La 5e vague de Rick Yancey

Le mot de l’éditeur :  » 1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. La 5e Vague arrive…
Le premier tome de la trilogie phénomène, bientôt adapté au cinéma par Tobey Maguire et les producteurs de World War Z, Argo, Hugo Cabret, Aviator, Gangs of New York, Ali ! À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… »

592 pages qui se lisent toutes seules. Voilà encore un roman faisant parti des lectures complètement addictives. Le début surtout est fascinant. L’auteur rend très bien compte du quotidien banal, que nous vivons tous les jours, qui tout à coup se transforme en véritable cauchemar.

 » C’est dur à croire aujourd’hui, mais ma famille, ainsi que la grande majorité des Terriens, a continué à vaquer à ses occupations comme si l’événement le plus monumental de toute l’histoire de l’humanité n’était pas en train de se dérouler au-dessus de nos têtes. Papa et maman allaient travailler, déposaient Sammy à la garderie, pendant que, de mon côté,  je me rendais au lycée, à mes cours de karaté, et que je jouais au foot. Tout était à la fois si normal et si étrange. A la fin du Premier Jour, chaque humain âgé de plus de deux ans avait vu le ravitailleur un bon millier de fois. Cet énorme truc scintillant d’un vert tirant vers le gris, d’environ la taille de Manhattan, tournait à quatre cents kilomètres d’altitude autour de la terre. La NASA avait fini par annoncer son intention de faire reprendre du service à une de ses vieilles navettes spatiales pour tenter d’établir un dialogue » (p43)

Les premières scènes se passent dans la forêt, une jeune fille, Cassie, est seule, se cache et ne fait visiblement confiance à personne.

 » C’est une des pensées qui m’obsèdent durant la nuit. Vous savez, ce genre de truc qui vous réveille en sursaut à trois heures du matin, quand vous vous dites : « Oh, mon dieu, je suis foutue ! » Quand je me recroqueville dans mon sac de couchage, tellement effrayée que je ne parviens pas à fermer les yeux, envahie d’une peur si intense que je dois me forcer à respirer, priant que mon coeur continue à battre. Quand mon esprit, incapable de se contenir, ne cesse de m’assener tel un CD rayé : seule, seule, seule, Cassie, tu es seule. » (p19)

Peu à peu nous comprenons le pourquoi du comment. « Les autres » ne nous ont laissés aucune chance de survie. « Les autres » sont très intelligents. « Les autres » n’ont même pas besoin de se montrer pour nous anéantir ; « La vérité, c’est qu’une fois qu’ils nous eurent trouvés, nous étions foutus ». Tout commence par la simple vision dans le ciel d’un « ravitailleur », un énorme vaisseau qui fait des kilomètres de largeur. Il ne se passe rien tout d’abord, puis, au bout de quelques jours, il y a la 1ière vague, une impulsion électromagnéfique qui met tout hors circuit ;  » Si tu en déclenches une assez puissante, tu peux griller tout le réseau. L’électricité. Les communications. Les transports. Tout ce qui vole ou se conduit est mis hors service » (p63). Cassie est en classe quand elle se manifeste :

 » La 1ière Vague a alors surgi sans faire de bruit. Il ne s’est rien passé de dramatique. Non. Aucun choc, aucune raison d’être terrifiés. Les lumières se sont juste éteintes. Le plafonnier au-dessus de la tête de Mme Paulson a cessé d’éclairer le tableau. L’écran de mon téléphone est devenu noir. Au fond de la classe, quelqu’un a crié. Classique. Quel que soit le moment de la journée où cela arrive, dès que l’électricité ne fonctionne plus, quelqu’un hurle comme si l’immeuble entier s’écroulait. » (p56)

La 2ième Vague détruit les continents et trois milliards de personnes. La 3ième est une pandémie apporté par les oiseaux et appelé par les humains « la mort rouge ». Je ne vous dirais rien des autres vagues. Sachez seulement que c’est une lecture très intéressante qui vous interpelle sur le fait que tout est fragile et donc friable. Qui nous interpelle aussi sur l’humanité et ce qu’elle représente finalement. Parce que si tout humain perd confiance en tout autre, qu’en reste t-il ?? J’ai trouvé l’idée très originale… Et rajoutez à cela un style très très efficace, l’auteur vous met tout de suite dans un état de peur, de stress, il vous déstabilise… Quand les choses arrivent ainsi, tout doucement, il est sans doute encore plus difficile de réagir et après il est trop tard (mais de toute façon que faire dans ce genre de situation ?!!).

Cassie de petit lycéenne a la vie tranquille, devient une espèce de machine à survie. Il n’y a plus que ça qui compte ; continuer, ne pas tomber, lutter encore. Pour sa vie, mais aussi pour cette humanité qu’elle représente.

 » Quand vous affrontez la mort, quelque chose change en vous. La partie rationnelle de votre cerveau s’efface pour laisser le contrôle à la partie animale, celle qui gère vos battements de coeur, de paupières, et votre respiration. Cet instinct de survie, qui étire le temps comme un morceau de caramel mou géant, transformant une seconde en heure, et donnant à une minute la longueur d’un après-midi ensoileillé. » (p72)

« Ok je suis peut-être la dernière femme vivante, mais je suis encore debout. Je suis celle qui fait face au tireur sans visage dans les bois, sur l’autoroute abandonnée. Je suis celle qui ne s’enfuit pas, qui ne se contente pas de rester là, mais qui affronte. 

Parce que, si je suis la dernière, alors je suis l’humanité.

Et si c’est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille. » (p148)

Je n’ai parlé là que des premières centaines de pages, il vous reste encore énormément à découvrir puisque le livre en fait 592. Ce livre sera apparemment une trilogie et le prochain tome sort en mai 2014, ça va être long ;0) Je remercie MyaRosa car c’est elle qui m’a donné envie de me jeter sur ce livre.

Et c’est étrange, mais je me fais la réfléxion de constater que je lis toujours des histoires de combat quand j’ai moi même quelque chose à combattre…

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22 réflexions sur “La 5e vague de Rick Yancey

  1. Intéressante ta dernière réflexion !!! 😉 Je ne suis pas certaine d’avoir envie de lire un pavé de ce genre en ce moment, aussi addictif fût-il !!! 😆 J’en ai deux ou trois à finir et après, je me relance dans des opus plus courts, pas forcément trop courts non, mais juste 200-300 pages, pour souffler un peu ! Je dis ça mais bon, si l’envie me prend, va savoir… Les extraits que tu mets sont tentants… 🙂

  2. Un bien bel article qui donne envie de le lire mais pour le moment je ne note pas j’ai trop à lire déjà. Et pourtant bien que je note assez souvent les yeux fermés avec toi (t’as qu’à voir ma pal 😆 ) je ne suis pas sûre d’avoir envie de ce livre actuellement 🙂
    Des gros bisous 😀 et belle journée !

  3. Oh la la je ne crois pas que ce livre soit pour moi !!!! Envie de légèreté avec l’été qui arrive !!!
    Courage pour tes démarches pour ton fils j’ai lu dans la rubrique de ton blog « En passant  »
    C’est vraiment décourageant !!
    Des bises

    • Merci beaucoup Marielle, je t’avoue que depuis je ne suis pas trop bien… Petitdernier à l’air de se remettre mieux que moi ;0) Tant mieux d’ailleurs !!! Moi j’aime bien lire ce genre de bouquins quand je traverse des trucs difficiles, ça me fait voir qu’il y a toujours pire ;0) Gros bisous aussi et bon week end

  4. Ce livre a l’air vraiment prenant! C’est différent de ce que tu lis habituellement il me semble et tu as aimé beaucoup! Je note 🙂

  5. J’ai beaucoup de mal avec les histoires aussi dramatiques (fin du monde, pandémie, invasion, fléau mondial… que ce soit en livre, en film ou en jeux vidéo) mais je vois avec plaisir que cette lecture t’a emportée ! 🙂

    • J’aime beaucoup lire de temps en temps de la SF, et ça me fait moins peur par exemple qu’un livre comme « La route » qui paraît plus réaliste et beaucoup plus cruel… Et c’est vrai que cette lecture m’a emportée :0)

  6. Ca fait plusis que je le vois passer sous mon nez celui-ci. J’ai tendance à me méfier des coups de coeur unanimes de la blogo concernant les titres jeunesse, et notamment de cette collection, mais vraiment les réactions semblent être fortes pour celui-ci et ton avis me fait penser qu’il faudra que je le lise ! J’aime beaucoup ton billet, et sa conclusion. Courage !

    • Merci pour ton dernier mot :0) Je crois que ce livre te plairait… Pour moi c’était vraiment une lecture addictive, impossible à lâcher !! Bon week end

  7. Je ne sais pas ce que tu combats mais je pense à toi et je te souhaite bon courage.
    Je suis ravie que ce livre t’ait plu. Je l’ai trouvé très addictif. Vivement la suite !

    • Voir mon billet « Désillusion », tout ceci m’a vraiment déstabilisé… La réaction de la direction aussi, d’abord en accusant mon enfant de mensonge et ensuite on apportant pratiquement aucune réponse, en tout cas pas suffisante pour moi !!
      Et pour le roman, oh oui, vivement la suite !!!

  8. J’ai lu avec attention la 4e de couverture vendredi chez mon libraire mais je n’ai pas craqué… ton billet me le fait regretter ! Mais les vacances ne font que commencer 😉

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