Fantômes d’hiver de Kate Mosse

Quatrième de couverture : « La Grande Guerre a fauché toute une génération, tué net tant de futurs. Dans le cas de Freddie Watson, jeune Anglais du Sussex, elle lui a pris son frère bien-aimé et ce faisant, lui a volé la paix de l’esprit. Hanté par cette disparition, craignant pour sa santé mentale, il erre sans savoir comment échapper à cette douleur qui le paralyse. Durant l’hiver 1928, Freddie voyage dans le Sud de la France, une autre région qui a vu couler trop de sang au cours des siècles, quand sa voiture quitte la route durant la tempête. Encore sous le choc, il s’enfonce en chancelant dans les bois et trouve refuge dans un village isolé. Là, lors d’une étrange soirée, il rencontre Fabrissa, une belle jeune femme qui pleure elle aussi toute sa génération perdue. Au cours d’une seule et même nuit, Fabrissa et Freddie se confient mutuellement leur histoire. Au point du jour, Freddie se retrouve devant un mystère déchirant dont lui seul détient la clef. « 

Lu durant le Read a Thon et c’est une excellente lecture pour cela… Un excellent page turner, un livre entraînant à souhait.

Freddie est en deuil. La guerre lui a volé son frère. Pour se changer les idées il décide de voyager, de partir pour la vallée de l’Ariège. Il prend donc sa voiture mais celle ci quitte la route. Pour son excuse il faut dire que la neige tombe drû.

  » A peine avais-je parcouru plus d’un kilomètre qu’une rafale de neige fondue éclaboussait mon pare-brise. Je mis en marche l’essuie-glace, mais il ne fit que brouiller davantage ma vision. Abaissant ma vitre, je tendis la main pour essayer d’en enlever le plus gros avec mon mouchoir. Une violente bourrasque de vent frappa l’Austin de plein fouet. Je rétrogradai de troisième en seconde, bien conscient que les pneus ne tiendraient pas si la neige fondue se transformait en glace. Un flocon de la taille d’une pièce de six pence se posa sur le capot, bientôt suivi de nombreux autres, et en l’espace de quelques secondes, du moins c’est ce qu’il me sembla, je me retrouvai en pleine tempête de neige. Elle tournoyait dans les spirales du vent puis se déposait en couche épaisse sur le toit de la voiture, m’enfermant dans un cocon de silence. « 

Freddie est donc obligé de poursuivre à pied et encore vacillant et sans trop de force il marche dans le froid et trouve refuge dans un village complètement isolé. Après avoir repris des forces dans une auberge il décide d’aller à cette fête où il est invité à se rendre par Mme Galy, la femme qui tient la pension. Durant cette soirée étrange et mystérieuse il rencontre une jeune femme, Fabrissa, qui, elle aussi, pleure des êtres chers à son coeur… Le reste il vous faudra le lire !!!

Il y a là l’histoire d’un preux chevalier qui sauve une fragile jeune femme… Il y a là le mystère et le danger… De la neige et encore de la neige… Un village délicieusement décrit… Et les ravages de la guerre (toutes les guerres…). Comme dans le film « Les autres » tout est question d’atmosphère, d’ambiance. On a l’impression comme Freddie d’entrer dans un cocon ouaté de silence et de temps figé. Comme un arrêt sur image… Ou encore mieux, comme un retour sur image. Cette petite pause dans ce village permettra à Freddie de retrouver des souvenirs d’enfance et de se rémémorer des moments passés avec son frère. Ce qui l’aidera à faire la paix avec lui même et de dire adieu à ce frère si aimé. Pour moi un petit délice de lecture et d’atmosphère ténébreuse…

 « Quand je retournais à ma chambre après avoir macéré longtemps dans un bain bien chaud, un bon feu brûlait dans l’âtre. Sur l’effluve parfumé de résine de pin qui flottait dans la pièce, un souvenir vibrant me revint, celui de nos hivers dans le Sussex, quand j’étais un petit garçon et que George rentrait du collège pour passer les vacances de Noël avec nous.
Mme Galy avait apporté une lampe à pétrole qu’elle avait posée sur la table. Un plateau avec un verre et une bouteille à cul épais avait également fait son apparition sur la commode.
Tous ces petits détails formaient un décor sympathique et douillet.
Mes pantalons étaient pliés sur un séchoir à linge disposé en angle devant le feu ; ils étaient encore humides, mais en bonne voie d’être à nouveau portables. « 
 » C’était très beau, très calme. Eclairée par les flambeaux rougeoyants, la place de l’Eglise était déserte. Le sol durci déjà couvert de givre scintillait sous mes pieds. On aurait dit l’une de ces cartes de Noël décorées de petits cristaux brillants…/…
…/… L’air glacial me pinçait les joues et j’avais froid aux mains sans mes gants, aussi marchais-je à vive allure. Durant le peu de temps que je mis à traverser la place, une brume de montagne descendit bas sur le village, enveloppant tout d’une blancheur diaphane, mouvante. Elle s’enroulait autour des édifices, s’accrochait aux coins des rues. « 
Elles l’ont lues aussi : MarylinmPimprenelleStephie et c’est tout ?
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