La terre fredonne en si bémol de Mari Strachan

 coeur[1] Coup de coeur

 «  C’est comme si une force puissante nous avait retournés et secoués un bon coup avant de nous remettre sur nos pieds…»

Ce qui m’a donné envie de lire ce livre d’abord c’est que l’auteur vient du Pays de Galles… On ne lit pas si souvent de la littérature du Pays de Galles…  Et puis il y a eu les billets de Moustafette et de Myarosa qui ont fini de me convaincre

Quelques mots sur l’auteur : (source des éditions du Nil) : «  Mari Strachan a toujours été entourée de livres. Elle a été bibliothécaire dans des écoles privées, publiques, des institutions et même des prisons. Elle a également été lectrice, traductrice et éditrice. Elle vit avec son mari la moitié du temps dans une petite maison perchée sur les collines de Ceredigion, à l’ouest du pays de Galles, et l’autre moitié sur une étroite péniche amarrée à un canal de Londres, où elle a écrit une bonne partie de son premier livre « la terre fredonne en si bémol »  

Pays de Galles

La terre fredonne en si bémol c’est d’abord ce personnage de petite fille grandiose… En effet, Gwenni est très originale, son imagination est débordante. Elle a une personnalité très développé. Elle a dix ans et vit dans un petit village du pays de Galles. Je l’ai beaucoup aimé cette petite fille là… vraiment… Elle est très, très, attachante… Il y a dans ce roman un mélange de magie, de poésie, un monde de contes… mais aussi une réalité très noire. Cela donne un mélange plutôt détonnant. Gwenny a plusieurs particularités, la première c’est qu’elle vole pendant son sommeil.

 » Je veux m’envoler pour regarder les étoiles scintiller à travers ce bleu. Orion le chasseur avec sa puissante épée. La Voie Lactée qui déverse ses étoiles ma tête. La nuit dernière, je n’ai pas voulu regarder en bas. Ni vers la ville ni vers la mer. J’ai plané sur le dos pour écouter le chant de la terre, les yeux perdus dans le ciel. Je me demande où il s’arrêt. Et où où se trouve le paradis ? Je n’ai jamais rencontré d’esprits là-haut. Je me demande s’il y a d’autres gens qui vivent aussi loin que les étoiles. Des extraterrestres. Les extraterrestres sont toujours des monstres dans les films. Mais s’ils étaient comme nous ? Est-ce qu’ils seraient quand même des monstsres ? »   p123 

Il faut bien dire qu’elle a bien besoin d’un peu d’évasion puisqu’elle dort dans le même lit que Bethan et que cette proximité lui pèse un peu. Et puis, il y a sa mère, qui n’est pas un modèle de douceur et de bonté (et ça ne va pas s’arranger au fil des pages, au contraire…). Il n’y a que son père pour lui apporter un peu de tendresse, ainsi que sa grand-mère. Dans ce livre il y a encore une fois la trame de secrets de famille, plusieurs même… Et c’est du lourd… Et douloureux… Mais Gwenny a de la ressource… Comme je l’ai dit, elle a d’autres particularités… Elle ne fait pas que voler… (ce qui est déjà pas mal). Non, Gwenny entend aussi la terre fredonner. Elle voit des visages sur la détrempe (peinture) verte de la réserve de la cuisine. « Des visages aux yeux sournois, les lèvres scellés sur des secrets. »

Elle donne vie à des pichets Toby qui observent sa famille avec sévérité. (pichets traditionnels en forme d’homme assis coiffé d’un tricorne anglais, une chope de bière dans une main et une pipe, ou un verre, dans l’autre. Note de la traductrice). Elle supporte très mal la vue de la viande et du gras (et encore moins de les manger…) et a « l’estomac fragile des Morgan » Bon, je crois avoir fait le tour des spécificités de Gwenny.

Par ailleurs vous trouverez dans ce livre en vrac :

Un chat qui s’appelle John Morris. Un jeune homme, Guto, qui a la mentalité d’un tout petit enfant mais « qui ne ferait pas de mal à une mouche ». Une recherche du lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Une poursuite d’oiseau, nommé Lloyd George (j’adore les prénoms dans ce bouquin), la nuit dans le brouillard, sous la pluie qui se terminera par les cris stridents d’une mère qui se fait des idées. Un oiseau que l’on retrouve par après et qui refusera désormais de quitter sa cage. Un autre oiseau, appelé  « oiseau mort », qui, celui-là, fait peur au possible et que personne ne veut entendre chanter. Mais il y a aussi une disparition, d’un certain Ifan Evans. Une enquête que conduit la petite fille à sa façon. Une amitié entre Gwenny et Mme Evans (la maîtresse d’école) et ses deux petites filles : Angharad et Catrin. Petites filles que Gwenny gardera tous les mardis et jeudi après-midi, après l’école malgré l’avis plus que négatifs sur cela de la mère de Gwenny. Catrin à qui Gwenny écrira une histoire pour la consoler de l’échec de la recherche du lapin blanc. Et pour finir, un renard mort, devenu fourrure, à qui Gwenny veut offrir une dernière demeure… (et cela donnera une série d’évènements qu’elle ne maîtrisera en rien…)

Au final cela donne un livre incroyable que j’ai adoré… Une histoire vraiment originale et prenante que l’on lit à vitesse grand V… Une histoire pas très joyeuse mais qui n’est en rien plombante puisqu’elle est menée par une petite fille qui est une vraie battante, qui a de l’énergie à revendre, et qui cherche la fantaisie, la magie et la poésie en toute chose… Je ne l’oublierais pas de sitôt cette petite Gwenny !!! Il vous faut le lire… Absolument…

Merci aux éditions du Nil et à Cécile

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