Littérature

La voie marion de Jean-Philippe Mégnin

La voie Marion    coeur[1] Gros coup de coeur

Le mot de l’éditeur : « Marion a réalisé son rêve : elle a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de ses vacances de petite fille. Elle croit à la promesse d’une vie heureuse, avec son guide de mari. Au fil du temps, pourtant, le ciel s’assombrit au-dessus des neiges éternelles. Et encore… elle ne sait pas ce que le passé lui réserve.  » Ce qui me fascinait le plus, ce qui m’attirait comme la lampe du jardin attire le papillon de nuit, c’étaient les grandes neiges d’altitude, les pentes lascines qui mènent aux cols, les arêtes dessinées, comme un corps de femme qui filent dans un ciel d’indigo. La neige toujours… La neige éternelle… »

Marion aime les livres, les pages, l’odeur de la colle et de l’encre.

Lui est un amoureux de l’immensité de la montagne et des neiges éternelles.

Ces deux là se rencontrent et leurs coeurs battent plus fort.

Une atmosphère feutrée, douce, sereine et paisible

Mais tout ceci ne dure pas évidemment, ça serait trop simple…

Leur amour rencontre des obstacles, des bosses et des dénivelés…

Cela accroche, cela résiste…

Il y a quelque chose de très fort dans ce petit livre (j’aurais bien lu quelques pages de plus…)

Quelque chose de l’ordre de la vie et de l’amour…

Quelque chose qui a un goût amer, un goût qui a du mal à passer…

Et pourtant, au début, il y a le miel et le sucre des premiers temps et la douceur d’une rencontre belle et vraie…

Il y a un homme et une femme de passion…

Il y a l’éternité des grands glaciers qui portent des noms bizarres : les Aiguilles, les Petits et Grands Charmoz, le Grépon, Blaitière, les Ciseaux, le Fou…

Vous sentirez l’odeur de la neige, enivrante…

Lisez le, c’est un petit bijou…

Une écriture délicate et ciselée…

Un vrai bonheur de lecture…

 » Je me suis laissée aller avec délices dans la torpeur délicate qui naît du sentiment de ne plus être seule. J’ai dégusté jusqu’à l’ivresse la volupté d’une présence chaude près de moi, pour moi. Je n’ai jamais eu aucune réticence à le voir s’approprier mon chalet, au contraire ; et pourtant… et pourtant, bien plus que la « vraie » maison d’Annecy, c’était mon terrier ; mon antre, mon fief, mon territoire. Toute petite, j’avais noué avec cette maison magique des liens absolus. Parce qu’elle était, hors du temps, l’asile des vacances ; parce qu’elle ouvrait sur le plus délirant des paysages ; parce qu’on y voyait naître les tempêtes ; parce qu’elle était en bois, comme dans les livres d’histoires…

Il est arrivé, et il a fait partie de tout ça, parce que j’avais envie qu’il en fasse partie. « 

 » J’aime bien l’hiver. Je crois que quand on aime la nature on aime l’hiver. Du moins le vrai, celui d’ici, dans les montagnes ; parce que la grisaille et la pluie lancinante qui durent des semaines, merci bien… Non, ici, hiver ça veut dire les Aiguilles tout emmitouflées, les mélèzes tout givrés, les lumières des magazins dans les rues toutes blanches le soir, le vrai pays du Père Noël… « 

 » Il faisait grand beau, et j’ai senti le miracle opérer dès qu’on a eu quitté le Grand Balcon et tourné le dos au monde de la balade ordinaire. Sur le sentier, j’étais encore dans la vie normale ; en montant vers le glacier des Nantillons, sous le ciel très pur et pâlissant d’une aube d’octobre, j’entrais dans les livres de mon père, les livres qu’on sortait avec respect, après avoir demandé la permission, de la bibliothèque de noyer auburn ; les livres aux pages écrues et à la couverture enrichie d’une belle photographie en gris et blanc, les livres dont l’odeur de papier doucement vieilli semblait emplir la chambre dans la lumière blonde de la lampe de chevet. « 

Je pense que c’est le livre à ne pas louper de cette rentrée littéraire, un livre qui se démarque un peu par son originalité, il ne faudrait pas qu’il passe inaperçu…

Il vous faut le sortir de l’ombre et lui donner le succès qu’il mérite…

Sa page chez l’éditeur : le dilettante.

Et merci à Cécile qui m’a donné envie de le lire.

RAT_logo Lu pour le Read a Thon  Challenge 1% littéraire : 2/7

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