Le temps est assassin de Michel Bussi

Le mot de l’éditeur :  » Eté 1989 La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux. Eté 2016 Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?  » (source Decitre)

Le temps est assassin est une de mes lectures de vacances de l’année dernière. Idéale à lire sous le soleil et sur une plage brûlante ☺ La couverture déjà est une incitation au farniente doré, une plage sublime, une eau couleur lagon, bref on s’y verrait bien. Et puis le sujet m’a semblé tout à fait sympa. Je n’avais jamais lu Michel Bussi et depuis le temps que je le voyais sur les blogs, le résumé me disait que celui ci était parfait pour une première approche. Et puis la Corse quoi….  comment résister franchement 😃

Alors verdict ?!! Et bien c’est assurément à classer dans le style addictif ! J’ai lu d’une traite la deuxième partie du roman sans pouvoir m’arrêter. Juste impossible à lâcher ! Clotilde et son histoire terrible, Clotilde la survivante, Clotilde qui en quelques secondes a perdu toute sa famille ; ses parents et son frère. Du temps d’après il n’est presque rien dit. Le livre commence alors que Clotilde revient en Corse, en vacances avec son mari et leur fille unique. Mais elle n’est pas seulement là pour bronzer, Clotilde est en quête de réponses, comment donner un sens à ce qui s’est passé quand elle était encore une simple ado ? Ni son mari ni son ado de fille ne semble vraiment touchés par le drame qu’elle a vécu, drame toujours non digéré par Clotilde (forcément, comment vivre après cela ?)). Clotilde se sent un peu seule, mais cela ne l’empêche pas de chercher la vérité malgré cela. Il y a le personnage du grand-père aussi, très fort et imposant, un homme de conviction, dans le genre solide et tête dur (très dur même ;0)

Dès son arrivée les évènements étranges commencent, et surtout le plus déstabilisant est là ; une lettre écrite par sa défunte mère. Comment sa mère pourrait-elle être encore en vie alors qu’elle est tombée dans le ravin avec les autres ? Mais si ce n’est pas elle, qui pourrait écrire ainsi à Clotilde et remuer le passé ? La vérité ne prendra corps que dans les dernières pages et je dois dire que le final m’a étonné, il est plutôt bien amené. La fin se dévore vraiment et on reste tout de même comme deux ronds de flan (😝 !!!)  devant ce dénouement qui nous est donné. En conclusion vous l’avez compris je recommande vraiment, une excellente lecture dans le genre addictif, à lire les pieds dans l’eau ; d’abord vous ferez un voyage tout à fait sublime dans cette Corse magnifiée, et puis c’est tout à fait entrainant (même si une histoire extrêmement cruelle, oui mais chut….)

Eté 2016, Presses de la cité

Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1 de Gail Carriger

Le mot de l’éditeur ;  » Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ? »

Billet rattrapage, lecture janvier-février 2011 (explication par ici)

 » Ecoutez moi bien, je vais utiliser quelque chose de bien plus fort que des sels » gronda la voix dans l’oreille gauche de mademoiselle Tarabototti. Elle était grave et teintée d’une trace d’accent écossais. Si elle avait eu une âme, Alexia aurait tremblé et eu des pensées primitives de singe où il était question de courir vite et loin sous la lune. Au lieu de quoi, elle poussa une exclamation exaspérée et s’assit.  » (p12)

Voilà une lecture qui date un peu (beaucoup) mais la bonne nouvelle c’est que mon brouillon attendait gentiment son heure dans mon petit carnet (j’en ai d’ailleurs encore quelques uns sous le coude entre autres ; « Dans l’ombre et la lumière  » et « Zou » bien sûr). Mais j’avais déjà envie de vous en parler l’année dernière à l’occasion du mois anglais parce que c’est vraiment la lecture idéale pour ça, c’est terriblement british (les personnages sont intraitables par exemple sur l’heure du thé ;0)

Alors pourquoi donc j’ai tellement envie de vous tenter avec cette série (5 tomes, pas la mer à boire ;0) ;

C’est terriblement drôle, rafraîchissant et piquant à la fois. Certaines scènes sont vraiment irrésistibles, c’est délicieusement coquin et comme je le disais juste au dessus extrêmement british. Les personnages sont vraiment croqués avec beaucoup d’originalité, je les ai adorés, surtout Alexia Tarabotti (déjà rien que son nom est vraiment craquant, n’est-il pas vrai ;0) J’ai adoré son dynamisme, son drolerie, sa tendre maladresse et son côté complètement loufoque. Et que serait Alexia sans son ombrelle ?!! Et bien rien du tout !! Lestée de chevrotine, je peux vous dire qu’elle est loin de servir uniquement à protéger Alexia du soleil :0)

Mais n’oublions surtout pas le fabuleux et sexy en diable Lord Maccons

J’en vois là au premier rang (si, si je les vois, inutile de nier…)  qui chuchotent et qui seraient tentés de faire un mauvais jeu de mots sur ce nom là, mais croyez moi ce n’est pas du tout le type d’homme à accepter cela ;0) C’est un écossais au sang chaud qui ne rigole pas (pourtant il aurait bien de quoi avec sa miss Alexia).

Mais de quoi est-il question dans ce livre finalement, à part d’ombrelles ? Et bien d’abord de vampires, de loup-garou, d’une « sans âme »  ; à son contact toute créature surnaturelle perd instantanément ses pouvoirs ce qui, vous l’admettrez, est bien pratique quand un vampire se jette sur vous tous crocs dehors. Cette première scène est d’ailleurs franchement cocasse, alors qu’Alexia se faisait une fête de savourer une tarte à la mélasse voilà que celle-ci finit sous les fesses d’un vampire. Vous avouerez qu’il y a là de quoi mettre vraiment en colère (à elles seules les 1ières pages valent leur pesant d’or ;0) Mais j’en vois là qui font la grimace et qui rechignent, mais non ne me quittez pas, les yeux au ciel et l’air excédé, il y est aussi question d’Alpha, de Bêta (je suis sûre qu’il doit il y en avoir dans votre entourage, mais si, cherchez bien…) de ruches et de reines (de vampires évidemment) mais aussi de drones, de dirigeables et de porte-clefs (je préfère être clair ; sachez bien que ces porte-clefs là n’ont absolument rien à voir avec ceux de notre quotidien dont nous faisons l’usage !!) Oui, vous l’avez bien compris c’est vraiment une faune étrange et exceptionnelle que vous allez rencontrer là, mais c’est ça qui est très amusant, et je vous le dit, on ne le lâche pas ce premier tome, comme dirait Clarabel, il colle aux doigts !!

Ce roman fait partie de la famille des « streampunk » (ne me demandez pas ce que ça peut être, je n’en ai aucune idée ;0)

Une lecture goûteuse, à la fois bouchée fine en bouche et absolument délicieuse… Mais aussi terriblement bienfaisante, qui fait un bien fou au moral et totalement addictive. Une lecture que je classerais dans ma catégorie « bonbons au miel » alors comment refuser ça…. Franchement ?!!!

Ou je me rends compte que j’ai complètement remodelé mon brouillon, je me suis totalement immergée lors de ma rédaction dans mes souvenirs (qui restaient très vif malgré le temps, comme quoi certaines lectures, même légères, nous marquent réellement) et franchement c’était délectable, oui vraiment,  de me  replonger dans ses souvenirs là, tellement que je vais probablement me plonger très vite dans la suite :0) Et mince, mince, mince… me voilà une folle envie, aussi, de relire ce premier tome…

 » Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout, en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruits. Ce qui signifiait qu’elle était surprenante et capable de vous laisser une sensation de brûlure tout à fait caractéristique. » (p32)

Lu aussi (et apprécié) par Syl, ClarabelSandy, Bladelor, KarineCécile,  Adalana.

Le site de Gail Carriger (clic) (dont les illustrations de ce billet sont issus)

Sans âme, le protectorat de l’ombrelle, Tome 1

de Gail Carriger, traduction de l’anglais par Sylvie Denis

Editions Orbit 2011, livre de poche en 2012

 Pour le mois anglais chez  Lou, Titine et Cryssilda

Les 100 de Kass Morgan

« D’emblée, elle est frappée par les couleurs vives sans même distinguer de formes. Des bandes bleues, vertes et brunes d’ une radiance si intense que son cerveau a du mal à en faire sens. Une bourrasque de vent vient lui flatter les narines, charriant une fraîcheur et des odeurs que Clarke n’arrive pas à identifier. Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez vous pour accueillir leur retour sur terre. Leurs énormes branches sont dressées vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire. Et que dire du  sol… Il s’étend de tous côtés à perte de vue, d’une superficie au moins dix fois supérieure à celle du pont le plus long de la colonie. Cette quantité d’espace disponible reste encore inconcevable pour Clarke et elle se sent proche de l’étourdissement, comme si elle s’apprêtait à s’envoler et flotter;  » (p61)

J’ai procédé inversement de mes habitudes pour cette lecture ; j’ai d’abord regardé les épisodes de la série qui ont été tirés du roman. J’ai tellement aimé que j’ai eu envie de lire le livre. Ceci est le premier tome, il y en a 3 et le dernier vient juste de paraître. Pour l’instant je n’ai lu que le premier. Je dois dire avoir été assez déstabilisée par le fait que l’action, dans le livre, est bien inférieure à ce qui se passe dans la série. Mais en lisant le résumé des autres tomes j’ai compris que la saison 1 regroupe le tome 1 et 2, c’est donc beaucoup plus concentré en événements.  La série n’est pas tout à fait fidèle aux romans (comme d’habitude) c’est donc un peu surprenant de voir certains personnages disparaître bien plus vite que dans le livre, ou d’autres n’existant pas du tout dans le roman.

J’aurais donc préféré faire comme d’habitude, c’est à dire lire les romans avant. Ce roman est une dystopie (un genre que j’apprécie de plus en plus) la terre n’est plus habitée depuis des siècles, les terriens qui restent vivent dans une énorme station dans l’espace. Celle ci est gouverné comme la terre, il y a un chancelier qui régente tout et les règles sont très strictes, le moindre écart est sanctionné très sévèrement ; peines de prison et peines de mort. 100 jeunes, tous mineurs, tous promis à la mort après diverses entorses au règlement sont choisis pour être envoyés sur terre. Histoire de tester si la terre (prétendument radioactive) peut à nouveau être habitée.

J’ai beaucoup aimé cette lecture jeunesse, et j’ai très envie de lire la suite. Clarke est un personnage féminin très intéressant. C’est sur ses épaules que tout repose, sur le vaisseau, avant son arrestation (dont je vous laisserais découvrir la raison) elle étudiait la médecine, cela sera très utile pour la survie des 100. Bien sûr il sera question de rivalités, chacun voulant prendre le pouvoir, plus dans la série que dans le roman finalement. Dans le roman de fréquents retour en arrière viennent s’intercaler dans le récit de l’aventure, on en apprend ainsi beaucoup sur les différents protagonistes. Et puis, bien sûr, il y sera aussi question d’amour  mais ceci sans mièvrerie. Une lecture vraiment sympathique que je vous recommande. Les ados devraient apprécier eux aussi…

Lu par Mya Rosa ;  » C’est un livre qui se dévore. A aucun moment je n’ai trouvé le temps long. Je ne saurais vous dire quel personnage je préfère car ils ont tous su me toucher par leur histoire et leur façon de réagir face à cette situation exceptionnelle. J’ai aimé le courage de Clarke, la déterminations de Wells, l’amour sans faille de Bellamy pour sa petite soeur et j’ai été émue par l’histoire de Glass et de Luke. J’attends la suite avec impatience ! »

Nox, Ici-bas (1) d’Yves Grenet

  » Ce soir il semble tellement malheureux que je ne me sens pas autorisé à lui faire la morale ou à lui jeter à la figure un « Je te l’avais bien dit ». C’est trop tard et le mal est fait. Pouvait-il échapper à cette épreuve avec des parents qui le conditionnent depuis des années à suivre une voie toute tracée ? Nos vies seraient-elles décidées à l’avance ? Serons-nous obligés de les vivre malgré nous ? » (p178)

Ce roman c’est tout d’abord, de la même façon que l’était déjà « Combat d’hiver » de Mourlevat, un monde du futur extrêmement bien dépeint, c’est une atmosphère ténébreuse dans laquelle on plonge sans pouvoir s’extraire. Un monde dur, un monde pas très engageant, un monde pollué à l’extrême. Il y a la ville basse et la ville haute, dans la ville basse un brouillard appelé « La Nox » empêche de voir même à dix pas.

 » Ici les rues sont obscures même dans la journée car un brouillard noir et opaque enveloppe la ville basse en permanence. On appelle ça la nox. » (p7)  » Ce sont des nuages de pollution si denses qu’ils empêchent toute lumière de les traverser. » (p37)

Les hommes sont obligés de pédaler et de marcher sans cesse pour pouvoir s’éclairer. Ils sont équipés de chenillettes qui leur permet d’emmagasiner de l’énergie pour plus tard.«  Depuis qu’on sait marcher, on est tous équipés de chenillettes sous les chaussures. Leur frottement sous le sol entraîne un mécanisme qui conduit l’énergie produite jusqu’à une dynamo qui elle-même convertit notre force motrice en éclairage (p8). Ils peuvent aussi économiser cette énergie, se mettre en « mode stockage » et remplir des piles qu’ils utilisent ensuite pour alimenter diverses objets du quotidien, par exemple le frigo. Ce qu’ils font très souvent d’ailleurs, ils en ont l’habitude et vivent une grande partie de leur vie dans le noir complet. C’est invivable, mais pourtant ils survivent…

Là-haut chez les riches, il en est tout autre ; « Chez les riches, les lampes s’allument quand on appuie sur un bouton et brillent sans qu’on s’en occupe. On nous l’a expliqué à l’école professionnelle. Y en a qui ont de la chance » (p7). Et ils n’ont bien sûr pas d’autre choix que d’accepter cette situation et leur condition sociale. Cette « Nox » est bien évidemment toxique, leurs poumons sont mis à rude épreuve et  leur espérance de vie est courte, très courte. Dès que les bébés naissent on les habitue à ne pas respirer trop fort, à ne pas crier  » à ne pas trop ouvrir la bouche pour ne pas avaler d’air vicié, à parler bas, à ne jamais crier. Depuis leur enfance, on leur répète que, pour leur propre bien, ceux du bas ne doivent jamais se mettre en colère ou se révolter car ils s’exposeraient eux-mêmes physiquement à un grave danger. » Les bébés hurleurs ne dépassent pas  leur première année ! La conséquence de cette durée de vie limité est que les jeunes sont contraints de trouver très vite un compagnon ou une compagne, de se marier et de faire un enfant. Cela leur est obligatoire et cela dès leur 17ième année.

Dans la ville basse vit Lucen et ses amis. Et dans la ville haute vit Ludmilla, pour elle la Nox porte le beau nom poétique « des plaines mauves ». Nous avons donc les deux versions de la ville haute et basse. Bien sûr on ne dit pas toute la vérité aux enfants du ‘haut »  c’est par la voix de sa gouvernante Martha (qui elle vient de la ville basse) que Ludmilla apprendra que des gens vivent  là, dans la pénombre. Ce jour là elle comprend que son père est capable de mensonges et qu’il y a peut-être beaucoup à découvrir.

Mais pour autant ceux d’en bas ne sont pas tous des moutons, les pères des trois amis de Lucen sont tous engagés dans des camps différents. Le père de Gerges est le responsable de la milice des Caspistes (CASP pour chacun à sa place). C’est un parti radical qui lutte contre tous ceux qui veulent remettre en cause l’ordre fondé sur la séparation des riches et des pauvres. Ils sont violents, leurs actes sont protégés par les autorités. Le père de Jea appartient à l’autre camp ; le parti Coiviste (COIV pour Chacun où il veut) militent pour le droit de chacun à choisir son lieu de vie. Le père de Maurce a disparu depuis trois ans, il entretenait, selon les rumeurs, des liens étroits avec des terroristes proches des Coivistes radicaux.(p48). Tout ceci donc complique gravement leur amitié.

  » Nous avons donc décidé d’un commun accord d’éviter toutes les discussions qui touchent aux convictions de nos parents, mais c’est de plus en plus dur car, en vieillissant, mes copains brûlent de s’engager à leur tour. Ils m’en parlents parfois en secret car ils savent que je suis fiable. Peut-être aussi me croient-ils tous neutre parce mon père ne prend jamais parti. » (p49)

Vous l’avez déjà compris mais j’ai été totalement emportée par cette lecture. Elle m’a secouée, bousculée, émue… Bref une totale réussite pour moi  que ce roman jeunesse.

La tentatrice cette fois, celle qui m’a fait choisir ce livre là dans ma librairie, c’est Yulenka et voici un petit extrait de ce qu’elle en dit :  » C’est un roman qui se dévore. C’est un roman très intelligent, et très bien construit…/… l’aspect psychologique est la clef du récit. Il démontre que rien n’est tout noir ou tout blanc. Choisir le bon ou le mauvais camp peut parfois tenir à peu de choses. Les malentendus, la manipulation psychologique, l’identité, l’amitié, la loyauté, l’amour, la haine…. Autant de choses qui posent les personnages sur le fil… Que ferions-nous à leur place ?

C’est cette humanité qui m’a plue dans Nox. Ces aspects de l’humain imparfait, fragile, qui se débat avec lui-même. Quitter le monde de l’enfance avec ces certitudes et ces amitiés « à la vie à la mort », pour plonger dans un monde adulte binaire, trahir l’enfant qui est en soi, en étant persuadé d’agir au mieux pour les siens…

Lu par Moka et par George également. La suite est bien évidemment déjà dans ma PAL, j’attendais juste d’avoir rédigé mon avis pour pouvoir m’y mettre Nox Tome 2 : 'Ailleurs'. de Yves Grevet Voilà chose faite :0) Source des photos

Challenge Halloween Chez Lou et Hilde

Jonah T1 les Sentinelles de Taï-Marc Le Thanh

Editions Didier jeunesse.

 Si vous cherchez un roman jeunesse qui sort un peu de l’ordinaire celui ci est pile pour vous. Ici vous ne trouverez pas de dents longues, de morts-vivants, de jeux de la mort. Non, il est tout à fait différent et j’ai vraiment apprécié ça, cette liberté de prendre d’autres chemins. Ce qui m’a emmené vers cette lecture au début est quelque chose de tout à fait superficiel (mais important quand même ;0) c’est cette superbe illustration en couverture de Rebecca Dautremer. J’ai tout de suite flashé dessus !! C’est ce qui m’a fait saisir ce livre, lire son résumé, et là aussi j’ai tout de suite accroché. Nous suivons Jonah dès sa naissance. Jonah n’aura pas la chance de connaître sa mère qui meurt en le mettant au monde. Mais ce n’est pas là sa seule première difficulté qu’il rencontre, en effet Jonah vient au monde sans mains. Evidemment, ce n’est pas le top pour commencer une vie. Mais Jonah a aussi la chance d’avoir deux points positifs qui s’offrent à lui ; tout d’abord il est placé, tout bébé, dans un orphelinat donc le directeur, Mr Simon, est un homme qui n’a d’autre objectif que le bien être de ceux qui lui sont confiés. Son deuxième point fort est qu’il un « enfant bonheur », peut-être est ce du, à ce moment de sa naissance, ou tout de suite, il doit affronter les ténèbres ;

 » Au moment où sa mère avait franchi la frontière qui sépare le monde des vivants de celui des ténèbres, Jonah avait senti, au plus profond de son être, une vague de froid l’envahir. Peut-être n’avait-il pas tout à fait coupé le lien naturel qui l’unissait à sa mère quand celle-ci mourut ? Peut-être avait-il partagé avec elle l’expérience du trépas ? Nul ne peut l’affirmer. Toujours est-il que Jonah perçut une vague de froid et qu’elle lui fit peur. Malgré son très jeune âge, il sentit que cette vague de froid était une menace. Une menace qui avait déjà emporté sa mère et qui pouvait le prendre lui aussi à tout moment. Cette vague, et ça, Jonah ne le sut que bien plus tard, s’apprêtait d’ailleurs à l’entraîner. » (p19)

Dès lors  il doit faire un choix ; les repousser ces ténèbres ou les accepter ;

 » Le corps entier du bébé en repoussant la vague de froid, manifesta ce rejet de façon irrévocable. Par ce choix, Jonah avait donné, dès les premières minutes de sa vie, une orientation inflexible à son avenir : celle de rejeter toute forme de tristesse, de misère et de malheur. Celle d’adhèrer sans ancune concession aux rires et aux débordements que seul le bonheur peut provoquer. » (p20)

Vous avez déjà compris que Jonah a choisi résolument le côté de la lumière et du bonheur. C’est vraiment quelque chose que j’ai adoré dans ce roman jeunesse, c’est cette originalité, l’idée d’un « enfant bonheur ». Cette première partie a, à elle seule, décidé de mon coup de coeur.

 » On a l’impression que le malheur glisse sur Jonah comme l’eau sur les écailles d’un poisson. Le directeur de l’orphelinat lui-même nourrissait une estime sans limites envers le garçon…/… Depuis que Jonah était à l’orphelinat, tout avait changé. Même les murs gris et épais semblaient avoir accueilli en leur coeur la chaleur du soleil. » (p27)

 » Les années passèrent et l’orphelinat semblait résister aux ravages du temps. Chaque printemps voyait s’offrir aux rayons du soleil le déploiement d’une multitude de plantes colorées qui ornaient à présent les jardins bordant le bâtiment. Les enfants ne faisaient plus de cauchemars et les quelques éléments perturbateurs s’étaient considérablement adoucis…/… Il régnait en maître, tel un pacha, sur ce que tous appelaient désormais la maison du bonheur. Alors que Jonah venait de quitter son bureau, il pensa en lui-même, et ce n’était pas la première fois : « Bon sang, que la vie est belle ! » (p31)

Oui, la vie est belle dans l’orphelinat grâce à Jonah. Et c’est vraiment délicieux à lire. Le premier changement peu après l’arrivée de Jonah c’est la cuisine, préparée par Riad le cuisinier, qui de pitoyable devient savoureuse. Le petit déjeuner devient un moment tout droit sorti d’une comédie musicale et accrocher des draps dans le jardin se transforme en jeux et en ballet. Tout est prétexte au bonheur et la joie. Quand à son handicap, et bien Jonah fait très bien avec. Et tout petit déjà il apprend à saisir et à manipuler les objets qu’il doit utiliser pour la vie courante. Il devient aussi agile que les autres enfants.

Il y a deux parties distinctes dans le roman, d’abord l’enfance heureuse de Jonah, parmi le personnel amical de l’orphelinat et tous ses amis. Jonah est comme un soleil, il attire comme un aimant et tous les autres enfants l’aiment. La deuxième partie commence après son enlèvement et là, tout est centré sur l’action. Les aventures s’enchaînent et ne laisse pas le temps de souffler… Il est question de poursuites, de tremblements de terre, d’écologie, de société secrète, bref tout est là. Parce qu’il faut vous dire aussi que Jonah à une particularité qui fait toute la différence, mais de cela je ne vous parlerais pas. Je vais vous laisser le découvrir, ainsi que beaucoup d’autres choses encore. Parce que ce roman regorge de trouvailles.

Ce livre a été un vrai de coup de coeur pour moi et la bonne nouvelle c’est que le tome 2 vient de paraître ; Le retour du sept Jonah Tome 2 : Le retour du Sept. de Taï-Marc Le Thanh  Inutile de vous dire que j’ai très envie de le lire très vite. Jonah est un enfant extrêmement attachant, ainsi que ses amis, et j’ai hâte de connaître la suite de leurs aventures.

Un grand merci aux éditions de Didier jeunesse pour ce moment de lecture savoureux et en bonus je vous donne la vidéo de la bande annonce ;

 3/6  Challenge rentrée littéraire

  Challenge littérature jeunesse.

 

Twilight de Stephenie Meyer – Tome 1à 4 : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation

Saga Fascination - Twilight Tome 1 : Fascination. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 2 : Tentation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 3 : Hésitation. de Stephenie Meyer  Twilight - Tome 4 : Révélation. de Stephenie Meyer  Editions Blackmoon et livre de poche, traduit de l’anglais (Etats Unis) par Luc Rigoureau

Billet rattrapage, lecture avril 2012 (explication par ici)

Le mot de l’éditeur pour le tome 1, Fascination » Bella, dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, pour s’installer chez son père. Elle croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie, ni à la petite ville de Forks, où l’anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edwards, lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d’atteinte, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. »

Et pour le tome 2 » Rejetée par celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourra-t-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Bella n’a de goût pour rien, sinon le danger : alors, elle entend la voix d’Edward, et éprouve l’illusion de sa présence. Comme s’il ne l’avait pas abandonnée. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ?Amour et mort s’imbriquent dans une atmosphère mystérieuse et captivante. »

Je ne vous mets pas les deux suivants pour ne pas spoiler…

 

Bladelor a parlé de magie Stephenie Meyer et je trouve que c’est très juste. Parce que, il faut bien le savoir voilà une histoire complètement irréelle avec des vampires, des loups garous, des pouvoirs extraordinaires, des personnes qui se déplacent plus vite que le vent, que cassent des rochers comme si c’était du fromage dur (sic) qui ont des yeux rouges sublimes (alors que ça devrait être antinomique, mais dans Sambre déjà, elle avait des yeux rouges et était belle comme un cœur ) bref, tout cela oui…et pourtant j’ai marché à   fond, couru même… Pendant un mois je vivais Bella, je dormais Bella, je marchais Bella, j’avais le cœur qui battait pour Edward, puis pour Jacob…. Bref c’est à peine si je ne me suis pas transformée en Bella… Une lecture entièrement tourné Twilight pendant quinze jours, ben oui, ça laisse des traces…
Alors oui, évidemment, ça n’est pas de la grande littérature… (mais finalement qu’est-ce que ça veut dire la grande littérature ?? J’aime aussi me plonger de temps en temps dans une histoire qui vous prend la main pour ne plus vous lâcher, pour vous entraîner dans des chemins complètement fantasmagorique, dans un monde totalement irréel mais c’est tellement bon que vous n’avez aucune envie de le quitter justement…)

 

Oui, ok il y a des imperfections, des redites (par exemple je n’en pouvais plus de ce mot : marmoréen) mais ça n’empêchait que je terminais un tome, et hop, de plonger derechef dans le suivant sans même reprendre mon souffle…
J’ai aimé les personnages comme si je les connaissais véritablement (c’est dire comme ça fonctionne)… Alors que Bella est l’image même de la fragilité, de la maladresse, de la banalité (c’est pas moi qui le dit, c’est Bella et Stephenie Meyer), Edward est son opposé ; superbe, parfait, gentleman, romantique, ultra protecteur et super galant (que celle qui n’a pas un jour rêvé d’un homme qui lui ressemble me jette la première pierre) et puis oui, un peu vieux jeu aussi mais tant mieux et puis il a des excuses, il accuse quand même X années… Et puis il a Jacob, l’amoureux transi, jeune chien fou et joueur, avec un humour qui tranche avec le sérieux d’Edward… Edward qui par contraste est un vieux sage raisonnable (d‘ailleurs pour exemple il passe sa vie à retenir Bella qui veut lui sauter dessus à tout bout de champ, tellement il est irrésistible), tout ce qu’il y a de plus calme et réfléchi (enfin, il n’a pas trop le choix vu que Jacob, c’est tout l’inverse)…

 

Pour moi le mois d’avril 2012 restera éternellement le mois Twilight, non seulement j’en conserverais un excellent souvenir mais en plus je suis presque sûre que je les relirais un jour, d’ailleurs c’est simple j’aurais bien des envies déjà de reviens-y et de reprendre tout depuis le début…
Bon, vous avez tout compris, c’est un véritable coup de foudre et coup de cœur…
Une de mes scènes préférés est dans le tome 3, Cela se passe dans une tente, il fait un froid glacial, Jacob est dehors dans la neige, Bella grelotte et ne peut même articuler deux mots correctement. Edward se tient le plus loin possible d’elle pour ne pas la glacer encore plus quand Edward à la malheur de suggérer à Jacob de se débrouiller pour apporter un radiateur, ne voilà ti pas que Jacob rapplique. En effet, avec ces quarante trois degrés de température du corps, qui serait mieux placer pour réchauffer Bella ?? S’en suit une conversation et une scène qui valent à elles seules le détour.
Et il y a aussi le baiser passionné entre Jacob et Bella et qui vaut son pesant d’or…

 

 

Bref, à l’heure où je poste enfin ce billet je n’ai qu’une envie ; les relire !!! Clarabel en parle aussi par ici et c’est d’ailleurs ce billet là qui m’a donné l’impulsion pour le lire, parce qu’avant ça cette série ne me tentait pas du tout… Comme quoi, on ne sait jamais, il faut tester pour savoir ;0) Car, comme le dit si bien Clarabel ça réveille la midinette qui sommeille en vous… Sauf si, bien sûr, il n’y a pas la moindre petite miette d’une midinette en vous ;0)

Challenge Cartable et tableau noir chez George 

Challenge Littérature jeunesse chez Galea et Mutinelle chall31 copiepetit

La 5e vague de Rick Yancey

Le mot de l’éditeur :  » 1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. La 5e Vague arrive…
Le premier tome de la trilogie phénomène, bientôt adapté au cinéma par Tobey Maguire et les producteurs de World War Z, Argo, Hugo Cabret, Aviator, Gangs of New York, Ali ! À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… »

592 pages qui se lisent toutes seules. Voilà encore un roman faisant parti des lectures complètement addictives. Le début surtout est fascinant. L’auteur rend très bien compte du quotidien banal, que nous vivons tous les jours, qui tout à coup se transforme en véritable cauchemar.

 » C’est dur à croire aujourd’hui, mais ma famille, ainsi que la grande majorité des Terriens, a continué à vaquer à ses occupations comme si l’événement le plus monumental de toute l’histoire de l’humanité n’était pas en train de se dérouler au-dessus de nos têtes. Papa et maman allaient travailler, déposaient Sammy à la garderie, pendant que, de mon côté,  je me rendais au lycée, à mes cours de karaté, et que je jouais au foot. Tout était à la fois si normal et si étrange. A la fin du Premier Jour, chaque humain âgé de plus de deux ans avait vu le ravitailleur un bon millier de fois. Cet énorme truc scintillant d’un vert tirant vers le gris, d’environ la taille de Manhattan, tournait à quatre cents kilomètres d’altitude autour de la terre. La NASA avait fini par annoncer son intention de faire reprendre du service à une de ses vieilles navettes spatiales pour tenter d’établir un dialogue » (p43)

Les premières scènes se passent dans la forêt, une jeune fille, Cassie, est seule, se cache et ne fait visiblement confiance à personne.

 » C’est une des pensées qui m’obsèdent durant la nuit. Vous savez, ce genre de truc qui vous réveille en sursaut à trois heures du matin, quand vous vous dites : « Oh, mon dieu, je suis foutue ! » Quand je me recroqueville dans mon sac de couchage, tellement effrayée que je ne parviens pas à fermer les yeux, envahie d’une peur si intense que je dois me forcer à respirer, priant que mon coeur continue à battre. Quand mon esprit, incapable de se contenir, ne cesse de m’assener tel un CD rayé : seule, seule, seule, Cassie, tu es seule. » (p19)

Peu à peu nous comprenons le pourquoi du comment. « Les autres » ne nous ont laissés aucune chance de survie. « Les autres » sont très intelligents. « Les autres » n’ont même pas besoin de se montrer pour nous anéantir ; « La vérité, c’est qu’une fois qu’ils nous eurent trouvés, nous étions foutus ». Tout commence par la simple vision dans le ciel d’un « ravitailleur », un énorme vaisseau qui fait des kilomètres de largeur. Il ne se passe rien tout d’abord, puis, au bout de quelques jours, il y a la 1ière vague, une impulsion électromagnéfique qui met tout hors circuit ;  » Si tu en déclenches une assez puissante, tu peux griller tout le réseau. L’électricité. Les communications. Les transports. Tout ce qui vole ou se conduit est mis hors service » (p63). Cassie est en classe quand elle se manifeste :

 » La 1ière Vague a alors surgi sans faire de bruit. Il ne s’est rien passé de dramatique. Non. Aucun choc, aucune raison d’être terrifiés. Les lumières se sont juste éteintes. Le plafonnier au-dessus de la tête de Mme Paulson a cessé d’éclairer le tableau. L’écran de mon téléphone est devenu noir. Au fond de la classe, quelqu’un a crié. Classique. Quel que soit le moment de la journée où cela arrive, dès que l’électricité ne fonctionne plus, quelqu’un hurle comme si l’immeuble entier s’écroulait. » (p56)

La 2ième Vague détruit les continents et trois milliards de personnes. La 3ième est une pandémie apporté par les oiseaux et appelé par les humains « la mort rouge ». Je ne vous dirais rien des autres vagues. Sachez seulement que c’est une lecture très intéressante qui vous interpelle sur le fait que tout est fragile et donc friable. Qui nous interpelle aussi sur l’humanité et ce qu’elle représente finalement. Parce que si tout humain perd confiance en tout autre, qu’en reste t-il ?? J’ai trouvé l’idée très originale… Et rajoutez à cela un style très très efficace, l’auteur vous met tout de suite dans un état de peur, de stress, il vous déstabilise… Quand les choses arrivent ainsi, tout doucement, il est sans doute encore plus difficile de réagir et après il est trop tard (mais de toute façon que faire dans ce genre de situation ?!!).

Cassie de petit lycéenne a la vie tranquille, devient une espèce de machine à survie. Il n’y a plus que ça qui compte ; continuer, ne pas tomber, lutter encore. Pour sa vie, mais aussi pour cette humanité qu’elle représente.

 » Quand vous affrontez la mort, quelque chose change en vous. La partie rationnelle de votre cerveau s’efface pour laisser le contrôle à la partie animale, celle qui gère vos battements de coeur, de paupières, et votre respiration. Cet instinct de survie, qui étire le temps comme un morceau de caramel mou géant, transformant une seconde en heure, et donnant à une minute la longueur d’un après-midi ensoileillé. » (p72)

« Ok je suis peut-être la dernière femme vivante, mais je suis encore debout. Je suis celle qui fait face au tireur sans visage dans les bois, sur l’autoroute abandonnée. Je suis celle qui ne s’enfuit pas, qui ne se contente pas de rester là, mais qui affronte. 

Parce que, si je suis la dernière, alors je suis l’humanité.

Et si c’est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille. » (p148)

Je n’ai parlé là que des premières centaines de pages, il vous reste encore énormément à découvrir puisque le livre en fait 592. Ce livre sera apparemment une trilogie et le prochain tome sort en mai 2014, ça va être long ;0) Je remercie MyaRosa car c’est elle qui m’a donné envie de me jeter sur ce livre.

Et c’est étrange, mais je me fais la réfléxion de constater que je lis toujours des histoires de combat quand j’ai moi même quelque chose à combattre…