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Ce blog se met en pause pour une petite quinzaine de jours.

Passez un très bel été !!!!

Et je vous souhaites de très très belles lectures !!

  » De l’autre côté, c’étaient les champs. D’abord un grand champ d’orge, dont les épis poilus vibrant dans la chaleur donnaient une impression de flou qui faisait me frotter les yeux. Au-delà, une route partait vers des fermes et des prairies fauchées, toutes jaunes. Quelques châtaigniers le long du ruban de goudron faisaient des taches noires dans le soleil.

J’ai contourné le champ pour rejoindre la route.
Je n’avais rien dans la tête. Rien d’autre que du soleil en flaques chaudes. Je ne trimbalais pas mes rêves, mes amis de fiction étaient restés dans leurs livres. Mon imagination faisait grève. Trop chaud.

J’ai bientôt atteint la route goudronnée qui montait vers les fermes. Je l’ai prise en marchant sur le bas-côté, d’une ombre d’arbre à une autre. La rivière ressortait par là, de sous un petit pont de pierre, minuscule comme un ornement de jardin japonais. Le long du ruisseau, des fleurs à longues tiges se penchaient, accablés. Les bruits du village avaient disparu, on n’entendait plus que les grillons. On aurait dit La Provence, tout un Sud à la Giono qui aurait migré là, emportant ses cigales. Des collines à perte de vue, le bruit des insectes, les fleurs, les abeilles autour. Mais avec du sapin au lieu de lavande pour parfumer l’air. »

Extrait (p52) de : « Le premier été » d’Anne Percin Le premier été

A bientôt !!!

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