Loin de tout de Jessica Ann Redmerski

 » Quand on es resté avec quelqu’un assez longtemps pour s’y habituer, on aboutit à une sorte de zone de confort. Une fois qu’on y est, même lorsque tout ce qu’on y vit est une horreur sans nom, c’est impossible de s’en extirper. Autant tenter de convaincre un gros mollasson de sortir de son canapé pour aller faire du sport » (p38)

Vous le savez mon été n’a pas été exempt de soucis. Et c’est tout à fait le style de lecture que je choisis quand j’ai la tête encombrée de pensées de toutes sortes. Il me fallait une lecture facile et légère. C’est donc l’éditeur et la couverture, plutôt attirante, qui m’ont fait retourner le livre et lire le résumé. Voilà tout à fait ce qu’il me fallait, un dépaysement, un départ, une route à prendre et des paysages qui ne ressemblent en rien à ceux qui nous entourent.

 » La dépression est l’une des formes les plus crues de la douleur, et je ferais tout pour être capable de ressentir de nouveau une émotion. N’importe laquelle. Une douleur normale vous fait souffrir, mais une douleur si puissante qu’elle vous empêche d’éprouver quoi que ce soit d’autre ? Vous avez l’impression de perdre la tête » (p58)

Camryn est malheureuse, elle vient de perdre son petit ami, qui a succombé à un accident de voiture. Elle ne se remet pas, et son travail est loin de lui apporter la satisfaction qui lui manque. La goutte d’eau qui fait déborder le vase est la trahison de sa meilleure amie. Camryn, sur un coup de tête, décide de partir, de prendre la route. Elle prépare ses affaires, prend un bus pour une destination au hasard, ou presque. Mais sa route croisera celle d’Andrew, qui lui aussi, fuit quelque chose. Ses deux là ne vont plus se quitter. Andrew veut lui apprendre une certaine philosophie de la vie. Il veut lui enlever ses chaines et lui faire goûter une certaine liberté qui est, à son sens, de faire et de dire tout ce qu’elle réprime (si j’ai bien compris ;0). Vivre l’instant présent le plus intensément possible aussi.

J’ai bien aimé le début, la route dans le car, les premières approches et discussions avec Andrew. J’ai aimé lire la description des kilomètres qui s’avalent, les paysages traversés. J’ai moins apprécier la suite, ça regorge de clichés, et même, à mon sens, de vulgarité. L’auteur a t’elle voulu surfer sur le succès de « 50 nuances de Grey » en égayant son récit de scène de sexe explicite ? Ces scènes sont trop cliniques, on croirait presque lire un guide sur les positions sexuelles. Cela manquait de charme et de piquant. Mais bon je chipote sans doute, j’ai peut-être tout simplement été surprise de trouver ça dans un livre supposé être très romanesque…

J’ai plus apprécié ces références constantes à la musique, à certains morceaux et artistes qu’Andrew lui fait découvrir. Il aime Led Zep, The Eagles, Aérosmith, Kansas… Cela m’a donné envie d’aller écouter (ou réécouter) quelques titres. D’ailleurs je vous en donnerais un petit échantillon à la fin de mon billet ;0)

Alors bien sûr ça se lit tout seul, mais c’est bien vite oublié. Je suis tout de même tentée de lire la suite  mais j’attendrais raisonnablement sa sortie poche.

Quelques uns des titres cités ;  » Dust in the Wind » de Kansas (que j’adore),  » Going to california » de Led Zep,  » Carry On Waysard Son » de Kansas, « Hotel california » The Eagles (que j’adore aussi),  » Laugh I Nearly Died » des Rolling  Stones… Alors si ça vous tente de faire un petit voyage musical…

Publicités

24 réflexions sur “Loin de tout de Jessica Ann Redmerski

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s