Un été prodigue de Barbara Kingsolver

Livre lu dans le cadre d’une lecture commune avec Juliette. J’étais ravie de cette lecture commune parce que j’avais un peu peur de me lancer dans cette lecture, tellement j’en attendais. A deux, c’est plus facile et plus stimulant aussi s’il vient l’idée d’abandonner… C’est un livre qui était plus difficile d’accès que mes dernières lectures (forcément…). Et le soleil éclatant de ces derniers jours (bon, j’avoue depuis hier ça a bien changé) et la vision de l’eau de notre petite piscine (autoportante, rien de bien luxueux mais quand même, le plaisir est là !) ne m’ont aidés en aucune façon. J’ai en effet une attirance excessive dans tout ce ressemble de loin ou de près à une surface bleutée ou verte et mouillée et qui s’appelle l’eau (en fait, je suis tellement atteinte que je serais capable de me baigner dans une flaque d’eau). J’aime, avec un amour irrévocable, les lacs, les rivières, la mer et, quand il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent, les piscines !!! Bon, passons sur cette parenthèse un peu longue, je vous l’accorde… Tout ça pour dire que j’ai mis plus de temps que je ne le pensais pour lire ce petit pavé quand même ( 559 pages en poche mais écrit vraiment minuscule…) Si j’ai aimé ? Oui ! Vraiment !!! Un livre qui vous entraîne dans ses filets, ça c’est une évidence et le style est impeccable. Le livre est découpé en trois destins, trois femmes. Il y a Deanna, femme garde forestier, femme qui a une très forte personnalité et qui n’a peur de rien (bon à part d’une petite souris mais c’est un détail). Elle vit seule depuis son divorce mais le début du roman lui fait rencontrer un jeune homme qui fait changer cet état de faits. Il y a Lusa, qui a une passion pour les papillons, une intellectuelle qui vient de la ville et épouse un paysan. Mais dès le premier chapitre qui lui ai consacré elle devient veuve (le livre alterne les chapitres sur l’une et l’autre de ces femmes). Pour finir il y a Nannie, plus agée et Garnett son voisin qui l’a trouve plutôt casse-pieds. Ce qui est sûr c’est qu’elles sont toutes les trois écolos dans l’âme et ceci à 100 %. Ce livre est, principalement, une ôde à la nature. Parfois même un peu trop, certaines pages sont un peu longues à passer. Mais qu’importe, j’avais, en général, l’impression que l’auteur me prenait par la main et m’entraînait sur les chemins des montagnes des Appalaches… L’impression qu’elle me chuchotait dans l’oreille son émerveillement et son amour pour toute cette vie foisonnante de la forêt… L’impression que je suivais ses pas dans ces bois, admirative de toute cette beauté que je ne soupçonnait même pas. Elle me racontait les fauvettes, les coyotes, les châtaigniers d’amérique…

  » Aucun autre bois ne lui était comparable. L’homme ne pouvait que remercier le ciel d’avoir gratifié la terre du châtaignier d’Amérique, cet arbre majestueux à la couronne massive, pourvoyeur de fruits, d’ombre et de bois inusable. Garnett se souvenait de l’époque où les châtaigniers poussaient tellement épais au sommet des montagnes du comté qu’au printemps, lorsque leurs voûtes n’étaient qu’une explosion de fleurs, on aurait juré des cimes couronnées de neige. »

Les montagnes des Appalaches sont une chaîne de montagne qui s’étend du Québec et de l’état du Maine jusqu’à la Georgie et aux plaines de l’Alabama. Franchement, j’irais bien un faire un (long) tour…

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 » Dans les appalaches, on affirmait que les montagnes respiraient, et c’était vrai : la grande combe escarpée derrière la ferme prenait chaque matin une longue, lente inspiration qu’elle exhalait toute la soirée à travers les fenêtres ouvertes et à travers champs, une seule et profonde inspiration, chaque jour. Quand, pour la première fois, Lusa était venue rendre visite à Cole, elle avait accueilli cette histoire avec un sourire indulgent. Si elle avait un certain respect pour le langage poétique de gens de la campagne, elle doutait de l’exactitude de leurs perceptions …/… …/… Pourtant, lorsque Lusa épousa Cole et installa sa vie dans sa maison, le souffle du mont Zébullon lui caressa le visage à longueur de matinée et elle finit par comprendre. Elle apprit à savoir l’heure d’après sa peau, quand le matin virait à l’après-midi et que la respiration de la montagne courait doucement à l’arrière de son cou. Au tout début de la soirée, celle-ci se montrait aussi insistante qu’un soupir d’amoureux, atténué par la fraicheur des bois humides, rafraîchissant sa nuque et ses épaules dès qu’elle interrompait son travail dans la cuisine pour écarter ses boucles trempées de sueur. Elle avait fini par considérer le Zébulon comme un autre homme dans sa vie, plus massif et plus solide que tout autre compagnon qu’elle eût connu. « 

C’est aussi l’histoire d’une femme, Deanna, qui redécouvre l’amour physique et la tendresse d’une présence masculine. Il y a, d’ailleurs des passages très sensuels. Mais j’ai choisi un extrait sur la présence tendre :

  » Depuis son cocon obscur, Deanna écoutait le vacarme que faisait un homme dans sa maison : la porte qui s’ouvrait avec force, des bottes qui tapaient deux fois pour se débarasser de leur boue devant la porte et, enfin, le fracas sourd du bois d’allumage qu’on laissait choir sur le plancher. Ensuite, le grincement de la charnière du poêle et les complaintes pétillantes du feu que l’on allumait et que l’on amenait doucement à la vie. Bientôt il ferait bon ici, la fraîcheur de ce matin de juin chassée au-dehors où le soleil s’en préoccuperait. Elle étendit ses membres sous la couverture, souriant secrètement. Se lever dans une maison chaude par un matin sans avoir à sortir d’abord pour aller chercher du bois, ça, c’était tolérable. « 

Si vous auriez eu une préférence pour les passages sensuels, il ne vous reste plus qu’à lire le livre…. En bref, une très belle lecture de qualité, que je vous recommande fortement. Moi je cours, je vole, lire l’avis de Juliette…  Les billets de BiblioblogAllieFlorinetteKarineKathel ClochetteSylireEireann Yvon,AntigoneLisaNinaTamaraMartineArlette… Ouf, je crois que c’est tout, comme d’habitude n’hésitez à me le signaler dans les commentaires si vous avez été oublié. Un été prodigue Barbara Kingsolver Editions Payot & Rivages

Les amants de la terre sauvage de Katherine Scholes

Présentation de l’éditeur : En Tanzanie, en 1968. Mara a grandi en Tasmanie au sein d’une famille d’agriculteurs, sous la férule d’un père extrêmement autoritaire. Quand elle rencontre John, chasseur professionnel et propriétaire d’un lodge en Tanzanie, Mara est immédiatement séduite par l’aura d’aventure et d’exotisme qui l’entoure. À vingt-quatre ans, elle quitte sa famille et rejoint l’Afrique pour épouser John. Trois ans plus tard, la passion a laissé place à la désillusion : dans une Tanzanie tout juste indépendante, les tensions raciales sont très vives ; les safaris menés jadis dans le respect de la nature ont laissé place à de véritables massacres d’éléphants et le lodge est dans une situation financière très délicate. Sans compter que John multiplie les absences…Lors d’une énième expédition de son époux, Mara voit débarquer une équipe de cinéma qui souhaite situer son film dans les paysages enchanteurs de la savane. Bien décidée à profiter de l’occasion pour sauver le lodge, Mara ne va pas ménager ses efforts… Et tomber sous le charme du très séduisant Peter Heath, l’acteur principal. Déchirée entre cette attirance et son sens du devoir, Mara va se retrouver face un choix, forcément douloureux.

L’auteur : De nationalité anglaise et australienne, Katherine Scholes est née en Tanzanie et vit désormais en Tasmanie. Elle a déjà publié quatre roman chez Belfond.

Acacia

Je n’ai, malheureusement pas réussi à apprécié ce livre. Je suis restée totalement à l’extérieur de ce roman. Il ne m’a pas touché à un seul moment. Je me suis même ennuyée carrément et j’avoue même ne pas être arrivée jusqu’à la fin. C’est dommage parce que l’Afrique est un pays qui me fascine et m’attire énormément mais je n’ai pas été convaincue par ses descriptions. Je lis très peu de romanesque en général mais ça m’arrive… Mais celui-ci n’a pas du tout réussi à me divertir. Ni même à m’emporter.

Je pense que cet échec est surtout dû à mon manque de fascination pour le milieu du cinéma et de ses tournages. En effet, le livre est surtout (à mon sens) centré là dessus et c’est quelques chose qui m’a profondément ennuyé. Et de plus, je trouve qu’il ne se passe pas grand chose et j’attends quand même un peu d’action dans un bouquin, surtout si on ne trouve pas réconfort dans le style de l’auteur. Qui m’a semblé tout de même assez terne et même plutôt fade. Mais ceci n’est que mon avis personnel et cela ne prouve pas du tout que vous n’allez pas trouver votre bonheur dans ces pages. Certaines d’entres vous ont aimés ce qu’elles y ont trouvés et je vous conseille vivement de lire leurs avis et d’oublier très vite le mien si ce livre vous tentait.

Les billets de Saxaoul ,ZarlineEmilie KeishaUncoindeblog Latite, Esmeraldae,

Reflet d'éléphant

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux éditions Belfond

Les amants de la terre sauvage

Katherine Scholes

Editions Belfond