Lecture addictive

Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Exactement le livre qu’il me fallait pour ma sortie de la clinique…

Un livre facile à lire, qui coule tout seul !!! J’ai la série  » Twilight  » qui m’attend sur ma PAL mais je n’y ai pas encore plongé. Je dois avouer que Stephenie Meyer sait ce qu’elle fait. Ses pages sont entraînantes et les pages se tournent presque toutes seules (presque). C’est ce que vous appelez, je crois, un  excellent page-turner. Un vrai livre détente qui vous emporte et qui se lit très facilement. Malgré les 800 pages et plus (en poche) je n’ai pas ressenti d’ennui ni de lassitude. Évidemment il ne faut pas non plus s’attendre à un livre très intellectuel. Mais la lecture ça peut être cela aussi : juste de la détente, du plaisir… une histoire qui vous captive et vous capture pour ne plus vous lâcher… Et je dois dire que ce livre vous offre tout cela.

La base de l’histoire est de la science fiction. La terre est envahie par des âmes qui nous volent nos corps pour se les approprier. Ce sont des espèces de mille pattes argentés, qui s’introduisent dans nos nuques pour se connecter à nos cerveaux. Raconté comme ça c’est vrai que ça n’apparaît pas très joyeux. D’autant plus que notre conscience à nous, êtres humains, est totalement contrôlée voire complètement effacée. Ces âmes sont complètement pacifistes, douces et tout ce qui est de plus raisonnable (bon faut pas exagérer, elles nous volent quand même notre planète et notre corps). Mais franchement ne vous attendez pas à un roman de science fiction pur et dure.  Pour moi c’est surtout un livre romanesque et c’est encore une histoire triangulaire (ça vous dit quelque chose ?).

On y parle d’amour à chaque page ou presque. Le livre se concentre surtout sur une âme appelé « vagabonde » et sur Mélanie qui fait partie des dernières humaines qui restent. Le livre commence par l’insertion de Vagabondes par un « soigneur » dans le corps de Mélanie. Les âmes ont toutes des spécificités, elles sont « soigneuses », « traqueuses » ect… et elles se tiennent à leurs rôles. L’insertion est violente pour Vagabonde, elles se prend de plein fouet les ressentis, les souvenirs, les sensations passés de Mélanie :

  » Grâce à l’instinct spécifique à mon espèce, je suis parvenue à me lier étroitement au système du corps, me lovant de façon irréversible dans chaque réflexe organique, jusqu’à ne faire plus qu’un avec lui. Ce n’était plus son corps à elle, ni un corps quelconque. C’était MON corps. L’effet des sédatifs s’est peu à peu dissipé, la lucidité a repris ses droits. Je me suis raidie, prête à recevoir de plein fouet le premier souvenir, qui était en fait le dernier, les derniers instants que le corps avait connus, la mémoire de la fin. On m’avait expliqué en détail ce qui allait se produire. Les émotions chez les humains étaient plus violentes, plus organiques que chez les autres espèces hôtes. Je me suis préparée tant bien que mal au choc… La réminiscence est arrivée. Et cela a dépassé en force tout ce que j’avais pu imaginer. C’était flamboyant de couleurs et de sons. Le froid sur la peau de la fille, la douleur irradiante dans ses membres, le feu qui ronge ses chairs. Il y avait un goût métallique dans sa bouche. Et il y avait également ce sens inconnu de moi, ce cinquième sens qui captait des particules dans l’air pour les transformer en sensations mystérieuses, comme autant de messages de plaisir ou de mises en garde, on appelait ça l’ « odorat ». C’était dérangeant, étrange, troublant, mais pour elle. Sa mémoire alors n’avait pas le temps de s’attarder sur ces odeurs. Sa peur phagocytait tous ses sens. La peur était partout ; elle aiguillonnait ses jambes pour les faire se mouvoir en avant, plus vite, et en même temps, elle les empêtrait. Fuir, courir… elle n’avait pas d’autre choix… J’ai échoué. Ce souvenir n’était pas le mien ! Il était si fort, si terrible qu’il m’a transpercée, il a jailli en moi, fusant dans mes connexions, abattant mes défenses, au point de me faire oublier qu’il s’agissait d’un ultime engramme dans le cerveau, que je n’avais rien vécu de tout ça. J’ai été emportée dans le cauchemar qu’avait enduré cette créature à ses derniers instants. J’étais elle et nous courions toutes les deux vers la mort… « 

Dans les premières pages Vagabonde revît beaucoup les souvenirs de Mélanie. Mélanie n’est pas comme les autres humains, elle résiste, essaye à tout prix de survivre, elle refuse de se faire effacer. Vagabonde entendra même, assez vite, la voix de Mélanie à l’intérieur d’elle même. Mélanie est une forte tête (oui, on peut le dire comme ça…). Les souvenirs de Mélanie tournent autour de Jared et de Jamie. Jared est l’homme dont elle est follement amoureuse (vous en doutiez ?) et Jamie, son petit frère, compagnon de sa fuite.

Très vite Vagabonde ne sait plus reconnaître ses propres sentiments de ceux de Mélanie et elle ressent tout l’amour que Mélanie ressent pour ces deux êtres. Elle se laisse donc entraîner et finit par atterrir (après une longue errance dans le désert) dans une communauté de survivants, réfugiés dans des cavernes souterraines. Mais évidemment, elle n’y est pas du tout la bienvenue, c’est bien le corps de Mélanie qui est là, mais elle a été prise par un parasite. En fait les humains envahis par les âmes vagabondes sont facilement reconnaissable par la couleur de leurs iris, qui deviennent argentés et phosphorescents.

Bien sûr il y a là Jared mais il y a aussi Ian… Et c’est là tout le sel du livre… Je ne vous en dit pas plus, à vous de lire la suite. Je dois dire que j’ai été charmé et conquise par ce livre,  bien plus que je ne le pensais. Un petit exemple du romanesque poussée à l’extrème de Stephenie Meyer, une scène (très drôle à mon goût) entre Jared et Ian : (Gaby est le nom donné à Vagabonde)

 » – Tu vas déjeuner ? a demandé Jared.

– Je vais rester ici un moment… et toi ? a répondu Ian

Jared n’a rien répondu.

– Tu as quelque chose à me dire ? Vas-y, je t’écoute.

– Cette fille… cette fille à l’intérieur… a articulé lentement Jared.

– Oui ?

– Ce corps ne lui appartient pas.

– Explique toi…

La voix de Jared s’est durcie :

– N’y touche pas.

Il y a eu un petit rire.

– Jaloux ?

– Ce n’est pas la question.

– Ah oui ?

– Gaby fait plus ou moins équipe avec Mélanie. C’est comme si elles étaient amies. Mais, à l’évidence, c’est Gaby qui décide. Si tu étais à la place de Mélanie, que ressentirais-tu ? Si tu étais celle qui était « occupée » ? Si tu étais pris au piège et que quelqu’un disait quoi faire à ton corps ? Si tu ne pouvais t’exprimer par toi-même ? Ne voudrais-tu pas que tes souhaits, autant que tu puisses les formuler, soient respectés ? Au moins par les autres humains ?

– D’accord. D’accord. Un point pour toi. Je m’en souviendrai.

– Comment ça, tu t’en souviendras ?

– Je veux dire que j’y réfléchirai.

– C’est tout réfléchi ! a repliqué Jared. (Au simple son de sa voix, je me representais son expression – les dents serrés, les mâchoires crispéees.) Le corps et la personne enfermés là-dedans sont à moi !

– Tu penses que Mélanie ressent toujours pour toi…

– Mélanie est à moi pour la vie ! Et pour la vie, je suis à elle… »

Absolument adorable, non ???

Les âmes vagabondes

Stephenie Meyer

Editions JC Lattès

et Le livre de poche

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2 commentaires sur “Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

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