meyer et je trouve que c’est très juste. Parce que, il faut bien le savoir voilà une histoire complètement irréelle avec des vampires, des loups garous, des pouvoirs extraordinaires, des personnes qui se déplacent plus vite que le vent, que cassent des rochers comme si c’était du fromage dur (sic) qui ont des yeux rouges sublimes (alors que ça devrait être antinomique, mais dans Sambre déjà, elle avait des yeux rouges et était belle comme un cœur ) bref, tout cela oui…et pourtant j’ai marché à   fond, couru même… Pendant un mois je vivais Bella, je dormais Bella, je marchais Bella, j’avais le cœur qui battait pour Edward, puis pour Jacob…. Bref c’est à peine si je ne me suis pas transformée en Bella… Une lecture entièrement tourné Twilight pendant quinze jours, ben oui, ça laisse des traces…
Alors oui, évidemment, ça n’est pas de la grande littérature… (mais finalement qu’est-ce que ça veut dire la grande littérature ?? J’aime aussi me plonger de temps en temps dans une histoire qui vous prend la main pour ne plus vous lâcher, pour vous entraîner dans des chemins complètement fantasmagorique, dans un monde totalement irréel mais c’est tellement bon que vous n’avez aucune envie de le quitter justement…)

 

Oui, ok il y a des imperfections, des redites (par exemple je n’en pouvais plus de ce mot : marmoréen) mais ça n’empêchait que je terminais un tome, et hop, de plonger derechef dans le suivant sans même reprendre mon souffle…
J’ai aimé les personnages comme si je les connaissais véritablement (c’est dire comme ça fonctionne)… Alors que Bella est l’image même de la fragilité, de la maladresse, de la banalité (c’est pas moi qui le dit, c’est Bella et Stephenie Meyer), Edward est son opposé ; superbe, parfait, gentleman, romantique, ultra protecteur et super galant (que celle qui n’a pas un jour rêvé d’un homme qui lui ressemble me jette la première pierre) et puis oui, un peu vieux jeu aussi mais tant mieux et puis il a des excuses, il accuse quand même X années… Et puis il a Jacob, l’amoureux transi, jeune chien fou et joueur, avec un humour qui tranche avec le sérieux d’Edward… Edward qui par contraste est un vieux sage raisonnable (d‘ailleurs pour exemple il passe sa vie à retenir Bella qui veut lui sauter dessus à tout bout de champ, tellement il est irrésistible), tout ce qu’il y a de plus calme et réfléchi (enfin, il n’a pas trop le choix vu que Jacob, c’est tout l’inverse)…

 

Pour moi le mois d’avril 2012 restera éternellement le mois Twilight, non seulement j’en conserverais un excellent souvenir mais en plus je suis presque sûre que je les relirais un jour, d’ailleurs c’est simple j’aurais bien des envies déjà de reviens-y et de reprendre tout depuis le début…
Bon, vous avez tout compris, c’est un véritable coup de foudre et coup de cœur…
Une de mes scènes préférés est dans le tome 3, Cela se passe dans une tente, il fait un froid glacial, Jacob est dehors dans la neige, Bella grelotte et ne peut même articuler deux mots correctement. Edward se tient le plus loin possible d’elle pour ne pas la glacer encore plus quand Edward à la malheur de suggérer à Jacob de se débrouiller pour apporter un radiateur, ne voilà ti pas que Jacob rapplique. En effet, avec ces quarante trois degrés de température du corps, qui serait mieux placer pour réchauffer Bella ?? S’en suit une conversation et une scène qui valent à elles seules le détour.
Et il y a aussi le baiser passionné entre Jacob et Bella et qui vaut son pesant d’or…

 

 

Bref, à l’heure où je poste enfin ce billet je n’ai qu’une envie ; les relire !!! Clarabel en parle aussi par ici et c’est d’ailleurs ce billet là qui m’a donné l’impulsion pour le lire, parce qu’avant ça cette série ne me tentait pas du tout… Comme quoi, on ne sait jamais, il faut tester pour savoir ;0) Car, comme le dit si bien Clarabel ça réveille la midinette qui sommeille en vous… Sauf si, bien sûr, il n’y a pas la moindre petite miette d’une midinette en vous ;0)

Challenge Cartable et tableau noir chez George 

Challenge Littérature jeunesse chez Galea et Mutinelle chall31 copiepetit

La 5e vague de Rick Yancey

Le mot de l’éditeur :  » 1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. La 5e Vague arrive…
Le premier tome de la trilogie phénomène, bientôt adapté au cinéma par Tobey Maguire et les producteurs de World War Z, Argo, Hugo Cabret, Aviator, Gangs of New York, Ali ! À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… »

592 pages qui se lisent toutes seules. Voilà encore un roman faisant parti des lectures complètement addictives. Le début surtout est fascinant. L’auteur rend très bien compte du quotidien banal, que nous vivons tous les jours, qui tout à coup se transforme en véritable cauchemar.

 » C’est dur à croire aujourd’hui, mais ma famille, ainsi que la grande majorité des Terriens, a continué à vaquer à ses occupations comme si l’événement le plus monumental de toute l’histoire de l’humanité n’était pas en train de se dérouler au-dessus de nos têtes. Papa et maman allaient travailler, déposaient Sammy à la garderie, pendant que, de mon côté,  je me rendais au lycée, à mes cours de karaté, et que je jouais au foot. Tout était à la fois si normal et si étrange. A la fin du Premier Jour, chaque humain âgé de plus de deux ans avait vu le ravitailleur un bon millier de fois. Cet énorme truc scintillant d’un vert tirant vers le gris, d’environ la taille de Manhattan, tournait à quatre cents kilomètres d’altitude autour de la terre. La NASA avait fini par annoncer son intention de faire reprendre du service à une de ses vieilles navettes spatiales pour tenter d’établir un dialogue » (p43)

Les premières scènes se passent dans la forêt, une jeune fille, Cassie, est seule, se cache et ne fait visiblement confiance à personne.

 » C’est une des pensées qui m’obsèdent durant la nuit. Vous savez, ce genre de truc qui vous réveille en sursaut à trois heures du matin, quand vous vous dites : « Oh, mon dieu, je suis foutue ! » Quand je me recroqueville dans mon sac de couchage, tellement effrayée que je ne parviens pas à fermer les yeux, envahie d’une peur si intense que je dois me forcer à respirer, priant que mon coeur continue à battre. Quand mon esprit, incapable de se contenir, ne cesse de m’assener tel un CD rayé : seule, seule, seule, Cassie, tu es seule. » (p19)

Peu à peu nous comprenons le pourquoi du comment. « Les autres » ne nous ont laissés aucune chance de survie. « Les autres » sont très intelligents. « Les autres » n’ont même pas besoin de se montrer pour nous anéantir ; « La vérité, c’est qu’une fois qu’ils nous eurent trouvés, nous étions foutus ». Tout commence par la simple vision dans le ciel d’un « ravitailleur », un énorme vaisseau qui fait des kilomètres de largeur. Il ne se passe rien tout d’abord, puis, au bout de quelques jours, il y a la 1ière vague, une impulsion électromagnéfique qui met tout hors circuit ;  » Si tu en déclenches une assez puissante, tu peux griller tout le réseau. L’électricité. Les communications. Les transports. Tout ce qui vole ou se conduit est mis hors service » (p63). Cassie est en classe quand elle se manifeste :

 » La 1ière Vague a alors surgi sans faire de bruit. Il ne s’est rien passé de dramatique. Non. Aucun choc, aucune raison d’être terrifiés. Les lumières se sont juste éteintes. Le plafonnier au-dessus de la tête de Mme Paulson a cessé d’éclairer le tableau. L’écran de mon téléphone est devenu noir. Au fond de la classe, quelqu’un a crié. Classique. Quel que soit le moment de la journée où cela arrive, dès que l’électricité ne fonctionne plus, quelqu’un hurle comme si l’immeuble entier s’écroulait. » (p56)

La 2ième Vague détruit les continents et trois milliards de personnes. La 3ième est une pandémie apporté par les oiseaux et appelé par les humains « la mort rouge ». Je ne vous dirais rien des autres vagues. Sachez seulement que c’est une lecture très intéressante qui vous interpelle sur le fait que tout est fragile et donc friable. Qui nous interpelle aussi sur l’humanité et ce qu’elle représente finalement. Parce que si tout humain perd confiance en tout autre, qu’en reste t-il ?? J’ai trouvé l’idée très originale… Et rajoutez à cela un style très très efficace, l’auteur vous met tout de suite dans un état de peur, de stress, il vous déstabilise… Quand les choses arrivent ainsi, tout doucement, il est sans doute encore plus difficile de réagir et après il est trop tard (mais de toute façon que faire dans ce genre de situation ?!!).

Cassie de petit lycéenne a la vie tranquille, devient une espèce de machine à survie. Il n’y a plus que ça qui compte ; continuer, ne pas tomber, lutter encore. Pour sa vie, mais aussi pour cette humanité qu’elle représente.

 » Quand vous affrontez la mort, quelque chose change en vous. La partie rationnelle de votre cerveau s’efface pour laisser le contrôle à la partie animale, celle qui gère vos battements de coeur, de paupières, et votre respiration. Cet instinct de survie, qui étire le temps comme un morceau de caramel mou géant, transformant une seconde en heure, et donnant à une minute la longueur d’un après-midi ensoileillé. » (p72)

« Ok je suis peut-être la dernière femme vivante, mais je suis encore debout. Je suis celle qui fait face au tireur sans visage dans les bois, sur l’autoroute abandonnée. Je suis celle qui ne s’enfuit pas, qui ne se contente pas de rester là, mais qui affronte. 

Parce que, si je suis la dernière, alors je suis l’humanité.

Et si c’est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille. » (p148)

Je n’ai parlé là que des premières centaines de pages, il vous reste encore énormément à découvrir puisque le livre en fait 592. Ce livre sera apparemment une trilogie et le prochain tome sort en mai 2014, ça va être long ;0) Je remercie MyaRosa car c’est elle qui m’a donné envie de me jeter sur ce livre.

Et c’est étrange, mais je me fais la réfléxion de constater que je lis toujours des histoires de combat quand j’ai moi même quelque chose à combattre…

Fièvre noire de Karen Marie Moning

Tout d’abord je dois dire que j’avais envie d’une lecture facile, prenante et qui ne prend pas la tête… Et puis c’est de la faute aux couineuses, oui parfaitement, de leurs fautes…

J’étais quasiment obligée de lire cette série. Mais comment, vous ne connaissez pas le cercle des couineuses ? La très chouette idée vient de chez Fashion. Vous connaissez Fashion, non ? L’excellent billet,  vaut à lui seul le coup d’oeil, et il est à lire ici…Il faut absolument, oui ABSOLUMENT que vous alliez le lire, si ce n’est pas déjà fait, il m’a valu un moment de franche hilarité et m’a mise en joie… Même si je suis incapable de me joindre à cette super communauté (et j’en suis franchement désolée), parce que j’adorerais faire partie de cette géniale bande de joyeuses lurronnes (si, si j’ai vérifié, ça existe au féminin…)

Bref les couineuses m’ont piègées…

J’ai nommé Sandy,:

 » …Bref l’aventure démarre et elle m’a cloué sur mon canapé ! J’ai bien été incapable de poser ce livre pour aller me coucher et j’ai veillé bien tard pour le finir (frôlant la crise diplomatique avec mon homme !)…

Isabelle :

« …N’allez pas croire que je suis du genre à me pâmer pour des hommes (mais en sont-ils vraiment hein, c’est là un suspens que je ne saurai éventer ^_^)  possédant des « longues mèches d’or pur, des iris si clairs qu’ils semblaient fait d’argent, un teint doré… » (page 38) ; des hommes d’un mètre quatre-vingt dix dont la « chevelure était sombre et lustrée, la peau dorée, les yeux d’un noir éclatant » et dont le visage « aux traits purs et au modelé parfait auraient inspiré bien des peintres… »

et Clarabel… :

« Car Fièvre Noire est une lecture facile, agréable et distrayante, où l’on passe du rose au noir en toute impunité, sans ciller. Karen Marie Moning nous fait en effet pénétrer un monde obscur peuplé de faës et autres créatures délicieuses (ahem, ahem) avec une facilité qui ne nous laisse guère le temps d’être décoiffés ! »

Là encore je vous conseille fortement d’aller lire leurs billets. Si vous avez un petit coup de mou, ou une légère baisse de moral, ça vous fera beaucoup de bien… Le sujet ? Bof, est-il vraiment aussi important que ça ??? L’important est de savoir que vous allez passez un bon moment, vous payer des tranches de franches rigolades, frémir avec du suspense et tout et tout…. Il y a des monstres (hideux) une héroïne franchement marrante, un homme sorti tout droit des meilleurs harlequins (la mèche noire, le charisme et cerise sur le gâteau le parfait goujat dans toute sa splendeur…). Il y a une scène très drôle dans un musée où Mac se retrouve avec sa culotte sur la tête (ou presque) sans trop savoir comment c’est arrivé… Oui j’ai passé un très bon moment avec ce livre et je n’ai pas honte de le dire (et quoi encore…)

Quatrième de couverture :

  » «Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe. Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer. La bonne nouvelle : nous sommes nombreux. La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.» « 

Est ce que ça vous donne une idée plus précise ??? Oui bon… Je dois dire que Sandy, Isabelle et Clarabel en parles bien mieux que ça!!! Un petit extrait pour la route ???

 «  Mallucé me scruta d’un air hautain. Très lentement, ses lèvres s’incurvèrent en un semblant de sourire que démentait son regard glacial.

– Il y a des gens qui écoutent beaucoup trop les Stones, laissa-t-il tomber de ses lèvres froides.

Tous les goûts sont dans la nature ! Bien entendu, j’avais tout de suite compris à quel titre il faisait allusion. She’s a Rainbow. La femme arc-en-ciel que chantaient Mick Jagger et ses complices aurait pu être moi. Chaque fois que j’écoutais cette chanson sur mon iPod, je m’imaginais au milieu d’une prairie inondée de soleil, en train de danser et de tourner sur moi-même, la tête renversée en arrière, mille couleurs jaillissant de mes doigts pour peindre les arbres, les oiseaux, les abeilles, les fleurs et même le ciel et le soleil de mille nuances joyeuses, irisées, acidulées comme des bonbons. C’était bien simple, j’adorais ce morceau. « 

Très peace and love cet extrait, non ??? J’adore !!!

Je dois avouer que j’ai déjà craqué pour la suite… Et que j’espère la lire très vite…
Les chroniques de Mackayla Lane - Les chroniques de Mackayla Lane, T2

Bon je vous donne un petit bonus :

 

Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Exactement le livre qu’il me fallait pour ma sortie de la clinique…

Un livre facile à lire, qui coule tout seul !!! J’ai la série  » Twilight  » qui m’attend sur ma PAL mais je n’y ai pas encore plongé. Je dois avouer que Stephenie Meyer sait ce qu’elle fait. Ses pages sont entraînantes et les pages se tournent presque toutes seules (presque). C’est ce que vous appelez, je crois, un  excellent page-turner. Un vrai livre détente qui vous emporte et qui se lit très facilement. Malgré les 800 pages et plus (en poche) je n’ai pas ressenti d’ennui ni de lassitude. Évidemment il ne faut pas non plus s’attendre à un livre très intellectuel. Mais la lecture ça peut être cela aussi : juste de la détente, du plaisir… une histoire qui vous captive et vous capture pour ne plus vous lâcher… Et je dois dire que ce livre vous offre tout cela.

La base de l’histoire est de la science fiction. La terre est envahie par des âmes qui nous volent nos corps pour se les approprier. Ce sont des espèces de mille pattes argentés, qui s’introduisent dans nos nuques pour se connecter à nos cerveaux. Raconté comme ça c’est vrai que ça n’apparaît pas très joyeux. D’autant plus que notre conscience à nous, êtres humains, est totalement contrôlée voire complètement effacée. Ces âmes sont complètement pacifistes, douces et tout ce qui est de plus raisonnable (bon faut pas exagérer, elles nous volent quand même notre planète et notre corps). Mais franchement ne vous attendez pas à un roman de science fiction pur et dure.  Pour moi c’est surtout un livre romanesque et c’est encore une histoire triangulaire (ça vous dit quelque chose ?).

On y parle d’amour à chaque page ou presque. Le livre se concentre surtout sur une âme appelé « vagabonde » et sur Mélanie qui fait partie des dernières humaines qui restent. Le livre commence par l’insertion de Vagabondes par un « soigneur » dans le corps de Mélanie. Les âmes ont toutes des spécificités, elles sont « soigneuses », « traqueuses » ect… et elles se tiennent à leurs rôles. L’insertion est violente pour Vagabonde, elles se prend de plein fouet les ressentis, les souvenirs, les sensations passés de Mélanie :

  » Grâce à l’instinct spécifique à mon espèce, je suis parvenue à me lier étroitement au système du corps, me lovant de façon irréversible dans chaque réflexe organique, jusqu’à ne faire plus qu’un avec lui. Ce n’était plus son corps à elle, ni un corps quelconque. C’était MON corps. L’effet des sédatifs s’est peu à peu dissipé, la lucidité a repris ses droits. Je me suis raidie, prête à recevoir de plein fouet le premier souvenir, qui était en fait le dernier, les derniers instants que le corps avait connus, la mémoire de la fin. On m’avait expliqué en détail ce qui allait se produire. Les émotions chez les humains étaient plus violentes, plus organiques que chez les autres espèces hôtes. Je me suis préparée tant bien que mal au choc… La réminiscence est arrivée. Et cela a dépassé en force tout ce que j’avais pu imaginer. C’était flamboyant de couleurs et de sons. Le froid sur la peau de la fille, la douleur irradiante dans ses membres, le feu qui ronge ses chairs. Il y avait un goût métallique dans sa bouche. Et il y avait également ce sens inconnu de moi, ce cinquième sens qui captait des particules dans l’air pour les transformer en sensations mystérieuses, comme autant de messages de plaisir ou de mises en garde, on appelait ça l’ « odorat ». C’était dérangeant, étrange, troublant, mais pour elle. Sa mémoire alors n’avait pas le temps de s’attarder sur ces odeurs. Sa peur phagocytait tous ses sens. La peur était partout ; elle aiguillonnait ses jambes pour les faire se mouvoir en avant, plus vite, et en même temps, elle les empêtrait. Fuir, courir… elle n’avait pas d’autre choix… J’ai échoué. Ce souvenir n’était pas le mien ! Il était si fort, si terrible qu’il m’a transpercée, il a jailli en moi, fusant dans mes connexions, abattant mes défenses, au point de me faire oublier qu’il s’agissait d’un ultime engramme dans le cerveau, que je n’avais rien vécu de tout ça. J’ai été emportée dans le cauchemar qu’avait enduré cette créature à ses derniers instants. J’étais elle et nous courions toutes les deux vers la mort… « 

Dans les premières pages Vagabonde revît beaucoup les souvenirs de Mélanie. Mélanie n’est pas comme les autres humains, elle résiste, essaye à tout prix de survivre, elle refuse de se faire effacer. Vagabonde entendra même, assez vite, la voix de Mélanie à l’intérieur d’elle même. Mélanie est une forte tête (oui, on peut le dire comme ça…). Les souvenirs de Mélanie tournent autour de Jared et de Jamie. Jared est l’homme dont elle est follement amoureuse (vous en doutiez ?) et Jamie, son petit frère, compagnon de sa fuite.

Très vite Vagabonde ne sait plus reconnaître ses propres sentiments de ceux de Mélanie et elle ressent tout l’amour que Mélanie ressent pour ces deux êtres. Elle se laisse donc entraîner et finit par atterrir (après une longue errance dans le désert) dans une communauté de survivants, réfugiés dans des cavernes souterraines. Mais évidemment, elle n’y est pas du tout la bienvenue, c’est bien le corps de Mélanie qui est là, mais elle a été prise par un parasite. En fait les humains envahis par les âmes vagabondes sont facilement reconnaissable par la couleur de leurs iris, qui deviennent argentés et phosphorescents.

Bien sûr il y a là Jared mais il y a aussi Ian… Et c’est là tout le sel du livre… Je ne vous en dit pas plus, à vous de lire la suite. Je dois dire que j’ai été charmé et conquise par ce livre,  bien plus que je ne le pensais. Un petit exemple du romanesque poussée à l’extrème de Stephenie Meyer, une scène (très drôle à mon goût) entre Jared et Ian : (Gaby est le nom donné à Vagabonde)

 » – Tu vas déjeuner ? a demandé Jared.

– Je vais rester ici un moment… et toi ? a répondu Ian

Jared n’a rien répondu.

– Tu as quelque chose à me dire ? Vas-y, je t’écoute.

– Cette fille… cette fille à l’intérieur… a articulé lentement Jared.

– Oui ?

– Ce corps ne lui appartient pas.

– Explique toi…

La voix de Jared s’est durcie :

– N’y touche pas.

Il y a eu un petit rire.

– Jaloux ?

– Ce n’est pas la question.

– Ah oui ?

– Gaby fait plus ou moins équipe avec Mélanie. C’est comme si elles étaient amies. Mais, à l’évidence, c’est Gaby qui décide. Si tu étais à la place de Mélanie, que ressentirais-tu ? Si tu étais celle qui était « occupée » ? Si tu étais pris au piège et que quelqu’un disait quoi faire à ton corps ? Si tu ne pouvais t’exprimer par toi-même ? Ne voudrais-tu pas que tes souhaits, autant que tu puisses les formuler, soient respectés ? Au moins par les autres humains ?

– D’accord. D’accord. Un point pour toi. Je m’en souviendrai.

– Comment ça, tu t’en souviendras ?

– Je veux dire que j’y réfléchirai.

– C’est tout réfléchi ! a repliqué Jared. (Au simple son de sa voix, je me representais son expression – les dents serrés, les mâchoires crispéees.) Le corps et la personne enfermés là-dedans sont à moi !

– Tu penses que Mélanie ressent toujours pour toi…

– Mélanie est à moi pour la vie ! Et pour la vie, je suis à elle… »

Absolument adorable, non ???

Les âmes vagabondes

Stephenie Meyer

Editions JC Lattès

et Le livre de poche