Littérature

Maison d’écrivains – Colette

J’espère que vous avez tous eu l’occasion de voir cette émission.
Si ce n’est pas le cas je vous invite à aller faire un tour par ici, mais dépêchez-vous, elle ne sera plus disponible très longtemps… (elle n’est plus disponible malheureusement)
J’ai également trouvé un billet très intéressant, sur le blog « Maisons d’écrivains » dont voilà le lien. Vous y trouverez de nombreuses photos du musée de Colette, à Saint-Sauveur en Puisaye, que je rêve de visiter évidemment…
Celles et ceux qui me suivent avec attention savent déjà à quel point Colette est une écrivain qui compte pour moi.
J’aime sa sensualité et sa façon très naturelle d’écrire. J’aime aussi ses liens, très serrés, avec la nature…
Ainsi que son enfance, très saine, avec une mère qui l’adorait : Sido.
L’émission parle très bien de tout cela, il serait dommage de la louper… Pour ma part je l’ai déjà visionné deux fois…
Si vous aimez Colette, faite donc aussi, un petit tour par ici, sur le blog « la société des amis de Colette ».Vous y trouverez une foule d’info.
La maison natale de Colette à Saint-Sauveur en Puisaye
Le musée de Colette, à Saint-sauveur
Pour en revenir à l’émission, Patrick Poivre d’Arvor y parle de la nouvelle : « La petite » que je me suis empressée d’aller relire bien sûr. (souvenirs et récits dans « La maison de Claudine ») et je vous en donne un petit morceau :
 » Un point rouge s’allume dans la maison, derrière les vitres du salon, et la Petite tressaille. Tout ce qui, l’instant d’avant, était verdure, devient bleu, autour de cette rouge flamme immobile. La main de l’enfant, traînante, perçoit dans l’herbe l’humidité du soir. C’est l’heure des lampes. Un clapotis d’eau courante mêle les feuilles, le porte du fenil se met à battre le mur comme en hiver par la bourrasque. Le jardin, tout à coup ennemi, rebrousse, autour d’une petite fille dégrisée, ses feuilles froides de laurier, dresse ses sabres de yucca et ses chenilles d’araucaria barbelées. Une grande voix marine gémit du côté de Moutiers, où le vent, sans obstacle, court en risées sur la houle des bois. La Petite, dans l’herbe, tient ses yeux fixés sur la lampe, qu’une brève éclipse vient de voiler : une main a passé devant la flamme, une main q’un dé brillant coiffait. C’est cette main dont le geste a suffi pour que la Petite, à présent, soit debout, pâlie, adoucie, un peu tremblante comme l’est une enfant qui cesse, pour la première fois, d’être le gai petit vampire qui épuise, inconscient, le coeur maternel ; un peu tremblante de ressentir et d’avouer que cette main et cette flamme, et la tête penchée, soucieuse, auprès de la lampe, sont le centre et le secret, d’où naissent et se propagent, en zones de moins en moins sensibles, en cercles qu’atteint de moins en moins la lumière et la vibration essentielles, le salon tiède, sa flore de branches coupées et sa faune d’animaux paisibles ; la maison sonore sèche, craquante comme un pain chaud ; le jardin, le village… Au-delà, tout est danger, tout est solitude… »
Extrait de « La petite » du recueil de « La maison de Claudine » Colette.
Il y est question aussi du roman :  » La naissance du jour ».  Roman où les lettres de sa mère Sido, donnent le fil conducteur. Roman qui m’attend sur ma PAL et que j’ai, du coup, très envie d’en sortir… (lu par Chiffonette et Pascale et bien d’autres sûrement. J’avais oublié celui de Margotte)
Macha Méryl y parle aussi de son livre « Sur les pas de Colette »
 
où elle parle de toutes les maisons et les endroits où elle a fait escale. Et tout à coup une folle envie de lire cet ouvrage me prend…  je cherche et que vois-je : il est indisponible… Alors je fais un appel discret : si vous avez une idée ou une solution pour que je puisse me procurer ce livre je suis prenante… Ou encore, si vous l’avez en votre possession et qu’il ne vous intéresse plus je suis prenante aussi… Laissez moi juste un commentaire si c’est le cas.
N’attendez plus pour découvrir ce grand écrivain qu’était Colette.
Bonne lecture
Challenge Colette Challenge Colette de Margotte
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