La prisonnière du temps de Kate Morton

 » A l’été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s’installe à Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily, Edward peint des toiles qui marqueront l’histoire de l’art. Mais, à la fin de son séjour, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d’Edward Radcliffe est en miettes.
2017. Elodie Winslow, jeune archiviste londonienne fiancée à un golden-boy ennuyeux, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d’une femme à la beauté saisissante, en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d’une demeure au bord de l’eau. Pourquoi cet endroit lui semble-t-il si familier ? Et si l’enquête d’Elodie l’aidait à percer le mystère de ses origines ? »

 » Lorsqu’il avait poussé la grille, il était resté un long moment pétrifié, fasciné par le spectacle qui s’offrait à lui : tant de perfection ! C’était trop beau pour être vrai. Entre les dalles de l’allée et la maison, un jardin luxuriant prospérait ; les digitales se balançaient, rouges et vives, dans la brise ; les marguerites et les violettes conversaient de part et d’autre du chemin de pierre. Le jasmin qui couvrait le mur d’enceinte s’étendait jusqu’à la façade, assiégeant les fenêtres à petits carreaux pour s’allier aux fleurs écarlates et voraces du chèvrefeuille qui poussait sur l’auvent du porche. Le jardin vibrait de mille insectes, de mille oiseaux, et la maison, à l’arrière plan, parut soudain aussi silencieuse, aussi immobile, que le château de la Belle au bois dormant. Remontant l’allée vers cette belle assoupie, Leonard eut le sentiment de remonter le temps :ne voyait t-il pas Radcliffe et ses amis dressant leurs chevalets sur la pelouse, par delà les buissons de mûres ? » (page 290)

(Cette lecture fait partie de mes lectures d’été). Il y bien longtemps que j’avais envie de découvrir l’autrice Kate Morton. C’est enfin chose faite et je ne suis pas déçue une seconde, Kate Morton fait partie des conteuses, elle sait ferrer le lecteur, l’entrainer où elle le désire, l’entrainant dans ses filets, nous n’avons pas d’autre choix que de suivre. C’est d’ailleurs une lecture qui m’a fait penser à une autre conteuse, Diane Setterfield et son génial bouquin  » Le treizième conte » (clic), une lecture dont je garde un merveilleux souvenir et il en sera de même pour celui ci. Je ne me suis pas ennuyée une seconde dans ces 616 pages ! Le début est peut-être un peu poussif, enfin seulement les passages concernant Elodie. J’ai pensé aussi « Au manoir de Tyneford » de Natasha Solomons (clic) pour cette particularité ; le premier personnage de ces deux romans est une demeure et un lieu ; pour ce roman ci c’est Birchwood Manor. Ce sont des passages que j’ai adorés, d’ailleurs mon premier extrait fait part de la présence et la somptuosité de cette demeure. Le personnage d’Elodie m’a laissé un peu froide, je préférais retrouver le personnage qui prend parole dès les premières pages (et dont je ne révèlerais pas l’identité).

En effet c’est tout le mystère de ce personnage qui donne le sel de ce récit, c’est émouvant, mystérieux, il y a une atmosphère très forte et vous savez que j’adore ça. J’ai aimé l’ambiance victorienne et ces passages entre le passé et le présent, ça donne une dynamique très entrainante. J’ai aimé aussi l’importance donné à d’autres personnages, je pense en particulier à Lucy, la sœur d’Edward, une féministe avant l’heure ;0) et j’ai adoré la petite Ada, née à Bombay, il y a des passages magnifiques sur l’Inde et son enfance si particulière,, si belle et dépaysante à souhait, enfin pour nous, pas pour elle qui ne connaissait que cet univers et ce sera un arrachement quand elle devra quitter Bombay pour Birchwood Manor. Birchwood Manor qui, à ce moment là de l’histoire, devient une école (pour filles uniquement). J’ai adoré tous les passages concernant Juliet aussi. Juliet pour qui Birchwood Manor sera un vrai refuge et un lieu où retrouver la paix et la sérénité. Comme vous le voyez je suis enthousiaste, c’est un très beau roman à lire et à relire (j’ai bien envie de m’y replonger d’ailleurs). Je recommande très fortement, vous l’aurez compris ;0)

Lu pour le challenge de Brize « Le pavé de l’été » (616 pages) et pour le challenge Petit bac d’Enna (catégorie adjectif).

 

 

 

16 commentaires sur “La prisonnière du temps de Kate Morton

Ajouter un commentaire

  1. Je l’ai encore dans ma PAL, il faut vraiment que je l’en sorte. Tu sais qu’il irait très bien dans le challenge British Mysteries ? 😉

    1. C’était le premier titre que je lisais mais vraiment, il est très très bien. Tu viendras me laisser le lien vers ton billet si tu veux, je lirais ton avis avec plaisir. Bonne semaine Sophie

  2. Cela fait longtemps que j’entends parler de Kate Morton et cet été en Ecosse, j’ai trouvé un livre d’elle dans une boite à livres, mais je ne sais plus lequel… Je me le garde pour l’été prochain !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :