Ma douceur de l’Avent du jour

 » Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit.

Je sautai de mon lit, courus à la fenêtre,

J’écartai les volets, j’ouvris grand la croisée.

La lune sur la neige brillait comme en plein jour,

Alors parut, à mon regard émerveillé,

Un minuscule traîneau et huit tout petits rennes,

Conduits par un bonhomme si vif et si agile

Qu’en un instant je sus : c’était le Père Noël »

 Extrait de l’album de Noël ; « La magie de Noël » de Clément C. Moore et Anita Lobel

Ma douceur de l’Avent du jour ; une histoire de gourmandise

La gourmandise fait partie des plaisirs de la vie, je ne le conçois pas autrement, rien de mal à s’offrir, de temps en temps, des petites douceurs. Et cela alors même que mon estomac et mon système digestif ne sont pas toujours d’accord avec moi ;0) Actuellement nous sommes en pleine période de l’Avent (et je pense que là, je ne vous apprends rien) et mes papilles gustatives sont attirés par les papillotes en chocolat noir ou lait, alors si vous rajoutez à cela quelques bredelas (clic) (certaines régions de l’Alsace disent « Bredele » mais chez nous c’est « Bredala ») de Noël (pour les novices les Bredalas sont toutes sortes de petits gâteaux alsaciens exclusivement fabriqués durant la période de Noël) et un très bon thé je suis parée ;0) Pour le thé je suis comme Alex (par exemple) je suis une collectionneuse. J’aime goûter de nouvelles saveurs, découvrir des mariages inédits, des goûts surprenants. Je suis une amatrice du « Palais du thé », de la maison « Damman » ou encore plus dernièrement les thés de « Kusmi Tea » ou « Lov organic ». Mon grand plaisir cette année encore c’est d’ouvrir tous les jours ma petite fenêtre du jour de mon calendrier de « Damman », je me choisis une jolie théière, une jolie tasse (là aussi j’ai une petite collection) et je déguste cela tout doucement, c’est un vrai petit délice journalier. mon petit délice ;0)

Sinon ces derniers jours j’ai été tenté par des billets gourmands, d’abord chez MyaRosa qui donne une nouvelle recette de truffes au chocolat. Syl,  Sandrion et Enna quand à elles ont cuisinés des petits gâteaux au nom surprenant (;0) et qui ont l’air très bon, j’ai bien envie de tester tout cela, nous passerons peut-être un peu de temps aujourd’hui même en cuisine ;0) Mais pour commencer, vous trouverez par là une petite recette de « Nids d’abeilles » (clic).

J’ai toujours plaisir aussi, quand je lis, de tomber sur un passage gourmand. A chaque lecture, en général, j’en retiens au moins un. Si vous vous en rappelez j’en avais publié toute une page rien qu’avec quelques passages trouvés de ci de là, au gré de mes lectures (un petit clic vous y mènera), d’ailleurs j’ai bien envie de réitérer et de refaire un petit billet dans le même style 😘 Mais voici déjà un petit extrait comme  une petite mise en bouche 😄

 » Elles allèrent dans l’arrière boutique et s’assirent à la table, l’oreille tendue au cas où le grelot de l’entrée retentirait. Pendant qu’Elisabeth déballait les sandwichs, Maggie dévissa le gobelet du thermos. Une appétissante odeur de café s’en éleva, aux arômes chauds et riches, avec un discret accent de cèdre. Maggie inspira profondément, les yeux fermés pour mieux se concentrer sur les effluves enivrants…///… Le breuvage contenait déjà de la crème et du sucre. Un flot de caramel lumineux se déversa dans leurs tasses. Elles levèrent leur café en un toast silencieux et le dégustèrent. Ce n’était pas un simple café… c’était une expérience. Onctueux, torréfié à cœur avec une note de beurre qui lui conférait un velouté incomparable en finale. Puissant et doux à la fois, sans la moindre trace d’amertume. Maggie sentit sa chaleur irradier jusqu’à l’extrémité de ses membres. » p 130 et 131 Lisa Kleypas - Nuit de Noël à Friday Harbor. « Nuit de Noël à Friday Harbor » de Lisa Kleypas

Alors, je vous souhaite de beaux et de bons moments de gourmandises à vivre durant cette période de l’Avent (ou même après ;0) Très bon dimanche et bonne soirée !!170937241

Et ceci est ma participation pour le billet gourmand du challenge de Noël de MyaRosa (clic), ainsi que pour le challenge de Chicky Poo (clic) et de Samarian (clic) et le logo est d’Hilde (clic),

Cuisine à l’italienne…

 » Leurs cadences étaient immuables. Ils préparaient ensemble leur dîner dans la cuisine où le frigo, acheté par la mère de Chiara en 1962, ronronnait très fort. Il fonctionnait toujours, tout comme fonctionnait la radio Brionvega si on la bousculait de temps à autre. Trouver la bonne fréquence n’était pas un problème, elle était bloquée sur Rai Tre. Dieu merci. Cela aurait pu être Radio Maria.

Le dîner était, à quelques variations près, composé des produits basiques de l’été : grosses tomates vertes et roses, basilic aux larges feuilles, une mozzarella qui s’effeuillait comme un oignon, une ricotta lisse comme la soie. Avec ces ingrédients ils cuisinaient une pastasciutta, ou ils baignaient une fresella et la mangeaient avec de l’ail et du piment frais, des câpres et des anchois ou de l’oignon rouge de Tropea.

Ils buvaient du vin pas cher, un vin blanc de tonnelle, parfois une bière jamais assez fraîche. Le frigo faisait beaucoup de bruit mais servait plus de garde-manger qu’autre chose. » (p19)

Extrait de  » L’odeur du figuier » Simonetta Greggio - L'Odeur du figuier. de Simonetta Greggio, éditions Flammarion, 2011

Ma participation au challenge des livres gourmands de Syl (clic) et aux dimanches gourmands. (Source des photos)Des recettes chez ;

Syl – Tarte aux légumes

Asphodèle – Tarte aux pommes et aux noix
Marion – Tarte provençale

Nathalie – Tarte aux asperges
Pativore – Tarte aux gariguettes
Nathchoco – Kouign-aman
Béa – Tarte à la brousse et au pesto de mâche

Littérature ;
Béa la Comète – « Un chemin de tables » de Maylis de Kerangal
Syl. – « Quand le destin s’emmêle » d’Anna Jansson

« cappuccini caldissimi e con cacao… »

 » Et de fait, chaque matin, nous nous levons avec le soleil et prenons les petits chemins pentus à travers les prés pour aller jusqu’aux sources bouillonnantes tremper nos pieds et parfois plus. Le contraste entre l’air encore frais et l’eau très chaude est absolument délicieux, juste avant le petit déjeuner. Une légère brise souffle par moments, qui peut devenir un grand coup de vent, annonciateur d’une pluie qui va tomber en rafales sur la terre argileuse. Nous ôtons alors nos bottes et pataugeons dans la boue comme les deux enfants que nous n’avons jamais été, mais pouvons désormais être.

Quand nous avons vraiment trop faim, nous rentrons vite à la maison, essoufflés et sentant l’herbe et le thym, nous nous lavons, nous habillons et filons au village.

Au bout de quelques jours, le rituel est au point. Quand nous passons devant sa boutique, le boulanger et sa femme sont sur la route et nous tendent des morceaux de pizza bianca, de la pâte à pain très fine, trempée dans de l’huile d’olive, salée et passée au four une ou deux minutes. Nous les dévorons en grimpant la petite côte, trente mètres à peine, qui mène au Centrale. Là, nous nous installons au bar et commandons des cappuccini caldissimi e con cacao, brûlants, saupoudrés de cacao, avec une corbeille de croissants à portée de main.  » (p48)

Extrait de « Mille jours en Toscane » Marlena De Blasi - Mille jours en Toscane. Récit de Marlena de Blasi, éditions Mercure de France, 2011

Bon appétit ;0) et très belles fêtes de Pâques !! Et comme chaque année, pour Pâques, un tableau de David Kroll ; Roses and Blue and White Bowl, 2007  (source)

(Source des photos) Et pour le challenge des livres gourmands de Syl (clic) Des recettes chez ;

Syl – Iles flottantes et ses esquifs

Marion – La tomate-Mozzarella revisitée en œuf cocotte
Sandrion – Oeuf poché dans son petit pain
Louise – Oeufs lapins et œufs farcis au crabe et à la crème d’herbes
Asphodèle – Oeufs en photos !
Nahe – Frittata aux artichauts, aux oignons rouges et aux champignons
Hilde – Scotch egg pour Pâques

« Là-bas, dans le Nord »

Source de la photo

 » C’est à Ketylin que se rend la lettre, à chacun de ses départs et chacun de ses retours. Là-bas dans le Nord près du cercle polaire, où survivent de rares villages grâce aux sovkhozes d’élevages de renards, c’est à Ketylin qu’elle va, une petite bourgade sibérienne agrippée à la rive gauche de l’Ob. D’abord une kyrielle de maisons de bois disséminées çà et là comme une sortie d’élèves dissipés, qui finissent par se regrouper et se ranger sagement pour écouter le maître. » (p45) Lena de Virginie Deloffre, Livre de poche 2013

Et je vous laisse avec cette chanson d’Adèle que j’écoute sans arrêt en ce moment ; Hello. Très bon dimanche à tous !!

 

 » L’écho des blessures familiales…  » extraits de Zou d’Anne Véronique Herter

« Notre maison bretonne. C’est chez moi. C’est beau, parfois effrayant. C’est gigantesque, mais suffisamment petite pour entendre l’écho des blessures familiales. Celles que l’on ne règle qu’en famille. Qui touchent le coeur des choses, les culpabilités, les remords, la responsabilité de chacun devant les morts.  » (p91)

 » Alors, tout naturellement, je parle aussi aux fantômes. Et naturellement, je les vois. Ils sont près de moi. Puisque j’ en suis aux confidences… Pour me calmer, je parle à Frédéric. Quand j’ai peur, je le sens contre ma joue. Quand je vacille, je le sens contre mon épaule. Quand je suis triste, je le sens derrière moi. Et quand je ferme les yeux, je le vois enfin. D’ailleurs, je l’ai toujours vu et je le verrai toujours. Des ombres qui passent, des souffles, il n’est distinct que dans mes rêves. » (p102)

 » Pour mes frères et soeurs, ça commence mal, mon premier grand frère étant mort avant que je n’arrive, j’ai appris à aimer très fort quelqu’un que je n’ai jamais connu. Il s’appelait Frédéric. C’est un prénom que j’articule rarement. C’est une photo en noir et blanc, figée sur le piano dans le salon, sur la coiffeuse dans la chambre, dans le bureau, à la campagne. Partout la même. Des anecdotes à son sujet et de belles histoires. On corrige l’injustice de sa mort par l’exagération de ses qualités. Dans la mémoire collective, c’est lui le plus intelligent, le plus beau, le plus réussi. En plus, je crois que c’est vrai. Nous avons tous essayé de mettre en avant un de ses traits de caractère, pour le refaire vivre à travers nous. Nous n’étions que de pâles copies. » (p 87)

Ce livre là est certainement celui qui m’a le plus bousculé, bouleversé, touché, l’année dernière. Cette histoire c’est un peu la mienne, certains mots je les reconnaissais comme si je les pensais moi même…

Je vous donne rendez vous demain ou après demain pour le billet complet.

Source des photos (clic)

(pour laisser un commentaire cliquer sur le petit chiffre dans le petit rond, sous le billet)

Aquarelle des prés de Grantchester – Sylvia Plath

  

 » Dans l’enclos les agneaux de printemps se pressent. Silence

De l’air, argenté comme de l’eau dans un verre.

Ni près, ni loin.

La musaraigne couine dans son fouillis

De hautes herbes et on l’entend.

Chaque petit oiseau à tire d’ailes.

File dans les buissons avec sa parure.

Torturés de nuages, des saules sans effraies inclinent

Leurs troncs creux au-dessus de la Granta, redoublant

Leur monde blanc et vert dans l’eau transparente

Qui le reflète à l’envers.

Le canotier conduit à la perche

Dans l’étang de Byron

Les herbes s’écartent là où godillent les couvées de cygnes.

  

C’est un paysage dans une chambre d’enfants.

Des vaches tachetées mâchent en ruminant

Du trèfle rouge ou rongent des betteraves

Dans un halo de soleil  lustré comme un bouton d’or.

Bordant les champs

D’un doux vert d’Arcadie

L’épine aux baies sanglantes cache ses dards dans le blanc.

Drôle, végétarien, le rat d’eau

Coupe un roseau, nage hors de son refuge,

Les étudiants déambulent ou s’assoient,

Se tenant par la main dans l’indolence lunaire de l’amour

Vêtus de robes noires, mais ignorant

La douceur qui règne dans l’air :

Du clocher la chouette fondra, le rat poussera un cri. »

Sylvia Plath, poème faisant partie du recueil « Le colosse » 1960

 

A tous et toutes, je souhaite de très joyeuses fêtes de Pâques !!!

David Kroll  Hummingbird 2008 Source

Source des photos et là aussi