Le cheval soleil de Steinunn Sigurdardottir

Le cheval de soleil

Roman Islandais
Ce livre là a une très grande présence, il ne peut pas laisser indifférent, ça c’est une évidence. Quelques heures après l’avoir terminé, il continue à faire son chemin et j’y suis restée très ancrée.
C’est un livre a la fois lumineux par l’écriture mais très sombre dans son propos.
Mais je ne sais pas si je pourrais classer ce livre là dans mes coups de coeur.

Féeries d'Islande - - Vos plus belles photos d'Islande

Je suis plutôt mitigée et hésitante, est ce que j’ai aimé ?
Bien sûr il contient des phrases magnifiques mais on dirait que quelque chose manque pour lier le tout. Un livre, je pense, qui mériterait une autre lecture de ma part, un peu plus tard, peut-être

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Lî vit à Reykjavik, dans ce pays magnifique qu’est Islande.
Lî ( son vrai prénom est Lilla mais son amoureux en décide autrement ) n’a pas eu une enfance très facile, ses parents sont plutôt déficients. Sa mère est très (trop) investie dans sa course contre la mort pour les enfants qu’elle soigne pour s’apercevoir qu’elle a des enfants.
Et son père est plutôt du genre immature et incapable de jouer son rôle de père…
Elle a un frère Mummi dont elle est très proche et ils ont une belle relation tout les deux, l’absence relative de leurs deux parents ne les empêche pas de vivre leurs vies d’enfants et de faire quelques bétises…
Le jour où Magda disparait sans qu’elle n’en ai aucune explication, c’est à Lî de s’occuper de la lessive et d’un minimum de l’entretien de la maison. On se demande d’ailleurs si sa mère se préoccupe de quoi que ce soit à ce sujet.
Un jour Haraldur rentre à la maison (elle appelle ses parents par leurs prénoms, preuve qu’ils n’ont pas ce statut là ) et sans aucune autre forme de procès, l’emmène chez le coiffeur pour lui faire couper ses superbes tresses. Tout ça parce qu’il n’y a plus personne pour lui natter les cheveux et qu’ils ne ressemblaient plus à rien. Bien sûr, cela ne se passe pas très bien et s’ensuit une scène plutôt éprouvante, avec une mère et une seringue, et la peur d’une anesthésie définitive.

…:/…  » – Ne bouge pas, dit Ragnhildur en me frottant la cuisse.
Je ne voyais pas ce qu’elle faisait et je ne sentis rien, mais elle m’avait naturellement fait une piqûre en commençant par frotter l’endroit pour que je ne sente pas la pénétration de l’aiguille.
Mais pourquoi faisait-elle cela ? J’avais lu des histoires d’injections mortelles dans des livres d’adultes et aussi qu’on éliminait des enfants, mais je ne connaissais pas d’exemples de mères qui s’en fussent rendues coupables, si ce n’est quand on exposait les enfants comme dans les légendes, et c’était fait alors dès la naissance…/…

Et plus loin :

…/… Les jours suivants, je fis gaffe à ne pas me trouver sur le chemin de Ragnhildur, des fois que l’anesthésie définitive aurait véritablement échoué. Si je me rappelais à son bon souvenir, je courrais encore plus le risque qu’elle ne recommence…/…

Bon, malgré tout cela Lî grandit, elle noue des rapports amicaux avec une mère de substitut qui lui apporte un peu de la chaleur dont elle manque.
Mais là aussi, cela tourne très mal.
Après Lî rencontre son amoureux , prend la décision de rompre avec lui (on se saura d’ailleurs jamais pourquoi), devient infirmière, travaille au service des soins palliatifs, se marie avec un autre et a deux petites filles. Plus tard son amoureux reviendra se mettre sur sa route et…!!!
Lisez le, pour vous faire votre propre opinion !
De très beaux passages :

…/… Je n’ai plus les mains jeunes ni les yeux transparents. Quiconque a vu mourir autant de gens que moi et essayé de leur faire du bien quand ils étaient vivants, à moitié morts et défunts, ne peut avoir les yeux limpides ni les mains soignées…/…

…/… La cuisine, royaume de Ragnhildur, s’éclaircit et je ressentis quelque chose qui ressemblait à de la gratitude tout en m’attardant sur le seuil à regarder le vieux visage de ma mère, de Ragnhildur, qui dans son entêtement à être bonne, l’était trop pour pouvoir penser à ses propres enfants en bonne santé aux dépens des enfants malades de l’hôpital, si tant est qu’elle fût consciente d’avoir des enfants…/…

…/… Toute l’existence, une tripotée de compensations pour quelque chose qui manque. Sauf que toi et moi à Fljotshlid, nous attraperons peut-être l’arc en ciel par la queue, et pas seulement son ombre…/…

…/… Elle se soupçonnait elle-même d’avoir choisi la profession d’infirmière, avec les soins palliatifs comme spécialité, pour estomper le regret qu’elle avait de son amoureux, la nostalgie des caresses justes et d’une présence à cent pour cent. Car c’était surtout au seuil de la mort des autres qu’elle oubliait de penser les pensées principales : ça me serait égal de n’avoir pas existé. Il aurait mieux valu ne pas avoir à exister…/…

et le dernier :

…/… Ce serait un matin de mai. Cela ne pouvait être le matin d’aucun autre mois. Après avoir hésité, s’être détournée avec dédain, être partie en claquant la porte, après avoir été d’une lenteur intolérable à passer et s’être finalement mise en route avec des secousses, la vie commençait enfin, elle était sur sa lançée et , qui plus est, un rêve s’était réalisé. Un seul rêve et il n’y en avait pas d’autres…/…

Bon, je me rends compte que j’ai notée beaucoup de pages et ça c’est un signe qui ne trompe pas… C’est un livre qui m’a marqué.
Je pense qu’il mérite vraiment que vous lui donniez sa chance. Mais il faut mieux y plonger en étant avertie : ce livre n’est pas d’une gaieté folle ! Je serais curieuse de voir ce que vous en penserez…
Je dois vous avertir que j’ai une grande passion pour les romanciers Islandais ou Irlandais, bref tous des auteurs du Nord. Il y en aura d’autres.
Une précision encore, pour moi la matière première d’un livre, son coeur, se trouve dans son contenu. C’est pourquoi vous trouverez toujours énormément d’extraits dans ce blog !

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