Petits morceaux d'écriture

Ma juste place…

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Nous y voilà…

Encore quelques pas et je serais chez moi, à la maison…

Enfin….

Après ces quelques semaines passés loin d’elle, loin de mon refuge, loin de mon petit cocon douillet.

Je l’aperçois, là bas, au bout du chemin. Juste quelques pas et je pourrais poser mes valises dans le couloir et pousser un grand soupir de soulagement

Je suis de retour…

Enfin…

Je crois que l’automne est la saison qui lui sied le plus. Tout cet or, ce rouge, ce jaune qui se battent à qui sera le plus fort.

Cette forêt, ces arbres qui lui font comme une couronne de reine et ces grandes baies qui lui mangent le visage…

J’aime tant m’y blottir, derrière les fenêtres, un plaid sur les épaules et perdre mon regard sur ce décor superbe qui nous entoure comme des bras chaleureux…

Je m’y sens si bien dans ma maison, maman y était née, et avant elle sa propre mère, ma nanou que j’aimais tant et qui était si douce, si bienveillante. Elle me manque tant…

Oui, tant et tant…

Mais je la retrouve dans cette maison, son rire résonne encore entre ses murs. Ma nanou qui, tous les soirs, s’asseyait sur mon lit après m’avoir bordé et ouvrait son grand livre de contes d’Andersen, celui qu’elle tenait elle-même de sa propre grand-mère…

Héritage des mots…

Héritage d’histoires et de magie…

C’était une très vieille édition, magnifique, dont la tranche était dorée. Bien sûr cet exemplaire trône en roi, bien à l’abri sur l’étagère la plus haute de ma bibliothèque en chêne.

Oui, des livres peuvent être un héritage précieux et irremplaçable… Tout comme l’est cette maison, que nous nous sommes transmis de mères en filles et j’espère que ma fille y vivra si j’en ai une un jour… Notre famille est une histoire de filles, il n’y a pas eu de fils depuis quatre générations… Et les pères y ont été tellement absents… Des pères partis, des pères fuyants, des pères fantômes…

Mais aujourd’hui est un jour de bonheur, pas un seul instant pour revenir à quelques souvenirs douloureux…

Dans un instant je franchirais le seuil et la première chose que je ferais c’est d’enlever mes bottes et d’allumer un feu. Dans la réserve, juste devant le jardin m’attend des réserves de bois conséquentes, elles me feront l’hiver…

Dans un instant je serais dans la maison et je parcourerais toutes les pièces comme si je les découvrais, heureuse de retrouver mes quatre murs, si empreints de l’amour de ces femmes, nés ici avant moi, que l’on pourrait presque toucher du doigt leurs présences bienveillantes.

Cette maison c’est ma source, mon refuge, mon antre…

C’est là où est ma place…

A peine le seuil passé je me sentirais plus sereine et plus forte…

Je troquerais mes habits de ville pour des vêtements confortables et doux, des chaussettes bien chaudes

J’ôterais comme autant de couches successives mes jours d’avant, ils tomberont à mes pieds, et je les pousserais dans un coin, cachés, oubliés… Je pourrais à nouveau respirer plus facilement…

Cette maison c’est mon abri, mon baume protecteur.

Ces murs qui me sont autant de couvertures qu’il me faut pour me tenir chaud…

Ma source…

Mon refuge…

Me voilà en haut des marches, je sors ma clef, j’ouvre la porte et fait quelques pas dans le couloir…

J’inspire à fond, et je sens un grand sourire naître sur ma bouche…

Je suis là, à ma place… A ma juste place… Il n’y en a pas d’autres…

L’or

(Texte personnel mais de pure fiction)

Bon dimanche !!

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