Publié dans Lecture addictive, Littérature étrangère, Policier ou thriller

Snjor de Ragnar Jonasson

Le mot de l’éditeur ; « Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Th¿r devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille. « 

« Les derniers kilomètres avant d’atteindre le tunnel ne ressemblaient à rien de ce qu’Ari Thor connaissait. La route sinuait à flanc de montagne en laissant juste assez de place pour un véhicule. A droite, les massifs blanchis par la neige, intimidants et magnifiques, et à gauche, une chute à pic, terrifiante, vers la vaste étendue du Skagafjordur balayé par les vents. Une erreur de conduite, une plaque de verglas et Ari Thor ne verrait jamais le lendemain. » (p39)

 Voilà, le décor est planté ! Moi qui aime tant la neige, le froid et les paysages tourmentés j’étais là plus que contentés, c’est un vrai rêve glacé que ce polar. En plus, cerise sur le gâteau, c’est un huis-clos et celles (et ceux) qui me lisent régulièrement savent à quel point les huis-clos me plaisent, j’adore les huis-clos, ils m’attirent d’une façon inconditionelles. Au départ c’était donc déjà gagné, ou presque :0)

Je ne suis pas sûre que l’enquête mené soit plus originale qu’une autre (quoi que les Nordiques excelent grandement dans les polars mais ce n’est qu’un avis personnel ;0) mais ce que j’ai adoré dans celui là c’est l’atmosphère, l’ambiance vraiment, vraiment tangible et prenante. J’y étais, et cela d’une façon certaine. J’avais froid (je grelottais même) je me sentais seule et perdue, j’avais même la même sensation de claustrophobie que ressentait Ari. J’ai adoré ce passage où la neige isole complètement cette petite ville perdu dans les montagnes. La route est coupé, il n’y a aucun moyen de quitter Siglufjördur.

Ari Thor est loin de tout, sa petite amie ne l’a pas suivi (en même temps en pouvait la comprendre et elle était tout de même prise de son côté par ses études), et suite à l’enquête, ces collègues ne prennent pas trop compte de son avis.  La grande maison dans lequel l’a installé Tomas, son chef, lui parait trop vaste et bien vide, il s’y sent seul. J’ai aimé ces passages de solitude où Ari cuisine du poisson, lit, dort. Le temps est comme figé dans la glace lui aussi. J’ai aimé cette neige qui tombe, tombe, sans faire du trève (oui, il neige énormément dans cette ville du Nord, je me suis régalée ;0) J’ai aimé cette lecture qui va lentement, qui prend son temps, et cela sans nous faire ressentir aucun ennui. Bref une vraie réussite pour moi. Le second tome, Mork, paraitra en poche début mars et je compte bien me jeter dessus.

«  Aussi loin que le regard portait, le monde était blanc. Le trottoirs des rues délavées étaient colonisés des congères aux reflets d’argent. Les montagnes étincelaient, l’étendue nacrée de leurs versants se tachetait par endroits de noir, le ciel pâle annonçait une chute de neige imminente. On aurait dit que la nature avait décrété une trêve, même si chacun savait que, tôt ou tard, le temps se couvrirait de nouveau. Aucune opération de déblayage de la route de Siglufjördur n’était prévue, du moins pour la journée. Les habitants étaient encore pris au piège. (p247) »

Lu par Margotte ;  « Détendez-vous ! ce nouvel auteur venu tout droit de l’Islande est pour vous ! Je vous garantis avec cette lecture deux ou trois jours frissonnants, entre congères et blizzards polairesComme l’annonce le sous-titre du roman, il s’agit d’un « huis-clos à l’islandaise ». Il se déroule à Siglufjördur, une petite ville perdue au nord de l’île. »

ClaudiaLucia ; « Ceci dit, un des intérêts du roman, entre autres, c’est ce dépaysement total dans une ville plongée dans la nuit hivernale, ensevelie sous des mètres de neige (Snjor, la neige) dont la seule voie de communication par la route est le plus souvent coupée par des avalanches, un lieu sans lien avec le reste du monde quand sévissent blizzards et tempêtes! Une ville où tout le monde se connaît avec ce que cela suppose de positif (l’amitié, la solidarité) mais aussi de négatif (le manque d’intimité, l’obligation des rapports sociaux même avec des gens que l’on n’aime pas, les racontars, les rumeurs malveillantes.). « 

Alex ;  » L’affaire en elle-même est assez classique. ce qui est intéressant, c’est le huit-clos créé par la tempête dans cette bourgade où tout le monde se connaît depuis la naissance. Un premier roman qui pose les bases du personnage sympathique et jeune du policier. »

Sandrion ;  » Le jeune Ari Thor, fraîchement sorti de l’école de police (après avoir longuement hésité à devenir prêtre, ce qui lui vaudra son surnom de « Révérend »), se voit proposer un poste à Siglufördur, au nord de l’Islande. Lorsqu’il annonce la nouvelle à sa petite amie Kristin, ça jette un froid (c’est le cas de le dire… on est en novembre et c’est parti pour un long hiver…) « 

Ma première participation au challenge littérature nordique de Margotte

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16 commentaires sur « Snjor de Ragnar Jonasson »

  1. J’avoue que j’ai plus envie de chaleur que de froid en ce moment mais en te lisant, je me dis qu’il faudra que je tente de découvrir les auteurs islandais un jour ou l’autre.

  2. Noté ! J’adore les huis clos et la neige alors forcément. Par contre, je pense que je le lirai plutôt à l’automne ou bien l’hiver prochain quand j’aurais envie de neige et de froid. En ce moment, j’ai envie/besoin de printemps ! 🙂

  3. J’avais bien apprécié et j’ai le suivant sous le coude que je garde pour la prochaine canicule afin d’aller m’y rafraîchir !

  4. Je viens tout juste de faire un billet sur le 3e paru « Natt ». Je n’ai pas lu les deux premiers, mais je vais m’y mettre, j’ai plutôt aimé. Par contre, j’ai cru comprendre qu’ils ne sortaient pas dans l’ordre en France. Snjor est bien le premier. Mais Natt, serait le second et Mork le troisième. Pas très facile pour s’y retrouver dans la vie privée d’Ari Thor.

  5. Je vois que tu as été sensibles aux mêmes choses que moi… Ambiance huis-clos et neige à gogo 🙂 J’ai hâte de lire le 2e ! Mais ce que dis Aifelle me questionne, je pensais acheter le 2e en poche sauf que s’il s’agit du 3e… il me faudra éclairer ça.
    En attendant, bon we à toi.

  6. Quant au huis clos, malgré les montagnes et l’espace, l’isolement le rend encore plus pesant et angoissant. J’aime les extraits que tu cites.
    Merci pour la citation et le lien vers mon blog.

  7. Bonjour lorouge, j’ai beaucoup aimé Snjor et Mörk. Ari Thor est un personnage attachant et j’aime le côté huis-clos des intrigues. J’attends de trouver le troisième en bibli.

  8. J’ai aimé ce roman (le côté huis-clos avec la route coupée j’ai trouvé ça super original), j’ai adoré Mörk… Et ça prend encore plus de sens parce que j’ai poussé le voyage en Islande jusqu’à Siglufjordur, ville pour laquelle j’ai eu un énorme coup de coeur ! =)

  9. J’avoue que j’ai été déçue, par celui-ci et par la suite (oui, je m’obstine un peu parfois).

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